La bonne nouvelle de notre époque, c'est que rare sont ceux qui s'affichent ouvertement antisémites. La mauvaise nouvelle, c'est l'obsession à les chercher partout. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, hélas, mais quand ça tourne à l'obsession, ça devient, comment dirais-je, nauséabond.
Il y a évidemment de bonnes raisons de rester vigilants face à toute résurgence de l'antisémitisme. Il ne faut pas chercher longtemps pour trouver, sur quelque site obscur, la liste des « juifs qui contrôlent les médias », ou des avatars modernes des brûlots antisémites du XIXe siècle.
Sans oublier les dernières outrances de Dieudonné, dont Michel Wieviorka faisait justement observer ici-même qu'elles marquaient plutôt le déclin et la marginalisation de ce courant.
Ce n'est pas tant cette frange marginale qui attire l'attention, mais les incessants débats au sein de l'« élite », qui tournent autour du soupçon d'antisémitisme. Le mot est partout, il empoisonne l'atmosphère, au point qu'on finisse par ne plus faire de différence entre un évêque négationniste qui déclare ouvertement que les chambres à gaz nazies n'ont pas existé, et un journaliste auquel on attribue des arrières-pensées sur la base d'un mot connoté.
Stéphane Guillon, sioniste le matin et antisémite l'après-midi…
Le malaise est plus grand encore quand plus personne ne sait plus comment aborder la question : on en a eu un bel exemple ces derniers jours, avec l'humoriste de France inter Stéphane Guillon qui avait violemment sonné la charge contre Bernard Kouchner la semaine dernière, et qui se sent obligé de se justifier dans une deuxième chronique, aussi drôle il est vrai, sur le fait qu'il serait une semaine antisémite, et une semaine sioniste !
Peut-on rire du sujet ? Oui, on l'espère. (Voir la vidéo)
L'autre exemple est venu de Daniel Schneidermann, l'animateur du site Arrêt sur images, qui a invité Pierre Péan à s'expliquer après la polémique qui entoure la sortie de son livre « Le Monde selon K » (Fayard).
L'émission a mal tourné, et Pierre Péan a quitté le plateau furieux, devant l'insistance de l'interviewer à le « cuisiner » sur ce mot de « cosmopolitisme » qui lui est reproché, et qu'il venait pourtant de regretter en niant tout antisémitisme. (Voir la vidéo)
Revenant sur cet incident sur son site, qui lui a valu un important courrier de ses « asinautes », Daniel Schneidermann reconnaît qu'il a fauté :
« Vous êtes nombreux à me demander de demander des excuses.
J'en demande volontiers à nos abonnés pour cette fin d'émission que je n'ai pas sû gérer, et pour les dernières réponses dont je les ai privés. Comme le remarquent nombre d'entre vous, dans l'histoire, finalement, on a oublié Kouchner, et c'est le principal effet pervers du crash. (…)
Quant à Pierre Péan, journaliste dont je respecte le parcours, je souhaite seulement lui dire, s'il repasse par ici, que je le crois parfaitement sincère, quand il assure ne pas être antisémite. Je souhaite lui dire aussi ceci : il n'y a pas de questions interdites, Pierre, et je sais que tu le comprends. Il n'y a pas d'insistances malpolies.
C'est notre boulot, de faire la lumière, toute la lumière. Encore faut-il le faire habilement, et professionnellement. Et tu dois bien avoir quelques longueurs d'avance sur moi, puisque toi, tu as réussi à garder Mitterrand jusqu'au bout, et à le poser impeccablement dans l'Hudson. Petit Scarabée a encore à apprendre. »
Certains font de l'antisémitisme l'alpha et l'oméga de la vie intellectuelle
Ces incidents sont révélateurs de l'électricité dans l'air. Et de fait, Bernard Kouchner a réussi à faire porter le soupçon sur son accusateur, au point que le quotidien Le Monde reprenne en titre de son article le même mot -« nauséabond“- employé par le ministre pour sa défense.
La polémique avait fait rage, déjà, l'an dernier, lors de l'affaire Siné/Charlie Hebdo, avec l'accusation d'antisémitisme portée contre le dessinateur. La justice tranchera dans quelques jours sur une plainte déposée par la Licra conre Siné. Fallait-il en arriver là ?
L'affaire avait fait des vagues autour de la question de l'antisémitisme : où commence-t-il ? On a ainsi pu voir Bernard Henri-Lévy accuser le philosophe Alain Badiou (‘De quoi Sarkozy est-il le nom ? ’) d'antisémitisme, pour un livre dans lequel le mot juif n'était pas mentionné.
Revenant sur la tempête de l'an dernier, Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo, avait théorisé dans un livre (‘Reviens Voltaire, ils sont devenus fous’, Grasset, 2008) écrit sous le coup de l'émotion sur l'existence de ‘deux gauches’ opposées :
‘L'une ne transigera jamais avec l'antisémitisme, l'autre, compte-tenu de sa géopolitique, prétend que ce n'est pas un problème essentiel.’
Mais à faire de l'antisémitisme l'alpha et l'omega de la vie politique ou intellectuelle, on en vient à une vision manichéenne du monde, qui obscurcit à la fois ce qui se passe au sein de la société française, et brouille toutes les grilles d'analyse des événements qui se déroulent au Proche-Orient.
‘Il y a en France une rumeur anti-Morin’
Le manichéisme, c'est ce que dénonce le philosophe Edgar Morin, qui revient dans son livre d'entretiens avec Djémane Kareh Tager (Fayard, 2008), sur les accusations d'antisémitisme dont il a été victime (tout en étant lui-même d'origine juive) à la suite d'un article sur le conflit du Proche-Orient publié dans Le Monde :
‘C'est une accusation dont j'ai été acquitté et lavé. Quand les esprits sont échauffés, quand ils sont dominés par une psychologie, je dirais mieux : une hystérie de guerre, alors ils voient de la trahison dans toute dissension.
Ecoutez moi bien. L'hystérie de guerre produit le manichéisme, c'est-à-dire d'une part la justification permanente de son camp, d'autre part la chasse au bouc émissaire et la haine de l'ennemi. Or je n'ai jamais cédé et ne cèderai jamais à la haine immonde de l'autre. Mais je la subis.
Il y a en France une rumeur anti-Morin, propagée de bouche à oreille, y compris dans les milieux intellectuels raffinés, lesquels sont parfois capables du pire sectarisme, qui prétend que je veux la destruction d'Israël et que je suis antisémite, ce qui me vaut mépris, insultes et menaces.’
A force de voir des antisémites partout, on risque de ne plus voir les vrais. Pas plus que les autres formes de racisme qui pèsent sur toutes les autres victimes de discriminations et d'ostracisme, dont les juifs sont loin, hélas, d'avoir le monopole.
Peut-on débattre sereinement de cette question sans se faire taxer … d'antisémitisme ?
A lire aussi sur Rue89
► Stéphane Guillon cogne Bernard Kouchner sur Inter
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► Siné : 79 ans de dérapage plus ou moins contrôlé





















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De On the road
ici et ailleurs | 18H05 | 10/02/2009 |
Merci de cet article. Il y a en effet une forme de tyrannie intellectuelle insupportable.
Il y a une pensée critique qui dérange une certaine gauche, qui déstabilisée, lance l'anathème dévastateur de l'antisémitisme. Une riposte intellectuelle s'impose (La Découverte à publié il y a qq années un excellent ouvrage sur le sujet, sous la direction de Denis Sieffert).
Le seul mérite qu'on peut reconnaître à Philippe Val (qui mettrait Schneiderman dans le même panier que Péan ! ) dans ce débat c'est d'avoir tenté d'objectiver un peu la querelle. Oui il y a deux traditions de gauche, mais évidemment pas (comme il le prétend) l'une imperméable à l'antisémitisme, et l'autre prête à toutes les complaisances avec lui.
Primo, il est désastreux de dire qu'elle sont irréconciliables. C'est un contre-sens historique, et surtout c'est ériger un aspect d'une divergence, en une différence essentielle applicable à tous les plans. L'avenir de la gauche se joue sur la sérénité qu'on saura mettre dans ce débat.
Secundo, s'il y a des traditions différentes, je vois plutôt (s'il faut schématiser) celle qui provient de la défense de la république contre le cléricalisme, l'antisémitisme, et une autre qui a porté son attention sur la question sociale et la violence coloniale. Donnée structurante ancienne de la gauche française, puisque la question politique en France, a été résolue avant la question sociale.
Du coup les perceptions des faits sont très différentes.
La question israélo-palestienne (qui divise la gauche depuis longtemps, depuis 1967 en particulier) cristallise ce débat.
Quand certains y voient une résurgence d'une forme de coercition coloniale (inégalité structurelle et répression), d'autres y relisent la défense du modèle démocratique contre la barbarie antisémite (voir le commentaire de Martin32). Un des points communs aux tenants de cette seconde lecture, est en général qu'ils ont passé peu de temps dans les territoires occupés.
Bref. Oui il finir avec la chasse aux sorcières. Mais pour la contre-argumentation, il faut être fin (peut-être plus que Péan qui a néanmoins mis le doigt sur un vrai sujet, la vision du monde de Kouchner) et éviter les outrances (façon Dieudonné) qui fournissent des armes faciles aux lanceurs d'anathème.
Enfin, il faut noter que ce débat est une spécificité française.
à On the road
De nomaddiction
21H37 | 10/02/2009 |
Enfin, il faut noter que ce débat est une spécificité française.>
Je ne crois pas que ce soit exactement le cas. Il suffit de transposer.
Je pense que ce que dit Morin sur les conflits armés est applicable au problème des deux Chines par exemple, Taiwan depuis son annexion par le parti nationaliste chinois. Peut-être aussi voire le conflit interminable des deux Corées, etc.
Il y a de par le monde partout où des différences intra ou inter-etniques surgissent des conflits larvés qui ne demandent qu'à voir le jour quid au Moyen-Orient.
La jeunesse ici connait plus où moins qui fut Hitler et joue volontiers des symboles de la croix anti-svatiska (se donnant bonne conscience qu'elle prend son origine dans le bouddhisme, voir même en Asie mineure ; Cf les méandres de l'Euphrate que l'on retrouve dans des motifs en Turquie antique, voire en Grèce) ou bien d'autres ayant rapport aux guerres du 3eme Reich sans être toute a fait innocente, et pas que les jeunes d'ailleurs. Pourtant peut-on parler d'anti-sémitisme ? Evidemment pas. Il y a une fascination et un rejet de la guerre en chacun d'entre-nous.
Le Japon est-il anti-sémite aussi ? La Chine, elle aussi décide de parler très peu de ces problèmes, car ils sont ce que les anglais appellent « Smoke and Mirrors » générés par l'occident, le parfait alibi à leur tensions internes. Les Français lorsqu'ils se concentrent sur le conflit israelo-arabe oublient tout cela d'un coup, mais je ne pense pas que cela soit leur spécificité du tout. Ils pensent juste que le solutionnement au problème leur appartient quelque part dans un effort de culpabilisation bien naturelle alors que le monde entier est concerné par ces querelles intestines. Leur aveuglement est plutôt parfaitement compréhensible voire louable dans certains cas. Disons juste que l'identification ou la transposition toujours à d'autres cas, leur est quasiment impossible, c'est cela qui me choque souvent. L'homme reste un homme même quand ces problèmes touchent à la religion et à la métaphysique presque. J'imagine que certains lecteurs ici-même ne verront même pas de quoi je veux parler.
De castro
sociologue | 15H47 | 10/02/2009 |
très bon article.
De supprimé à la demanande du riverain 23 avril
... | 15H55 | 10/02/2009 |
Je trouve presque aussi grave l'accusation d'antisémitisme que l'antisémitisme lui même.
A mes yeux, il n'existe que des actes racistes érigés contre des humains. Nous n'avons pas à différencier un acte raciste d'un autre car c'est déjà en quelque sorte une certaine forme de ségrégation (cela ne veut absolument pas dire que l'on occulte la Shoa non plus).
Gardons en mémoire ce qui s'est passé dans ces moments terribles de l'histoire où le peuple juif entier a souffert, et faisons en sorte que cela ne se reproduise pas, au lieu de tergiverser et brasser la mer.e pour rien, certainement pas pour un ministre dont les jambes ne doivent pas être si propres que cela, ce serait une première dans le milieu politique Français.
De sylrue
retraitée | 16H17 | 10/02/2009 |
je ne suis pas antisémiste mais jamais on ne me fera accepter sans rien dire ce qui vient de se passer à Gaza
Kouchner doit répondre de ces actes qu'il soit juif ou non d'ailleurs je ne le savais pas avant cette histoire et beaucoup de personnes dans mon entourage l'ignoraient également.
Si Sarkosy continue de le soutenir nombreux sont ceux qui s« en souviendront
De kdb
16H25 | 10/02/2009 |
la poussée de l'extreme-droite en Israel peux t'elle être qualifiée d'antisémite vu que le mot sémite ne veut rien dire…..
En Italie, des milices anti-immigration pourront commencer à organiser des patrouilles de rue pour surveiller les « activités illégales » des immigrés. Le Sénat italien vient en effet d'approuver une loi autorisant de telles patrouilles.
de plus : Le port de la burka est maintenant interdit sur le territoire
Selon le maire, membre de la Ligue du Nord, la burka devrait être interdite non seulement sur le territoire de la commune mais aussi sur l'ensemble du territoire national,
question réaction ; logique de protection ? raciste, antisémite ? ou
…simplement réaliste
De piecam
trav_ind | 16H26 | 10/02/2009 |
Il y a comme ça des épithètes valises qui sortent régulièrement ; c'est d'autant moins curieux qu'elles sont utilisées par les mêmes personnes pour déligitimer tout contradicteur.
Fasciste : mot désignant après 1968, tous les opposants ou tout simplement les personnes en désaccord avec les maolâtres de la Gauche Prolétarienne et de Tel Quel.
Stalinien (procureur) : iceux maoïstes marxistes-léninistes même pas repentis devenus « nouveaux philosophes » n'hésitaient pas à traiter de procureur stalinien toute personne osant pointer leurs contradictions et contre-vérités.
Antisémite : actuellement, qui se permet de critiquer les anciens nouveaux philosophes ex-maoïstes marxistes-léninistes devenus sarkosistes pro-américains, est antisémite.
Ce ne serait pas bien grave, voir risible, si le CRIF qui n'est pas à un glissement sémantique près, n'en rajoutait une couche et confondait allègrement antisionisme et antisémitisme. Et les écarts de langage de Roger Cukierman n'ont pas arrangé les choses, entre autre lorsqu'il dénonce « un axe rouge-Vert-brun, dérapant de l'antisionisme à l'antisémitisme » ou lorsqu'il affirme que « tous les Juifs sont Israéliens ». De même Monsieur Prasquier entretient la confusion quand il se déclare sioniste, c'est-à-dire qu'il souscrit à l'unité du Peuple juif, et la centralité d'Israël dans la vie juive. L'alignement inconditionnel du CRIF sur la politique israélienne est gravé dans le marbre, ce qui interdit de fait toute critique.
Si des voix différentes venues d'Israël comme celles de Tom Seguev ou Gideon Levy (entre autres) étaient plus audibles en France, on éviterait peut-être que des esprits faibles confondent tout.
Que je sache, les Arabes sont des sémites.
L'antisémitisme traduit la haine des Juifs pour le seul fait qu'ils sont juifs.
Bien, mais aussi : l'antisémitisme traduit la haine des Arabes pour le seul fait qu'ils sont arabes.
De Un compte supprime
nc | 16H36 | 10/02/2009 |
Il faut continuer d'enqueter sur Kouchner et ne pas se laisser detourner du fond de l'affaire par ses invocations tapageuses. Ce type n'est meme pas juif, alors qu'il se demerde comme un grand et qu'il reponde a Pean sur le fond.
De P a z
16H40 | 10/02/2009 |
Merci Pierre Haski, pour cette position honnête et courageuse, rare.
De TonyLibertaire
Lycéen section littéraire | 16H43 | 10/02/2009 |
Excellent article, qui remet les pendules à l'heure. De nos jours, on ne peut même plus débattre sérieusement sur Israël ou le sectarisme de certains milieux juifs (comme dans tout milieux religieux) sans se faire taxer aussitôt d'antisémite. Cette insulte est non seulement d'une facilité et d'une gratuité qui trahit le manque d'arguments de celui qui la profère, mais elle démontre qu'il y a actuellement, en France (et peut être aussi ailleurs), une véritable paranoïa vis-à-vis de l'antisémitisme, surtout dans les milieux dit « intellectuels ». On accuse d'antisémites des gens qui ne le sont absolument pas (comme Siné, pour ne citer que cet honorable vieillard), on les pourchasse, mais on néglige totalement de lutter contre le véritable antisémitisme, qui foisonne sur Internet et même dans certaines revues de presse écrite, dont jamais personne ne parle….
De La Vérité
libre | 16H50 | 10/02/2009 |
Lettre ouverte aux dirigeants du CRIF
mardi 10 février 2009
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les dirigeants du CRIF
Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit !
Vous n'avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l'Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l'envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l'égalité des droits.
Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l'armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière….Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l'apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.
Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d'une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d'Edmond Fleg, d'Emmanuel Lévinas et de tant d'autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d'intelligence et de lumières.
Vous avez voulu faire d'un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l'intervention israélienne », vous attisez l'antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes.
Non Mesdames et Messieurs les dirigeants du Conseil soi-disant « Représentatif » des Institutions juives de France, vous ne représentez rien pour nous, sinon les zélateurs d'une abjecte boucherie.
Bureau National de l'UJFP le 07-02-2009
Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
à La Vérité
De coquerelle
technicien | 18H52 | 10/02/2009 |
C'est bon de savoir qu'il existe une voix « juive » autre que le CRIF.
MERCI.
à La Vérité
De kasherhallal
pour le métissage | 20H07 | 10/02/2009 |
l'UJFP ne représente pas plus les juifs de france que le CRIF. Marre du communautarisme.
De ninaneux
retraité | 16H52 | 10/02/2009 |
Je suis désolé, je continuerai à trouver « nauséabond » lorsque le gouvernement israélien facilite l'implantation de « juif » pour vivre sur un territoire qui n'est pas le leur, je continuerai à juger indécent, scandaleux, méprisable, immonde, crapuleux,… , lorsque le gouvernement israélien continuera à construire un mur de la honte à Jérusalem, je jugerai inadmissible, corrompu, lorsque le gouvernement israélien se refuse de se plier pas à la résolution de l'ONU ! Et de ne trouver que des Kouchner ou autres personnages douteux, qui n'avancent aucune critique, simplement de faire la paix, ou de voir du coté de l'Afrique si cela n'est pas plus « rentable “ .mais la paix se fait lorsque le gouvernement aura fini son expansionnisme religieux et je refuserai d'être traité d'antisémite. ‘ Il ne faut pas se foudre de la gueule du monde ’, je critiquerai, je condamnerai toutes formes d'injustices quelque soit la tête ou la pensée du personnage, et je me refuserai de ma plier à ses saloparts qui se rattachent à leur culture, leur croyance ou leur fric ou à faire la guerre pour justifier des idéologies d'un autre temps et détruire par delà l'existence des autres.
De La Vérité
libre | 16H54 | 10/02/2009 |
Elections en Israël : une situation inquiétante
mardi 10 février 2009 - par Le MRAP
Déclaration du Conseil d'administration du MRAP
Si les facteurs électoraux ont sans aucun doute joué un rôle déterminant dans le déclenchement de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, en retour la campagne électorale qui prend fin en Israël a été très largement conditionnée par cette guerre.
Si dans leur très grande majorité, les partis ont soutenu la guerre –opérant en la circonstance une sorte d'union sacrée- le mépris pour les pertes civiles palestiniennes a caractérisé nombre de déclarations. Et les violences volontaires faites aux civils, les crimes de guerre et le nombre intolérable de victimes auront trouvé leur justification dans la volonté israélienne d'humilier les Arabes, de leur « donner une bonne leçon pour qu'ils ne recommencent pas ».
Sauf à considérer que l'appui des gouvernements occidentaux ou arabes dits modérés est plus important que la réprobation générale des opinions publiques, la brutalité inouïe de l'intervention a participé à une dégradation sans précédent de l'image d'Israël dont les citoyens ne pourront que faire les frais.
Et même si la responsabilité collective des Israéliens est une notion mal fondée et dangereuse parce qu'elle essentialise un peuple ou une communauté dans sa totalité, le soutien apporté par la très grande majorité des citoyens israéliens jusque dans les actions les plus meurtrières de leur armée ne peut qu'interpeller les consciences. Cela confirme cependant un phénomène qui s'est maintes fois reproduit historiquement : la colonisation finit toujours par pervertir l'Etat colonial et ses citoyens.
Face à cette situation, le MRAP regrette qu'aucun des leaders des grands partis n'ait émis la moindre réserve sur ce qui est considéré en Israël même par les authentiques militants de la paix comme un effondrement des barrières morales d'Israël.
Si après la dernière intervention au Liban, nombre de responsables israéliens avaient pris conscience que « la guerre classique était devenue obsolète » , l'offensive contre Gaza a démontré que ces mêmes responsables restent toujours incapables d'imaginer d'autres sorties de crise comme alternative aux interventions militaires.
La campagne électorale a aussi montré la difficulté de la classe politique israélienne de préparer pour ses citoyens un avenir plus paisible et plus confiant.
Au contraire, le déferlement d'un racisme anti-arabe virulent a pollué gravement une campagne électorale qui a vu nombre de candidats surfer sur cette vague raciste et xénophobe. Ainsi les propos d » Avigdor Lieberman chef du parti russophone - incontournable de toute coalition gouvernementale- sont à cet égard significatifs en particulier lorsqu'il déplore que le gouvernement n'ait pas recouru lors de la récente opération israélienne à Gaza « à la méthode utilisée par les Américains en 1945 pour mettre fin à la guerre au Japon », - référence à l'utilisation de l'arme atomique.
Signes d'une société qui doute d'elle-même et qui a peur d'affronter les choix décisifs toujours rejetés à plus tard, les solutions en trompe l'œil reprenant des idées du passé ne manquent pas d'inquiéter . D'une part la proposition faite le 11 décembre 2008 durant la campagne pré-électorale par Tzipi Livni leader du parti Kadima d'expulser les Arabes israéliens vers l'Etat palestinien dès sa création « afin d'assurer le caractère juif de l'Etat d'Israël » , d'autre part celle présentée par Benyamin Netanyahou lors de l'ouverture officielle de la campagne de ne pas évacuer les colonies et de rattacher les quelques miettes de la Cisjordanie restantes à la Jordanie et la bande de Gaza à l'Egypte ; cette proposition balayant d'un revers de main toutes les revendications du peuple palestinien, tous les accords conclus depuis plus de vingt ans et toutes les résolutions internationales.
Ces propos de campagne sont représentatifs de l'échec d'une société qui ne se sent plus assurée de son avenir et qui au bout de soixante ans de vie commune sur le même territoire n'a toujours pas réussi à accepter comme citoyens à part entière ces Israéliens d'origine palestinienne qui sont restés sur leur terre natale après 1948.
Pour le MRAP, symptomatique de la peur et de la défiance envers ces citoyens reste la tentative parlementaire d'exclure des prochaines élections les deux partis politiques les plus représentatifs de ces 20% de ces Palestiniens d'Israël qui avec leurs sept élus sont actuellement présents au Parlement.
Cette discrimination intolérable, heureusement cassée par la Cour suprême, n'en ternit pas moins l'image d'un Israël démocratique. . Quoi qu'il en soit, la tentative de faire disparaître la représentation électorale palestinienne revêt une charge symbolique dont les effets négatifs continueront à se faire sentir.
Pour le MRAP, seule la volonté d'engager des négociation avec l'ensemble des représentants élus du peuple palestinien sans exclusive pourra rétablir un climat propice à des avancées sur le chemin de la paix tout comme seule la création d'un Etat palestinien, dans les frontières de 67 et avec Jérusalem –Est comme capitale, pourra le mieux garantir la sécurité d'Israël et de ses citoyens. Toute tentative autre d'imposer des solutions ne peut aller qu'au devant d'un échec programmé et de la perpétuation du malheur.
Le MRAP
Source : oumma.com
à La Vérité
De unagi
Fatalitas | 17H00 | 10/02/2009 |
Je vous trouve très inquiet pour quelqu'un qui vote FN.
à unagi
De Mat34
22H28 | 10/02/2009 |
Je suis très étonné de la disparition de 2 messages :
- l'un étant un magnifique exemple de mauvaise foi et de désinformation émanant de La Vérité (avec majuscules s'il vous plait). Il faut reconnaitre que pour oser porter un tel pseudo, le type peut pas connaitre le doute.
- l'autre de unagi qui mettait brillamment en évidence les mensonges du 1er référence à l'appui.
Franchement c'est une drôle de conception de la modération que vous avez ici. Le post d'unagi était parfait et celui de La (pseudo) Vérité était certes haineux, comme à son habitude, mais on a vu pire.
Si la sanction du modérateur à pour motif le mensonge, dans ce cas vous en avez oublié beaucoup d'autres, sinon je ne comprends pas.
Personnellement, je pense que ce genre de message discrédite son auteur, et donc le supprimer c'est bien lui rendre service, ça lui permet de nous enfumer avec ses autres messages.
à Mat34
De La Vérité
libre | 12H49 | 11/02/2009 |
La profanation de la synagogue de Caracas a été organisée par l'ancien garde du corps du rabbin
mardi 10 février 2009
Le ministre de la justice du Vénézuela, Tarek El Aissami, a annoncé lundi soir que c'est l'ancien garde du corps du rabbin de Caracas qui a organisé la profanation de la synagogue « Tiféret Israël », avec la complicité du gardien de service qui a laissé les hommes pénétrer dans le bâtiment (…) Les actes de vandalisme, les inscriptions antisémites sur les murs, tout comme le vol du fichier informatique des membres de la communauté, abondamment présentés par les medias comme des actes « antisémites » sont donc le fait des dirigeants de la synagogue.
Les médias en feront-ils leurs choux gras ?
CAPJPO-EuroPalestine
De chakattak
Consultant | 17H06 | 10/02/2009 |
Bonjour à tous,
C'est quand même à mourir de rire toute cette affaire.
Une fois de plus, l'accusation d'antisémitisme a ramolli le cerveau de presque tous les journaleux et de quasi tous nos citoyens, du moins ceux qui trouvent le courage de s'intéresser à cette énième turpitude…
Péan antisémite, guillon antisémite, siné antisémite, morin antisémite, etc. c'est beau la démocratie à la française.
Ce qui est bien avec toutes ces billevesées, c'est que l'on accrédite l'existence d'un puissant lobby juif ! il existe bien aux US, pourquoi pas en France ?
merde ! j'ai fucked up ! ! ! putain, j'entends les sirènes, on vient me coffrer pour antisémitisme ! ! !
Adieu triste vie….
De Un compte supprime
nc | 17H14 | 10/02/2009 |
Oh et puis merde, ils ont le droit de voir des anti-semites partout si ca leur chante, moi aussi quand j'ai un verre de gnole de trop je vois des elephants roses, des araignees, des tas de trucs bizarres. Commence a me gaver ce debat pourri : apres tout, si les Gluksman, BHL et Koukouche ont envie de se faire peur et de faire peur aux cons, qu'ils ne s'en privent pas. Et si certains juifs acceptent d'etre defendus par de tels fossoyeurs, grand bien leur fasse. Tiens ca me fait gerber tout ca et je ne veux meme plus en entendre parler. Pour moi, les jeux sont faits et depuis longtemps.
On pourrait peut etre parler d'autres sujets, la polemique, ca va bien un peu, la terre tourne encore, mal. Comment ca va a Gaza ?
De La Vérité
libre | 17H19 | 10/02/2009 |
La faillite morale de la France
dimanche 8 février 2009 - par Fouad Bahri
Tout a été dit sur les massacres de Gaza. Presque tout. L'ignominie indéfectible des crimes de guerres et des crimes contre l'humanité commis par Israël sur une population palestinienne faible économiquement et militairement (forte politiquement et spirituellement). L'acharnement barbare d'un état-major à bombarder, tuer, exterminer tout ce qui bouge (femmes, enfants, civils, médecins) sur le plus petit périmètre territorial au monde, en terme de concentration humaine (ce qui autorise la terminologie de camp de concentration). L'imagination cruelle dans l'emploi d'armes de destruction massive à effet de radiation irréversible (bombes à uranium appauvri, phosphore…). Le cynisme inégalé consistant à faire « chanter » la planète au son du martyrologue auschwitsien, sur fond de requiem palestinien. Presque tout a été dit.
Mais il est une chose essentielle qu'il ne faudra jamais oublier. Ce massacre collectif a été rendu possible par la complicité directe de nombreux états, avec en première ligne les Etats-Unis et la France.
Allié inconditionnel des israéliens, les Etats-Unis ont fait montre d'une remarquable continuité dans leur soutien aveugle au terrorisme d'état du gouvernement sioniste.
Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la France, dont on ne peut pas dire qu'elle ait illuminé, auparavant, la scène politique du Proche-Orient, par son courage et son sens du droit, mais qui conservait néanmoins une relative neutralité, teintée de nostalgie gaulliste, a connu une rupture, selon la désormais célèbre formule du locataire de l'Elysée.
Une rupture caractérisée par un soutien direct à la politique sioniste, quelle qu'elle soit. A ce titre, la position de la France va plus loin que le soutien américain, puisqu'elle s'associe directement aux manoeuvres militaires israéliennes. Au soutien des services de renseignements militaires, s'ajoute un soutien logistique : la frégate porte-hélicoptère françaises Germinal a, en effet, été dépêchée au large de Gaza, pour quadriller la zone et favoriser le désarmement des factions palestiniennes armées. Frégate de surveillance maritime de 93,5 mètres de long servie par un équipage d'une centaine d'hommes, armée de missiles Exocet et d'un canon de 100 mm, ce navire dispose notamment d'un hélicoptère Panther et de radars pour détecter les évolutions des bateaux croisant à proximité.
Ce soutien militaire n'est que l'aboutissement le plus visible d'une faillite morale de la France, désormais inévitable.
Cette faillite morale est multiforme.
Une faillite politique
Tout d'abord, une faillite politique. Quatre semaines de massacres israéliens sur Gaza n'auront pas arraché la moindre protestation vigoureuse des partis politiques français. A l'image d'un Obama enchaîné au lobby israélien, les leaders de « l'opposition » ont pratiqué la politique de l'autruche. Se taire, se cacher le temps que le sale boulot soit accompli. Il sera toujours temps d'oublier et d'enterrer les morts. En France, à ce régime, les palestiniens sont morts deux fois. Cette absence de condamanation, consacre définitivement la mort idéologique de la gauche, de son éthique de l'anti-guerre et de l'anti-impérialisme. Le ralliement du PS, le silence du Modem et la frilosité de l'extrême-gauche ont globalement désavoué la classe politique française, dont il y avait peut à espérer, dont il n'y a plus rien à attendre. Les prochaines échéances électorales européennes sonneront l'heure de la revanche et le moment décisif d'une sanction citoyenne qui devra être à la hauteur du camouflet.
Une faillite médiatique
Jamais, journalisme de guerre ne rima tant avec propagande. Le parti pris pro-israélien des diverses lignes éditoriales de la presse française, de ses chaînes de télévision et de ses radios, a atteint un point de non retour.
Petit rappel non exhaustif du petit dictionnaire de propagande sioniste qui pouvait circuler dans les rédactions. Une invasion territoriale, accompagnée d'un feu meurtrier sur des populations civiles, devient une vaste offensive, ou comment porter l'art de l'euphémisme à son suprême raffinement. Ce type de vocabulaire propagandiste a été analysé et définie comme LQR( Linguae Quintae Respublicae, Langue de la Cinquième République) par l'écrivain et journaliste Eric Hazan. « Titrer “ Bavure ” (Libération, 7 octobre 2004) un article évoquant le meurtre d'une écolière palestinienne par des soldats israéliens qui “ avaient pris son cartable pour une charge explosive ”, c'est transformer un crime de guerre en une grosse bêtise méritant une bonne réprimande. Qualifier d'offensive – comme s'il s'agissait d'une manoeuvre de Rommel ou de Rokossovski – une réoccupation motorisée du nord de la bande de Gaza ou des raids américains sur les villes irakiennes (“ Les forces américaines ont poursuivi leur offensive visant les bastions de la rébellion sunnite ”, Le Figaro, 7 octobre 2004), c'est occulter que ces actions menées avec des chars et des avions visent essentiellement des pupulations civiles1. »
Autre manoeuvre linguistique du bataillon médiatique, l'accusation permanente du Hamas, présenté comme la source de tous les maux, la cause de la « riposte » israélienne et le responsable de la rupture de la trève. Une trève qui prévoyait la levée du blocus israélien infligé en permanence aux palestiniens, en vain. Une trève que les israéliens n'ont cessé de rompre en pratiquant une politique d'assassinat des leaders du mouvement politico-religieux.
Un Hamas, qui n'en est pas un politiquement. Oui, et c'est là, l'axe le plus révélateur de la stratégie de délégitimation de la résistance palestinienne, la déformation la plus grossière et la plus réussie par les médias français. Présenter le Hamas comme parti et non comme gouvernement élu et représentant légitimement le peuple palestinien. Autant systématiquement présenter Sarkozy comme le leader de l'UMP et son gouvernement comme un parti (ce qu'il est évidemment, mais pas seulement) et jamais comme un chef d'Etat.
Ces exemples illustrent le soutien des médias français, parti prenante du conflit, à la politique de communication de guerre, de l'armée sioniste.
Un petit coup d'oeil sur la programmation des chaînes de télévision publiques, au cours des dix derniers jours de « l'offensive » israélienne, achèvera de nous en convaincre. On y retrouve pêle-mêle la diffusion de La liste de Schindler, un portrait d'Elie Wiesel (Prix Nobel), défenseur acharné de l'Etat juif, des documentaires sur la Whermacht et un film sur l'Occupation. L'anesthésie des esprits est une étape préalable et indispensable à la charcutation des corps.
La faillite des droits de l'homme
Mais, sans conteste, la plus grande faillite qu'aura connu la France demeure celle des droits de l'homme, qu'elle a contribué à ériger comme son oripeau universel. Au point d'en faire un secrétariat d'Etat, fauteuil d'une Rahmatoullah Yade, qui n'a jamais porté si mal son nom (Rahmatoullah, signifie étymologiquement, miséricorde de Dieu). Au-delà du silence et de l'invisibilité de ce porte-drapeau, caution ethnique d'une politique ultra-libérale et atlantiste, c'est la crédibilité même de cette réthorique qui se révèle sous son vrai jour, comme une belle tartufferie.
Parler de droits de l'homme, lorsque des nations entières (palestine, irak, afghanistan, tchétchénie) ploient sous le joug meurtrier de pays aussi puissants qu'arrogants, des nations déchiquetées par les bombes, meurtries par la violence et le feu de leurs bourreaux, c'est ajouter à la cruauté de l'acte, le mépris de la conscience.
En choisissant de soutenir la politique criminelle de l'Etat sioniste, en acceptant le prix de milliers de vies humaines sacrifiées sur l'autel de la déraison d'état israélienne, Nicolas Sarkozy prouve définitivement qu'il sait se montrer faible avec les forts et fort avec les faibles. Il enterre ainsi, pour le plus grand préjudice des européens, le peu d'aura diplomatique que la France avait su capitaliser après son refus de la guerre en Irak.
Souvenons-nous que l'actuel chef de l'Etat était déjà, alors ministre de l'intérieur, le plus ardent détracteur des organisations des droits de l'homme qu'il qualifiait de « droit de l'hommiste ».
Mais le plus significatif sur ce point, est le non-sens absolu, en terme politique, d'avoir créer un secrétariat des droits de l'homme. Peut-on imaginer la signification d'un tel poste gouvernemental ?
Autan créer un ministère de la liberté, un secrétariat de la démocratie ou une commission parlementaire pour statuer sur le sens de la fraternité ? Bêtises républicaines.
Les valeurs et les principes n'ont pas vocation à être formalisés dans un gouvernement mais à guider et à inspirer ses actes. Lorsqu'une valeur n'est plus une norme pratique, mais devient objet de discours politique, elle a cessé d'être.
Ce que nous aura enseigné le drame sanglant de Gaza, et ce n'est pas la moindre des leçons, tient en une formule : la France n'est pas le pays des droits de l'homme, et sous le gouvernement Sarkozy, ne le sera jamais.
1- Éric Kazan, LQR, la propagande du quotidien, p 39, éditions Raisons d'agir
Source : Oumma.com
De fidal
guide de tourisme | 17H20 | 10/02/2009 |
Haaaa ç'a fait du bien……….
De La Vérité
libre | 17H24 | 10/02/2009 |
Réputée pour avoir une position équilibrée sur le Proche-Orient, Agnès Levallois quitte France 24
vendredi 6 février 2009
Une séparation d'un « commun accord » : c'est la formule employée pour qualifier le départ de la directrice adjointe de la rédaction en charge, sur France 24, des contenus en arabe, Agnès Levallois. Recrutée dès le lancement de la chaîne en 2006, l'ancienne directrice de l'information RMC-Moyen-Orient aurait quitté la chaîne info trilingue à la suite d'un « différend stratégique entre elle et la direction sur le devenir de l'antenne arabe ».
Après Richard Labévière (autre expert du monde arabe, connu pour ses positions critiques à l'égard d'Israël et des Etats-Unis, et licencié l'été dernier de RFI), Bernard Coq et Ulysse Gosset de France 24 (tous deux « coupables » d'avoir offensé Bernard Kouchner), c'est au tour d'une autre figure journalistique de renom dans le champ francophone et arabisant de se voir pousser vers la sortie.
Un signe supplémentaire de reprise en main par le futur tandem de l'audiovisuel extérieur, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, dont les inclinaisons atlantistes et la proximité avec Nicolas Sarkozy sont de notoriété publique.
De L.àToulon
lecteur de Rue89 | 17H25 | 10/02/2009 |
Ce qui est dommage dans cet article, c'est l'amalgame. Toutes ces affaires ne sont pas du même ordre. Péan n'est pas Siné, lequel est presque Dieudonné.
Toutes les réactions sélectionnées vont dans le sens de l'article, ça fait pas très démocratique comme sélection.
Et puis, soyons clairs : la question de l'islam radical et de l'existence d'Israël est devenue le critère de partage entre la vraie gauche humaniste et un vrai fascisme qui se cache sous des apparences tiers-mondistes. C'est un enjeu historique et mondial. Ce n'est pas rien, et ce n'est pas affaire de paranoïa.
à L.àToulon
De le soudanais
ici et là | 17H44 | 10/02/2009 |
Pour un premier commentaire sur la rue pas mal… !
Vous reprenez la théorie de BHL sur la soit disant distinction entre la gauche humaniste et la gauche rouge-vert-brun…
Pour votre gouverne, on peut être de gauche et reprouver d'un même élan les régimes dictatoriaux d'Égypte, d'Arabie Saoudite ou de Syrie et dans un même temps condamner le massacre de civils par l'armée d'un pays démocratique qui parque 1.5 millions de civils dans l'équivalent d'un ghetto concentrationnaire.
Et oui, je suis également révolté par le massacres commis par l'armée Sri Lankaise, les attentats aveugles et inutiles des LTTE, mais aussi par les exactions des milices et autres forces armées qui sévissent au Kivu et sont responsables de la mort de 4 millions de personnes en 15 ans, mais aussi par la situation au Sud Soudan qui n'arrive pas à se remettre d'une guerre qui a fait 2.5 millions de morts entre 1985 et 2005. Et comment rester insensible devant la souffrance du peuple afghan, darfuri, ou somali ?
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 17H30 | 10/02/2009 |
Je ne suis pas un fan d'Arthur, j'en suis même très loin, je ne le considère pas comme un artiste, plutôt comme un businessman et un animateur télé vulgaire (normal sur TF1).
Mais je ne suis pas d'accord avec ceux qui ont empêché son spectacle en tournée en France. Car ils l'ont fait avec la bénédiction tacite d'un Dieudonné mythomane avec son antisionisme devenu antisémitisme virulent.
Mais je suis d'accord avec vous, sous la pression de groupes extrémistes, la tendance est a mélanger sans discernement les simples critiques adressées à un pouvoir avec l'amalgame raciste
à jabier
De La Vérité
libre | 17H41 | 10/02/2009 |
Tu n'aimes pas Arthur mais tu le défends simplement parce qu'il est juif et tu diabolises Dieudonné simplement parce qu'il s'est défendu contre les sionistes qui ont lancé une fatwa contre lui !
Soit cohérent avec toi-même, pourquoi le 2 poids 2 mesures ?
Arrêtes de suivre la meute de chiens et essaie de réfléchir par toi même.
La propagande sioniste dans les médias est très efficace !
Il suffit d'un simple mot anodin comme « cosmopolitisme » pour être condamné !
Les journalistes font dans leur froc lorsqu'ils parlent des juifs ou d'israel ! Sur ces sujets, il n'y a pas de liberté d'expression.
à La Vérité
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 19H39 | 10/02/2009 |
Un temps je trouvais injustes les accusations portées contre Dieudonné. Depuis qu'il s'est produit en scène avec Faurisson… ça m'a bouleversé
Je ne défends pas Arthur. Il a le don de me sortir par les yeux.
Je ne suis pas doué pour reconnaître un juif à la télé ou dans la rue (J'en ai strictement rien à glander) Kouchner j'ai découvert qu'il l'était à l'occasion de l'affaire « Péan ».
C'est vrais je n'ai rien contre les juifs comme je n'ai rien contre les Palestiniens. Par contre j'ai la haine contre les extrémistes de tous bords. Je suis profondément attaché à la RAISON.
Apparemment sur ce sujet on tire à vue sur tout ce qui bouge. A torts et à travers
à jabier
De kasherhallal
pour le métissage | 20H16 | 10/02/2009 |
je suis d'accord avec vous, jabier. Moi, je ne savais pas qu'Arthur était juif et soi-disant donnait de l'argent à l'armée israélienne. J'ai découvert après que des bien pensants de l'UJFP aient fait en sorte de faire interdire son spectacle. Pour moi, c'est la honte d'importer ici le conflit du proche orient. Alors que, lorsque dieudo fait applaudir faurisson, il fait applaudir un négateur des chambres à gaz, il faut croire que les milliers de juifs français morts pendant la guerre avaient tous attrapé le typhus.
De breuillou
17H38 | 10/02/2009 |
Comme à chaque fois qu'un article intelligent est publié sur le sujet, les commentaires arrivent et, inévitablement, dévient, voire dérapent. Quand je lis qu'il suffit de chercher les antisémites dans les manifs contre l'état d'Israel, il s'agit d'une déviance. Même si je ne cautionne pas les dernières manifs, dans lesquelles les gens de gauche n'ont pas eu honte de défiler aux côtés de l'extrême droite en faveur d'une organisation terroriste qu'est le Hamas, je ne vois PAS DU TOUT pourquoi en s'opposant à l'action d'Israel on est antisémite. D'un strict point de vue juridique, l'action de résistance de Tsahal a-t-elle la même légitimité que l'action des Palestiniens à qui l'Etat qui commande Tsahal refuse une terre ?
Petite remarque tout de même sur le fond de l'article : vous citez Val qui écrit un livre suite à son attitude irresponsable vis-à-vis de Siné en tant que directeur de la rédaction de Charlie. Quand je dis « attitude irresponsable », je ne prends aucune position sur le dessin de Siné, je constate seulement que Val, directeur de la rédaction, laisse passer un dessin et que le même Val, toujours directeur de la rédaction, vire Siné après publication et après le début de polémique. J'ai connu des directeurs de la rédaction beaucoup plus cohérent et courageux. En plus, le même Val ose dire, après, que le bouquin de Péan sur Kouchner a « des relents de néo-pétainisme »…