Vos réactions 09/02/2009 à 12h25

Chronique d'une journée de grève par un Martiniquais

nemo3637 | Déchoukeur



’Martinique - Expresión cultural’. Art mural à Fort de France (Josoroma/Flickr).


(De la Martinique) Vendredi 6 février, cinq heures du matin. L’autoroute menant à Fort de France est bloqué par une manif en voiture. Ici on appelle ça une opération « molokoye ». D’autres automobilistes qui arrivent ensuite se joignent au défilé. Le nouveau « Collectif du 5 février “ s’est constitué.

8 heures du matin. Une nouvelle manifestation parcourt Fort-de-France. Les manifestants sont moins nombreux que la veille où l’on avait vu le plus grand défilé de
l’Histoire martiniquaise. Mais ils apparaissent encore plus résolus, déterminés. Les femmes, nombreuses, souvent mères de famille, sont véhémentes. Ils ne fait pas bon vouloir ouvrir un magasin ou vouloir jouer les ‘jaunes’.

La métropole, le ‘pouvoir des blancs’, est pris à partie. Une femme s’en prend aux entreprises qui préfèrent, à qualification égale, embaucher un Blanc de métropole plutôt qu’un autochtone, entreprises qui systématiquement rémunèrent mieux les Blancs, leur offrant les meilleures places.

La Préfecture où débutent les négociations est assiégée par les manifestants. Les slogans fusent. Certains remettent en cause le capitalisme lui-même. Sarkozy est traité de voleur.

10 heures. Je me fais prendre en photo, poing levé avec des grévistes. On s’essaie à chanter l’Internationale -en creyol- mais on se rappelle plus lesparoles. A bas le capitalisme ! ‘Matnik a nou, Martnik pa a yo !’

11 heures. Au Lamentin, centre commercial La Galleria, les manifestants font fermer les commerces de la galerie marchande. Les commerçants, parfois traités de voleurs s’exécutent et tirent prestement leurs rideaux. Le supermarché est fermé après que l’on a appelé les employés à rejoindre la grève.

14 heures. Au Lamentin, après un meeting au hall des sports, les manifestants se dirigent vers les commerces et les obligent à fermer. Au ‘Leader Price’, certains clients en profitent pour tenter de partir sans payer. Le supermarché Carrefour et sa galerie marchande sont fermés.

20 heures. A la télé, sur RFO, les journalistes grévistes émettent un journal régulier, une fois le matin, une fois le soir, sur les événements. Cela change de la langue de bois habituelle ! Ce soir un débat est organisé entre les différents acteurs sociaux et politiques. Mais on a invité aussi des artistes, des militants de base. Même la toute nouvelle représentante de l’UMP dit qu’‘il faut que ça change’.

Rigal, un artiste, fait une intervention véhémente mettant en cause le capitalisme. On évoque l’organisation d’un congrès des travailleurs où l’on élaborerait une alternative à
l’organisation économique sociale actuelle. Sarkozy est traité de fou et de psychopathe.

Un mot sur l’indépendance. Pour la métropole, tout larguer, après avoir refusé le développement d’une économie locale, après s’être servi pendant des décennies, des siècles, de la colonie pour satisfaire les intérets économiques de ladite métropole, serait peut-être une solution de facilité.

Vous vouliez nous garder ? Nous sommes Français comme les habitants de la Creuse, de la Corrèze, ou de la Corse ? Alors assumez. Sinon je vais allez me battre moi aussi pour le front de libération de la Lozère. Au fait, le PIB de la Lozère c’est quoi ?

Samedi 7 février, 7h30. Je vais déjà prendre mon café dans mon hamac sur la terrasse. Une belle journée commence.

10 heures. A Rivière Salée, j’ai réussi à faire des courses à Leader Price, dévalisé, notamment par les blancs -les touristes ?

11 heures. A l’Anse à l’âne. Je n’ai pas réussi à prendre d’essence. ‘Plus de carburant’, signale une affichette.

11 heures 15. Golf de la Pagerie aux Trois-Ilets. En grève. On boit un pot et on se fait une photo : ‘Grève Générale !’ On prévoit un lundi ‘chaud’ et des manifs dans plusieurs communes. Pas de nouvelles de ce qui a été décidé lors de l’assemblée avec le Collectif… Pas vu Jean Matouk, qui continue néanmoins à vaticiner sur Rue89. Quelle imagination !

A lire aussi sur Rue89
Les articles sur la Martinique et sur les Dom-Tom
L’article de Jean Matouk, Martinique et Guadeloupe ont besoin d’investissements privés

Photo : ’Martinique - Expresión cultural’. Art mural à Fort de France (Josoroma/Flickr).

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  • serbo
    serbo
    photographe
    • Posté à 12h48 le 09/02/2009
    • Internaute 64011
      photographe

    Message numéro 001 du 09/02/2009 12h49
    Celà fait déjà plusieurs fois que rue89 m’attribue des contributions qui ne sont pas les miennes. J’ai donc opté pour la numérotation et la datation de mes messages...

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à serbo
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 12h55 le 09/02/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour Serbo,
      pouvez-vous m’en dire plus par mail à l’adresse mskeller@rue89.com ? Votre message est pour le moins sibyllin… Avec plus de précisions, je pourrais voir s’il s’agit d’un bug. Et quel rapport avec l’article ci-dessus ?

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à serbo
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 13h02 le 09/02/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Après vérification, nous avons effectivement un bug. Comme la semaine dernière. Merci de nous avoir alertés de sa réapparition, les informaticiens s’en occupent tout de suite.

  • désinscrit-
    • Posté à 13h03 le 09/02/2009
    • Internaute 736

    Ils sont déterminés (pour moi à juste titre) et nous donne quelques leçons de lutte « contemporaines » les créoles, sont pas dégonflés !

    Sarkozy est traité de fou et de psychopathe.
    Mdr : -D

    Si les « élites » vous exploitent, je pense que les populations vous soutiennent. Obtenez les salaires, il en restera toujours quelque chose !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 13h28 le 09/02/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    DU GAZOLE AU MOULIN DES GRÉVISTES

    Ci-dessous les extraits d’un article publié par Lien ce 9 février 2009 :

    Guadeloupe : un pré-rapport détonant sur la filière pétrolière

    Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer, Yves Jégo, a diligenté une mission d’inspection, qui examine depuis le mois de décembre 2008 le système de distribution de l’essence dans les DOM-TOM. Le rapport final doit être présenté fin février, mais un rapport d’étape a déjà été rédigé, que Le Monde s’est procuré. Il est accablant pour les compagnies pétrolières.

    Dans Le Journal du dimanche, du 8 février, M. Jégo évoque « un questionnement sur un enrichissement sans cause des compagnies pétrolières » qui pourrait se terminer « par une action judiciaire de l’Etat » contre elles.

    L’Etat non plus n’est pas exempt de reproches, selon ce prérapport : « Le dispositif actuel d’administration des prix par les préfets prend l’eau de toute part » et les services de l’Etat « sont incapables de justifier la base des calculs sur lesquels repose leur évaluation », en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe écrit l’inspecteur.

    Mais les pétroliers apparaissent comme les plus fautifs. Ainsi, le coût des approvisionnements (brut importé pour être raffiné et produits finis ou semi-finis) n’est pas déterminé sur la base des approvisionnements réels « mais sur celle d’une formule intangible », avec une clé de répartition invariable entre brut et produits finis. [...] D’où le soupçon d’enrichissement indu.

    COÛT DU TRANSPORT JAMAIS RÉVISÉ DEPUIS 1989

    L’inspection ne s’explique pas non plus pour l’instant des variations de 15% « entre deux documents successifs, sans justification, sur la valeur ajoutée par la SARA sur les produits bruts. [...]

    Le coût du transport des produits vers la Guadeloupe n’a jamais été révisé depuis 1989, ce qui est “d’autant plus inadmissible que les coûts du fret ont baissé”. Le coût du passage en dépôt est lui, “assez fantaisiste”.

    L’inspection aimerait également vérifier que les pétroliers “ne se mettent pas une partie de la marge de détail dans la poche lorsqu’ils vendent directement du carburant aux gros clients” pour leurs cuves privées. [...]

    Avec un sens aigu de la litote, l’inspecteur conclut : “Cette longue liste d’anomalies, de chiffres non justifiés, de formules peu calées sur la réalité des coûts, me conduit à penser que la crédibilité du dispositif actuel est atteinte.” Un système qui, dit-il profite largement à tous, sauf au consommateur.

    (Béatrice Gurrey)

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Le Yéti
      Auteur(e) de l'article Déchoukeur
      • Posté à 21h12 le 09/02/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      C’est bien de rappeler ces exactions. Mais ici on les connait depuis longtemps. Une des revendications est de faire un audit, de mettre toutes ces informations sur la place publique. Mais les responsables de la grande distribution, par exemple, refusent de rendre publique leurs livres de compte. Et comme d’habitude, il compte sur l’Etat pour payer...les augmentations de salaires. Sous la forme d’exemptions de charge ou même - au diable l’avarice - directement dans leurs poches.

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 14h21 le 09/02/2009
    • Internaute 16256

    Bon courage à tous, il en faut !

    Le petit Jego s’est carapaté mais il faudra bien qu’il revienne ou qu’il démissionne s’il est incompétent.

  • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
    • Posté à 17h40 le 09/02/2009
    • Internaute 69200

    Mais alors, Monsieur Nemo, si je comprends bien, c’est encore pire qu’Haïti ? C’est affreux ! Je parie qu’il n’y a même pas le RMI... Quel scandale !

    • nemo3637
      nemo3637 répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
      Auteur(e) de l'article Déchoukeur
      • Posté à 21h30 le 09/02/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Non vous n’avez pas bien compris.
      On ne vois pas ce que a comparaison avec Haïti vient faire là-dedans.
      Et si, en cas de plainte à Trifouilly-les-Gambettes, où vous habitez, on vous demandait si ce n’est pas pire en Bosnie ?
      Vous me direz à Trifouilly-les-Gambettes on ne se plaint jamais. On bosse en serrant les fesses. Et les RMistes rasent les murs tout honteux. Quel bel exemple de société quand même !

      • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
        • Posté à 21h34 le 09/02/2009
        • Internaute 69200

        Je sais très bien ce que je dis et on ne me fait pas prendre les vessies pour des lanternes. Mais je dois dire que je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié la façon dont vous parlez de la Lozère, département dont je suis originaire et où il n’y a pas de front de libération ni de hamac, mais des hivers très froids et des gens assez pauvres, qui ne réclament cependant pas d’allocations-chauffage !

         
        • Patrick Guergnon
          • Posté à 21h44 le 09/02/2009
          • Internaute 10669

          Ollé !

        • désinscrit-
          • Posté à 22h51 le 09/02/2009
          • Internaute 736

          qui ne réclament cependant pas d’allocations-chauffage !
          Et la prime à la cuve ? Elle existe pas en lozère ?

        • nemo3637
          nemo3637 répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
          Auteur(e) de l'article Déchoukeur
          • Posté à 05h58 le 10/02/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Fort-de-France, lundi 9 février.
          On a appelé à la grève sur les médias. Pas d’opération « molocoye » car il faut que les manifestants puissent arriver jusqu’au centre ville, devant la Maison des syndicats.

          10 heures, boulevard du Général De Gaulle, Maison des syndicats.
          J’échange quelques mots avec certains camarades. J’apprends la création prochaine du NPA. On discute de Jego et de sa marge de manœuvre. Aucune confiance.
          On est de plus en plus nombreux. Cette fois les cortèges sont moins cloisonnés. Je me retrouve près des tambours bélés qui chauffe l’atmosphère - il ne fait encore « que » 28°. Et puis une clique encore plus tonitruante et rythmée d’Haïtiens. Cette fois il y de l’ambiance. Sarko en prend tout son paletot - ça rime et c’est de saison là-bas en métropole - et les slogans fusent, rythmés, en canon. « Dewo lé voleurs ! »

          Une sono a annoncé que le cortège allait éviter la Préfecture « pour éviter les incidents ». En Guadeloupe plusieurs jeunes sont ainsi encore incarcérés pour s’en être pris aux symboles de l’ordre établi.
          Là-bas on demande à l’Etat des excuses publiques pour les massacre de 1967. Cela fait partie des revendications.
          Aux Antilles les forces de l’ordre n’y sont jamais allés de main morte. En février 1974 on tirait encore sur les manifestants grévistes à la mitrailleuse depuis des hélicoptères. Cela fait tout juste 25 ans. Autre anniversaire : il y a un an disparaissait Pulvar, grande figure du syndicalisme et de toutes les luttes d’ici. Beaucoup ont une pensée pour lui. Dommage qu’il n’ait pas vu ça.

          10 heures 30, boulevard du Général De Gaulle.
          Un syndicaliste est « accroché » par TF1. Je le touche du bras et je lui dis de se méfier de ces sales cons.
          Du coup, le petit gros quinquagénaire qui tient la caméra avec le logo de TF1, tressaille et montre lâchement le petit blanc-bec qui l’accompagne et qui tient le micro. Il vient sûrement de débarquer car, comme dirait Coluche, il est plus blanc que blanc. Faire bouffer au petit gros sa caméra ? Lui casser sur la tronche ? J’hésite. Décidemment le Martiniquais est trop bonne pâte. C’est-ce qui nous perd…

          11 heures.Quartier Saint-Thérèse.
          On va circuler dans les quartiers populaires. Ici il y a encore des cases sans eau ni électricité. Et les familles pour se nourrir n’ont souvent qu’un morceau de fruit à pain. « Cé pa carnaval , tot en la ria » : on invite fermement les badauds et les spectateurs aux fenêtres à rejoindre le cortège.

          11h30 et après.
          On débouche sur la rocade. Des jeunes à moto viennent bloquer la route en direction de Fort-de-France. On bifurque vers Dillon. « Martinik levé ! ».On est tellement nombreux, enthousiastes que j’ai l’impression que certains habitants , bouche béante, vont voir leur mâchoire tomber à terre ! On est rejoint par une partie de la jeunesse. Yeux rougis, bandana, ils ont un peu l’ai ahuri parfois.
          Mânes de Fanon ! Pour une fois, grande gueule, tu serais fier de nous.
          Volga. Enfin de la perspective pour regarder en arrière : on ne voit pas la fin d’un serpent humain gigantesque, hérissé de drapeaux…Et devant non plus : la tête de la manifestation a disparu au loin depuis longtemps.Ma voisine me dit que les Martiniquais sont certes des braves gens disciplinés comme on l’a vu aujourd’hui mais qu’à présent il ne faudrait pas grand-chose pour que ça pête sérieusement. Mouais… il faudrait pas trop attendre parce que le petit gros de TF1 risque de repartir sans avoir pris sa petite claque.
          Je ne sais pas où en est Jégo dans ses consultations et déclarations.
          20 heures A la Préfecture.
          Philippe PIERRE-CHARLES, de la CDMT, sort de la salle des négociations et, répondant à un journaliste, il précise que pour ce qui concerne le prix des denrées on ne peut aller bien loin car les représentants de la grande distribution (békés ou métros pour la plupart) ne sont pas à la table des négociations. Seul le représentant du MEDEF les représente comme il représente l’ensemble des patrons.
          Le collectif du 5 février, rappelons-le, demande 449,15 euros d’augmentation pour les salaires les plus bas. Il faut dire que le coût de la vie est encore plus élevé ici qu’en Guadeloupe. Et les salaires sont inférieurs, en moyenne à ce qu’ils sont en métropole.
          Ajoutons quand même que des manifestants bivouaquent nuit et jour aux alentours de la Préfecture.
          J’apprends que Huygues-Despointes va être traduit en justice pour « apologie de crime contre l’humanité ». Quel vieux con ! Raciste jusqu’à la moelle comme de Raynal, le président du syndicat des bananiers, qui il n’y a pas si longtemps déclarait que sa fille pouvait bien épouser un noir, certes, mais dans ce cas là, tout lien serait coupé. C’est lui qui nous chie dessus, régulièrement, en avion, ses pesticides mortifères... Encore une autre histoire.
          Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.
          J’ai encore le temps d’aller à la plage. Rêve général.

          P.S. : J’adore la Lozère. J’y ai des copains anarcho-syndicalistes.

          • supprimé à la demande du riverain 27.02.09
            • Posté à 07h31 le 10/02/2009
            • Internaute 69200

            Anarcho-syndicaliste ? Inutile de préciser ! On avait compris ce qui mijotait dans votre marmite ! Excusez-moi, mais j’ai un conseil à vous demander. J’ai découvert que mes ancêtres lointains avaient été réduits en esclavage par le colonisateur romain et plus près de nous, au Moyen-Age, mes ancêtres étaient aussi esclaves ( serfs ) des seigneurs. Pensez-vous que je dois exiger une réparation matérielle pour cet affreux asservissement et à qui ? Merci !

            • nemo3637
              nemo3637 répond à supprimé à la demande du riverain 27.02.09
              Auteur(e) de l'article Déchoukeur
              • Posté à 11h53 le 10/02/2009
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              Non. Ce n’est pas la peine de demander réparation dans votre cas car, à vous lire, vos ancêtres ont subi avec résignation et recherché eux-mêmes les coups de triques. Quand on veut être mouton, on ne peut pas ensuite demander le remboursement de son gigot.

            • désinscrit-
              • Posté à 16h17 le 10/02/2009
              • Internaute 736

              Vous trouverez peut être (même si j’ai un léger doute) des ancêtres qui ont aussi combattus les romains, les seigneurs et même les rois de france, si c’est le cas ils l’ont fait pour combattre un système injuste qui les étranglait, ce qui vous permet aujourd’hui d’exprimer votre jugement sur ll’action d’autres « résistants », que vous considèrez injustifiée.

        • pascalou974
          • Posté à 07h56 le 11/02/2009
          • Internaute 69254
            Etudiant en ESC

          « Mais je dois dire que je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié la façon dont vous parlez de la Lozère, département dont je suis originaire et où il n’y a pas de front de libération ni de hamac, mais des hivers très froids et des gens assez pauvres, qui ne réclament cependant pas d’allocations-chauffage ! »

          Et moi je n’aime pas la façon que vous avez a sans cesse comparé les DOM à Haïti... Ça va dans les deux sens. J’ai le droit ?

          De plus, on a peut-être pas d’hivers très froids, mais on a des cyclones et des étés très chauds, des gens assez pauvres aussi, qui ne font que réclamer une meilleure considération de la part de l’Etat... Il s’agit d’un département français bordel ! Avec une culture peut-être différente mais français quand même !

          Arrêtez de prendre les DOMiens pour des assistés qui attendent les allocs et le RMI... Il y en a certes, mais n’y en a t-il pas en métropole ? Ici dans les DOM, comme en métropole, il y a des gens qui travaillent, la plupart du temps pour voir leur revenu fondre au soleil parce que les prix sont trop chers (je n’ai pas dit que ce n’était pas cher en métropole...) ... C’est une vie ça ?

          De votre tour d’ivoire vous pensez tout savoir. Venez vivre dans les DOM et essayez de comprendre avant de sortir des inepties à la moindre occasion...

        7 autres commentaires
  • Patrick Guergnon
    • Posté à 21h59 le 09/02/2009
    • Internaute 10669

    La Guadeloupe, puis la Martinique nous montrent la voie : Grève Générale

    J’ai eû la chance de passer 10 jours l’an dernier en Martinique ( Ste Luce) : j’ai trouvé cette ile magnifique ( je l’ai surnommée « l’île aux arcs-en-ciel ) et toutes les personnes que j’y ai rencontrées très hospitalières, très ouvertes ...

    Certaines ont même pris le temps de m’expliquer ( à moi le métro ) un peur de leur histoire, qui n’est ni plus ni moins que celle d’une colonisation ...

    Alors, que le feu prenne d’abord dans ces iles lointaines n’est pas anodin : exploités deux fois, en tant que salariés d’abord et de citoyens d’un Département d’Outre-mer ensuite) , par des castes, des entreprises que l’état Sarkozyste et Centraliste ne cesse de favoriser, renflouer, ....

    Tous ensembles, Tous ensembles ...

  • brian
    brian
    inactif
    • Posté à 12h01 le 10/02/2009
    • Internaute 54342
      inactif

    Ils ont raison la greve genrerales est le seul pouvoir des citoyens.
    Ces patron demandes des exonération de charge et il pourtant ils sont riches comme des crimminels de guerre leurs cupidité leurs egoisme, il sont des esclavagiste moderme idem en france ces pareil.

    Leur but des patrons fouetté les salarié par le credit la vie chere qui a remplacé les coups de fouet c’est si pratique.

    on peut tous en tant que citoyens les matté ces patron crimminel en france et outre mers, il n’y a plus d’emploi ceux des esclaves en chine en inde en afrique dans les pays sont develloppé a chaque fois que vous acheté un produit de marque fabriqué dans ces pays vous etez esclavagiste
    et vous etez criminel, nous sommes tous responasable c’est a nous de changer les choses etre fraternel.

  • Andromaque972
    Andromaque972
    Enseignante
    • Posté à 19h36 le 10/02/2009
    • Expert 69540
      Enseignante

    Je souhaiterais répondre à :

    « 10 heures. A Rivière Salée, j’ai réussi à faire des courses à Leader Price, dévalisé, notamment par les blancs -les touristes ? »

    J’étais moi aussi au Leader Price ce samedi-là, à la même heure. Or je n’ai pas remarqué que la cliente soit majoritairement blanche, bien au contraire ! Cette rectification mise à part, pourquoi faire une ségration dans vos propos (les blancs/les noirs) ? N’est-ce pas donner une fausse orientation à ce mouvement et alimenter les tensions ? Ce mouvement nous concerne tous et les métropolitains sont solidaires !