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Antiterrorisme : une centaine de manifestants interpellés à Paris

Rassemblées boulevard de la Chapelle, à Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris pour manifester leur soutien à de jeunes détenus dans le cadre des lois antiterroristes, une centaine de personnes ont été arrêtées.

La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine « Sabotons l'antiterrorisme », présentée ainsi par le collectif « Soutien aux inculpés du 11 novembre » :

« Passées les fêtes, nous prévoyons que se déroulent pendant dix jours, du 15 au 25 janvier, le maximum d'événements, concerts, projections, débats, afin de faire ressurgir la question, afin que soient requalifiées les charges qui pèsent sur nos camarades, et que sortent ceux qui sont encore en prison. »

Ce samedi après-midi, les participants à la manifestations ont réclamé la libération d'Isa, Juan et Damien, tous trois incarcérés après la tentative d'incendie d'une voiture de police à Paris pendant l'élection présidentielle de 2007. Selon la police, l'ADN d'Isa correspondrait à des traces prélevées sur des engins incendiaires. Arrêtée il y a un ans, son procès n'a toujours pas été fixé. La semaine dernière, une manifestation de soutien à la jeune femme, devant la prison de Versailles, s'était déroulée dans le calme.

Arrivés à Barbès vers 15h30, les manifestants ont été rapidement encerclés par la police. Un important dispositif de sécurité a été déployé. Hélène, qui réside boulevard de la Chapelle, a filmé avec son appareil photo l'opération policière. (Voir la vidéo)



Elle rapporte avoir comptabilisé pas moins de huit fourgonnettes et deux bus de police :

« Il y avait surtout des jeunes, entre 18 et 25 ans, ils ont été très vite embarqués par la police. Je n'avais jamais vu ça. Toute la rue était bloquée. J'ai parlé à quelques manifestants. Ils étaient assez agressifs. »

« Cette manifestation des “militants contestataires” n'était pas déclarée, on a tenté de la disperser mais les manifestants n'ont pas réagi. On a interpellé une centaine de personnes, soit autant d'interpellations que de manifestants », explique la préfecture de police.

Pour disperser la manifestation, la police a utilisé des gaz lacrymogène. Un témoin présent à Barbès ce samedi après-midi, rapporte « s'être pris une bouffée de gaz lacrymogènes quand [sa] rame de métro s'est ouverte à la station, sans comprendre pourquoi. » Plusieurs passagers du métro ont du s'enfuir, selon le Nouvel Obs.

Le samedi 31 janvier, les comités de soutien aux inculpés pour antiterrorisme appellent à une grande manifestation contre l'antiterrorisme à Paris.

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4 commentaires sélectionnés

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

21H15 | 24/01/2009 | Permalien

Ce genre de groupuscules font dans la provocation,
espérant un coup de matraque un peu trop fort, et ainsi pouvoir instrumentaliser un incident irréparable.

Leur but, c'est le blocage de notre société,
permettant ainsi de générer le désordre nécessaire afin que les caméras braquées sur eux,
leur apportent la publicité espérée
et incitent des déseuvrés en recherche d'activité,
de pouvoir s'acheter un idéal pour pas cher,
aux slogans et pancartes déja tout préparés.

Portrait de bonbon rose

De bonbon rose

à croquer | 09H04 | 25/01/2009 | Permalien


« Une » du Monde Libertaire - Décembre 1970

Portrait de esp

De esp

étudiant | 11H40 | 25/01/2009 | Permalien

Après moins de 50 m de manfifestation, les gendarmes mobiles ont bloqués les deux issues de la rue, avant de gazer les manifestants qui étaient bloqués ! Il n'y avait donc aucune intention de disperser la foule ! Une employée de la RATP s'est fait gazer et matraquer car elle avait ouvert une grille permettant à une dizaine de personnes de s'échapper. Cette dernière a tout simplement été arrêter alors qu'elle hurlait de douleur, le gaz lacrymo lui brulant le visage.
S'en est suivi des insultes de la part des policiers (« Connard d'anarchiste »), une femme voulant pénétrer dans les lignes de policiers et gendarmes s'est retrouvée insulté de « mauvaise mère », de « sale mère ». On a vu toute personne refusant de se déplacer à plus de deux mètres des grilles de métro être gazé, et une mère avec un enfant de deux à trois ans dans les bras être chargée par les policiers, l'enfant se retrouvant compressé contre les boucliers des gardiens de l'ordre. L'excuse donnée par ses derniers, pas avars en états d'âmes est simple, comme provenant d'un système binaire, « on vous a ordonné de vous pousser ! ».
Après l'envoi au poste des interpellés, ces derniers se sont retrouvés parkés dans des enclos, selon trois catégories, les pseudos « meneurs », les personnes avec papiers, et ceux qui n'avaient pas leurs papiers. Au compte goutte et après quelques phrases choc digne d'un dîner SS, dans la lignée du « Tu vas fermer ta gueule », « Tu te crois au dessus des lois ? », « Vient, toi et moi, on va s'expliquer ».

Sur ce, toutes les phrases ici marquées sont vraies, les faits ne sont pas transformés, et aujourd'hui, je ne me pose qu'une seule question car le reste des faits et des conclusions est claire comme de l'eau de roche : Où est passé cette employée de la RATP qui a fait ce que chacun aurait dû faire dans ette rue ?

Portrait de ehret

De ehret

auteur | 12H54 | 25/01/2009 | Permalien

je voulais prendre le métro à Barbès ce samedi à 16h, la ligne 4 était évacuée et fermée, sur la ligne 2 (aérienne) « par mesure » de sécurité les trains ne marqueront pas l'arrêt à la station Barbès. Veuillez emprunter les correspondances » (lesquelles, la seule correspondance existante était fermée)
les gaz lacrymogène montaient généreusement sur le quai à ciel ouvert. Nous pouvions voir les rangées de CRS, et même les courses poursuite dans la rue des Islettes. Entendre quelques voix crier « Libérez nos camarades »
Nous étions coincés sur ce quai où les métros ne s'arrêtaient pas, de plus en plus nombreux, hésitant à descendre pour se retrouver au milieu des cars et des CRS… A ma connaissance personne cependant n'est tombé sur la voie
Les manifestants eux étaient coincés entre les cars et les CRS rangés derrière leurs boucliers.
Je n'avais pas vu ça depuis 68…
j'ai fini par sortir du métro, derrière la rangée de CRS, pour rejoindre la station La Chapelle… Imperturbables, les petits vendeurs continuaient à proposer leurs paquets de malboros à 10€ les 3

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