
Après avoir reçu Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, en août 2005 dans sa résidence de Castelgandolfo ; après avoir, en décembre 2005 « relativisé » la tradition du concile Vatican II en lui contestant sa qualité d'« aggiornamento » et de « tournant », Benoît XVI avait, pour réfléchir à la manière d'aborder la question du schisme intégriste lefebvriste, convoqué une réunion des cardinaux responsables des différents « dicastères » (ministères) du Vatican, le 13 février 2006.
Au cours de cette réunion au sommet, Benoît XVI avait largement évoqué la question de l'évolution des relations du Saint-Siège avec la Fraternité Saint-Pie X. Et d'envisager, déjà, la possibilité de lever l'excommunication des évêques lefebvristes. Rappelons pour mémoire les écrits du cardinal Ratzinger en 1985, à l'époque gardien de l'orthodoxie romaine sous le pontificat de Jean Paul II : « Nous devons tout tenter en vue d'une réconciliation autant qu'il est possible et, pour cela, profiter de toutes les occasions », avait-il affirmé, dans son livre « Entretiens sur la Foi, à propos justement du mouvement lefebvriste qui devait devenir schismatique trois ans plus tard. Le cardinal Ratzinger avait cependant déclaré qu'il ne voyait “aucun avenir pour une position de refus fondamental à l'égard de Vatican II, en soi illogique”.
Une vision des choses qui transparaît parfaitement dans le protocole d'accord du 5 mai 1988 entre le Saint-Siège et la Fraternité, protocole rédigé par le même cardinal. Mgr Lefebvre rompra au dernier moment les négociations et ne signera pas ce document.
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts de la Rome pontificale. A l'automne 2006, le pape Ratzinger-Benoît XVI offre au transfuge de l'intégrisme lefebvriste -l'abbé Laguérie- un statut sur mesure avec son Institut (sacerdotal) du Bon Pasteur. En passant outre l'avis des évêques de France.
En juillet 2007, le pape publie son “Motu proprio” (décision personnelle) “libéralisant” la messe en latin qui, au passage, n'avait jamais cessé d'être célébrée.
De compromis en compromissions
En juin 2008, par l'intermédiaire du cardinal Castrillon Hoyos, en charge de la Commission “Ecclesia Dei” qui gère les relations avec les traditionalistes, Benoît XVI pose cinq conditions aux responsables lefebvristes pour une réintégration dans la giron de l'Eglise. Or, pour “ménager” ses interlocuteurs, dans les cinq points énoncés, l'adhésion au concile Vatican II n'est pas explicitement demandée. En revanche, sont exigés le fait “d'éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale” et aussi “d'éviter la prétention d'un magistère supérieur au Saint-Père et ne pas proposer la Fraternité un magistère parallèle de l'Eglise”.
Il n'était donc pas explicitement demandé aux évêques intégristes de reconnaître le dernier concile et la validité de la messe selon le rite désormais ordinaire de l'Eglise.
Les ratés de la réconciliation : un problème d'agenda
Rome avait alors présenté ce geste comme une proposition de “retour dans la communion”. Les Lefebvristes refuseront cette “main tendue ‘. Le Vatican avait fait l'erreur de faire ses propositions à l'occasion du vingtième anniversaire du schisme. Il n'était pas question pour la Fraternité Saint-Pie X d'accepter un tel accord en fidélité à la mémoire de Mgr Lefebvre.
Les ponts n'étaient toutefois pas coupés : il s'agissait d'un simple problème d'agenda. Ainsi, les négociations reprirent et au début de l'automne 2008, Mgr Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X, demandait à ses fidèles de réciter un million de chapelets jusqu'à Noël pour le soutenir dans ses efforts.
Le 13 novembre 2008 dans Golias Hebdo n°54, nous annoncions que la levée des excommunications des évêques intégristes était imminente. C'était chose faite le 21 janvier 2009 par le décret signé par le pape et le cardinal Re, préfet de la congrégation pour les évêques. Un décret que ce prélat signera à contre-cœur et qui lui vaudra prochainement son déplacement’…
Or, force est de constater que dans ce document du 21 janvier levant l'excommunication, les termes à partir desquels le cardinal envisageait, en 1985 et 1988, un accord avec les Lefebvristes, ont complètement disparu. Seul est demandé aux évêque intégristes le fait de reconnaître la primauté du siège de Pierre.
Quant aux questions théologiques et doctrinales de fond, elles sont reléguées aux accessoires liturgiques sous forme de futurs ‘entretiens’ ; entretiens sur lesquels pèse le flou le plus complet. Aucune repentance des évêques intégristes, aucune parole pour les insultes et les procès en inquisition qu'ils n'ont eu cesse de prononcer contre les prêtres, les évêques et les laïcs qui ont donné leur vie pour mettre en œuvre les réformes de Vatican II. Au contraire, une posture arrogante et hautaine, comme le laisse transpirer le communiqué de Mgr Fellay du 24 janvier, communiqué où il indique ce qu'il a l'intention de faire entendre au pape dans le domaine de la vraie foi catholique.
En inscrivant un schisme au cœur de l'Eglise catholique, le pape Benoît XVI a pris une lourde responsabilité : celle de vouloir régler un schisme intégriste tout en en provoquant un autre.
Celui-là ne se mettra pas en scène, ne pratiquera pas le lobby incroyable que les intégristes n'ont eu de cesse de mener auprès du Vatican depuis vingt ans pour arriver à leurs fins. Ce schisme rampant sera celui des membres du Peuple de Dieu, qui, en partant sur la pointe des pieds, sans bruit, sans éclats, videront une dernière fois l'Eglise de sa substance la plus évangélique et la plus missionnaire, ne se reconnaissent plus dans une Ecclesia qui, pour ‘sauver’ moins de 100 000 personnes d'un schisme intégriste, en perdra dans les mois prochains dix fois à vingt fois plus…
Cette décision constitue un point de non retour dans la confiance que certains gardaient encore dans les responsables de l'Eglise catholique. En ce sens, Benoît XVI en cédant aux pressions des intégristes, engage désormais l'Eglise catholique sur une voie de division. En effet, la volonté du pape de favoriser l'unité au sein de l'Eglise catholique, que l'on peut considérer légitime en soi, s'appuie sur des bases tellement faussées qu'elles ne peuvent que provoquer de nouvelles déchirures ; déchirures beaucoup plus grandes et béantes que celles qu'il veut justement réparer. En l'espèce, la décision du pape de lever l'excommunication des Lefebvristes est d'abord une victoire posthume de Mgr Lefebvre.
► Addendum le 1/2 à 11h. Mgr Williamson a exprimé ce vendredi 30 ses ‘regrets sincères’ pour les ‘souffrances’ causées au pape pour ses ‘ remarques imprudentes’… On remarquera qu'il ne rappelle pas ses ‘remarques’, et encore moins ne les rétracte.
Photo : des cardinaux pendant la messe pour les malades célébrée par Benoit XVI à Lourdes le 15 septembre 2008 (DR). Bernard Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X.





















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De tandaba
citoyen | 21H41 | 29/01/2009 |
respecter la vie, c'est accepter la mort ; et non faire croire à un au-delà. Ces querelles sont très importantes, car elles déterminent l'évolution de notre culture chrétienne. Pour ma part, j'aimerai une vraie place pour nous, les catholiques non-croyants, au sein de l'Eglise.
à tandaba
De Endymion
| 23H39 | 29/01/2009 |
Catholique non-croyant ? C'est un nouveau concept intéressant.
Dadaïste comme l'escalier qui monte en bas ?
Ou poétique comme « l'obscure clarté qui tombe des étoiles » ?
à Endymion
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 13H28 | 31/01/2009 |
J'ai lu récemment que Charles maurras n'était pas croyant mais qu'il voulait l'ordre catholique comme élément d'ordre social et de culture français. Peut-être que Tandaba tient ce genre de raisonnement ?
De TonyMo 22269
Athée in Heaven | 21H38 | 29/01/2009 |
Les enchers continuent entre les trois grands religions monothéismes.
Qui va gagné ? Qui sera le plus sans pitiés avec ses croyants et ses ennemis ?
« Seigneur Dieu »
à TonyMo
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 13H33 | 31/01/2009 |
Lire ce que je disais hier. Le problème n'est pas entre croyants modérés de quelque religion ou confession que ce soit mais entre intégriste de tout poil de quelque religion ou confessions qu'ils soient. Ils sont la honte des religions qui elles prônent la paix. J'ai dit un jour à un ado (d'une religion non chrétienne) : vous reconnaîtrez un homme (ou une femme) de Dieu ce qu'il prêche paix, tolérance et respect. Les autres évitez les absolument. Il en était soulagé et m'a remercié. Vu comme cela, c'est tout simple !
De egide
Littéral | 22H09 | 29/01/2009 |
Le XIVe siècle n'est pas pour rien le siècle de la peste noire, effrayante épidémie qui a décimé les deux tiers de la population européenne.
La crise est si profonde que l'église de Rome (pour la distinguer de l'église chrétienne de Constantinople) se déchire lors de ce qu'on a appelé le Grand Schisme d'Occident.
Les états féodaux extrêmement affaiblis déclenchent des luttes féroces de pouvoir et placer un pape acquis à la cause d'un de ces états à la tête de l'église de Rome devient un enjeu capital. Plusieurs papes et antipapes se disputent très violemment le trône du pontife.
Cette période de division dans l'église de Rome est une des pages les plus noires de l'histoire du clergé pontifical.
Mais quand les clercs réduits à une poignée de vieillards séniles et à de rares soixantenaires qui représenterons des congrégations de laïcs plus ou moins diaconisés, la lutte pour prendre la tête de l'État du Vatican relèguera à une plaisante bouffonnerie le schisme du XIVe.
Alors le Vatican deviendra la première théotechnocratie.
Là, il n'y aura pas de Dieu pour nous protéger.
Qui nous gardera de cette néo Jérusalem, ce cyber-Léviathan ?
Adam Smith, reviens ! J'ai peur !
De olivier_lefébure
avocat | 22H42 | 29/01/2009 |
Plus je lis d'articles sur le sujet, moins je comprends : quelqu'un peut-il me dire si la levée de l'excommunication des évêques lefebvristes met fin au schisme, ou si elle est un « simple » geste en direction de la fraternité Saint-Pie X qui ne met toutefois pas un terme au schisme (ce que je croyais jusqu'à présent) ?
De Endymion
| 23H10 | 29/01/2009 |
Elle n'est qu'un geste du Pape en direction de 4 « évêques ». Elle n'est en aucun cas une reconnaissance de la théologie sous-jacente à la Fraternité Saint Pie X.
Car il faut lever une erreur. Benoit XVI n'a jamais réhabilité la messe en latin : elle n'avait jamais été condamnée. La liturgie établie par Paul VI après Vatican II autorisait simplement la célébrationde la messe en langue locale et cette formule a connu un immense succès.
La messe qu'a autorisée Benoit XVI est une messe sur l'ancien rite de Saint Pie V qui est aussi différente de la messe actuelle qu'une messe orthodoxe. Ceci n'est pas grave en soi car l'Eglise Catholique admet en son sein une multitude de rites (uniate - orthodoxe -, melkite, maronite, chaldéen, etc …). Il l'a autorisée ne rappelant que deux choses de bon sens :
1/ la messe normale (ordinaire) est la « nouvelle » messe post Vatican II. Point à la ligne.
2/ pour ceux qui ne se sont jamais habitués au changement de rite, il leur reconnaît le droit de continuer l'ancien rite. Il le justifie en disant qu'après tout, la nouvelle liturgie est celle de notre temps mais qu'on ne peut pas retirer tout mérite à l'ancien ce qui supposerait que les catholiques ont fait n'importe quoi pendant 5 siècles (je sais que de mauvais esprits anticléricaux façon XIXe siècle me diront que c'est le cas - au fait, j'ai une bonne nouvelle pour eux, l'Affaire Dreyfus s'est fini dans le triomphe de la justice -)
Il faut cependant reconnaître que Benoit XVI a une nostalgie avouée de la beauté des rites anciens. Beauté purement formelle.
Personnellement, le chant grégorien m'ennuie. Mais je dois avouer que les chants d'Eglise modernes ressemblent parfois à du mauvais (pléonasme) Céline Dion, les décibels en moins. Et que pour assister à une messe dans une église moche avec des chants nuls et un sermon terne, il faut vraiment avoir la foi. Mais que néanmoins je préfère le nouveau rite à l'ancien : j'ai essayé une foi pour voir. Pour moi, la messe de Saint Pie V, non merci mais je m'interdis de l'interdire à d'autres.
Pour conclure, il est vrai que ceux qui se rattachent à cette messe traditionnaliste sont souvent conservateurs avec les conséquences que cela suppose au niveau politique. On l'a vu avec les déclaration négationnistes de Williamson. Mais ne mélangeons pas tout.
à olivier_lefébure
De ChrisDeLambe
11H18 | 30/01/2009 |
autre explication (bien écrite) ici :
http://www.la-croix.com/article/index.jsp ? docId=2363616&rubId=4078
à olivier_lefébure
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 13H22 | 31/01/2009 |
Voir l'hebdo « La vie de cette semaine N°3309 P22
Il est dit que ces 4 évèques ont été sacrés sans mandat pontifical d'où l'excommunication. Mais qu'ils n'auront pas besoin d'être réordornés au sein de l'eglise romaine“en cas de rétintégration complète. A priori, pour revenir à ‘la pleine communion’ avec Rome, lever ‘la suspense a divinis’, ils devraient néanmoins prononcer devant les autorités compétentes de l'Eglise la profession de foi dite par les évèques le jour de leur ordination. Cette ‘pleine communion’ n'étant pas encore réalisée, on peut considérer que le shisme intégriste n'est pas résorbé ;
De Endymion
| 22H54 | 29/01/2009 |
Plusieurs remarques sur cette article. Golias est une revue qui se prétend catholique mais manifestement ne connaît rien au fonctionnement de l'Eglise et au droit canonique.
Benoit XVI répond à la demande individuelle de prétendus évêques (car schismatiques) qui veulent rester catholiques et reconnaître l'Eglise : tout le contraire d'un schisme.
Cette levée d'excommunication est une mesure individuelle qui permet de participer aux sacrements de l'Eglise (celle de Vatican II). Comment réintégrer des gens dans une communauté si vous leur interdisez de partager ses droits et devoirs ?
Maintenant, le Pape (voir ses déclarations) et l'Eglise (voir les déclarations des évêques de France) apprécieront si ces « évêques » jouent le jeu.
Certes, çà démarre mal avec la déclaration stupide d'un négationniste. Mais la levée d'excommunication est un point de doctrine religieuse mais pas de doctrine politique. Si on peut parler de doctrine.
De toute manière, j'accorderai un moment d'écoute à un négationniste le jour où il m'expliquera où sont passés les millions de Juifs manquants après 1945. Si l'écart de plusieurs millions de Juifs entre 1945 et disons 1933 est un trucage statistique,bravo aux auteurs. En attendant, laissons les négationnistes éructer dans leur coin, personne ne les croit.
Mais il permettent à ceux qui découvrent en 2009 les vertus de l'antinazisme le luxe de se donner une bonne conscience pour pas cher.
Enfin, s'il fallait virer tous les abrutis de l'Eglise, il y aurait encore moins de monde à la messe. De la même manière, s'il fallait virer tous les abrutis de chaque communauté humaine qu'ils infestent, il n'y aurait plus de communauté humaine. Y compris celle des internautes qui laissent des commentaires sur Rue89.
Alors un peu d'esprit critique mais moins d'anathèmes faciles qui permettent de se hausser du col du type « qu'est-ce que je suis bien comme mec ou nana ! ».
Après tout l'Eglise prône le pardon des offenses et des erreurs à ceux qui reviennent dans le droit chemin. Je demande donc aux journalistes de Golias s'ils rejetteraient un assassin qui sort de prison et qui décide de se réintégrer dans la société. A les lire sans doute. Belle leçon de tolérance ! Ou alors certains méritent l'indulgence et pas d'autres ? Mais qui les a institués juges suprêmes de la juste pensée ?
Amicalement
De lorans
heureuse expat | 23H07 | 29/01/2009 |
Merci Benoît, ça fait quelques temps que j'hésitais, mais maintenant ma décision est prise : je quitte l'église catholique !
à lorans
De Endymion
| 23H14 | 29/01/2009 |
Ce n'est pas un peu extrême comme décision ?
Avez-vous quitté la France parce que Réné Bousquet était un ami de Mitterrand ?
Avez-vous cessé d'écouter Bach parce qu'il est allemand comme Hitler ?
Avez-vous arrêté la vodka parce que Staline en buvait ?
L'indignation n'est pas en soi une vertu.
Amicalement
à lorans
De ChrisDeLambe
11H18 | 30/01/2009 |
Bon vent !
à lorans
De Humain
13H02 | 30/01/2009 |
Vous quittez l'Eglise Catholique… ! ! !
Ha ?
Et allez-vous quitter la France parce que Sarko est comme Sarko ?
Quittez vous votre téléphone parce que sa fabrication exploite les pauvres de l'Afrique ?
Arretez-vous d'acheter des baskets parce qu'elles sont fabriquées par des enfants en Asie ?
à lorans
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 13H38 | 31/01/2009 |
Suggestion sans frais : Vous pouvez essayer l'église réformée de France ERF. Il sont modérés, il y a des femmes pasteurs et vous resterez chrétien. (mais le culte est parfois long, c'est la Parole de Dieu en premier ! )
De Le Yéti
yetiblog.org | 00H11 | 30/01/2009 |
VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ?
Non mais vous vous rendez compte, ces grands benêts, à leur âge, sur la photo, tous un jour sortis du ventre d'une femme ? Imaginez-les, des années plus tôt, à la maternité, suçant innocemment leur pouce… Et les voilà aujourd'hui, nourrissons mal dégrossis, avec leurs chapeaux si lamentablement ridicules (des bonnets d'âne mis de traviole) !
Je vous salue, Marie, mère de Dieu, pleine de grâce
Priez, oh oui priez de toutes vos forces
Pour le salut de ces imbéciles…
De wulfranc
retraité | 23H56 | 29/01/2009 |
Il faudrai organiser un mouvement un sondage en forme de pétition exigeant la démission de Benoit 16 sous peine de faire un shisme créant une Eglise de l'ouverture et de continuité du concil vatican 2.Je suis sur qu'il y aurai certainement beaucoup plus de fidéles dans cet objectif que les quelques 150.000 Tradits fachistes qui désirent reprendre le pouvoir d'une Eglise du passé.
à wulfranc
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 00H50 | 30/01/2009 |
Je ne sais pas. Il y a de moins en moins de croyants chrétiens en France , et c'est les tradis qui vont à la messe tous les Dimanches poussés par une fidélité très extérieure à une foi profonde mais ils y sont, eux ! Chez les Protestants, c'est les évangélistes qui vont au culte tous les dimanches ! Je caricature un peu mais à peine.
La majorité silencieuse devrait se montrer un peu plus combative mais … ! Je sais nous avons tous tant de choses à faire (moi la première) et tant d'autres soucis. Mais… (Cf « Matin brun “Quand ils sont venus frapper à ma porte, il n'y avait plus personne pour protester ; ” car j'avais fais l'autruche jusque là quand ils arrêtaient les autres)
Vous autres cathos, vous avez une hiérarchie écrasante, un refus maladif des femmes prêtres et maintenant des intégristes revanchards et négationnistes soutenus par le pape ! Bref, c'est la Totale !
à Nanou-Tistou
De bleuet1
espère malgré tout | 13H58 | 30/01/2009 |
Dans une société civilisée, nous devrions discuter avant de nous battre. ; -)
à bleuet1
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 13H47 | 31/01/2009 |
Je parlais au sens figuré, combat politique. Mais méfiez vous des intégristes. Ils ont le plus souvent la haine des autres dans le coeur. (Un peu comme les sectes qui se croient aussi les meilleures) Amicalement (Tiens moi aussi je suis capésienne mais 1991 ! )
Et puis pour l'oeucuménisme, si cher à mon coeur ayant des cathos, des athées et des protestants dans ma famille, avec des intégristes cathos, c'est fini et bien fini. D'ou ma hargne pugnace !
à wulfranc
De Endymion
| 00H59 | 30/01/2009 |
Je ne suis pas tradi et je ne souhaite pas la démission de Benoit XVI.
« Tout ce qui excessif est insignifiant »
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 00H40 | 30/01/2009 |
Actuellement le problème des religions est surtout celui des intégristes de chaque religion (ou confession). Il ya plus de différence entre un intégriste (croyant empli de la haine des autreset même de lui même finalement) et un croyant modéré de la même religion qu'entre un athée et un croyant en général. Chaque religion devrait dénoncer publiquement ses propres intégristes et voila que le pape catholiquefait l'inverse, il les réconcilie. Je ne le portais pas en grande estime mais là c'est fini. Je suis très contente de ne pas être catholique parce que je n'aimerai pas être à leur place !
De trobador
02H20 | 30/01/2009 |
Lo grand masèl…
En juillet 2009 cela fera 800 ans. (en français, le grand massacre, le sac de Béziers…)
2000 ans de massacres et y'en a qui en veulent encore ! Et nous on pleure notre culture morte.
à trobador
De Calamantran
Espincheur | 18H34 | 30/01/2009 |
Oui, tu as raison de rappeler le grand massacre de Béziers, il y a bientôt 800 ans. Mais quoiqu'ils nous imposent, notre culture n'est pas morte. Elle ne mourra jamais parce que des gens comme toi le rappelleront.
De cathocaro
maître d'école | 07H17 | 30/01/2009 |
il serait peut-être judicieux de vous demander simplement qui est Mr TERRAS, et quelle publication est Golias, pour vous rendre compte que les buts- avoués ou non- de cette « revue » sont simplement la destruction la plus systématique de l'Eglise Catholique.
Monsieur TERRAS se présente sûrement comme un esprit ouvert et éclairé, mais je doute que beaucoup de véritables cathos se reconnaissent réellement dans ses prises de positions outrancières….
De Putt Bill
11H47 | 30/01/2009 |
La religion ou le meilleur moyen de s'atrophier le bulbe !
Pour s'en guérir, lire (ou relire) « Le crépuscule des idoles “…
Merci qui ? .. Merci Friedrich ! ! !
à Putt Bill
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 13H50 | 31/01/2009 |
Réponse typiquement athée. Mais merci de participer au débat. En terminale philo F Nietsche est le seul qui m'est fait profondément douter de ma foi pendant 3 longs jours. Son père était pasteur, sans doute plus rigoriste que croyant positif.
De ChrisDeLambe
13H03 | 30/01/2009 |
Lettre ouverte de Mgr Hippolyte Simon,
vice-président de la Conférence des évêques de France
Le 29 janvier 2009
***
Lettre ouverte à ceux qui veulent bien réfléchir…..
Je ne sais pas si je suis en colère ou si je suis malheureux : la vérité tient sans doute des deux. Mais trop, c'est trop, alors je dis : ça suffit ! Le déchaînement médiatique contre le Pape Benoît XVI, qui aurait réintégré quatre évêques intégristes, dont un négationniste avéré, ne relève pas de la critique, mais de la calomnie et de la désinformation. Car, quoi que l'on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n'ont pas été réintégrés . Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n'est toujours pas revenu au sein de l'Eglise catholique et il ne relève toujours pas de l'autorité du Pape. Les informations qui parlent de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière.
J'accorde volontiers mon indulgence à tous les journalistes et à tous les commentateurs qui ont pu confondre, de bonne foi, la levée de l'excommunication et la réintégration pure et simple. Les catégories utilisées par l'Eglise peuvent prêter à équivoque pour le grand public. Mais la vérité oblige à dire que, selon le Droit de l'Eglise, ce n'est pas du tout la même chose. Si on confond les plans on devient victime de simplifications qui ne profitent qu'à ceux qui veulent faire de la provocation. Et on se fait complice, involontairement, de ces derniers. De façon habituelle, le grand public est en droit d'exiger d'un journaliste sportif qu'il sache distinguer, par exemple, entre un corner et un essai. Pourquoi l'Eglise n'aurait-elle pas le droit d'avoir aussi son vocabulaire « technique » et pourquoi devrait-on tolérer des approximations aussi graves simplement sous prétexte qu'il s'agit de religion ?
Reprenons donc exactement ce qui s'est passé. Suite à l'élection du Pape Benoît XVI, en Avril 2005, les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X, fondée il y a plus de trente ans par Mgr Lefebvre, ont demandé à reprendre le dialogue avec Rome, mais ils avaient mis deux préalables : premièrement, la libéralisation du Missel de 1962, ce qui a été fait par le motu proprio, en juillet 2007 et, deuxièmement, la levée des excommunications.
Que signifie la levée des excommunications ? Pour prendre une comparaison familière, je dirai ceci : quand Mgr Lefebvre est sorti, c'est-à-dire quand il a désobéi en ordonnant quatre évêques malgré l'avis formel du Pape, c'est comme s'il y avait eu, automatiquement, une barrière qui était tombée et un feu qui s'était mis au rouge pour dire qu'il était sorti. Cela voulait dire que si, un jour, il voulait rentrer, il faudrait qu'il fasse d'abord amende honorable. Mgr Lefebvre est mort. Paix à son âme ! Aujourd'hui, ses successeurs, vingt ans après, disent au Pape : « Nous sommes prêts à reprendre le dialogue, mais il faut un geste symbolique de votre part. Levez la barrière et mettez le feu au clignotant orange ! » Le Pape, pour mettre toutes les chances du côté du dialogue, a donc levé la barrière et a mis le feu au clignotant orange. Reste à savoir maintenant si ceux qui demandent à rentrer vont le faire. Est-ce qu'ils vont rentrer tous ? Quand ? Dans quelles conditions ? On ne sait pas. Comme le dit le cardinal Giovanni Battista Re [préfet de la Congrégation des évêques], dans son décret officiel : « il s'agit de stabiliser les conditions du dialogue ». Peut-être que le Pape, dans un délai que nous ne connaissons pas, leur donnera un statut canonique. Mais pour l'instant, ce n'est pas fait. Le préalable au dialogue est levé, mais le dialogue n'a pas encore commencé. Nous ne pouvons donc pas juger les résultats du dialogue avant qu'il n'ait eu lieu.
Là-dessus, la veille du jour où devait être publié le décret du Cardinal RE, voici qu'une télévision suédoise publie ou republie les propos clairement négationnistes de l'un des quatre évêques concernés, Mgr Williamson. Le Pape, quand il a donné son feu vert à la signature du décret par le Cardinal pouvait-il connaître les discours de Mgr Williamson ? Très honnêtement, je crois pouvoir dire que non. Et c'est en un sens plutôt rassurant : c'est le signe que le Vatican n'a vraiment pas les moyens de faire surveiller tous les évêques et toutes les chaînes de télévision du monde ! C'est donc ici qu'il ne faut pas se tromper d'interprétation : que signifie cette coïncidence entre la signature d'un décret, prévue pour le 21 Janvier, et donc connue de Mgr Williamson, et la diffusion des propos télévisés du même personnage ?
Que chacun se demande : à qui profite le crime ? A qui profite le scandale provoqué par des propos d'une telle obscénité ? La réponse me semble limpide : à celui ou à ceux qui voulaient torpiller le processus inauguré par la signature du décret ! Or, pour peu que l'on suive un peu ces questions et les différentes interventions de Mgr Williamson depuis quelques années, il est clair que lui ne veut à aucun prix de la réconciliation avec Rome ! Cet évêque, dont je répète, qu'il n'a encore aujourd'hui aucun lien de subordination canonique vis-à-vis de Rome, a tout simplement utilisé la méthode des terroristes : il fait exploser une bombe (intellectuelle) en espérant que tout le processus de réconciliation va dérailler. Il fait comme tous les ultras de tous les temps : il préfère laisser un champ de ruines plutôt que de se réconcilier avec ceux qu'il considère comme des ennemis.
Alors je le dis avec tristesse à tous ceux qui ont relayé, - avec gourmandise ou avec douleur-, l'amalgame entre Benoît XVI et Mgr Williamson : vous avez fait le jeu, inconsciemment, d'un provocateur cynique ! Et, en prime, si j'ose dire, vous lui avez offert un second objectif qui ne pouvait que le ravir : salir de la pire des manières la réputation du Pape. Un pape dont il se méfie plus que de tout autre, car il voit bien que ce Pape ruine absolument tout l'argumentaire échafaudé jadis par Mgr Lefebvre. Je ne peux pas développer ici ce point. Je ne fais que renvoyer à un article que j'avais publié dans les colonnes du journal Le Monde, l'an dernier, au moment de la publication du Motu Proprio : « Quand je lis, un peu partout, que le Pape accorde tout aux intégristes et qu'il n'exige rien en contrepartie, je ne suis pas d'accord : il leur accorde tout sur la forme des rites, mais il ruine totalement leur argumentaire sur le fond. Tout l'argumentaire de Mgr Lefebvre reposait sur une prétendue différence substantielle entre le rite dit de Saint Pie V et le rite dit de Paul VI. Or, réaffirme Benoît XVI, il n'y a pas de sens à parler de deux rites. On pouvait, à la rigueur, légitimer une résistance au Concile si l'on pensait, en conscience, qu'il existait une différence substantielle entre deux rites. Peut-on légitimer cette résistance, et a fortiori un schisme, à partir d'une différence de formes ? »
Pour un fondamentaliste, et qui plus est, pour un négationniste forcené comme Mgr Williamson, Benoît XVI est infiniment plus redoutable que tous ceux qui font l'apologie de la « rupture » introduite par le Concile Vatican II. Car s'il y a rupture, alors il est conforté dans son opposition à la « nouveauté ». Mais celui qui démontre paisiblement que le Missel de Paul VI, la liberté religieuse et l'œcuménisme font partie intégrante de l'authentique Tradition Catholique, celui-là lui enlève toute justification.
J'ai bien conscience qu'il faudrait développer mon argumentation. Que chacun veuille bien me pardonner de renvoyer aux sites internet où tout ceci est visible. Mais je souhaite surtout que chacun veuille bien se méfier des provocations trop bien montées. Quant à ceux qui s'obstinent à répéter que Joseph Ratzinger a servi dans les Jeunesses hitlériennes, qu'ils veuillent bien relire le témoignage qu'il a donné à Caen, le 6 Juin 2004, pour le soixantième anniversaire du Débarquement en Normandie, et qu'ils se demandent ensuite ce qu'ils auraient fait à sa place. ..Quand on hurle un peu trop fort avec les loups d'aujourd'hui, on ne fait pas bien la preuve que l'on eût été capable de se démarquer des loups de l'époque…
Reste un point qui est second mais cependant très grave : il faudra tout de même s'interroger sur la communication des instances romaines lorsqu'il s'agit de sujets aussi sensibles. Après la polémique de Ratisbonne (qui mériterait elle aussi d'être démontée attentivement..), j'espère – mais je me réserve d'en parler plutôt en interne - que les responsables de la Curie vont procéder à un sérieux débriefing sur les ratés de leur communication. Pour le dire d'un mot, voici comment j'ai vécu les choses : Mercredi 21 janvier, les milieux intégristes italiens, qui croyaient triompher, « organisent une fuite » dans « Il Giornale ». Aussitôt le tam-tam médiatique, se met en route. Mais nous, membres des conférences épiscopales, nous ne savons absolument rien ! Et pendant trois jours les nouvelles – erronées, qui parlent à longueur de journée de réintégration – prolifèrent dans tous les sens comme un feu de brousse. Tout y passe. Arrive alors la « bombe » de Mgr Williamson… Et c'est seulement samedi matin, - trois jours trop tard ! -, que nous recevons le communiqué officiel du Cardinal RE. Comment voulez-vous que nous puissions remettre le débat sur des bases correctes ? Le Cardinal Ricard s'y est employé, de très bonne façon, mais le feu était parti, et plus personne ne pouvait alors entendre une parole raisonnable.
Maintenant que la poussière commence à retomber, essayons de reprendre calmement nos esprits. Comme disait ma Grand-mère : d'un mal Dieu peut faire sortir du bien. Le mal c'est que le Pape Benoît XVI a une nouvelle fois été traîné dans la boue par une majorité de grands médias, excepté, Dieu Merci, La Croix et quelques autres. Beaucoup de catholiques, et beaucoup de gens de bonne volonté, sont dans l'incompréhension et la souffrance. Mais le bien, c'est que les masques sont tombés ! Si le dialogue continue malgré tout avec les évêques de la Fraternité Saint Pie X, - sous réserve, bien sûr, qu'ils passent la barrière maintenant levée- , le discernement pourra se faire, car tout le monde sait un peu mieux ce qu'ils pensent les uns et les autres.
Pour conclure, j'ai envie de m'adresser aux fidèles catholiques qui peuvent, non sans raison, avoir le sentiment d'être un peu trahis, pour ne pas dire méprisés, en cette affaire : méditez la parabole du Fils prodigue, et prolongez-la. Si le Fils aîné, qui avait d'abord refusé d'entrer dans la fête, dit qu'il veut rentrer, allez-vous le refuser ? ? ? Ayez suffisamment confiance en vous-mêmes et en l'Esprit qui conduit l'Eglise, et qui a aussi guidé le Concile de Vatican II, pour penser que la seule présence de ce fils aîné ne suffira pas à étouffer la fête. Donnez à ce dernier venu un peu de temps pour s'habituer à la lumière de l'Assemblée où vous vous tenez…
+ Hippolyte Simon,
Archevêque de Clermont.
Vice-président de la Conférence des évêques de France
à ChrisDeLambe
De cathocaro
maître d'école | 13H40 | 30/01/2009 |
merci de mettre les points sur les I
pour poursuivre la lecture, ou lire autrement…
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