Vos réactions 03/02/2009 à 16h43

Etudiants et enseignants : « Nous devons réagir ensemble »

seb80 | Etudiant en sociologie

« Oui, votre action est légale et légitime. Elle est même nécessaire ! », répond un riverain, étudiant en sociologie, à Nicolas Guillet, maître de conférences en droit au Havre, qui défendait la mobilisation enseignante et le gèle des notes. Tout en exhortant les étudiants à se mobiliser aux côtés des enseignants-chercheurs, en grève à partir de ce lundi 2 février.

Oui, votre action est légale et légitime. Elle est même nécessaire ! Mais les étudiants doivent aussi avoir conscience des impacts à court et à long terme des réformes mises en place par le gouvernement.

Il ne s’agit pas pour les étudiants de subir ou de soutenir ce mouvement mais d’en être acteur, et ce au côté des enseignants et des personnels de l’université.

Les enjeux de cette mobilisation sont cruciaux. Il s’agit de ne pas laisser s’instaurer un enseignement à deux vitesses. Car c’est cela qu’instaure la LRU !

Si comme le précisent certains commentaires, il est nécessaire d’avoir un enseignement de qualité, cet enseignement doit être le même pour tous les étudiants et pas seulement pour ceux qui auront la chance (et les moyens) d’étudier dans des pôles d’excellence, tandis que les autres iront dans des « facs poubelles » : de vagues collèges universitaires ne proposant plus que des formations professionnalisantes et s’arrêtant à la licence.

La recherche, le privilège de quelques-uns

Outre les universités, les enseignants sont eux aussi mis en concurrence. La sanction pour les moins performants d’entre eux est l’augmentation des heures d’enseignement -belle conception de l’enseignement Madame Pécresse !

Et la recherche devient le privilège de quelques-uns, privés d’étudiants à qui transmettre les dernières avancées dans leurs domaines respectifs.

La conséquence pour nos diplômes ? Une valeur inégale en offre et en qualité. La démocratisation de l’université n’a jamais été assumée (ni voulue) par les différents gouvernements qui n’ont jamais mis les moyens financiers et humains pour permettre à tous de réussir.

Or, si l’université que nous voulons est une université pour tous et de qualité pour tous, c’est l’exact opposé du modèle qui nous est imposé aujourd’hui.

La réforme concerne tout le monde

Le mouvement n’est pas uniquement celui des enseignants-chercheurs. Par exemple, à Amiens, étudiants, personnels et professeurs se mobilisent depuis quelques semaines afin d’obtenir, tous ensemble, la suppression de ces réformes.

Assemblées générales, interpellations des élus lors des conseils d’administration, grèves de certains départements depuis plusieurs semaines, refus de transmettre les notes, occupation nocturne des bâtiments pour la préparation des manifestations : les modes d’actions sont nombreux et déjà mis en œuvre dans de nombreuses universités.

Ces réformes concernent tous les étudiants, tous les enseignants, toutes les universités. C’est donc ensemble que nous devons réagir, nous organiser, et faire cesser ces attaques !

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  • demilune
    • Posté à 17h00 le 03/02/2009
    • Internaute 22444

    Parfaitement d’accord ! Le mouvement doit réunir l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chargés de TD, personnels administratif, iatoss, étudiants, vacataires,...)

    Valérie Pecresse à clairement dit hier qu’elle n’abandonnera pas cette réforme car elle « va dans le bon sens pour les universités » et que « les universitaires ont mal lus le décret qui leurs offrent des garanties en ce qui concerne les heures d’enseignement et la recherche ».

    Elle ne veut rien lâcher, nous n’ont plus nous ne devons rien lâcher. Nous devons faire un front unique. Cette réforme est purement et simplement inacceptable !

  • dob
    dob
    • Posté à 17h05 le 03/02/2009
    • Internaute 40886

    L’égalité par la médiocrité. Bel idéal mais ce n’est pas le mien. Des universités à plusieurs vitesses, peut-être, mais si certaines d’entres elles sont plus compétentes ça vaut le coup, car pour tirer ce pays de la merde il nous faut des têtes et plutôt des bonnes.

    Bien sûr, le système scolaire doit offrir l’égalité des chances, mais c’est plus le rôle du primaire et du secondaire, à partir d’un moment il faut dégager et former une élite (élite fondée sur les capacités et pas sur la naissance, comprenons nous) pour entraîner la société. Et cette élite, c’est celle qui a tellement soif de savoir, qui a de telles capacité qu’elle convaincra les meilleures universités de les prendre.

    • tox
      tox répond à dob
      http://www.dessins-tox.com
      • Posté à 17h28 le 03/02/2009
      • Internaute 10208
        http://www.dessins-tox.com

      Les universités prestigieuses existent en Europe, à Londres, Paris ou Berlin notamment.
      Mais qui a les moyens de se loger dans les capitales européennes ? ... Toujours les mêmes ! ils ont eu un plan de relance pour eux seuls de 15 milliards d’ailleurs (paquet fiscal)
      De très bons élèves sont et seront encore plus sur le carreau et sur des bases sociales, Demain sera pire qu’aujourd’hui, si on laisse faire, et c’est rien de le dire.
      Et de plus la réalité de la mixité sociale permettrait à vos belles élites de comprendre un peu mieux le monde qui les entoure .... si toutefois elles passaient par l’université.

    • karlM
      karlM répond à dob
      Précaire
      • Posté à 21h41 le 03/02/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      a daubé
      Réforme de l’Université : le prix Nobel Albert Fert évoque une situation explosive
      Le prix Nobel de physique Albert Fert et trois de ses collègues ont signé une tribune qui dénonce le projet de réforme de l’enseignement supérieur. Les auteurs, consultés par le ministère, écrivent qu’ils n’ont pas été écoutés. Ils jugent la réforme mal pensée, incohérente et la situation extrêmement préoccupante.

      un qui pense !

    • Marx_attracts
      Marx_attracts répond à dob
      Intermittent de la recherche
      • Posté à 22h04 le 03/02/2009
      • Internaute 67086
        Intermittent de la recherche

      « (...) pour tirer ce pays de la merde il nous faut des têtes et plutôt des bonnes (...) ».

      Le gouvernement ne pense pas que la recherche (bonne ou mauvaise) sortira le pays de la merde. La France investit 2.12% de son PIB dans la recherche, ce chiffre baisse depuis 2003, alors que l’objectif était de 3% en 2010 (conférence de Lisbonne et promesse de N. Sarkozy durant sa campagne aux présidentielles de 2007).

      Pour tout ce qui ne touche par à la recherche, on ne fait pas appel aux têtes qui sortent de l’université.

      Avec une telle démarche et si il est question de sortir le pays de la merde, autant que le gouvernement arrête officiellement la recherche publique. Il y trouvera quelques milliards à investir ailleurs.

  • désinscrit à sa demande
    • Posté à 17h31 le 03/02/2009
    • Internaute 65988
      Entrepreneur

    Encore un étudiant en sociologie ! Mais on ne voit que ça, ils envahissent les media, tous ces grands-prêtres de la sociologie, ces nouveaux Diafoirus , ils inondent les plateaux de télévision de leur présence importune, venant dire aux manants que nous sommes ce qu’ils doivent penser pour être dans la ligne sociologique correcte, toujours de gauche, d’ailleurs. Dans le catéchisme de la sociologie, hors de la gauche, il n’y a pas de salut.

    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à désinscrit à sa demande
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 17h50 le 03/02/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      « ils inondent les plateaux de télévision de leur présence importune, venant dire aux manants que nous sommes ce qu’ils doivent penser pour être dans la ligne sociologique correcte, toujours de gauche, d’ailleurs. “

      dis donc guin guin, on n’a pas la même télé alors ?

    • heleor
      heleor répond à désinscrit à sa demande
      artiste
      • Posté à 17h50 le 03/02/2009
      • Internaute 59226
        artiste

      oh oh LUIS
      tu es magnifique
      tu dois être grand, fort, intelligent, tu es une bête
      tu dois être un killer dans ton boulot d’entremetteur euh d’entrepreneur
      oups
      allez aurevoir sarkozien
      la crise tu vas bientot l’avoir devant ta porte et il s’appellera huissier de justice
      et là tu verras ce que c’est d’être considéré comme une mdr
      ta petite auto ta baraque etc etc seront vendu aux enchères
      et là tu diras encore merci petit nabot leon
      car tu ne sais dire que ça,
      dû d’un manque total de jugement et de sens critique.

      • désinscrit à sa demande
        désinscrit à sa demande répond à heleor
        Entrepreneur
        • Posté à 19h58 le 03/02/2009
        • Internaute 65988
          Entrepreneur

        Il ne faut jamais se réjouir du malheur des autres et surtout ne jamais souhaiter du malheur à autrui. Beaucoup de gens vont souffrir de la crise. Mais il ne faut pas réagir de manière infantile, en enfants gâtés, en assistés. On doit se serrer les coudes, tu crois pas ?

         
        • General Subverciòn
          General Subverciòn répond à désinscrit à sa demande
          viva Makhnovchtchina
          • Posté à 20h56 le 03/02/2009
          • Internaute 47117
            viva Makhnovchtchina

          « Il ne faut jamais se réjouir du malheur des autres et surtout ne jamais souhaiter du malheur à autrui »...
          déjà rien que ta présence sur le site nuit à autrui...ce devraient être des paroles écrites par quelqu’un qui ne s’en prend jamais aux autres,et c’est loin d’être ton cas...
          En outre,c’est normal de se faire conspuer quand on ne se sert pas de son cerveau vu que c’est Dieu qui pense à ta place...t’as refoulé plein de chose mais l’huissier de justice,celui là,t’auras du mal...et se jour là on se foutra encore plus de ta gueule parce que ça t’apprendra que quand on lèche le cul des puissants,on finit par avoir l’odeur de leur étron...

        1 autres commentaires
  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 18h30 le 03/02/2009
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Juste pour dire que je suis en master 1 de biologie. Je m’étais inscrit pour consolider mon dossier d’inscription à l’IUFM. (théoriquement une licence suffisait, mais théoriquement). Mais en fait l’année prochaine je vais devoir refaire un master 1 « IUFM » cette fois. Bref je perd 1 ans de ma vie (et de côtisation retraite... vive la masterisation

    • Jyscall
      Jyscall répond à vinz13
      Parti
      • Posté à 18h34 le 03/02/2009
      • Internaute 50478
        Parti

      Parce que vous n’avez pas de passerelles pour un m2 ?
      Je croyais que c’était une contrepartie accordée pour pas que ceux encore à l’iufm cette année ne se fassent b..... .
      J’avais cru entendre ça.

      • vinz13
        vinz13 répond à Jyscall
        moine thélonieux
        • Posté à 18h38 le 03/02/2009
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        Je ne suis pas à l’IUFM, je suis encore à la fac.
        Et il y’ a du coup un gros problème avec les équivalences...

         
        • Jyscall
          Jyscall répond à vinz13
          Parti
          • Posté à 18h49 le 03/02/2009
          • Internaute 50478
            Parti

          En quelle année, si t’es en m1 capes et que tu l’azs tu seras en m2 enseignement, ça n’enlève rien au problème de la réforme à venir mais ce sera déjà ça

          • vinz13
            vinz13 répond à Jyscall
            moine thélonieux
            • Posté à 19h42 le 03/02/2009
            • Internaute 37135
              moine thélonieux

            Non, le problème est bien là. Mon dossier n’étais pas bien ficelé pour rentrer à l’IUFM. Je n’ai pas vraiment pris les bonnes options ( pour faire simple, je n’avais pratiquement pas fait de géologie, sauf en première année). Le monsieur de l’IUFM avait été clair. Il me fallait un M1 avec de la géologie dedans pour rentrer à l’IUFM. Sauf que quelques semaines plus tard, on annonce un réforme. Et depuis, c’est le flou total. Les passerelles concernent pour l’instant ceux qui sont en première année à l’IUFM (c’est à dire ceux préparant le CAPES), ce qui est normal. Des passerelles pour les étudiant en M1 sont envisagées, mais sous quelles modalités ? Moi le discours que l’on m’a tenu à l’IUFM est que TOUT les nouveaux entrants à l’IUFM rentrerons en M1.
            Depuis 1 an je vie dans une angoisse grandissante, avec le sentiment d’être pris au piège par une réforme précipité, absconse, ou se mêlent la vieille marotte de la droite d’en finir avec les IUFM, la prise en compte du niveau d’étude réellement nécessaire pour réussir le CAPES ainsi que de l’année de préparation proprement dite... Bref, des choses idiotes, des choses moins idiotes.
            Et pour moi l’inconnu

            • désinscrit à sa demande
              désinscrit à sa demande répond à vinz13
              Entrepreneur
              • Posté à 20h18 le 03/02/2009
              • Internaute 65988
                Entrepreneur

              Ayez confiance, vous y arriverez. Dans les années qui viennent , notre pays va devoir recruter bcp d’enseignants.

        3 autres commentaires
  • vero87
    • Posté à 21h16 le 03/02/2009
    • Internaute 40938

    je suis un peu éberluée de voir que toute cette carégorie de l’éducation ne se réveille que maintenant .....
    cela fait longtemps que l’université « a le feu aux fesses » si j’ose dire , mais je me souviens lors de grosses manif en 2003 avoir été mise plus bas que terre et prise pour une idiote par des profs d’université qui, lorsqu’on leur parlait de marchandisation de l’éducation, de la connaissance, nous prenaient pour des demeurés ! ! que nenni , le bastion était bien protégé et eux avec !
    ( je précise , je n’ai aucune étiquette, ne suis encartée nulle part je lis , réfléchis , analyse et l’embrigadement c vraiment pas mon truc !)
    a l’époque nous sentions un regard hautain de leur part tomber sur le menu fretin de l’éducation !
    j’ai toujours pensé que leur heure viendrait .................. pour la prise de conscience !

    je n’ai aucune pensée revencharde , je suis simplement contente qu’aujourd’hui ils crient eux aussi haut et fort et souhaite qu’ils parviennent à sauver le statut des universités , à ne pas y laisser rentrer les marchands .....qui achèteraient les générations futures !
    mais les fondations de l’education sont déjà bien attaquées , dans ces conditions que pourra-t-il advenir du haut de l’édifice ?
    cela relève d’une prise de conscience générale et de l’adhésion de tous ...........

    • Marx_attracts
      Marx_attracts répond à vero87
      Intermittent de la recherche
      • Posté à 22h19 le 03/02/2009
      • Internaute 67086
        Intermittent de la recherche

      Il crient eux aussi mais, depuis 2003, la LRU est passée (été 2007) et le début du démantèlement du CNRS est passé (été 2008). Tout cela sans mouvement massif de refus.

      La prise de conscience est donc partielle. Et tardive, il a fallu ce fameux décret et le discours du roi de France le 22/01.

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 21h28 le 03/02/2009
    • Internaute 21776

    7 février : Mobilisations dans toute la France CONTRE L’ENFERMEMENT DES ÉTRANGERS et la remise en cause des droits fondamentaux en France et en Europe
    APPEL NATIONAL DU RESF, D’UNIS CONTRE UNE IMMIGRATION JETABLE (UCIJ) et MIGREUROP

    Partout en Europe et de plus en plus souvent aux frontières de l’Europe, une logique concentrationnaire se développe pour empêcher ou freiner la circulation de ceux des migrants qui viennent chercher sur ce continent un refuge ou un avenir meilleur : les moyens pour prendre en charge ces migrants, parmi lesquels figurent de nombreuses familles avec enfants, et leur venir en aide sont diminués ou supprimés ; dans les zones d’attente, les quelques centaines de mineurs qui arrivent chaque année sont traités avec la même dureté que les adultes…

    L’adoption de la « Directive de la honte » le 18 juin 2008 fait craindre que la logique d’harmonisation par le bas qui est trop souvent celle de l’Union européenne aboutisse partout à l’allongement des temps de rétention et à l’amoindrissement des possibilités de recours.

    En France le ministère de l’immigration se glorifie d’avoir arraché à leur vie dans ce pays près de 30 000 étrangers pour les reconduire aux frontières de la métropole et autant aux frontières de l’Outre-mer (principalement de Mayotte et de la Guyane). Il ne cesse de construire de nouvelles « prisons pour étrangers », dont certaines prévoient l’accueil des mères de famille et de leurs enfants. De fait, les enfants sont de plus en plus nombreux à passer par l’angoisse et le traumatisme de l’enfermement.

    Sous prétexte de garantir l’accès à l’asile, le Règlement européen « Dublin 2 » empêche des milliers d’exilés de demander une protection dans l’UE, multipliant les « entonnoirs » et toutes sortes de camps notamment en Grèce, en Italie, en Europe orientale et dans le nord-ouest de la France, et condamnant ces exilés à des errances sans fin.

    Pire, un décret fait de la défense des étrangers un marché : Il met en cause, par un appel d’offres, l’exercice des droits fondamentaux des étrangers, en réduisant de fait les possibilités d’action des associations qui assuraient jusqu’à présent l’information et la défense des retenus dans les centres de rétention, et en remettant en cause la possibilité d’un regard d’ensemble de la société civile sur ce qui se passe à l’intérieur.

    Pourtant ces étrangers ont été privés du droit au séjour, arrêtés suite à un contrôle d’identité ou routier, interpellés au guichet d’une préfecture, appréhendés sur leur lieu de travail ou à leur domicile, qu’ils aient vécu un an ou quinze ans en France. Privés de liberté, séparés de leurs famille, leurs études interrompues pour les plus jeunes, ils partiront avec une valise et quelques euros en poche, séparés au mépris de toute humanité de leurs amis et relations et surtout de leurs proches qui survivront comme ils pourront…

    Nous ne pouvons accepter cette logique répressive qui multiplie les atteintes aux droits que la France et l’Europe se devraient de faire respecter au nom des conventions internationales qu’elles ont ratifiées, qu’il s’agisse de la liberté d’aller et venir, du droit à la protection contre les persécutions, du droit à la vie privée et familiale, du droit à la santé ou des droit des enfants.

    Nous appelons à des rassemblements et manifestations partout en France
    Le samedi 7 février

    RESF - UCIJ - MIGREUROP

    MOBILISATION PRÉVUES

    Centres de rétention

    Bordeaux (33)
    Coquelles
    Hendaye (64)
    Lille (59) (manif en ville)
    Marseille (13) : Rassemblement devant le CRA du Canet
    Metz (57) ( avec participation de Strasbourg, Nancy, Reims ) : Metz : Tous unis contre les CRA/ Rassemblement le 7.02.09
    Nantes (44)
    Nice (06)
    Nîmes (30) : Rassemblement
    Rennes (35)
    Rivesaltes (66)
    Rouen Oissel (76) (avec la participation du Havre, d’Elbeuf, d’Evreux et d’Orléans)
    Sète (34) : Journée contre les CRA soit 15 centres en province
    Vincennes
    Paris dépôt : Rassemblement et conférence de presse « Contre l’enfermement des étrangers et la remise en cause des droits fondamentaux en France et en Europe »
    Palaiseau (91)
    Bobigny
    Le Mesnil Amelot
    pour la région parisienne

    Manifestations dans d’autres villes :

    Avignon (84) : Journée nationale contre les centre de rétention administrative
    Dole (39) : Cercle de silence - Place du 8 mai - 10h
    Melun (77) : Pour la fermeture des centres de rétention : samedi 7 février à Melun
    Moulin
    Vichy (03)
    Vaucluse (84)

  • Rokse
    Rokse
    quelle nonchalance
    • Posté à 01h24 le 04/02/2009
    • Internaute 49110
      quelle nonchalance

    Si la Rue se met à publier des tracts, maintenant ...

    Vous dites :

    « La recherche, le privilège de quelques-uns

    Outre les universités, les enseignants sont eux aussi mis en concurrence. La sanction pour les moins performants d’entre eux est l’augmentation des heures d’enseignement -belle conception de l’enseignement Madame Pécresse !

    Et la recherche devient le privilège de quelques-uns, privés d’étudiants à qui transmettre les dernières avancées dans leurs domaines respectifs.

    La conséquence pour nos diplômes ? Une valeur inégale en offre et en qualité. La démocratisation de l’université n’a jamais été assumée (ni voulue) par les différents gouvernements qui n’ont jamais mis les moyens financiers et humains pour permettre à tous de réussir.

    Or, si l’université que nous voulons est une université pour tous et de qualité pour tous, c’est l’exact opposé du modèle qui nous est imposé aujourd’hui. »

    C’est plutôt ironique.
    Au milieu d’une envolée lyrique magnifiant la « transmission des savoirs », vous nous dîtes que les heures de cours supplémentaires « infligées » à vous croire aux enseignants sont une punition. C’est presque une réaction de syndicaliste. De l’intérieur, pour un prof, se voir demander d’assurer plus de cours, ça peut être une brimade. De l’autre côté, celui des étudiants, on verra peut-être apparaitre des cours de soutien, d’approfondissement ... Si l’étudiant-chercheur est allergique au contact avec les foules ignorantes, qu’il publie. Si son avancement et sa carrière sont le derniers de ses soucis, il fera plus de cours. Où est le mal ?

    Je n’ai pas compris le passage du chercheur privé d’élèves avec qui partager le fruit de sa réflexion. D’une part, un enseignant-chercheur reste enseignant quoi qu’il arrive. D’autre part, en premier cycle, bien rares sont les étudiants qui :
    1) s’intéressent à ces travaux très spécialisés,
    2) peuvent comprendre dans leur intégralité des recherches de doctorant, d’autant que
    3) cela n’a peut-être rien à voir avec leur choix de cursus.

    En bref, je suis plutôt pour ce point précis du décret. Bien sûr, ça implique un système rigoureux et équitable d’évaluation des enseignants, qui, je pense, ne peut pas se construire sans l’apport des étudiants. Des étudiants qui notent leurs profs, ça existe, et souvent ça marche bien. C’est impensable dans la mentalité scolaire française, l’autorité absolue du maître d’école, mais quitte à tout bouleverser ...

    • demilune
      demilune répond à Rokse
      • Posté à 18h03 le 04/02/2009
      • Internaute 22444

      Éléments de réponse :

      Actuellement un enseignant-chercheur doit faire un certain nombre d’heures de cours (180 me semble t-il). Il est recruté et évalué par ses pairs (un enseignant-chercheur en mathématique sera évalué par d’autres enseignants-chercheur en mathématique).

      Avec le décret de Valérie Pecresse, les enseignants chercheurs ne seront plus évalués par leurs pairs mais par le président de l’université qui n’y connait peut être rien dans certain domaines (un président d’université, ancien enseignant-chercheur en biologie n’est pas forcement compétent en ce qui concerne la philosophie).
      Les enseignants-chercheurs qui seront mal notés se verront attribués plus d’heures de cours. Imaginez un peu qu’au lieu de devoir préparer 180h de cours, vous deviez en préparer 500h. Pensez-vous pouvoir préparer correctement tout les cours ?

      Pour ce qui est des cours de soutien, il faudrait tout simplement plus de profs et la politique actuelle est plutôt à la réduction de personnels.

  • Chansommairus
    Chansommairus
    bipède
    • Posté à 10h23 le 04/02/2009
    • Internaute 63541
      bipède

    Incroyable ! !
    L’invective, les insultes, la confusion qui s’étalent à longueur de colonnes au sujet de la réforme de l’université, comme si cela pouvait résoudre les problèmes !
    L’intérêt de tous n’est-il pas de distinguer les problèmes afin de les examiner un par un ?
    N’est-ce pas la première condition à remplir pour construire un ensemble cohérent ?
    Le statut administratif des enseignants n’est pas tout à fait la même chose que les conditions dans lesquelles ils doivent enseigner et ces conditions ne sont pas tout à fait la même chose que le contenu de l’enseignement d’une discipline. Le fait que « tout » se tienne n’implique pas qu’il faille tout mélanger sous prétexte de faire un « front uni »
    A lire les uns et les autres ce front uni est d’ailleurs un mythe.

    Aussi désagréable que puisse être l’idée que, dans une population donnée, le nombre de gens apte à faire des études supérieures n’est pas proportionnel au nombre de gens qui la compose devrait être examiner si possible avec sang-froid et sérénité car cette idée (en tous cas pour moi) ne revient pas à traiter les « inaptes » d’imbéciles.

    « être étudiant » c’est devenu un statut social, quand on rencontre quelqu’un qui a entre 18 et 25 ans et qu’on lui demande ce qu’il fait, la réponse standard est : « je suis étudiant/e » sans autres précisions ; le plus souvent tout le monde se contente de cette information vague.
    On s’est habitué à ce que cette classe d’âge occupe la case « devenir potentiel »

    Comment se fait-il que les mots profession, métier, soient devenus des repoussoirs ?
    Pourquoi serait-il scandaleux que des universités soient des universités professionnelles, les étudiants en IUT sont-ils forcément malheureux, sont-ils forcément moins intelligents que les autres ?

    L’université ne peut plus être le lieu réservé des intellectuels vivant presque exclusivement dans l’univers des concepts et on sait bien dans ce milieu qu’il y a loin entre savoir écrire un livre et être écrivain, comprendre une théorie de la physique et être physicien.

    Personnellement j’aurais bien voulu comprendre la géométrie analytique, ce n’est pas le cas, que je le veuille ou non je n’ai pas accès à ce degré d’abstraction, ce n’est pas une catastrophe, de temps en temps, quand je vais dans une librairie, je vais feuilleté un livre de géométrie et je rêve devant ces formules à un monde plus apaisé.

  • Eglantine87
    • Posté à 11h59 le 04/02/2009
    • Internaute 7437

    une décision prise, une fois de plus sans connaissance des pbs ....
    je suis de tout coeur avec vous d’autant que depuis plus de 5 ans, j’aide une amie qui a sa fille, Docteur en Recherche, est au chômage.... elle a travaillé en suisse (manque de crédit, donc, fin de contrat) au C.E.A. (là encore, plus de crédit) .....
    comment faire aboutir des recherches si, pour des raisons de crédit, les chercheurs sont remerciés ?
    si une pétition circule, sachez que je la signerai de bon coeur !
    Bon Courage et surtout ne lâchez pas ! ! !

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