04/02/2009 à 18h16

Mélenchon : « Le front de gauche doit faire changer de cap le PS »




Jean-Luc Mélenchon à Rue89 le 4 février 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).



Le sénateur Jean-Luc Mélenchon avec le journaliste Julien Martin à Rue89 le 4 février 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).

Rapports avec le NPA d'Olivier Besancenot, relations avec ses anciens collègues socialistes, avenir de la contestation de Sarkozy, affaires Kouchner et Dray, défiance des citoyen vis-à vis de la politique… le sénateur Jean-Luc Mélenchon, fondateur en novembre 2008 du Parti de gauche, a répondu ce mercredi aux questions des riverains de Rue89.

Après le tchat



Le tchat

Jean-Luc Mélenchon présente son nouveau parti (MS).

Avant le tchat

« Pour nous, ça suffit comme ça ! » C'est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon a claqué la porte du Parti socialiste, le 7 novembre dernier, au lendemain du vote sur les motions. Motif : « Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. » Lui voulait du changement. Alors il a lancé dans la foulée son propre parti, aussi sobrement que clairement intitulé Parti de gauche.

Le coup était préparé depuis une semaine, l'adresse du site Internet déjà réservée quelques jours auparavant. Tout était prêt pour réaliser enfin un projet déjà ancien : bâtir une formation politique à l'image de Die Linke, en Allemagne, et constituer un front commun des forces de gauche aux élections européennes, en juin prochain.


Tout s'est ensuite rapidement enchainé. Plusieurs conférences de presse et un meeting de lancement dès le 29 novembre, en présence d'Oskar Lafontaine, qui, avec Lothar Bisky, préside justement Die Linke.

Au programme, la constitution de ce nouveau parti qui veut être un « parti de gouvernement », « résolument républicain », « défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l'intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique ».

Un front de gauche aux européennes ?

Au-delà du contenu, les alliances prennent également forme. Jusqu'ici au Parti socialiste, le mouvement Utopia a rejoint le sénateur et son compère, le député Marc Dolez. Et un groupe chargé d'écrire un projet « alternatif pour une Europe de progrès » a été mis en place en coordination avec le Parti communiste français.

Reste une marche à gravir, et non la moindre : se rapprocher du NPA d'Olivier Besancenot, comme du MRC de Jean-Pierre Chevènement, des Alternatifs et de LO, toujours en vue des européennes. Jean-Luc Mélenchon leur a encore fait un appel du pied le week-end dernier, à l'occasion du congrès fondateur du Parti de gauche :

« Camarades, nous vous tendons la main sans conditions, sans préalable, ne la rejetez pas ! »

Son regard sur le PS et de la politique gouvernementale, ses projets pour le PG et pour l'Europe, ses convergences et divergences avec les autres forces de la gauche, ses solutions pour sortir de la crise actuelle... Posez dès à présent vos questions dans les commentaires à Jean-Luc Mélenchon, qui sera en tchat sur Rue89, ce mercredi à 16h30.

A lire aussi sur Rue89
Le blog Crochet gauche, de Christiane Chombeau

Ailleurs sur le Web
Le site du Parti de gauche

Photos : Le sénateur Jean-Luc Mélanchon à Rue89 le 4 février 2009. Jean-Luc Mélenchon et Julien Martin (Audrey Cerdan/Rue89). Jean-Luc Mélenchon présente son nouveau parti (MS).

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  • Zibel
    Zibel
    (inquiète depuis le 6 mai 2007)
    • Posté à 22h22 le 04/02/2009
    • Internaute
      (inquiète depuis le 6 mai 2007)

    Moi j'aime beaucoup... bien qu'il semble un peu moins « abordable », il a autant de charisme que Olive (Besancenot), et un peu plus de bouteille... Sur les idées rien à redire.

    Simplement, je le sens encore très attaché au PS, et on devine que sa dissidence a pour seul but de réveiller le « géant » socialiste, peut-être pour pouvoir retourner dans son giron.

    Malgré cela, j'espère que le Npa va « monter au front » de Gauche, au moins pour les Européennes parce que l'enjeu est de taille, et qu'il est temps de reprendre la main.
    Après on verra... hein ? Olivier ? Dis oui ! ?

  • Airinys
    • Posté à 20h44 le 05/02/2009
    • Internaute

    Ce que je regrette profondément dans l'initiative de Méluche, c'est qu'il semble agir par instinct, et qu'il ne donne pas l'impression de dépasser cela.

    Son point de départ ce ne sont pas des principes philosophiques ou idéologiques, mais un ensemble de dogmes du socialisme. En ce sens, son départ du PS ressemble plus à un schisme entre orthodoxes et modernes, l'orthodoxie allant à Mélenchon.

    Je crois qu'il existe une place pour lui et son nouveau mouvement, à la condition qu'il redéfinisse ce qu'est la Gauche, avant de dire ce qu'elle ne devrait pas faire, et où, relativement à qui, son parti se positionne.

    Si le Parti de Gauche crée une nouvelle impulsion, sait créer les conditions de la fertilité doctrinale, il pourra infléchir la course du PS, sinon non.