Syndicalistes et politiques s'offusquent du double départ forcé de fonctionnaires « exemplaires » dans la Manche.

Après le départ forcé du préfet de la Manche, Jean Charbonniaud, un autre responsable de la sécurité va être muté, à la suite la visite houleuse de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô, qui y présentait ses vœux aux enseignants le 12 janvier. Il s'agit du directeur départemental de la police, Philippe Bourgade, 59 ans.
« Mon directeur central m'a appelé hier [mercredi, ndlr] soir pour me dire qu'il fallait que je sois remplacé, que je choisisse une autre affectation », a expliqué jeudi à l'AFP celui qui ne sait toujours pas de quoi son avenir sera fait.
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De son avenir, justement, Sylvie Feucher, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, s'en occupe et s'en préoccupe : « Philippe Bourgade, nous l'avons régulièrement au téléphone parce que nous sommes là aussi pour le soutenir. Il reçoit le soutien de tous ses collègues. »
L'intéressé « est extrêmement blessé », indique-t-elle à Rue89, « parce qu'il a le sentiment qu'il a fait son travail ». Et de rappeler que « le risque zéro en maintien de l'ordre n'existe pas ». (Ecouter le son)
« Je n'ai pas vu de débordements »
Les agitations à Saint-Lô étaient-elles d'une ampleur telle qu'elles justifiaient cette double sanction ? Sylvie Feucher est loin de le penser :
« On sentait dans la rue des gens qui avaient envie de s'exprimer, mais ce n'était pas d'une gravité exceptionnelle. En tout cas, moi je n'ai pas vu de débordements. »
Ces mêmes gens qui reprochaient d'ailleurs « aux forces de police de ne pas les laisser suffisamment s'approcher du président de la République ». Comme le démontre cet extrait de reportage diffusé au journal télévisé de TF1. (Voir la vidéo)
Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pourtant reconnu ce vendredi que ces manifestations ont « pu être prises en compte » dans ces deux décisions.
« Nous sommes au bout d'une chaîne »
« C'est la quadrature du cercle », commente la secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale :
« En tant que commissaire, on doit permettre l'exercice des libertés publiques, donc le droit de manifester. Et on doit aussi permettre aux personnalités de se déplacer et de s'exprimer en toute sécurité. » (Ecouter le son)
Sans compter, ajoute Sylvie Feucher, qu'on « est dans un contexte budgétaire extrêmement serré » et qu'on « demande aussi à la police nationale de participer aux efforts de la nation ». Alors, elle envisage de « créer un groupe de travail très rapidement » pour enfin déterminer quel service de maintien de l'ordre veulent les personnalités :
« Parce qu'en fait, nous, nous sommes au bout d'une chaîne et nous faisons, en concertation avec les personnalités quelles qu'elles soient, ce qu'elles souhaitent… » (Ecouter le son)
Photo : manif lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lo le 12 janvier (Piotr Snuss/Reuters).


























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De padiran
Chroniqueur mondain | 15H39 | 30/01/2009 |
Chacun sait comment faire sauter son préfet et son directeur de la police.
Inviter Sarkozy et siffler à son arrivée.
Dans quel pays sommes nous ?
De Elle anonyme
16H18 | 30/01/2009 |
Voici les réactions des élus locaux, tous UMP à la mutation du préfet :
- François Digard (maire de Saint-Lô) a trouvé cette décision « très sévère et plutôt injuste »,
- Philippe Gosselin (député) : « Cette mutation n'est pas une surprise mais je la regrette. Très clairement le président a été très énervé le jour de la visite, non pas tant qu'il y ait des manifestants mais par les sifflets lors de son discours. Le préfet est victime d'une perception exagérée de cette manifestation ».
- Jean-François Le Grand (sénateur et président du conseil général de la Manche) : « Lors de la visite du président, la préfet a cherché a assurer la sécurité et il l'a fait. Cette décision est disproportionnée. Je pense que c'est aussi faire fi avec beaucoup de légéreté de la représentation de l'Etat dans les départements. Et c'est aussi très contre-productif sur le plan politique ».
(source Ouest France, maville.com)
Je ne sais pas encore ce qu'ils ont dit à propos de la mutation du chef de la police, mais cela doit être du même tonneau.
De GGGG
(r) | 16H48 | 30/01/2009 |
Va falloir qu'il pense à faite muter 2,5 millions de françaises et de français très prochainement aussi.
ça risque d'être compliqué, lourd à supporter budgétairement, et peut-être un peu long.
A moins, à moins, à moins que ce ne soit lui qui se fasse muter ?
(Lui et son gouvernement, ce serait quand même plus simple, non ? )
De CALIGULA
travailleur non gréviste | 17H07 | 30/01/2009 |
Dommage que vous « oubliez » de préciser que des extrémistes de gauche ont approché le cortége , et surtout que le préfét pris en faute en laissant faire cela est un ancien membre du cabinet de …….D De Villepin.
Je précise cela car il va sans doute « pleuvoir » des coms style le « faIt du prince » « pauvre innocent » etc , etc …
Voici une partie de la réalité dévoilée …
De Alunk
17H45 | 30/01/2009 |
« Quand le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple. » B.Brecht
De Elle anonyme
17H49 | 30/01/2009 |
On parle bien du déplacement de Sarkozy à Saint-Lô, là ?
Pour information, le centre culturel où il est allé faire son discours se trouve au milieu d'une grande place qui était complétement vide. Au plus près, les « extrémistes de gauche » étaient à une distance de 40 - 50 m. Et ils étaient tenus à distance par 500 CRS/policiers. 1 pour 6 manifestants, vous avez raison, le préfet a été négligeant.
D'ailleurs, on voit bien que cela ne faisait que quelques mois qu'il était en poste à Saint-Lô, il n'avait pas encore eu le temps de réaliser que Saint-Lô et la Manche sont un repère d'affreux gôchistes. C'est vrai quoi, F. Digard, le maire UMP de St Lô, n'en est qu'à son 3ième mandat, à part à Cherbourg, je ne pense pas qu'il y ai jamais eu de sénateur ou député de gauche dans tous le département et le conseil général a toujours été de droite.