
Après avoir reçu Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, en août 2005 dans sa résidence de Castelgandolfo ; après avoir, en décembre 2005 « relativisé » la tradition du concile Vatican II en lui contestant sa qualité d'« aggiornamento » et de « tournant », Benoît XVI avait, pour réfléchir à la manière d'aborder la question du schisme intégriste lefebvriste, convoqué une réunion des cardinaux responsables des différents « dicastères » (ministères) du Vatican, le 13 février 2006.
Au cours de cette réunion au sommet, Benoît XVI avait largement évoqué la question de l'évolution des relations du Saint-Siège avec la Fraternité Saint-Pie X. Et d'envisager, déjà, la possibilité de lever l'excommunication des évêques lefebvristes. Rappelons pour mémoire les écrits du cardinal Ratzinger en 1985, à l'époque gardien de l'orthodoxie romaine sous le pontificat de Jean Paul II : « Nous devons tout tenter en vue d'une réconciliation autant qu'il est possible et, pour cela, profiter de toutes les occasions », avait-il affirmé, dans son livre « Entretiens sur la Foi, à propos justement du mouvement lefebvriste qui devait devenir schismatique trois ans plus tard. Le cardinal Ratzinger avait cependant déclaré qu'il ne voyait “aucun avenir pour une position de refus fondamental à l'égard de Vatican II, en soi illogique”.
Une vision des choses qui transparaît parfaitement dans le protocole d'accord du 5 mai 1988 entre le Saint-Siège et la Fraternité, protocole rédigé par le même cardinal. Mgr Lefebvre rompra au dernier moment les négociations et ne signera pas ce document.
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts de la Rome pontificale. A l'automne 2006, le pape Ratzinger-Benoît XVI offre au transfuge de l'intégrisme lefebvriste -l'abbé Laguérie- un statut sur mesure avec son Institut (sacerdotal) du Bon Pasteur. En passant outre l'avis des évêques de France.
En juillet 2007, le pape publie son “Motu proprio” (décision personnelle) “libéralisant” la messe en latin qui, au passage, n'avait jamais cessé d'être célébrée.
De compromis en compromissions
En juin 2008, par l'intermédiaire du cardinal Castrillon Hoyos, en charge de la Commission “Ecclesia Dei” qui gère les relations avec les traditionalistes, Benoît XVI pose cinq conditions aux responsables lefebvristes pour une réintégration dans la giron de l'Eglise. Or, pour “ménager” ses interlocuteurs, dans les cinq points énoncés, l'adhésion au concile Vatican II n'est pas explicitement demandée. En revanche, sont exigés le fait “d'éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale” et aussi “d'éviter la prétention d'un magistère supérieur au Saint-Père et ne pas proposer la Fraternité un magistère parallèle de l'Eglise”.
Il n'était donc pas explicitement demandé aux évêques intégristes de reconnaître le dernier concile et la validité de la messe selon le rite désormais ordinaire de l'Eglise.
Les ratés de la réconciliation : un problème d'agenda
Rome avait alors présenté ce geste comme une proposition de “retour dans la communion”. Les Lefebvristes refuseront cette “main tendue ‘. Le Vatican avait fait l'erreur de faire ses propositions à l'occasion du vingtième anniversaire du schisme. Il n'était pas question pour la Fraternité Saint-Pie X d'accepter un tel accord en fidélité à la mémoire de Mgr Lefebvre.
Les ponts n'étaient toutefois pas coupés : il s'agissait d'un simple problème d'agenda. Ainsi, les négociations reprirent et au début de l'automne 2008, Mgr Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X, demandait à ses fidèles de réciter un million de chapelets jusqu'à Noël pour le soutenir dans ses efforts.
Le 13 novembre 2008 dans Golias Hebdo n°54, nous annoncions que la levée des excommunications des évêques intégristes était imminente. C'était chose faite le 21 janvier 2009 par le décret signé par le pape et le cardinal Re, préfet de la congrégation pour les évêques. Un décret que ce prélat signera à contre-cœur et qui lui vaudra prochainement son déplacement’…
Or, force est de constater que dans ce document du 21 janvier levant l'excommunication, les termes à partir desquels le cardinal envisageait, en 1985 et 1988, un accord avec les Lefebvristes, ont complètement disparu. Seul est demandé aux évêque intégristes le fait de reconnaître la primauté du siège de Pierre.
Quant aux questions théologiques et doctrinales de fond, elles sont reléguées aux accessoires liturgiques sous forme de futurs ‘entretiens’ ; entretiens sur lesquels pèse le flou le plus complet. Aucune repentance des évêques intégristes, aucune parole pour les insultes et les procès en inquisition qu'ils n'ont eu cesse de prononcer contre les prêtres, les évêques et les laïcs qui ont donné leur vie pour mettre en œuvre les réformes de Vatican II. Au contraire, une posture arrogante et hautaine, comme le laisse transpirer le communiqué de Mgr Fellay du 24 janvier, communiqué où il indique ce qu'il a l'intention de faire entendre au pape dans le domaine de la vraie foi catholique.
En inscrivant un schisme au cœur de l'Eglise catholique, le pape Benoît XVI a pris une lourde responsabilité : celle de vouloir régler un schisme intégriste tout en en provoquant un autre.
Celui-là ne se mettra pas en scène, ne pratiquera pas le lobby incroyable que les intégristes n'ont eu de cesse de mener auprès du Vatican depuis vingt ans pour arriver à leurs fins. Ce schisme rampant sera celui des membres du Peuple de Dieu, qui, en partant sur la pointe des pieds, sans bruit, sans éclats, videront une dernière fois l'Eglise de sa substance la plus évangélique et la plus missionnaire, ne se reconnaissent plus dans une Ecclesia qui, pour ‘sauver’ moins de 100 000 personnes d'un schisme intégriste, en perdra dans les mois prochains dix fois à vingt fois plus…
Cette décision constitue un point de non retour dans la confiance que certains gardaient encore dans les responsables de l'Eglise catholique. En ce sens, Benoît XVI en cédant aux pressions des intégristes, engage désormais l'Eglise catholique sur une voie de division. En effet, la volonté du pape de favoriser l'unité au sein de l'Eglise catholique, que l'on peut considérer légitime en soi, s'appuie sur des bases tellement faussées qu'elles ne peuvent que provoquer de nouvelles déchirures ; déchirures beaucoup plus grandes et béantes que celles qu'il veut justement réparer. En l'espèce, la décision du pape de lever l'excommunication des Lefebvristes est d'abord une victoire posthume de Mgr Lefebvre.
► Addendum le 1/2 à 11h. Mgr Williamson a exprimé ce vendredi 30 ses ‘regrets sincères’ pour les ‘souffrances’ causées au pape pour ses ‘ remarques imprudentes’… On remarquera qu'il ne rappelle pas ses ‘remarques’, et encore moins ne les rétracte.
Photo : des cardinaux pendant la messe pour les malades célébrée par Benoit XVI à Lourdes le 15 septembre 2008 (DR). Bernard Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X.




















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à bleuet1
De freakfeatherfall
back to the primitive - fuck all yo... | 21H47 | 29/01/2009 |
Ah bon, c'est du passé ?
Parce que les prêtres pédophiles, ils sont où maintenant ? Ils ont encore été mutés ailleurs ?
Au Canada, c'est peut-être du passé, mais jette un oeil aux USA aussi (cf Boston, NY, etc…), où l'image de l'église catholique est désormais très négative.
Il faudrait que tu m'expliques ce qui a été fait pour que ce passé ne se reproduise pas. La réponse tient en 2 mots : excuses et dollars…
à Lemmy_Nothor
De Okotoks
Amateur de paléonthologie et d'hist... | 18H58 | 29/01/2009 |
La triste histoire des pensionnats indiens n'est pas le seul fait de quelques prêtres. Il y avait un authentique climat ségrégationniste et raciste au Canada (envers les premières nations tout du moins). D'ailleurs, avant d'en faire des bons chrétiens, il s'agissait avant tout d'éradiquer les cultures autochtones. D'ailleurs Stephen Harper a demandé pardon et reconnu le rôle de l'État dans cette infiniment triste histoire.
Notez que je ne cherche pas à dédouaner les prêtres dans cette histoire, simplement à remettre les choses dans leurs contextes.
à Okotoks
De Endymion
| 23H35 | 29/01/2009 |
Je me permets juste de vous rappeler la « controverse de Valladolid » aux débuts de la colonisation espagnole de l'Amérique.
Les colons voulaient démontrer que les Indiens n'étaient pas vraiment humains en s'appuyant sur leurs moeurs et leur religion brutale. Il faut reconnaître que çà les aurait bien arrangés, ils auraient pu les utiliser comme esclaves sans aucun traitement humain. Ce qui n'est pas un pléonasme, les esclaves étaient généralement bien traités dans l'Antiquité gréco-romaine.
C'est un prêtre, Bartholomée de las Casas qui a démontré que les Indiens malgré leur culture différente et aux aspects parfois répréhensibles, tels que les sacrifices humains, étaient des hommes à part entière, dignes de respect et dignes d'être évangélisés. Une religion est une religion que voulez-vous.
Et l'Eglise a tranché sans équivoque en faveur des Indiens.
Pas de chance pour les Africains, les colons se sont rabattus sur eux pour fournir de la main d'oeuvre bon marché. Et ils n'ont pas trouvé leur Bartholomée de las Casas. Mais il y avait trop d'intérêts en jeu.
Celui des rois africains qui trouvaient très rentable de vendre aux marchands arabes leurs prisonniers de guerre, au point que la guerre n'a plus eu pour but que de chercher des esclaves et a détruit durablement toute possibilité de développement autonome de l'Afrique (est-ce que çà ne continuerait d'ailleurs pas un peu au Nord-Kivu et dans l'ex-Congo Kinshasa ? ).
Celui des marchands arabes qui trouvaient très rentable aussi de livrer leurs« cargaisons » d'esclaves aux marins négriers européens.
Celui des négriers européens qui trouvaient très rentable le commerce triangulaire.
Tout cela n'est donc pas nouveau et il ne faut pas systématiquement attribuer à l'Eglise toute les turpitudes des sociétés dans lesquelles elle était majoritaire.
De Okotoks
Amateur de paléonthologie et d'hist... | 02H07 | 30/01/2009 |
Je suis au courant de la fameuse Controverse mais je ne vois pas le rapport avec les pensionnats indiens. Les pensionnats ont été instituée par un état, pas par une institution religieuse. Le fait que des prêtres y aient participé est important mais cela ne me paraît pas significatif dans la mesure où la ségrégations des communautés autochtones et métisses était ancrée dans la société d'alors.
à Okotoks
De Endymion
| 08H06 | 30/01/2009 |
Votre réponse montre que vous avez bien compris le rapport et que nous sommes d'accord.
Cordialement
à Lemmy_Nothor
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 14H19 | 31/01/2009 |
Je sais cela. De même, en France, sous Louis 14, de nombreux enfants protestants ont été arrachés à leurs familles et enfermés dans des couvents pour les convertir de force. Seuls les protestants français s'en souviennent et en parlent parfois, les autres l'ignorent ou l'on oublié.
2ème point : si les prêtres avaient droit de se marier comme avant le 10è siècle peut être ces moeurs dissolues n'existeraient quasiment plus ?
à uncatho
De Calamantran
Espincheur | 18H15 | 30/01/2009 |
Le mot tolérance dans le cas de Benoit XVI me semble inadéquat.
Votre pape me semble plutôt être un fasciste intolérant.
Ne croyez-vous pas ?
à Calamantran
De uncatho
prêtre-étudiant | 09H25 | 31/01/2009 |
Personnellement, je ne trouve pas.
si l'on connait un peu la théologie catholique, on se rend compte que le primat de la conscience existe toujours. Maintenant, cette conscience peut être éclairée. Le pape redit ce que l'Eglise croit dans divers domaines (avortement, pilule, euthanasie,…). C'est son rôle. Ce sont ensuite aux gens de déterminer leurs comportements personnels, en adéquation ou non avec ces propositions. Vous êtes donc libre de faire ce qu'il vous plait.
Ce sont les cardinaux, évêques, prêtres, laïcs, qui « adaptent » les règles.
Demander au pape de ne plus dire ces règles, c'est demander à l'Assemblée Nationale de ne plus dire les lois…
Et enfin, le fascisme est un état policier. Vous avez vu la police du Vatican enquêter sur vous, vous arrêter et vous torturer si vous désobéissez au règles ? ? ?
à uncatho
De Albedo
13H14 | 31/01/2009 |
Et enfin, le fascisme est un état policier. Vous avez vu la police du Vatican enquêter sur vous, vous arrêter et vous torturer si vous désobéissez au règles ? ? ?
Elle a dû arrêter de le faire il y a quelques années, en effet.
à Calamantran
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 14H33 | 31/01/2009 |
Il n'est pas faciste. Rétrograde mais pas faciste. Faut pas tout mélanger !
à uncatho
De Albedo
13H12 | 31/01/2009 |
Dans cet article, on ne parle que de l'Eglise, du pape, des évêques, de dogme, de positions tranchées,… Pas un mot pour Dieu (excepté « Peuple de Dieu »)
On ne parle pas de Dieu de la même façon qu'on ne parle pas de Superman ou Dracula, parce que c'est un article d'information qui relate des faits et non un comics book qui relate les exploits de héros imaginaires.
De ras-la-patience
16H48 | 29/01/2009 |
au vu de la photo, c'est fou ce que la messe pour les malades semble les passionner ! ils sont magnifiques ainsi, roupillant tranquillement sous leur bonnet d'âne…
à ras-la-patience
De Zinzinule
17H07 | 29/01/2009 |
Vous vous méprenez certainement car ils ne dorment pas mais méditent…. .(éranée)
à Zinzinule
De ras-la-patience
17H09 | 29/01/2009 |
en tout cas ils font très bien semblant !
à ras-la-patience
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 14H37 | 31/01/2009 |
Il sont trop vieux surtout donc ils roupillent !
De Baz1
°°° | 17H04 | 29/01/2009 |
Les croyants sont vraiment des sous-hommes !
à Baz1
De noftal
17H42 | 29/01/2009 |
Heureusement que vous avez écrit « croyants » à la place de « juifs ». Cette dernière version vous aurait valu les foudres de la communauté (et peut-être même de la Justice). Alors que quand on parle des croyants, on peut se permettre toutes les bassesses, discriminations, intolérances ; on ne risque rien, pas vrai ?
Un peu facile, non ?
à noftal
De unouveaucompte
21H18 | 29/01/2009 |
pertinent
à Baz1
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 14H39 | 31/01/2009 |
Et les autres des surhommes ? Ils n'ont que l'argent à la bouche (et à la banque) et ils détruisent la vie sur cette planète !
De kerozen05
Libre | 19H14 | 29/01/2009 |
Mr Terras de Golias, comme a son habitude, est passé maître dans l'art de la dialectique ! Les bons se sont les « pro-vatican II » Les mauvais se sont ceux qui pensent que l'Eglise est conduite par Pierre ( et non par Mr Terras..). Mr Terras « prophetise » (ou bien souhaite plus simplement ! ) un schisme ! Rien de moins ! Un geste de pardon et de misericorde devient en fait de la « bétise » puisque les integristes font du lobbying ! « Benoit XVI engage désormais l'Eglise catholique sur une voie de division » !
Terrass est en fait un grand nostagique des anathemes et des excommunications des XV eme et XVIeme siecle ! Une « ouverture » à sens unique qui rappelle celle Robespierre sous la terreur « pas liberté aux ennemis de la liberté » ! Drole de conception qui est assez éloigné de l'Evangile…et de Vatican II.
à kerozen05
De Endymion
| 23H44 | 29/01/2009 |
Monsieur Terras gère son fonds de commerce. C'est tout.
De bidulbo
bof | 19H47 | 29/01/2009 |
J'ai une question naïve mais il est possible que quelqu'un s'abaissera à y répondre.
Si comme le dit l'article, la messe en latin n'a jamais cessé en France, dans des garages ou autres, les municipalités ne vont-elles pas être obligées de donner des églises aux tradis, maitenant qu'il sont de retour dans le giron de l'Eglise ?
Dans ce cas, ceux qui allaient dans ces églises jusque là devront s'acheter un missel en latin ou aller ailleurs non ?
merci d'éclairer ma lanterne
à bidulbo
De ChrisDeLambe
12H41 | 30/01/2009 |
Le pape a précisé que la levée de l'excommunication pour les évêques de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) ne signifiait pas de soi le retour à la pleine communion du mouvement intégriste, et qu'elle ne pouvait se faire que dans le respect de l'enseignement du Concile.
La levée du décret est un acte de « miséricorde paternelle » (le projet principal explicite du pontificat étant l'unité des chrétiens), mais, a bien précisé Benoît XVI, elle devra être suivie de gestes de la part des intégristes, qui ne peuvent remettre en cause ni l'autorité ni du pape, ni celle du Concile, mises donc au même niveau.
Sinon, voici un extrait de la lettre Mgr Hippolyte Simon, vice-président de la Conférence des évêques :
« … quoi que l'on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n'ont pas été réintégrés . Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n'est toujours pas revenu au sein de l'Eglise catholique et il ne relève toujours pas de l'autorité du Pape. Les informations qui parlent de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière.
J'accorde volontiers mon indulgence à tous les journalistes et à tous les commentateurs qui ont pu confondre, de bonne foi, la levée de l'excommunication et la réintégration pure et simple. Les catégories utilisées par l'Eglise peuvent prêter à équivoque pour le grand public. Mais la vérité oblige à dire que, selon le Droit de l'Eglise, ce n'est pas du tout la même chose. Si on confond les plans on devient victime de simplifications qui ne profitent qu'à ceux qui veulent faire de la provocation. Et on se fait complice, involontairement, de ces derniers. De façon habituelle, le grand public est en droit d'exiger d'un journaliste sportif qu'il sache distinguer, par exemple, entre un corner et un essai. Pourquoi l'Eglise n'aurait-elle pas le droit d'avoir aussi son vocabulaire “ technique ” et pourquoi devrait-on tolérer des approximations aussi graves simplement sous prétexte qu'il s'agit de religion ? »
Lettre entière ci-dessous :
http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp ? docId=2363708&rubId=47602
à bidulbo
De Nanou-Tistou
Survie attentive | 14H41 | 31/01/2009 |
Aller ailleurs je suppose ou faire la baston (comme disent les mangas et les jeunes de banlieue)
De Chris du Fier
Chroniqueur | 19H58 | 29/01/2009 |
Christian Terras,
Vous meriteriez un procès en diffamation.
Pourquoi insulter les tenants d » une orthodoxie catholique qu » a reniée l » Eglise de France et ses evêques depuis Vatican II ?
Pourquoi parler d » un schisme que Benoît XVI aurait provoqué avec son motu proprio ?
Quand à votre affirmation concernant le « lobby incroyable » que les intégristes ; .etc.. Faites moi plaisir.. occupez vous donc de choses que vous comprenez : la politique.
Vous appartenez à cette race de Merlin l » enchanteur que je dénonçais il y a peu près des diocèses avachis devant la Res Publica de France.
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ALLO ? .. MON FILS ? .. NE RACCROCHE PAS … Je voulais te dire que :
Lors de mes lectures juvéniles au pensionnat des ces bons frères Dominicains, l'Iliade et l'Odyssée, mon héros n'était pas Ajax, Hector ou Achille, mais Ulysse. Je voulais tellement m'identifier à ce fier roi de la petite Ithaque qui savait allier courage et ruse, force et intelligence pour, d« une part abattre le siège de l“ immonde Troyes (refuge du pire des outrage : la séduction de la femme d‘autrui, Hélène) et, dautre part, reprendre ses droits sur son territoire et son épouse Pénélope sur des prétendants cupides.
Las ! Les dieux de la sagesse ne m'ont pas entendu. En 1968 , lors de la mise en route de la cabale lancée par les ’penseurs” de la gauche moderne à l'encontre de la société traditionnelle française et plus particulièrement envers sa jeunesse, je n'ai pas eu le courage , contrairement à Ulysse, de demander à mes compagnons de m'attacher au mat du navire et de me boucher les oreilles avec de la cire, afin de ne pas entendre les nouvelles sirènes de la “modernité” rationaliste nous louer les bienfaits du merchandising et du tout à l'égout des valeurs qui avaient permis de construire “notre” France.
Les jeux du cirque ont été lancés avec une telle force et une telle détermination pas nos instances politiques dites »populaires » et démocratiques qu'il semblait vraiment suranné -voir même complètement réac - d'oser parler d'éducation chrétienne, d'efforts dans le travail, de respect des croyants, et de communauté spirituelle. J'ai eu peur de me faire traiter de « facho » par les bien-pensants.
Après quelques décennies de déstabilisation, je commence - comme beaucoup de français - à revenir à un raisonnement plus sain des valeurs par lesquelles notre patrie a été construite, et dont tu es l« héritier. Celle de l'effort, en premier lieu, celle de la question de ce que nous sommes sur cette terre, et celle du retour à nos sources propres.. : l“ humilité, le courage et le respect de nos valeurs chrétiennes.
Un père ne peut s'excuser auprès de ses fils, mais il peut tenter d'expliquer quelles ont été ses faiblesses devant un environnement politique et médiatique délétère et ‘imposé’ par les princes de la république via ce qu ‘ils appèlent les Média. Et il peut, et il se doit de tenter d'inverser la pente mortelle dans laquelle la classe politique de ce pays tente toujours de plonger toute une nouvelle génération.
Je ne me suis pas assez méfié des Merlin l'Enchanteur’ de cette république. Celle qui, au travers d'un ministre de l'éducation nous annonçait : Il est interdit d'interdire, ou mieux, le Bac : pas de problème : on vous le promet pour tous…Et un autre, de nous annoncer : 35 heures de travail : ce sera le paradis pour les travailleurs, et une ministre nous clamer que l'avortement : c'est bien et c'est nécessaire. Que le porno est, somme toute un, amusement comme un autre, et ainsi de suite….. Ce n'est pas que j'y croyais vraiment, mais, l'ambiance aidant, j'ai lâchement fermé les yeux et bouché mes oreilles.
Mon directeur de conscience m'avait dit : il n'y a rien de ce qu tu as défait que tu ne sauras reconstruire avec l‘ aide de Dieu, si tu le veux.. Aujourd'hui, je le veux, pour toi et pour tes compagnons de cette France du Devoir. Je vais utiliser les dernières années qu’ Il voudra bien m'accorder pour t'aider à lutter contre ces sirènes du malheur et de la destruction de notre navire :
- ces lobbies que dénonçait dernièrement Raymond. Barre avant de mourir
- ces multinationales cosmopolites qui n'ont ni Dieu ni maître sauf celui du Pognon Roi
- ces philosophes autoproclamés qui promettent des horizons radieux dans le stupre et le matérialisme
- ces politiciens qui ont oublié q'un peuple, c'est d'abord une communauté de valeurs et de principes
- ces cosmopolites qui prennent la France pour un laboratoire ethnologique et/ou ethnique
- ces présentateurs de télés et autre média qui flattent les bas instincts pour justifier leurs émoluments
- ces évêques qui confondent diocèses et expérimentations sociales et confessionnelles
Toutes ces sirènes doivent être traînées aux gémonies. Nous allons y travailler dorénavant. Toi et moi, mon fils, et pour que ton fils puisse vivre et grandir sur une terre chrétienne : La France..
Chris du Fier Nov. 2007
à Chris du Fier
De hershellgordon
23H28 | 29/01/2009 |
c'est ça tes chroniques christ de foire ? oh…pas de doute…l'église apostolique et machin-truc est bien à l'agonie…et le coup de « merlin l'enchanteur » est d'un savoureux…mais dis-moi mon foireux, comment peut-on croire à un dogme qui, par exemple, décrète que le purgatoire est un remède au pêché…au moyen-âge et pas avant ? un gimmick quoi ! comme au cinéma…
De bleuet1
espère malgré tout | 20H31 | 29/01/2009 |
Je vous mets ici l'article de Koz Toujours, paru sur le site causeur.fr.
http://www.causeur.fr/toujours-jeune-toujours-catholique-et-toujours-heu…
« Il y avait l'opposition à l'avortement. Il y avait la réprobation de l'homosexualité. Il y avait l'accusation de propagation du SIDA en Afrique. Il y avait l'interdiction du divorce. Et puis, il y avait le soupçon de refus du plaisir lors du zizipanpan. Autant de choses que la société ne saurait pardonner.
Depuis samedi, c'est du lourd : il y a la prétendue “réhabilitation” d'un évêque négationniste. Avouez que le catholique, pour être catholique, doit décidément avoir une paire de balloches bien accrochées. Ou être une fille.
Après son arrestation par Vichy, Mounier appelait du fond de la Drôme à revitaliser, voire reviriliser, le catholicisme : “”qu'on ne fasse plus à nos jeunes chrétiens de ces regards sans acier dont on ne sait s'ils offrent ou s'ils mendient l'amour ou je ne sais quel sentiment qui reste entre l'offre et la demande, entre l'amour ou le néant, écrivait-il. Qu'ils apprennent à marcher dans le vent et seuls ». (L'affrontement chrétien)
En l'occurrence, duc in altum, duc in altum : j'avance en eaux profondes, malgré le vent et la tempête, j'avance, j'ai confiance, j'ai confiance, j'ai confiance (il faut le répéter trois fois, sinon ça ne marche pas). Je suis dans le vent, et seul : quel bel exercice pratique que cette levée d'excommunication !
Lorsque je lis, dans La Croix et dans Le Monde, que Matthieu Grimpret, auteur de Jeune, catholique et heureux de l'être, proclame sa « honte d'être catholique », je dis non ! Aujourd'hui encore, je suis jeune et catholique. Je suis surtout toujours heureux de l'être. Et, n'en déplaise, j'en suis même fier. D'ailleurs, on ne peut être fier que des choix difficiles : l'occasion est donc rêvée. Et puisque je ne voudrais pas donner raison aux intégristes, moi, je fais la preuve de mon obéissance filiale sans réserves… voyez l'acier dans mon regard.
Pour autant, et toujours pour ne pas donner raison aux intégristes de tout poil, je sais que la disposition au martyr n'est pas une preuve suffisante de la pertinence d'une position. Alors tâchons de nous expliquer. Car, dans la précipitation habituelle, il est un mot que se renvoient les uns et les autres, de site à site, sans se soucier de sa parfaite inexactitude : le Vatican aurait « réhabilité » Richard Williamson. Selon Matthieu Grimpret, il s'agit même de « rendre toute sa place à un évêque qui nie la Shoah ». Au risque de lasser mon lectorat, je dis et je redis non !
Le 7 décembre 1965, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras lisaient une déclaration commune par laquelle ils levaient les excommunications réciproques prononcées par les deux églises chrétiennes. Quarante-quatre ans après, le dialogue se poursuit continue, franchit des étapes remarquables, mais les églises orthodoxes et catholiques sont toujours séparées. La Fraternité Saint-Pie X (ie les intégristes) en général et Richard Williamson en particulier n'ont donc pas, du seul fait de la levée de l'excommunication qui les frappait, rejoint le giron de l'Eglise catholique romaine.
Le fait d'avoir levé les excommunications permet uniquement d'envisager un dialogue sur les divergences de fond.
Richard Williamson n'est pas aujourd'hui un membre de l'Eglise catholique. Il n'en est pas un fidèle, il n'en est pas un évêque. Et, si le dialogue avec la Fraternité Saint-Pie X promet d'être ardu, avec Richard Williamson, cela promet d'être encore une autre paire d'étoles. Car ce bonhomme apparemment calme qui réussit le tour de force de considérer que le 11 septembre est le fait du gouvernement américain et de citer les Protocoles des sages de Sion, estime aussi que Vatican II est l'œuvre d'un complot judéo-maçonnique contre l'Eglise… Autant dire que, si l'Eglise peut l'endurer, il se montre également insultant à son encontre. L'heure de la « réhabilitation » de Richard Williamson n'a pas sonné. Et l'on peut penser qu'elle ne sonnera jamais.
Williamson est d'ailleurs à ce jour toujours suspens a divinis : il n'est pas en pleine communion avec le Pape, ne peut prêcher dans l'Eglise catholique, ni donner la communion, ou aucun autre sacrement. Les prêtres qu'il ordonne sont toujours eux-mêmes suspens a divinis et les sacrements que donnent ces derniers donnent sont illicites.
Williamson est toujours frappé de cette sanction, contre ce que l'Eglise considère comme un délit, et celle-ci l'empêche de se réclamer de l'Eglise catholique, la seule, la vraie, l'unique, la sainte, l'apostolique et romaine. Bref : la mienne.
Voilà bien toute la quadrature du cercle car nous attendons tous confusément du Pape qu'il pose aujourd'hui un acte clair pour réaffirmer ce que seuls des esprits aussi affûtés que celui de Williamsom peuvent lui contester : son ferme rejet de tout ce que sous-tendent les propos de Willy, et ses propos mêmes. Bref, qu'il le sanctionne, qu'il le colle à Parthenia à la place de Mgr Gaillot, qu'il l'envoie comme le défunt fondateur des Légionnaires du Christ mener une vie de retraite et de prière dans un monastère isolé, où il devra assister chaque jour à la messe en langue vernaculaire, ceci à supposer bien sûr que la justice britannique ne s'en saisisse pas avant.
Seulement voilà : Richard Williamson ne fait pas partie de l'Eglise catholique, et le Pape serait bien en peine de sanctionner. Tragique, non ?
D'ailleurs, on notera que, le Vatican ne pouvant le faire, la Fraternité Saint-Pie X l'a fait et a demandé pardon au Pape et à tous les hommes de bonne volonté pour les propos tenus.
Bref, je comprends parfaitement le trouble causé et l'incompréhension, d'autant que je ne me rencarde moi-même sur les sanctions canoniques que depuis vendredi dernier. Mais, si la tâche est rude, si la communication entre le Vatican et le monde - moins pressé de connaître les formules de l'Eglise que celles d'Harry Potter - est difficile, on ne peut renoncer à expliquer encore. Et l'on ne peut laisser croire, Matthieu, que les divorcés-remariés soient, eux, excommuniés, et que l'Eglise soit en train de négocier le retour d'un évêque qui nie la Shoah.
Je n'ai pas honte d'être catholique car, bien comprise, la décision du Pape, solidaire des juifs, n'emporte évidemment aucune acceptation des « opinions négationnistes et des comportements à l'égard des juifs, inacceptables de la part de certains membres des communautés auxquelles l'évêque de Rome tend la main ».
Je n'ai pas honte d'être catholique quand l'Eglise tente, au-delà de tel ou tel hiérarque, de rassembler les brebis plutôt que de prendre son parti, plus facile, de la division.
Je n'ai pas honte d'être catholique car « les propos négationnistes ne sont pas ceux d'un chrétien ». Ils n'ont rien à voir avec ma foi. Ils ne sont que l'expression de la bêtise ordinaire dont le baptême pas plus que l'ordination ne protègent qui que ce soit.
Je suis pour ma part toujours jeune, toujours catholique, toujours heureux de l'être.
C'est quand le vent se lève qu'il faut tenir la barque.
Les marins le savent.
Alors, comme disent les Marines et Saint-Malo : Semper fidelis. »
à bleuet1
De unouveaucompte
21H26 | 29/01/2009 |
Ils ne sont que l'expression de la bêtise ordinaire dont le baptême pas plus que l'ordination ne protègent qui que ce soit.
voilà le résumé simplifié qui peut être entendu par tous
De Bardamu
difficile | 21H31 | 29/01/2009 |
M. Terras est le « catholique » préféré des bouffeurs de curé et autres fanatiques d'extrême-gauche (pardon pour le pléonasme).
On le sort de sa boîte chaque fois qu'il est question de vomir sur l'Eglise catholique, sport de combat présentant peu de risques, en tout cas beaucoup moins que s'en prendre aux juifs ou aux musulmans, ce qui explique le nombre élevé d'adeptes.
Là où M. Terras se trompe lourdement, c'est quand il écrit :
« Ce schisme rampant sera celui des membres du Peuple de Dieu, qui, en partant sur la pointe des pieds, sans bruit, sans éclats, videront une dernière fois l'Eglise de sa substance. »
C'est tout le contraire : l'église catholique a perdu beaucoup de ses ouailles en raison de la veulerie et des pleurnicheries permanentes des « chrétiens de gauche » comme M. Terras, toujours prêts à s'agenouiller devant la moindre niaiserie pseudo-progressiste, et à renoncer à défendre les spécificités de la spiritualité catholique.
Le syndrome « télérama » en quelque sorte.
à Bardamu
De hershellgordon
00H33 | 30/01/2009 |
bardatruc lit télérama ? moi non plus…mais la démonstration est intéressante…« m. terras est… »…là où m. terras se… » et on finit par(t'aimes bien le « on » non ? ) les spécificités de la spiritualité catholique…
pfff..les spécificités de la spiritualité catholique…dis nous en plus…