« C'est pas un problème de bonne image, c'est un problème franco-français. Quoi qu'on en pense, on vit dans une monarchie républicaine, et le président de la République n'est pas considéré comme un homme politique comme les autres. Ce n'est pas dans les habitudes françaises de pratiquer ce qu'on appelle le droit de suite, c'est à dire de reposer la question ou de demander une précision quand la réponse est inexacte ou évasive. Ce droit de suite n'est pas exercé, car on est dans la révérence. Il y a un journaliste britannique qui est connu pour avoir posé pas moins de douze fois la même question à un homme politique. » (Voir l'intégralité de la réponse dans la vidéo.)
tchat avec Bruno Masure
Les journalistes de télévision n'ont-ils pas abandonné leur droit de réponse au profit d'une « bonne image » ?
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De Shix
Madteam since 2010 | 19H36 | 02/02/2009 |
Et du coup sans ce droit de suite, le spectateur (je parle notamment du spectacle mis en scène lors des interviews présidentielles à l'Elysée dont parle Bruno Masure) est totalement frustré et déverse ce ressentiment à part égale sur le politique et le journaliste puisqu'une impression de complicité entre ces deux acteurs ressort fatalement de cet exercice.
De matimat
Etudiant | 00H32 | 03/02/2009 |
Merci pour la réponse !
De anamaywong
04H08 | 03/02/2009 |
Dans le Monde Diplomatique de septembre 2006 ou 7 ,je ne sais plus, il y avait un article extremement interessant démontrant comment Sarkozi ,des années durant avait tissé sa toile,ses amitiés,son carnet d'adresse avec tous les médias.
Pour moi l'image la plus dévastatrice démontrant la complaisance des média est cette mise-en scéne en Camargue ou le futur président, fier comme Artaban sur son cheval , faisait de la figuration devant des dizaines de journalistes-photographes entassés sur une espece de charette.
Hereusement un petit malin a pris un cliché montrant cette ridicule mise en scene dévoilant ainsi le pot-au-roses.
Pictures don't lie ? Vraiment ?