« L'Etrange Histoire de Benjamin Button », 2h35 d'amour à contre-temps entre Brad Pitt et Cate Blanchett recueillent une majorité d'opinions positives, malgré des réserves sur la mise en scène et les similitudes troublantes avec « Forrest Gump ».
Benjamin Button est abandonné à sa naissance en 1918 et recueilli par un couple noir sidéré lorsque le médecin leur annonce que c'est un vieillard de 80 ans qui va mourir. Car cet enfant incarné par Brad Pitt à grand renfort de maquillage et de technologie va rajeunir au fil du temps, et trouver l'amour… Athis11 a été très ému(e ? ) par ce mélo :
« Je viens de voir ce film assez bouleversant, avec au départ une idée qui pourrait paraître farfelue, la vie remontée à l'envers, mais qui est au final une belle histoire pleine de poésie, de philosophie, une leçon de choses sur la vie et la mort.
La mort surtout, qui devient une étape banale, naturelle, qui ne fait pas peur. Brad Pitt est génial, sobre, presque effacé, Cate Blanchet touchante, lumineuse. »
« Un film engoncé dans une forme classique, un traitement douceâtre »
Dès la bande-annonce, la BO révèle un David Fincher différent du réalisateur de « Seven », « Fight Club » ou « Zodiac ». « L'Etrange Histoire… » est un mélo, ce qui a déçu valzeur.
« LEHDBB est un film estimable et parfois touchant, mais malheureusement engoncé dans la forme classique que lui a fait endosser Fincher, comme si l'originalité du sujet ne pouvait être digérée qu'au sein de l'imagerie hollywoodienne la plus rebattue.
“Il y a là une forme d'affadissement, l'angoisse à l'œuvre dans l'histoire étant contrebalancée, voire ‘rachetée’, par un traitement douceâtre. Button, figure pourtant ultime de la différence, ne croise que des personnages également bien disposés à son égard. On me dira que c'est une fable et que le réalisme psychologique ou social n'a rien à y faire.”
“La fin, inévitable et tragique, a fait pleurer les deux tiers de la salle”
Le couple Brad Pitt et Cate Blanchett (que certains d'entre vous verraient bien recevoir un oscar) parviendra-t-il à s'aimer malgré leurs différences ? Cette intrigue vieille comme le monde n'a pas ému que Tofraviel :
“La force de Fincher et de son scénariste Eric Roth est de réussir à nous faire croire à cette histoire, proprement extraordinaire, […] jusqu'à la fin inévitable et tragique, un moment bouleversant mais filmé avec une simplicité magnifique qui a fait pleurer les deux tiers de la salle…”
Simon13 est l'un des rares à ne pas avoir aimé le film, justement parce que c'est un mélo à l'ancienne :
“un manque flagrant de créativité malgré l'évidence de talents ! Décevant, un cinéma du passé qui ne fait plus rêver personne.”
Forrest Gump, le retour ?
Né en 1918, Benjamin Button traverse l'histoire de l'Amérique jusqu'à l'ouragan Katrina, un peu par hasard -peut-être parce que “la vie, c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait pas sur quoi on va tomber” ? Le parallèle entre Forrest Gump et l'Etrange Histoire de Benjamin Button a sauté aux yeux de certains et alimenté le débat. Matthieu Truffeau explique ainsi :
“Ce héros blanc adopté par une ‘mère courage’ noire en 1918 traverse l'histoire d'une Amérique unie et pacifiée, comme Tom Hanks dans un autre scénario d'Eric Roth, Forrest Gump. Mais là où le héros de Zemeckis participait involontairement à tous les grands moments de l'histoire de son pays, Benjamin Button admet plus modestement n'être que de passage sur terre.”
Pour Tofraviel, le lien de parenté entre les deux films vient du scénariste, Eric Roth, qui a signé les deux films. Pas de plagiat, si ce n'est inconscient ? The Physicist apporte au dossier une vidéo assez troublante. (Voir la vidéo)
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De TonyLibertaire
Lycéen section littéraire | 16H32 | 10/02/2009 |
Un grand film…. Malgré sa durée, on ne voit pas le temps passer.Les acteurs sont géniaux (Brad Pitt et Cate Blanchett sont vraiment irrésistibles), l'histoire tragique et émouvante, la réalisation touchante et l'esthétique très réussie. Ce film pousse à réfléchir sur le sens de la vie, le rapport à la mort, sur la jeunesse et la vieillesse, sur le temps qui passe et qui nous rattrappe sans que l'on puisse le fuir. L'anormalité et la différence sont aussi de mise avec notamment l'acceptation immédiate de l'hideux petit bébé par cette mère noire d'une grande bonté d'esprit. Ce film est vraiment une réussite, ce que le cinéma américain fait de mieux.
à TonyLibertaire
De superBOB
17H09 | 12/02/2009 |
« Malgré sa durée, on ne voit pas le temps passer »
Toutes les opinions sont dans la nature, mais pour ma part, je l'ai vu passer, le temps ! !
Ils auraient carrément pu couper 1H au montage.
Film super lent au démarrage. Au milieu et à la fin, pas mal aussi.
De JoeLesquive
Etudiant | 17H02 | 10/02/2009 |
Je n'ai pas été si enthousiasmé par ce film.
Les décors et la musique sont vraiment bien choisis. Certains plans nous emportent dans cette amérique et dans l'histoire. J'ai vraiment accroché mais justement, j'ai eu du mal a me représenté la performance de Brad Pitt et Cate Blanchett. Aucun faux pas certes, mais je n'arrive pas à trouver cet petite chose qui rendrait leur interprétation exceptionnelle.
j'ai quand même une préférence pour le jeu de Cate Blanchett surtout dans quelques scènes (je ne vais pas « spoiler »).
Les touches « éclairs » d'humour sont vraiment bienvenues et fait passer ce film, pourtant assez long, sans que l'on ne s'en aperçoive.
Néanmoins, les quelques plans « clichés » de Brad Pitt ravieront nos dames et damoiselles. J'ai vraiment sourit sur ces plans là en regardant les différentes personnes féminines autour de moi, bien attentives ; )
De Annie
17H35 | 10/02/2009 |
Personnellement, si je voulais faire le panégyrique d'un bon film, j'essayerai d'éviter de le comparer à Forest Gump.
De Pierrrrre
17H21 | 11/02/2009 |
« Benjamin Button »
► Benjamin ?
le nouveau maire de Marseille, ou j'ai tout confondu ?
De Julos
ex E.N | 19H14 | 10/02/2009 |
Je trouve que la référence, et plus encore la comparaison, avec Forrest Gump est limite hors sujet. Quant aux suspicions de plagiat, elles sont tout à fait déplacées. Il y a tout de même autre chose à dire (ou à redire) sur ce film !
Comme souvent, le fait qu'il s'agisse de l'adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire est sous-estimée, voire oubliée, dans l'appréciation de la performance, par beaucoup.
La nouvelle de Fitzgerald (très courte, 45 pages seulement qui donnent lieu à 2h40 de film ! ) date de 1922. L'idée originelle n'est d'ailleurs même pas du romancier mais de MarkTwain qui aurait dit un jour : « La vie serait bien plus heureuse si nous naissions à 80 ans et nous approchions graduellement de nos 18 ans“(*)
Lorsque l'on prend en compte ces considérations, il me semble que l'on mesure mieux le prodigieux travail de Fincher qui s'est littéralement approprié la nouvelle de Fitzgerald, réalisant un film qui fera date, sans aucun doute.
(*)
http://www.laboiteasorties.com/2009/02/letrange-histoire-de-benjamin-but…
De Mojique
* | 19H24 | 10/02/2009 |
J'ai aimé le film une reflexion sur le temps qui passe, sur notre vie, sur la mort sur le factice de l'amour qui n'est qu'un moyen desespéré de ne pas être seul. Un très bon film qui m'a fait pleuré.
De ysengrimus
00H06 | 11/02/2009 |
Ce fait fort bizarre est mentionné un peu partout. On le rapproche intempestivement de FORREST GUMP. Or, j'ai vu les deux films. Absolument aucune ressemblance. La dimension de métaphore de l'Amérique de Forrest Gump ne tiens pas avec Benjamin Button. Ce dernier, trop long, ressemble par moment à un freak show (Pitt en vieux nain au début et en ado à la fin, cela fait vraiment bizarre). Il y a de bon moments, une atmosphère par bouffées, qui doivent énormément à la prestation des actrices (la principale et les actrices de soutien). Mention honorable,.. mais s'ils donnent des Oscars à cela, ils poussent un peu le copinage, je trouve.. Et alors en l'identifiant à FORREST GUMP, autant dire que cela se ressemble parce que les protagonistes ont un papa, une maman, mangent par la gueule et chient par le c… Quelques différences cruciales (en essayant de ne pas vendre de secrets).
- Gump fils naturel d'une blanche, Button, fils adoptif d'une noire. Gump mère naturelle et monoparentale. Button mère adoptive mariée. Les antipodes.
- Gump, pas doué, va à l'école parce que sa mère couche avec le principal pour le faire accepter. Button, je ne le vois pas passer une minute à l'école.
- Gump vit seul avec sa maman. Button avec la foule variable d'un hospice pour vieillards.
- Gump co-proprio de son crevettier. Button employé sur un remorqueur (sur lequel il fera la guerre alors que Gump est fantassin).
- Gump préserve des amitiés déterminantes du temps du service. Button aucune.
- Gump s'enrichit graduellement sur son crevettier grâce a une tempête qui l'épargne puis à des fonds placés dans Apple par son sergent amputé des jambes. Button touche sur le tard l'héritage d'une usine de boutons du père qui l'avait abandonné et le retrouve. L'enrichissement de Gump se construit, se travaille, bénéficie de conjonctures, de la chance, de l'amitié, du surf sur les vagues historiques. Gump devient le self made man qui a joué d'équipe et gagné. Button touche nunuchement un héritage par pur hasard et devient rentier comme dans les romans de Balzac. Les antipodes.
- Gump rencontre des personnages historiques à la pelle et les influence (Elvis, Kennedy, il fait partie de l'équipe de ping pong qui monte en Chine avec Nixon, etc). Button ne cotoie que des inconnus. Gump INFLUENCE les grands hommes de l'Amérique. Ses mouvements d'infirme dans ses appareils de marche inspirent le déhanché d'Elvis… etc. Cette thématique du Gump anonyme fabriquant les grands hommes de son temps sans s'en rendre compte est centrale dans Forest Gump. Rien de cela dans Button.
- La copine de Gump est une fausse artiste, la copine de Button une vraie (je n'en dis pas plus pour ne pas trahir de secrets).
- Gump a un enfant qu'il finit par rencontrer. Button est sans enfant.
- Button a une grosse idylle parallèle passionnée avec une femme mariée. Cette idylle passionnée et passionnante, distante et intense, avec cette épouse d'ambassadeur britannique alors qu'il n'est qu'un petit marin est de loin un des meilleurs moment du film. Rien dans ce genre chez Gump. Gump a une idylle avec son tracteur-tondeuse.
- Gump ne meurt pas. Button… vous verrez bien.
- Et ce qui arrive à la ballerine à Paris (strictement entre nous). Pas d'équivalent chez Gump.
Si toutes les histoire se déroulant sur une longue période de temps, impliquant l'amour, la mort, une séparation, une guerre, un coup d'argent, une grande maison et un navire se ressemblent, alors là, Lelouch, Coppola et bien d'autres n'ont fait qu'un seul film…
En termes de préférence maintenant, je juge que Gump plante Button à plate couture. Le premier est une réflexion allégorique sur l'improbabilité du rêve américain. Le second est un freak show inane qui cherche à déclencher des émotions en utilisant trop souvent des procédures de cirque et de vaudeville. Parler de ressemblance, c'est injurier Gump de par Button. Madame Blanchett et les autres actrices font flotter au mieux un gros bateau poussif (encore un bateau - haro, je suis un plagiaire) à la ligne de flottaison fort basse.
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De philap
11H43 | 11/02/2009 |
« - Gump a un enfant qu'il finit par rencontrer. Button est sans enfant. »
Là vous avez dormi grave ! ! ! ! ! Tout le film est narré en fonction de ça.
à philap
De ysengrimus
19H06 | 11/02/2009 |
j'ai somnolé par moment sur button, absolument. J'ai raté quelque chose ? ? ?
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De Hlebon
étudiant en droit | 12H42 | 11/02/2009 |
- Gump a un enfant qu'il finit par rencontrer. Button est sans enfant.
Ok….Vous retournerez le voir et en parlerez a ce moment.
En ce qui concerne le freak show, il serait utile de prendre le film pour ce qu'il est (une magnifique histoire pour les grands enfants) et non pas pour ce que l'on voudrait qu'il soit (une satyre sur l'amérique ? )
« Pitt en vieux nain au début et en ado à la fin, cela fait vraiment bizarre »…La magie du cinéma ? N'allez pas voir « Batman » Christian Bale porte un costume qui fait « vraiment bizarre »…
De treogan
retraité | 02H50 | 11/02/2009 |
Il m'étonne qu'à propos de ce film on ne cite, jamais, le roman : « les Carnets du Bon Dieu » de Pierre Daninos, paru en 1948.
De philap
11H40 | 11/02/2009 |
J'ai pris ce film pour un conte philosophique très bien ficelé. Je n'ai pas vu le temps passer. On se demande toujours au fil de l'histoire comment ils vont retomber sur leurs pattes ; Et ça marche !
C'est un film sur l'humanité qui réchauffe un peu.
De thorgal
01H45 | 12/02/2009 |
bon, ce que j'en pense n'est pas pour plaire : j'ai trouvé ce film insipide et complètement irrationel. Mais j'ai bien rigolé quand-même, à défaut de le trouver profond, etc. Je sais je sais, on peut le voir comme un conte philosophique, ou bien de la poésie visuelle (sic). Certes … mais quand-même, un type qui rajeunit, ça devrait susciter un minimum de curiosité scientifique. Par ailleurs, pourquoi Benjamin naît-il petit et vieux et meurt PETIT et bébé ? soyons cohérent, il devrait soit naître vieux et GRAND comme un adulte (ceci pourrait d'ailleurs expliquer les saignements visibles de sa mère durant l'accouchement …), et dans ce cas mourir bébé et petit, ou vice-versa, naître vieux et petit comme c'est le cas dans le film, mais mourir en tant que bébé géant. Ça n'a vraiment pas de sens tout ça : lol :
OK, vous pouvez voter contre ce post, j'ai prévenu dès le départ : D
à thorgal
De Julien 2
Employé | 11H10 | 12/02/2009 |
Hello,
J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de trucs de scénario qui ressemblaient à Forrest Gump.
- La difficulté à marcher au début.
- Un jeu de chat et souris similaire à celui de Forrest Gump, entre Benjamin Button et sa fiancé. Elle part, elle revient etc, etc… il finisse par se retrouver et avoir un enfant et l'un des parents disparaît…
- L'aventure en bateau avec un capitaine lui aussi proche de celui forrest gump.
J'y ai aussi trouvé des ressemblances avec Beignets de Tomates vertes, surtout sur la forme du film, le mode de narration…