Tom Roud est un de nos internautes, expatrié à New York, où il termine un « post-doc » après une thèse consacrée à l'interface physique-biologie. Il nous a proposé ce texte sur l'envers du décor de ce « modèle américain » cher à Nicolas Sarkozy.
En France, où les deux discours présidentiels du 18 janvier 2007 et du 22 janvier 2009 ont hérissé la communauté scientifique, la mobilisation se poursuit, avec une journée de manifestations ce jeudi et des facs qui maintiennent le blocus.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé le 22 janvier sa vision de la recherche, souhaitant en bref se rapprocher d'un mode de financement à l'américaine. Mais comment ce financement a-t-il évolué, et quel fut son impact réel sur la science ? Geoffrey W Smith a donné ses réponses lors d'une conférence à l'université Rockefeller à New York en décembre dernier.
1945-1980 : La République des sciences
Après la Seconde Guerre mondiale, les progrès scientifiques s'accélèrent. L'agenda scientifique US de l'époque est résumé par Vannevar Bush, conseiller scientifique de Roosevelt, dans un texte intitulé « Science, the endless frontier » :
« Les découvertes entraînant les progrès médicaux ont souvent pour origine des domaines obscurs ou inattendus, et il est certain qu'il en sera de même à l'avenir. Il est très probable que les progrès dans le traitement des maladies (…) seront le résultat d'avancées fondamentales dans des sujets sans rapport avec ces maladies, et peut-être même d'une façon totalement inattendue pour le chercheur spécialiste. »
Bush préconise le financement de tous les domaines de la recherche fondamentale. Les investissements publics sont donc massifs : pendant toute cette période, la croissance absolue par an des investissements publics dépasse celle des investissements privés dans la recherche biomédicale.
Smith baptise cette période la République des sciences, du nom d'un article de Michael Polanyi, « The Republic of Science », dans laquelle nombre de scientifiques français se reconnaîtront à n'en pas douter…
1980 : La naissance de l'Empire
Tout change en 1980 à la suite de l'élection de Reagan. L'administration américaine estime que la recherche est trop tournée vers le fondamental et coûte trop d'argent public.
Le gouvernement met alors en place un agenda de privatisation de la recherche. L'un des exemples en est le Bayh-Dole Act en 1980 qui donne aux universités et aux petites entreprises le droit de déposer en leur nom propre des brevets pour des recherches faites avec des fonds publics.
En parallèle, la jurisprudence sur la propriété intellectuelle évolue, notamment après le cas Diamond vs Chakrabarty, autorisant le brevetage du vivant.
Ces différents changements amènent à l'émergence de ce que Smith a appelé le régime de la technologie, avec la domination des sciences appliquées, plus rentables.
L'impact de cette série de textes a été incroyable : en 20 ans, le nombre annuel de brevets a été multiplié par dix, plus de 4 000 entreprises de biotechnologies voient le jour, pour la première fois, les dépenses de R&D d'origine privées grimpent plus vite que les dépenses d'origine publique…
2008 : Le complexe académico-financier
Aujourd'hui, c'est l'empire de la technologie qui domine la recherche scientifique. Un empire qui marche sur la tête.
Pour faire simple, les entreprises font dorénavant leur recherche et développement dans les universités, elles-mêmes financées essentiellement par les fonds publics. On en est au point où les entreprises envoient des employés chapeauter les recherches à l'université.
Les fonds publics sont aujourd'hui en priorité alloués à des recherches appliquées. Mais ce système n'a pas de sens économiquement. Smith donne comme exemple la recherche sur les cellules souches : lorsque Bush a coupé les vivres, de nombreuses compagnies privées se sont substituées à l'état pour financer ces recherches juteuses. Pourquoi alors financer des labos qui trouveraient de toute façon de l'argent dans le privé ?
En parallèle, les problèmes se multiplient : Nature a par exemple publié en 2005 une enquête sur la fraude scientifique, dans laquelle on apprend notamment que 16% des scientifiques interrogés ont déjà changé les méthodologies ou les résultats de leur recherche sous la pression de leur pourvoyeur de fonds.
Mais les chiffres sont là, le système est efficace, non ? En réalité, Smith pense que les entreprises ont surtout prospéré sur des découvertes fondamentales anciennes ; les applications prennent du temps… Pensez que Vannevar Bush dont je parle plus haut est considéré comme un père de l'hypertexte, à la base d'internet !
Pour Smith, la science n'est pas la technologie. Le gouvernement doit se contenter de financer les recherches non rentables (fondamental public) ; les recherches rentables doivent être financées par le libre marché et les entreprises (technologie, applications privées). La science est, économiquement, un bien public qui n'a pas à être rentable.
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De Veum
doctorant | 11H47 | 05/02/2009 |
Sarkozy ment sur la recherche française :
En résumé :
-la recherche française est 5 ème mondiale en publication, pour le 18ème budget mondial !
-L'université française est classée 6ème au classement de Shangai par pays, contre un financement au 16ème rang mondial !
-Le budget de la recherche publique a baissé de 1993 à 1997, augmenté de 1997 à 2002, puis baissé de nouveau depuis. Pas idéologique le budget de la recherche ?
à Veum
De pablico
12H49 | 05/02/2009 |
quelqu'un qui fait des brèves de comptoir, et des commentaires et décisions très logiques souvent dignes du café du commerce, peut-il comprendre la science en terme recherche fondamentale, dans le noir, le hasard le plus complet ?
oui, on en a connu, mais pas tous…il ne faut pas être aussi terre à terre, et vouloir les résultats à court terme, voir immédiats.
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 12H20 | 05/02/2009 |
Au lieu de venir nous servir une bouillie antilibérale indigeste, on voudrait bien savoir combien coûtent au contribuable les chercheurs-fonctionnaires. Cet article voudrait nous faire croire que la Recherche est « désintéressée », alors qu'elle coûte très cher au citoyen-contribuable. Alors, assez de victimisation auto-compassionnelle ! Assez d'auto-sanctification oblative ! J'ai lu quelque part que Marie Curie, qui, elle, a « trouvé » et n'a jamais fait grève, travaillait dans un vieux garage non chauffée et que c'est là qu'elle a découvert le radium !
à désinscrit à sa demande
De chrisreal
Prof Université | 12H29 | 05/02/2009 |
bonjour
contrairement à votre écrit, cet article est juste à 100% et totalement non polémique mais factuel…seul le titre est ambigu car la recherche en science a toujours été rentable…même Nobel, puis Wilbrand, doivent leurs découverte respectivement de la dynamite et du TNT aux travaux de Sobrero humble scientifique qui travaillait sur……….l'angine de poitrine ! ! ! étonnant non ? ? ?
Chris
à désinscrit à sa demande
De Veum
doctorant | 13H29 | 05/02/2009 |
Marie Curie travaillait à l'ESPCI, école d'ingénieur parisienne. Certes l'une des salles où elle travaillait était dans un état pitoyable, mais il ne faut pas exagérer non plus.
Quant au financement de la recherche publique, elle coute 0.38% du PIB en 2006, soit le 18ème financement mondial. Vous êtes vraiment pire que votre maitre…
à Veum
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 14H00 | 05/02/2009 |
C'est faux : je dispose de plusieurs biographies de ce grand savant ( qui trouvait, elle ) et on peut y voir la photo de ce garage minable dans lequel elle menait ses recherches.
à désinscrit à sa demande
De déluge
menuisier | 14H15 | 05/02/2009 |
0,38% on te dit.
Par ailleurs :
à déluge
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 14H24 | 05/02/2009 |
Je regrette, ce n'est pas cette photo. Et puis je ne vois pas pour un pays l'intérêt d'avoir des chercheurs-fonctionnaires, assurés d'être bien payés jusqu'à la fin de leurs jours, même si leurs « recherches » sont vaines et stériles. Quant aux 0,38%, cela représente des sommes HENAURMES, ne vous en déplaise !
à désinscrit à sa demande
De watashi_baka
... | 15H26 | 05/02/2009 |
Alors comme ça les chercheurs sont bien payé,
Pour mémoire le salaire d'un chercheur
Va du SMIC pour un doctorant a un maximum autour de 6000/mois pour les Professeur d'université hors classes ( Grade que peu de gens atteignent la majorité ne dépassera jamais les 3500) je vous laisse allez consulter les grilles de Salaires sur le site du Ministère si vous en doutez
Le moindre petit ingénieur du privé peut esperer gagner plus, et je ne parle même pas des bonus que recoivent trader et commerciaux.
Sur le statut de fonctionnaire vous devriez vous renseigner sur le système de tenure chez les anglo saxon c'est pire que le fonctionnariat car les professeurs ne sont même pas pousser a prendre leurs retraite
Je vous pose maintenant la question qu'est ce qu'une recherche vaine et stérile
Prenons 2 exemples concret, au début du XXe siecle des phénomène nouveaux apparaissait au yeux des physicens, citons par exemple le LASER et la supra-conductivité
-Le LASER est resté longtemps un jouet de labo histoire de vérifié si les prédictions théorique d'un certain Albert Einstein était vraie, personne n'aurait oser parier un kopec dessus et pourtant imaginez le monde d'aujourd'hui sans LASER (En fait si un bon point vous ne seriez pas en train de troller sur rue89 car ce site n'existerait pas)
-Au contraire les industriel on tout de suite vu l'intéret de la supra conductivité pourtant des supra conducteur qui fonctionne en dehors d'une paillaisse de labo j'en ai jamais vu.
On peut citer des milliers d'autre exemple Bref prédire ce qui va trouver une application et ce qui ne va pas en trouver une est impossible.
On peut aussi parler du CERN ayant besoin d'un réseaux pour échanger des infos invente le web, ou des zoologue qui trouvent des plantes inconnue en foret amazonienne qui produise des molécule qui plaise aux pharmaciens…
à désinscrit à sa demande
De NonooStar
Informaticien | 15H38 | 05/02/2009 |
Parce que c'est tout le principe de la recherche fondamentale de ne pas pouvoir prévoir à l'avance de la réussite ou non des recherches.
Mais je suppose que vous trouvez révoltant que Princeton ait payé Andrew Wiles pensait les sept années où il travaillait sur la démonstration du Dernier Théorème de Fermat alors que durant toute cette période il n'a strictement rien publié, se concentrant uniquement sur ses recherches.
Et si vous vous demandez quelle peut être l'utilité de démontrer au XXe siècle une conjecture du XVIIe siècle, en vous renseignant un peu, vous apprendrez que la démonstration de la conjecture de Shimura-Taniyama-Weil (liant courbes elliptiques et formes modulaires et ayant pour corollaire le théorème de Fermat) qu'a conçu Wiles a permis d'ouvrir d'immenses champs dans l'étude des courbes elliptiques qui sont entre autre utilisées dans les techniques les plus avancées de cryptographies.
Un conjecture lancée au XVIIe siècle et qui permet le développement des techniques de cryptage parmi les plus complexes… Quel industriel y aurait crû ?
à désinscrit à sa demande
De déluge
menuisier | 16H49 | 05/02/2009 |
0,38 % du PIB (+/- 1800 milliards) font 7,22 milliards d'euros.
Combien nous coute la légendaire efficacité du secteur privé de la finance qui ne cherche qu'une seule chose, spolier les masses pour le profit d'une infime minorité de racaille parasite ?
Pour la photo que tu cherches il doit s'agir de celle où l'on voit les tas de minerais brut duquel sera extrait le radium, à ne pas confondre avec le labo dont j'ai mis la photo.
à déluge
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 03H00 | 06/02/2009 |
bonsoir,
Et pour conclure, les joliot curie, on payait tres cher de leur santé les recherches essentielles qu ils ont fait sur de simple pierre au départ qui les ont conduit à la radio activité par la suite ….
les investissements de l'époque ont été effectué sur des réussites et des découvertes progréssives.
Aujourd'hui on a rien ! ni de progréssif ni autres !
ils n'avaient pas grand choses pour étudier, ils ont fabriqués eux memes leur propres matériel d'étude, leurs outils !
aujourd'hui ils ont du dernier cris heiteck, et en veulent toujours plus et plus couteux biensur pour les résultats minables !
quand au professorat de l'époque c'était leur seule ressource, et il était trés difficile d'obtenir une place ! et dèjà à l'époque ils étaient pas forcement payés trés chers !
surtout quand on a une famille à nourrir !
c'est gens là restent exeptionnels inégalables exemplaires, non seulement pour les travaux qu ils ont effectués, les découvertes, mais aussi par leur comportement.
Et il reste bien domage qu'en 45 d'autre chercheur en soit arrivé à faire de leur découverte une bombe atomique ! parcequ'il ny avait pas d'autre moyen !
voilà le problème de la recherche, c'est de toute façon ce qu'on en fait qui reste dangereux !
à désinscrit à sa demande
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 16H55 | 05/02/2009 |
Pire, Tagada.
Ton altesse a proposé, aïe caramba, 3 % du PIB d'ici 2012.
Une belle carotte manipulée… qu'il n'a pas su bien faire pousser… trop sucrée, trop vite, son avenir est un pourrissement-né.
Il avait participé en 1993 au taillage des budgets de la recherche pendant que quasiment tous les autres pays européens prenaient le chemin inverse. La Grande Bretagne et les Pays-Bas étaient les seuls à plonger avec nous. En 2002, pour son retour au pouvoir, rebelotte ! Toutes les courbes le montre
Et l'ami lys de notre altesse continue à avaler les mensonges et autres impostures toujours plus indécentes de son mait » bonhomme…
à désinscrit à sa demande
De yomgui
22H46 | 05/02/2009 |
- dans l'ensemble les chercheurs français trouvent, comme le montre leur bon classement mondial, basé sur leurs publications.
- les 7 à 8 milliards qu'ils coutent à l'état sont à mettre en regard des 65 milliards d'aides publiques accordées aux entreprises, petites et grosses - voire très grosses, et à qui on ne demande pas autant de comptes et de résultats (rapport de l'Inspection Générale des Finances de décembre 2006).
à yomgui
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 03H07 | 06/02/2009 |
bonsoir,
Les entrepreneurs petits ou gros font vivre des familles entières par le travail, vos chercheurs ne font vivre personnes !
Ils sont meme pas foutu de trouver un remède au cancer !
parcontre pour le clonage, les engrais ; la chimie, là y a foule !
Et ça fais crever des tas de gens !
à ganima
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 11H05 | 06/02/2009 |
Superbe !
De la haute teneur en sociologie, votre commentaire.
Ce système de malheur des objectifs marketing, édictés lui par des objectifs financiers, eux-mêmes manipulés politiquement par des chiffres faux, est un coup de poignard fatal pour la Recherche. Et on nous parle de clinquants laboratoires, dit « indépendant » ou « professionnel » car « privé » : tout dans le paraître, encore une fois…
Cela révèle un tabou de la droite parlementaire : la recherche, au sein de l'organigramme public, est, et restera pour un long moment, plus indépendante que celle du secteur privé. Évidemment qu'elle est moins « performante » ! au sens que vous lui donnez, celui du « toujours plus vite ».
Je n'ose imaginer, avec un tel système, la propagation du syndrome de la « pénicilline de cochon » des années 70 ! Surtout quand on aborde les thèmes du « clonage et des engrais chimiques » et je rajouterai pour être plus précis, de la recherche génétique sur le vivant : attention au débat de merde à l'assemblée quand on sait que not » bon roi n'y connait queude, et qu'il se permet quand même de l'ouvrir et d'agir en conséquence (cf. ses propos de campagne, la chaire Bauer et la délinquance « génétique ») !
Le vrai débat pour la Recherche est là.
Pas dans un exercice de comptable de toute façon trafiqué.
C'est honteux.
à ganima
De yomgui
15H14 | 06/02/2009 |
L'argent dépensé pour la recherche fait vivre autant de monde que s'il s'agissait d'un entrepreneur : Il sert à embaucher des techniciens, à acheter du matériel, et se redistribue dans le système, pareil que pour n'importe quelle boite privée.
Après on peut se demander si c'est utile et si ça créé de la valeur- ou mieux de la richesse.
Ya des cas faciles à trancher, comme par exemple l'industrie du luxe, qui par définition de sert à rien (mais ça choque personne, on dirait).
Pour la recherche, évaluer l'utilité est difficile. Par exemple : la physique quantique, qui passait pour une lubie théorique il y a un siècle, était indispensable pour aboutir à l'électronique et l'informatique moderne, sur laquelle repose plus de la moitié du PIB mondial…
Mais cette évaluation existe, et je peux vous assurer que l'état est très regardant sur le bon usage de son investissement en recherche.
Notez que « le clonage, les engrais », c'est justement de la recherche industrielle. Et c'est pas forcément un progrès, je suis d'accord.
La recherche contre le cancer, c'est à la fois du fondamental et de l'appliqué, et même si l'immortalité n'est pas pour demain, je vous assure que votre espérance de vie face au cancer est bien meilleure qu'il y a 20 ou 30 ans.
Mais si vous pensez que ça ne sert à rien….
à désinscrit à sa demande
De Samael
Full Metal Jacket | 14H06 | 05/02/2009 |
C'est peut-être pour ça que marie curie est morte prématurément !
à désinscrit à sa demande
De jissé
Ingé retraité | 16H11 | 05/02/2009 |
C'est vrai que Marie Curie, travailleuse immigrée, le faisait dans de pénibles conditions.
Mais vous, torero en chambre, le Q devant l'ordi pratiquement H24 et 7/7, qu'avez-vous découvert ?
NADA !
Jissé
à jissé
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 03H13 | 06/02/2009 |
bonsoir,
au moins il nous trouvera pas un virus ébola ou autres saloperies du genre !
à désinscrit à sa demande
De admirateur
17H18 | 05/02/2009 |
La plombière polonaise….
à admirateur
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 03H20 | 06/02/2009 |
bonsoir,
Ta plombière polonaise comme tu dis, pendant la guerre elle c'est pas tirée chez les américains pour nous pondre une saloperie immonde, qui probablement à l'origine du troue de la couche d'ozone, mais elle ramassait les bléssés sur le front avec les premières ambulances équipés de radioscopie pour pourvoir mieux les soigner !
tu peux dire merci madame curie, ça t'ecorchera pas la bouche !
à désinscrit à sa demande
De shériffémoipeur
citoyen | 17H55 | 05/02/2009 |
Marie Curie n'a jamais fait grève ! Alors vous avez raison, les enseignants ne devraient pas faire grève et devenir tous des Marie Curie. Merci de cet éclairage. Vous ouvrez la voie à une nouvelle pensée française, puissante et salutaire.
à désinscrit à sa demande
De muy
17H55 | 05/02/2009 |
Vous m'avez l'air d'être un sacré guignol d'entrepreneur, vous ! ! Tous les jours, à toute heure, on peut lire votre rhétorique à la …, sur tous les sujets d'ailleurs !
Faudrait peut-être penser à bosser au lieu de pérorer sur tout et n'importe quoi ! !
El muy
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 13H11 | 05/02/2009 |
Bravo ! Il faut en finir avec cette « inculture du résultat » qui fait des ravages dans tous les domaines où l'évaluation ne peut se résumer à des statistiques : éducation, recherche, culture… et où ce mélange de « culture d'entreprise » et de « technocratie » est complètement contreproductif : on finit par passer plus de temps à évaluer et compter qu'à faire !
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 13H11 | 05/02/2009 |
J'oubliais : c'est tout le sens de L'appel des appels :
www.appeldesappels.org
De Jack Sullivan
en boule | 13H53 | 05/02/2009 |
Le titre de l'article est maladroit : la recherche, toute recherche, *est* rentable (puisqu'elle vise au minimum à une augmentation des connaissances disponibles sur un sujet), sauf qu'il n'est pas forcément possible de déterminer a priori à quelle échéance se fera le retour d'investissement, ni quelle forme celui-ci prendra, puisque cela dépend de nombreux paramètres (la discipline étudiée, le sujet, la compétition internationale à ce niveau, les possibilités de transferts technologiques ou pédagogiques….liste non exhaustive). Cela, du reste, est bien expliqué par l'auteur.
Et c'est là tout le problème à l'heure actuelle, puisqu'on nous demande de nous soumettre à des évaluations standardisées qui ne tiennent pas ou peu compte des particularités des différents champs de la recherche, et qui, en se concentrant sur les retombées à court terme, rejettent de facto tout ce qui demande du temps avant de porter ses fruits. A tel point que les financements sont accordés par l'ANR uniquement à des projets qui génèrent *déjà* des résultats….
La recherche, pour moi, c'est transformer l'inconnu en connu, c'est explorer. A quoi ressemble selon vous une recherche à qui l'on demande de savoir à l'avance, de manière quantifiable et prévisible, ce qu'elle va trouver ?
à Jack Sullivan
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 14H02 | 05/02/2009 |
Bonne mise au point qui à son tour en mérite une autre, à savoir qu'il y a peu de recherches qui aboutissent à quelque chose. La plupart sont stériles.
à désinscrit à sa demande
De Samael
Full Metal Jacket | 14H09 | 05/02/2009 |
C'est pour cela qu'il faut arrêter absolument toute recherche puisqu'il y a des gens qui ne trouvent rien… tant pis pour les futurs découvertes possibles, les chercheurs n'auront qu'à travailler bénévolement.
à désinscrit à sa demande
De Jack Sullivan
en boule | 14H27 | 05/02/2009 |
D'après le Vatican, c'est parce que je fais trop pipi après avoir pris ma pilule.
Mais il y a de l'espoir, après tout tu as bien réussi à *trouver* ton clavier. Bon, tu t'en sers pour recycler ad libitum la même citation de De Gaulle dès qu'il s'agit de recherche (pourquoi ce sujet alors que tu t'y connais autant que moi en ébénisterie ? quelle frustration mal digérée se cache derrière tes propos ineptes ? ), mais patience, la prochaine fois tu *trouveras* peut-être le moyen de mettre en marche ton cerveau en même temps…