TRIBUNE 24/01/2009 à 12h54

La sociobiologie ou la préhistoire perpétuelle des femmes

Agnès Lenoire | Enseignante blogueuse

La sociobiologie, sans vraiment dire son nom, s’introduit dans nos esprits et touchent la plupart du temps… les femmes ! Régulièrement, la presse nous annonce des études sur les comportements sociaux, études qui visent à mieux nous convaincre que les dits comportements sont préhistoriques, qu’on n’échappera pas à nos gènes, quoi qu’il arrive.

Le dernier en date, que je découvre en lien sur Rue89, est celui qui affirme que l’orgasme est favorisé par un gros portefeuille. Mais il y avait eu, en 2005 et en 2007 deux autres études très spéciales.

Au Canada, dans les supermarchés d’Alberta, des sociopsychologues ont décortiqué le comportement des parents vis-à-vis de leurs enfants assis dans les chariots. Sont-ils attentifs à la sécurité de leur enfant ? Bouclent-ils la ceinture de leur siège ? Et si non, pourquoi ?

Les mères dans leur collimateur

Leur diagnostic fut surprenant, et, n’en doutons pas, soulèvera l’indignation des parents d’enfants de 2 à 5 ans. Nos sociopsychologues de supermarché prétendent en effet avoir constaté que les enfants ayant de jolis minois étaient plus souvent attachés, donc mieux protégés que les autres. Les mères sont dans leur collimateur : elles attachent 13,3 % des enfants aux frimousses avenantes, contre 4% de ceux aux visages ingrats.

Andrew Harell est le directeur de cette étude, menée par une équipe du département sociologie de l’université d’Alberta. Il n’hésite pas à se faire le chantre de la psychologie évolutionniste en affirmant que « si les parents, de manière inconsciente, protègent mieux les beaux enfants, c’est que ces derniers représentent un meilleur potentiel génétique et, donc, une meilleure garantie pour la survie de l’espèce ».

Heureusement ces déductions hâtives et mal ficelées ne font pas l’unanimité. Le paléontologue Frans de Waal (Atlanta) lui oppose que si les parents favorisaient les beaux enfants pour qu’ils assurent la pérennité de l’espèce, il s’ensuivrait que ses représentants « laids » ne se reproduiraient plus, ce que l’on ne constate pas.

Autre étude, trouvée le 17 septembre 2007 sur le site de Cyberpresse (plus disponible actuellement en service gratuit), un article -classé dans la rubrique Sciences ! - titre : « La théorie de l’évolution confirmée… au supermarché. » Bigre ! Il a suffi à des chercheurs de l’université de Californie à Santa Barbara d’observer une poignée d’individus (86 !) en train de déambuler dans les allées de leur hyper préféré, pour en déduire que les femmes s’y repéraient mieux que les hommes, et d’en déduire illico que c’était une preuve de l’évolution.

Une vie de Cro-Magnon dans un autre cadre

Ils ont vu messieurs Cro-Magnon chasser, mesdames Cro-Magnon cueillir. Actuellement, d’après eux, nous poursuivons notre vie préhistorique dans un autre cadre, voilà tout. La science est aussi simple que cela, vous ne le saviez pas ?

L’article, dans sa toute première ligne, introduit le sujet en affirmant que « normalement, les hommes sont meilleurs que les femmes pour indiquer la direction d’un endroit ». Déjà, là, je me dis qu’on est mal parti pour les références et la rigueur… Certains de ces scientifiques, qui pratiquent la psychologie évolutionniste, ou évopsy pour les intimes, voient du préhistorique partout. En particulier chez les femmes !

Car, selon eux, les femmes sont proches de l’état de nature, et il semblerait que cela fait longtemps que ça dure. Le paléoanthropologue Pascal Picq appelle cela, dans son livre Nouvelle histoire de l’homme, « projeter dans la nature ou au temps des origines un état de l’idéologie contemporaine de la domination de l’homme et dire ensuite qu’il en a toujours été ainsi ».

Il est impossible de dégager l’état de nature de celui de culture. Les causes génétiques s’imbriquent aux influences de l’environnement, et se complètent d’une imprégnation forte de culture, de transmissions, et de volonté de pouvoir. Toutes les études qui ne prendront pas au sérieux toutes les influences seront hors réalité.

Pour en savoir plus : « Misère de la sociobiologie » - de Patrick Tort - PUF, 2005 - 191p.

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  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 13h09 le 24/01/2009
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    « Car, selon eux, les femmes sont proches de l’état de nature, et il semblerait que cela fait longtemps que ça dure. “

    J’ai vu à ce sujet un excellent reportage sur c+ concernant l’accouchement à travers la planète... Les femmes qui font ça très naturellement, sans aide médicale... puisque de tout temps les femmes accouchent !
    J’étais sidérée par les réactions de ces femmes qui auraient pu avoir une aide médicale et qui la refusent...alors que d’autres (femme Touareg accouchant dans le sable à l’abri d’une bâche) auraient aimé être moins proche ‘de l’état de nature’ !

    D’autre part, il n’y a pas bien longtemps qu’on nous a accordé une âme..., alors !

    • karlM
      karlM répond à A déménagé le 2 mai 2011
      Précaire
      • Posté à 16h58 le 24/01/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      votre remarque est confirmé dans un livre « cro-magnon, toi même » qui explique que se sont les hommes qui ont imposé aux femmes d’accoucher dans un sens opposé à la gravité. Par contre, le chercheur en biologie évolutive de Montpellier donne l’exemple de bébé singe à qui l’on donne des jouets ....les femelles choisissent les poupées....

    • hoshiko
      • Posté à 19h01 le 24/01/2009
      • Internaute 28938

      « D’autre part, il n’y a pas bien longtemps qu’on nous a accordé une âme…, alors ! »

      Au bénéfice du doute, seulement au bénéfice du doute, eelisa... ; -)

  • einna
    • Posté à 13h38 le 24/01/2009
    • Internaute 6227

    « normalement, les hommes sont meilleurs que les femmes pour indiquer la direction d’un endroit ». Que signifie ce normalement ? Les femmes qui indiquent bien un endroit seraient « anormales » ?

    quel est le but de ces études si ce n’est chercher à démontrer en s’appuyant sur un discours scientifique mais sans doute vaudrait-il mieux dire scientiste, les préjugés de ceux qui cherchent ?

    La notion de beauté et de laideur est une notion tellement subjective, tellement liée au vécu, à l’intime de chacun d’entre nous qu’on ne peut établir des normes.

    que cherche celui qui s’interroge sur la manière dont les enfants sont bien ou mal attachés dans des chariots de supermarché si ce n’est à se conforter que lui - ou elle- attachera bien son enfant même s’il le trouve laid !

    • Agnès Lenoire
      Agnès Lenoire répond à einna
      Auteur(e) de l'article Enseignante blogueuse
      • Posté à 19h19 le 24/01/2009
      • Expert 59943
        Enseignante blogueuse

      Bonjour,

      Les psychologues évolutionnistes font en effet beaucoup de mal à l’idée d’évolution en accordant trop d’importance aux gènes. Le « tout génétique » est un discours effectivement scientiste et réductur, tout comme l’environnemental exclusif (le constructivisme) est faux. Les imbrications sont nombreuses entre le gène et l’environnement, ce qui fait notre richesse.

      amicalement

      Agnès

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  • Bardamu
    Bardamu
    difficile
    • Posté à 13h41 le 24/01/2009
    • Internaute 25491
      difficile

    L’article a tendance à imputer les dérives d’un psychologisme farfelu à la sociobiologie. Il y a quand même des choses intéressantes dans la sociobiologie de Wilson, et il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    D’autre part, il y a quand même un problème méthodologique. Quand vous écrivez : « Toutes les études qui ne prendront pas au sérieux toutes les influences seront hors réalité. », c’est plutôt vous qui êtes irréaliste. Personne ne pourra jamais étudier un phénomène humain en tenant compte de « toutes les influences »...

    • Agnès Lenoire
      Agnès Lenoire répond à Bardamu
      Auteur(e) de l'article Enseignante blogueuse
      • Posté à 19h39 le 24/01/2009
      • Expert 59943
        Enseignante blogueuse

      Bonjour,

      Oui bien sûr on ne peut pas toujours prendre en compte toutes les influences. Alors dans ce cas il faut se garder des déductions hâtives et éviter de diffuser des études aux résultats douteux. Je crois que c’est le cas des études que j’ai citées.

      Amitiés

      Agnès

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    • dy
      dy répond à Bardamu
      • Posté à 21h25 le 24/01/2009
      • Internaute 47181

      Un travail de recherche est d’autant plus sérieux qu’il intégre « toutes les influences » (en tous cas celles qui sont connues, celles qui ont déjà fait l’objet d’une recherche) liées à l’objet de l’étude.

      Il ne s’agit pas de chercher à les observer toutes ensembles : il s’agit d’indiquer (dans le travail remis) que, ce phénomène humain, peut être observé et interprété de plusieures manières ; il s’agit d’indiquer que le fait que ces autres manières d’interpréter le phénomène n’aient pas été prises en compte dans le travail de recherche présenté... constitue un biais en soi.

      Il s’agit d’indiquer que, même si les résultats obtenus correspondent aux hypothèses émises, ils sont à prendre au conditionnel parce-que conditionnés par le bout de la lorgnette du chercheur.
      Il s’agit d’indiquer que les conclusions de l’étude ne valent que d’un point de vue, et qu’elles n’expliquent « pas tout ».

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 14h10 le 24/01/2009
    • Internaute 24252
      卑語

    J’ai retrouvé les conclusions d’une étude gouvernementale datant de 2007 :
    « la femme n’est pas assez entrée dans l’histoire. La femme, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles... etc, et...

    Le niveau de conclusion semble assez proche, la convergence du résultat des études peut faire penser à la validation de la preuve scientifique, non ?

    • Artemisia.G
      Artemisia.G répond à unagi-
      Lulucarabine
      • Posté à 14h56 le 24/01/2009
      • Internaute 39119
        Lulucarabine

      Tiens, quelle coïncidence ! Cela rappelle quasiment au mot près le discours de Dakar de Sarkozy qui concernait...le peuple africain ! Cela éclaire donc parfaitement l’idéologie dangereuse et consciemment assumée qui se cache derrière ces études ! LA femme, LE peuple africain... Du danger de l’essentialisme qui réduit les êtres à un trait biologique.

    • adrak
      adrak répond à unagi-
      • Posté à 20h15 le 24/01/2009
      • Internaute 31361

      « La femme n’est pas assez entrée dans l’histoire » : ce constat est pourtant vrai. Mais expliquer cela par la nature de la femme c’est effectivement du foutage de gueule.

      La cause, c’est tout simplement que l’histoire telle que nous l’apprenons a été écrite par des hommes.

      Petite devinette : quand le suffrage universel a-t-il été introduit en France ? Au collège, j’avais appris que c’était en 1848. Il m’a fallu du temps pour réaliser que nos manuels d’histoires sont trompeurs : il n’y a que 60 ans que les femmes ont obtenu le droit de vote en France.

      • jexiste
        jexiste répond à adrak
        si, si
        • Posté à 18h04 le 25/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        Trompeur n’est pas le mot juste.

        Les femmes étant toujours considérées comme mineures étaient exclues de l’universel humain.

        Le droit des femmes est une notion récente. Celui des enfants aussi.

        Et nombre de « juristes » rejettent toujours le témoignage de femmes au motif qu’il ne vaut pas plus que celui d’enfants.

         
        • adrak
          adrak répond à jexiste
          • Posté à 21h14 le 25/01/2009
          • Internaute 31361

          Je suis bien d’accord avec votre expression « exclues de l’universel humain ». Cela reflète bien ce que j’essaye d’exprimer.

          Cette exclusion ne se relève pas seulement dans le domaine du droit, mais partout : dans l’art, l’exercice du pouvoir, la spiritualité, la philosophie, la science, la sexualité...

          Partout, l’apport des femmes a été et continue souvent à être d’emblée nié ou ignoré, et au final oublié par l’histoire. Au final la trame de notre société a été conçue par les hommes pour les hommes.

          • jexiste
            jexiste répond à adrak
            si, si
            • Posté à 18h27 le 26/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            « Partout, l’apport des femmes a été et continue souvent à être d’emblée nié ou ignoré, et au final oublié par l’histoire. »

            Non, on oublie seulement qu’elles en sont à l’origine.

            Les hommes ont l’art et la manière de le récupérer et se l’approprier.

        2 autres commentaires
  • Yannick
    • Posté à 14h47 le 24/01/2009
    • Internaute 317

    Avec un titre pareil, on s’attend à un lynchage. Mais l’auteur de l’article aurait pu avoir la décence de nous expliquer ce qu’est la sociobiologie avant de lui passer la corde.
    Un peu de recherche sur l’internet accompagnée d’une ou deux références bibliographiques auraient été bienvenue.
    Sans être un expert, loin de là, il me semble néanmoins que les loufoques « recherches » dont il est question dans cette article ne concernent en rien la sociobiologie.

    • Agnès Lenoire
      Agnès Lenoire répond à Yannick
      Auteur(e) de l'article Enseignante blogueuse
      • Posté à 19h55 le 24/01/2009
      • Expert 59943
        Enseignante blogueuse

      La psychologie évolutionniste est une branche de la sociobiologie, la plus populaire. La sociobiologie est une pseudo science qui prétend expliquer l’humain par le « tout génétique ».

      J’ai donné une référence bibliographique en fin d’article. Il en fallait deux ? En voici une seconde

      Lien

      amicalement

      Agnès

      Lien

  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 14h51 le 24/01/2009
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    En effet, chaque année on rit beaucoup en entendant les résultats de ces pseudo-études scientifiques. On se dit que ces « scientifiques » ont finalement beaucoup d’humour et qu’on doit bien se marrer dans leurs équipes. Puis le rire devient jaune lorsqu’on réfléchit aux financements qu’ils ont trouvé pour réaliser ces « études » et au fait qu’elles sont diffusées par des médias, qui, pour la plupart, les relaient sans les décortiquer et critiquer l’idéologie inquiétante sous-jacente. Or, la science étant devenue le nouvel opium du peuple, les petits esprits utilisent souvent ces études pour imposer leurs préjugés et des rapports de domination qu’ils/elles ne souhaiteraient surtout pas voir disparaitre.

    Merci pour votre excellent article qui propose une fine analyse de ce courant !
    Il m’en a appris beaucoup sur la sociobiologie et m’a donné envie de me pencher plus sérieusement sur le sujet !

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 14h56 le 24/01/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Oula !

    Ce que vous montrez en fait, c’est que le scientifique n’est pas en dehors de la société comme un exilé qui peut alors et avec toute objectivité analyser la dite société ; mais bien au contraire un membre à part entière de cette société, avec ses délires et ses stéréotypes.

    Par exemple, certaines recherches affirment que les noirs sont plus bêtes que les blancs. Des chercheurs ont montré que leur échantillon de blancs a un Q.I. effectivement plus haut que l’échantillon de noirs. Je ne me fais alors pas d’illusion sur le racisme plus ou moins subtile de ces chercheurs. Heureusement, d’autres chercheurs vont alors répondre dans une autre publication pour démontrer que le QI est un test de blanc, fait par des blancs, dans une culture blanche et que la différence (entre blancs et noirs) disparait si l’expérimentateur est noir...

    Ce qui est valable pour le racisme, l’est pour le sexisme, d’où le fait par exemple qu’il existe ,surtout outre-atlantique, des « études féministes » pour contrer le machisme des recherches plus classiques mais aussi plus machistes.

    En conclusion, on peut trouver des publications qui disent une chose et d’autres qui disent le contraire. D’ailleurs, c’est cela la science : une discussion sur les interprétations possibles des résultats pour petit à petit, à force de nouvelles recherches, éliminer les interprétations fausses et obtenir la vérité (du moins un « modèle non encore falsifié » le plus proche possible de la vérité).

    • alaixih
      alaixih répond à Tita
      • Posté à 12h30 le 25/01/2009
      • Internaute 19775

      Personnellement je pense qu’il n’y a pas de vérité dans le domaine des sciences sociales.

      • Tita
        Tita répond à alaixih
        oiseau
        • Posté à 13h07 le 25/01/2009
        • Internaute 7659
          oiseau

        S’il n’y avait qu’en sciences sociales...

        Cela aurait évité à un mathématicien de dire que « Les mathématiques peuvent être définies comme une science dans laquelle on ne sait jamais de quoi on parle, ni si ce qu’on dit est vrai. » (Bertrand Russel)

  • Jack Sullivan
    Jack Sullivan
    en boule
    • Posté à 14h57 le 24/01/2009
    • Internaute 42204
      en boule

    « Car, selon eux, les femmes sont proches de l’état de nature, et il semblerait que cela fait longtemps que ça dure. Le paléoanthropologue Pascal Picq appelle cela, dans son livre Nouvelle histoire de l’homme, “projeter dans la nature ou au temps des origines un état de l’idéologie contemporaine de la domination de l’homme et dire ensuite qu’il en a toujours été ainsi”. »

    Voilà, en fait, Eric Zemmour est un nostalgique du Néanderthalien. Tout s’éclaire.

    • Agnès Lenoire
      Agnès Lenoire répond à Jack Sullivan
      Auteur(e) de l'article Enseignante blogueuse
      • Posté à 19h56 le 24/01/2009
      • Expert 59943
        Enseignante blogueuse

      Bien vu ! : -)

      Agnès

  • ysengrimus
    • Posté à 15h57 le 24/01/2009
    • Internaute 12674

    Fadaise rétrograde que ce genre de pseudo-science.

    Lien

    Un triste signe des temps.

    Paul Laurendeau

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 16h51 le 24/01/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Ca doit etre cool de faire ce genre de recherche glandouilleuse qui ne débouche sur rien
    c’est étonnant que ces chercheurs n’ai pas tiré de conclusion sur la conduite automobile des femmes. Mais non,pour eux les femmes ne conduisent que les chariots de supermarchés...

    quand à savoir si un mome à une bonne ou un mauvais frimousse.... imaginez le petit Nicolas comment on devait l’attacher dans le caddy avec sa tete à claque

    plus heureuse aurait été une étude sur la fièvre acheteuse qui saisit les femmes (un peu plus que les hommes) lors des soldes
    - s’agit d’un reste de memoir de cueilleuse ou bien d’une adaptation à l’economie de marché ?
    grave problème

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h14 le 24/01/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Le problème que vous posez est complexe , doit-on gommer toutes différences sexuées au nom de l’ égalité ?

    Votre réponse est simpliste , c’est oui . Mais vous n’ expliquez pas pourquoi . Vous vous contentez de ridiculiser les expériences comportementales (majoritairement anglo-américaines), qui sont la plupart du temps complètement débiles, la , je suis bien d’ accord avec vous ..

    • Éric  Perrin
      Éric Perrin répond à Numerosix
      Ginkonaute
      • Posté à 19h34 le 24/01/2009
      • Internaute 51185
        Ginkonaute

      Faites z’excuses mais je ne pense pas que l’auteur ai voulu nier les différences mais les clichés qui sont encore si nombreux.

    • Agnès Lenoire
      Agnès Lenoire répond à Numerosix
      Auteur(e) de l'article Enseignante blogueuse
      • Posté à 20h02 le 24/01/2009
      • Expert 59943
        Enseignante blogueuse

      Bonsoir,

      Soyons clairs : les différences entre comportements masculins et féminins sont évidentes, même si elles sont moins criantes qu’autrefois. Je ne nie pas cela.

      Ce qui est contestable, c’est de dire, et d’essayer de prouver, que si les femmes se comportent ainsi, c’est par nature. L’éducation est complexe et riche, et tous les cerveaux sont éducables. Un homme peut apprendre à repasser, et les femmes à s’orienter. Ce que l’on refuse, c’est l’argument de nature, lequel nous enferme dans une situation d’où l’on ne sort pas.

      Différences sexuées, oui, mais susceptibles d’évolutions. Pour les deux sexes !

      amicalement

      agnès

      Lien

      • Numerosix
        Numerosix répond à Agnès Lenoire
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 20h16 le 24/01/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Merci d’ avoir pris la peine de répondre .
        Et qu’ il soit clair qu’ être pour les différences n’est en rien être contre l’ égalité .

  • Jyscall
    Jyscall
    Etudiant
    • Posté à 18h03 le 24/01/2009
    • Internaute 50478
      Etudiant

    Heureux soient ceux qui trouvent encore du pognon pour des recherches aussi débiles ....

    • Etoile polaire
      Etoile polaire répond à Jyscall
      Bipolaire
      • Posté à 22h04 le 24/01/2009
      • Internaute 57421
        Bipolaire

      Effectivement le phénomène est assez curieux...
      Aussi peut-on se demander sérieusement si ceux qui financent de telles recherches ne sont pas certains grands groupes de presse (ou autres) à la recherche de mini-pseudo-découvertes, peu regardantes sur les conditions d’expérimentation et donc sur l’exactitude des résultats. Pour ma part, je trouve cela inquiétant.

  • alaixih
    • Posté à 12h28 le 25/01/2009
    • Internaute 19775

    C’est le débat sans cesse ramené sur le terrain de savoir si les femmes et les hommes sont d’une nature essentiellement différente.

    Il y a des gens qui ont des qualités que d’autres n’ont pas et ce quelque soit le sexe. Après ramener cela à la préhistoire et comparer à aujourd’hui cela est stupide car si un homme préhistorique avait la chance de tomber sur une source de nourriture quelle qu’elle soit il est évident qu’il l’exploitait. La division des rôles entre hommes ( chasse ) femmes ( cueillette ) à la préhistoire est une division arbitraire, car pour ce qui est de la préhistoire il n’y a aucune preuve de la manière dont les hommes préhistoriques vivaient. Certains diront que les hommes primitifs vivent ainsi... Mais les hommes préhistoriques ne sont pas les hommes « primitifs “ eux ont leur histoire.

    Je suis certain que de par la monde on peut trouver des modes de vies chez des peuplades dites primitives qui ne correspondraient pas à ces schémas.

    Ensuite pour ce qui est des études sur la beauté des bambins et l’attitude des mères autant dire que savoir objectivement qualifier des enfants de beaux ou de laids est une chose difficile. La notion de beauté elle même étant culturelle, elle peut varier d’une personne à l’autre... Alors fonder une étude sur ce critère me semble un peu fort.

    • Pseudo
      Pseudo répond à alaixih
      Enfin libre : -)
      • Posté à 13h44 le 25/01/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Tout à fait d’accord avec vous. A ce propose, je vous conseille de lire « Claudine Cohen, La femme des origines ». Très intéressant, car il explique comment cette théorie de division des tâches a été mise en place au XIXèmè siècle, sans que cela ne repose vraiment sur des faits démontrés.

      Catherine Vidal également a fait des recherches très intéressantes sur le sexe du cerveau (Catherine Vidal, Le cerveau a-t-il un sexe) :

      Lien

  • Zibel
    Zibel
    (soulagée mais vigilante depuis (...)
    • Posté à 16h39 le 25/01/2009
    • Internaute 4355
      (soulagée mais vigilante depuis (...)

    Je suis restée bloquée au deuxième paragraphe sur les enfants « beaux » ou « laids » : cette notion de beauté est si subjective et si indépendante de la robustesse nécessaire à la survie de l’espèce que cette « science » perd en effet toutes crédibilité à mes yeux.
    J’espère juste que ce sont des études menées uniquement par des mecs, et que les femmes se placent au-dessus de tout ça ; -)