Libé : Pourquery s'en va, les lecteurs paieront les correspondants en région
Depuis le 15 janvier, la Société des lecteurs de Libération s’est engagée à prendre en charge le salaire et les frais des pigistes gérant les sites Libévilles. Résultat : les huit sites régionaux du quotidien seront maintenus, alors que leur suppression avait été annoncée par la direction lors de l’assemblée générale du 15 janvier.
Pour un montant non divulgué, qui tournerait autour de 60 000 euros, la SDL prendra en charge les salaires de plusieurs correspondants régionaux, ceux d’Orléans, Lille, Strasbourg et Bordeaux. Le site de Rennes, où aura lieu le prochain forum organisé par le quotidien, reste financé par Libération jusqu’en mars au moins. Les correspondants de Lyon, Marseille et Toulouse, qui sont des salariés du journal, ne sont pas concernés par cette mesure. Une pigiste lyonnaise est aussi maintenue.
Ce financement d’un média directement par des lecteurs pour la production d’un pan défini de l’information est, à notre connaissance, une grande première en France.
Aux Etats-Unis, des sites d’investigation à but non lucratif sont financés de cette manière. C’est, par exemple, le cas de Propublica, dont la devise est « le journalisme dans l’intérêt du public ».
Par ailleurs, le directeur délégué de la rédaction de Libération, Didier Pourquery, a annoncé sa démission mercredi matin en conférence de rédaction, comme l’a révélé la lettre d’information professionnelle Presse News. Il partira le 1er mars, pour des raisons de santé.
Son départ va provoquer une réorganisation du management du quotidien, sous la houlette de la nouvelle vice-présidente du directoire qui serait, selon Presse News, Nathalie Collin. Jusqu’ici présidente de la maison de disques EMI France, elle succédera lundi 2 février au directeur général Denis Pierrard, parti à La Libre Belgique. Le PDG et directeur de la rédaction, Laurent Joffrin, devient vice-président du directoire et devrait délaisser le management pour se concentrer sur la rédaction.
L’équipe du quotidien continue en tous cas de réfléchir à la réorganisation. La solution d’un allègement du journal pendant la semaine au profit du week-end aurait été abandonnée, de même que celle, encore plus radicale, de la transformation de Libé en hebdo, avec un quotidien seulement en ligne (comme le Nouvel Observateur).
La formule actuelle de Libération, récemment modifiée, pourrait l’être encore plus, avec peut-être une destructuration des rubriques. Un cabinet de conseil éditorial a été mandaté pour une mission qui serait facturée 120 000 euros.
► Mis à jour le 28/01 à 16h36 avec le nom de la future vice-présidente du directoire.
Augustin Scalbert
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Quand je vois la presse se chercher après avoir investi en force sur la toile je me demande s’ils ont bien compris l’essence du net.
A preuve votre format, non moins professionnel sinon plus, comparé à celui de Libé vitrine du sarkozysme, celui de Marianne véritable exutoire à pochtrons, Le Post ersatz du Monde.
L’avenir est au blog, sans filiale.
Et puis parlons contenu en plus du format. Une étude américaine montre que l’enveloppe est au moins aussi importante que ce qu’elle contient. Libé est vraiment has-been. Vous avez vu l’état de leurs forums, et la modération qui cache la censure ? Comment voulez-vous attirer le public dans ces conditions. Sans compter les articles dont certains sont parfois sujets à bien des questions quant à leur impartialité. Sur Marianne, l’essentiel des articles provient de blogs « amis ». Le Post, bref passons.
En ce qui me concerne, j’ai réduit mon nombre de favoris dans le dossier « presse ». Je vous ai gardé, 20minutes, Le Parisien pour un éclairage régional et basta. Je préfère les blogs, j’en lis beaucoup et j’entretiens les miens. Après tout, mon opinion vaut bien celle d’autres personnes, soient-elle en possession d’une carte de presse.
Cheer !




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