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La Guadeloupe paralysée par la grève générale

Depuis quatre jours, la Guadeloupe est paralysée par une grève générale contre la vie chère. Témoignages.

Plantation de canne à sucre à Marie-Galante en mars 2008 (Charles Platiau/Reuters).

Entreprises et écoles fermées, coupure d'électricités, routes bloquées… Le collectif « Kont pwofitasyon » (« contre l'exploitation outrancière ») ne baisse pas la pression sur les pouvoirs publics et les entreprises guadeloupéennes. Constitué d'une cinquantaine de syndicats et partis politiques, le collectif réclame la baisse immédiate des prix des produits de première nécessité, des carburants, des impôts et taxes et une augmentation des salaires.

Au quatrième jour de grève, le mouvement se durcit et paralyse l'ensemble des activités économiques du département d'autant que parallèlement à ce mouvement, les gérants de stations-services ont fermé les 115 stations-services depuis lundi pour exiger l'interdiction de toute nouvelle implantation. A ce blocage économique et aux manifestations s'ajoutent des violences sporadiques. Plusieurs voitures et poubelles ont été incendiées.

Aude, employée au CHU de Pointe-à-Pitre nous livre le détail agité de sa semaine :

« Mardi : l'entrée de l'hôpital a été bloquée de 6 heures à 9 heures du matin. Ils ont laissé passer tous les soignants mais aucun administratif. Pour accéder dans l'enceinte de l'hôpital, il fallait montrer sa carte professionnelle.

Sur la route principale, gros ralentissement. J'ai pris par le quartier de Carénage et là c'était carrément le Bronx : poubelles renversées partout, bennes en plastique en feu ou fumantes.

Mercredi et jeudi : l'entrée de l'hôpital condamnée pour toutes les voitures, passage des soignants triés sur le volet avec listing à l'entrée… Dans le service, on fait face aux urgences exclusivement et on laisse s'accumuler le travail quotidien.

Pas d'eau et à la radio, ils disent qu'il faut faire des réserves, sauf que maintenant ils bloquent l'ouverture des commerces et supermarchés. Pareil pour l'électricité ! Il parait qu'il va y avoir des coupures aussi ! Les écoles sont fermées depuis le début de la semaine alors il y a des enfants qui jouent dans les couloirs, c'est joyeux ! »

120 revendications pour reconstruire le « péyi »

Le journal France-Antilles rapporte la difficulté de travailler en période de grève suite à l'invasion de la rédaction par un « commando » :

« Un commando, le mot est fort et renvoie à la littérature guerrière. Mais comment appeler autrement une quinzaine de personnes qui pénètrent dans les locaux du journal pour prier, le mot est faible, le personnel de quitter son poste de travail. Avec un message clairement menaçant : “Nous sommes l'avant-garde, une ligne préventive avant que déferlent des gens moins conciliants.”

Une chose est sûre. A nos yeux, ces méthodes ne peuvent que discréditer ce mouvement qui se veut populaire et ne sont pas dignes de responsables qui se positionnent à travers leurs 120 points de revendications comme une troisième voie pour la Guadeloupe. Quel “péyi” veulent-ils construire ?

Le mouvement ne touche pas que Pointe-à-Pitre. A Jarry, une vaste zone industrielle, l'activité est considérablement ralentie. Le site d'information, Jarrycafe, note que la ZU est déserte : (Voir la vidéo)

“Au final, c'est quasiment toutes les entreprises de Jarry qui ont fermé. Il reste encore quelques restaurants et sandwicheries ouverts. Il faut dire que Jarry n'est pas totalement désert, mais soyons honnêtes, il n'y a pas de bouchons, la circulation est fluide, on en serait presque à souhaiter que ce soit tous les jours la grève.”



S'ils ne soutiennent pas forcément le mouvement, les riverains guadeloupéens de Rue89 admettent que la situation économique se détériore dans le département.

“La baisse du pouvoir d'achat, c'est un fait qui se retrouve partout, même en métropole (et ça certains l'ignorent volontairement). Pour certains l'objectif est de paralyser complètement la ‘gwada’”, note Aude qui ne sait pas si le mouvement se fonde sur des revendications solides mais qui ajoute :

“C'est vrai, la grève est un bon moyen de se faire entendre. Je vois mes amis qui gagnent leur vie au jour le jour (maître nageur par ex) et pour qui la fin du mois va être compliquée surtout après les fêtes de Noël…”

Monique s'interroge, elle, sur l'absence de réaction de Nicolas Sarkozy :

“Aurait-il le même silence si la Lozère était paralysée ? Je n'ai que mon
témoignage de particulier sans essence, sans eau, avec coupures d'électricité, qui ne peut acheter à manger (on a prévu) et ne peut aller bosser… rien de dramatique. Même maladroit ou radical, ce mouvement est juste.”

Une tentative de dialogue entre les pouvoirs publics et les manifestants a échoué. Le collectif refuse de négocier si “l'ensemble des autorités responsables, le préfet, le conseil général, le conseil régional, le Medef, la CGPME, l'Umpeg” ne sont pas présentes.

A lire aussi sur Rue89 :
La crise dans les DOM-TOM liée à la hausse du carburant
► Les riverains de Rue89 font le récit de la grève en Guyane

Ailleurs sur le web :
Le suivi de la grève par France Antilles
Vidéos, reportages sur Jarrycafé
La page d'info sur la Guadeloupe de RFO

Photo : plantation de canne à sucre à Marie-Galante en mars 2008 (Charles Platiau/Reuters).

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Portrait de Akaz

à toto1701 Portrait de toto1701 De Akaz

Malfini | 22H09 | 23/01/2009 | Permalien

Cette grève est un petit scandale… L'UGTG, ses revendications, ses méthodes, son discours populistes. La vie est très chère aux antilles mais ce n'est pas en bloquant le pays à coup de poing et en demandant des rallonges que ça va marcher…Très révélateur des contradictions des syndicats d'un pays colonisé, toujours demander plus a l'Etat, aux administrations, aux collectivités, sans chercher à faire mieux marcher ce qu'il y a sur place…Une culture du rapport de force systématique qui ne crache pas sur le copinage et les violences dirigées.
Bref, quelquechose ne sent pas bon pas dans tout ça…

Portrait de toto1701

à Akaz Portrait de Akaz De toto1701

22H27 | 23/01/2009 | Permalien

çà va MALFINI ? moum a kaz ? : petit scandale, dites vous…je pense que la ligne de délimitation entre le meilleur et le pire est tres ténue… ne dit on pas que c'est un desordre qui met de l'ordre.Dans le cas qui nous interresse, les protagonistes ont interet a degager une issue de sortie a celui des deux qui ne voudra pas perdre la face ! !

Portrait de Yvon le Zébulon

à toto1701 Portrait de toto1701 De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 22H53 | 23/01/2009 | Permalien

La vérité est quelque peu différente :

1 - Les violences ont vraiment commencé à apparaitre après la dislocation du cartel de Medellin et la stratégie nouvelle des traficants de drogue de tous bord de se servir des Antilles Françaises comme des plaques de transit de leurs trafics.
Comme cela est facile à comprendre, beaucoup d'iliens désoeuvrés se sont laissés séduire par ces vendeurs de mort, jusqu'à devenir eux même des petits traficants teigneux. La violence est alors apparue sous toutes les formes qu'on lui connait généralement lorsque les hommes ont le cerveau embrumé et les neurones éclatés.

2 - Les Békés continuent d'offrir des postes de coupeurs de canne ou de travailleurs agricole (banane / ananas) aux étrangers des iles voisines, qui ne se font pas prier tant la vie est dure chez eux. Ces ouvriers sont très mal payés en travaillent souvent dans de mauvaises conditions, mais ils ont l'avantage aux yeux des Békés de coûter moins cher.
On pourrait dire que ce phénomène fait baisser le coût du travail mais il n'en est rien (tout au moins dans le secteur agricole).
Aucun martiniquais ou guadeloupéen français d'aujourd'hui n'acceptera de passer des journées au soleil pour couper des cannes à sucre.
Trop symbolique aussi par rapport à l'histoire des Antilles.

Portrait de bleublancrouge

De bleublancrouge

militaire retraité | 21H58 | 23/01/2009 | Permalien

Monsieur le Président Sarkozy ,maître des arts ,des armes et des lois. Pourquoi ne pas libérer ces « pauvres » guadeloupéens du joug de la France.Vous feriez oeuvre humanitaire ,et ils pourraient se réfugier dans le giron de leur nouveau dieu ,Barak Obama.
Au fait ,avez-vous réussi à traverser Pointe à Pitre un jour sans vous faire traiter de sale blanc ?
C'est quand même rassurant,la C . . . . . ie est incolore.

Portrait de Yvon le Zébulon

à bleublancrouge Portrait de bleublancrouge De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 00H19 | 24/01/2009 | Permalien

Voudirez vous cesser de déblatérer des inepties par tombereaux ?
Et fichez donc la paix à Obama !

Portrait de bleublancrouge

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De bleublancrouge

militaire retraité | 01H36 | 24/01/2009 | Permalien

Ola,Zébulon à force de sauter,n'auriez vous pas perdu une spire ?

Portrait de Yvon le Zébulon

à bleublancrouge Portrait de bleublancrouge De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H18 | 24/01/2009 | Permalien

Non bleublancrouge, je n'ai pas perdu de spire et je continue de sauter de page en page et de débat en débat.

° C'est dailleurs cette allusion au saut qui m'a fait choisr ce pseudo.

Portrait de bleublancrouge

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De bleublancrouge

militaire retraité | 02H17 | 24/01/2009 | Permalien

Je serais curieux de savoir ,quand ce petit « ressort “ a mis les pieds en Guadeloupe pour la dernière fois ? .. Allons un peu d'honnêteté.

Portrait de Yvon le Zébulon

à bleublancrouge Portrait de bleublancrouge De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H19 | 24/01/2009 | Permalien

Demandez le à mes potes !

Portrait de Yvon le Zébulon

à bleublancrouge Portrait de bleublancrouge De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 15H50 | 25/01/2009 | Permalien

Militaire retraité…tiens, moi aussi !

° Pour réponde à votre topo, sachez que notre Président, alias Talonnetto, est très occupé en ce moment. Il est en train de souhaiter la bienvenue et de donner son « blanc seing » et ses recommandations au nouveau président de la première puissance mondiale…qui l'écoute avec le plus grand intérêt…

en souriant…

Portrait de bleublancrouge

De bleublancrouge

militaire retraité | 22H12 | 23/01/2009 | Permalien

Super cet article,ça fait sortir les racistes du bois .

Portrait de hershellgordon

à bleublancrouge Portrait de bleublancrouge De hershellgordon

22H33 | 23/01/2009 | Permalien

et oui…bbr…même les retraités…pour de vrai ?

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 23H00 | 23/01/2009 | Permalien

Les dernières « colonies » font de la résistance.
Après que les Français les aient exploités pendant des siècles, réduits en esclavage, au travail forcé, à tel point que le royaume en fut devenu de première puissance sucrière, une des premières puissances mondiales, les Antillais auraient maintenant seulement le droit fermer leur g… et remercier Madame La France pour toutes ses bontés.
Certes, c'est un avantage pour un noir, voyageant par exemple aux Etats-Unis, de se pointer avec un passeport français. Et Martiniquais et Guadeloupéens ne sont pas traités comme un malheureux Trinidadien.
Mais justement, sur le papier en tout cas, les Antilles ne sont pas des colonies mais des départements. Et à ce titre leurs habitants devraient avoir les mêmes droits qu'en métropole. Sur la forme on y est arrivé - nenfin presque : cela a mis des années…. Sur le fond, c'est autre chose. Toute la haute Administration vient de métropole. La plupart des juges sont des blancs. Et comme pour faire une carrière de fonctionnaire, il faut accepter de s'exiler en métropole - ce que beaucoup de jeunes Antillais, sachant le racisme qu'ils devront affronter, répugnent de faire - il y a dans l'ensemble une proportion minorée de fonctionnaires autochtones. On préfère souvent, quand c'est possible, se faire embaucher comme vacataire, non titulaire.
Même si le niveau de vie est bien meilleur que dans les îles - indépendantes - voisines, la vie est souvent dure dans les Antilles, contrairement aux clichés que le colonisateur a répandu depuis des siècles. Il y a là de la décence et de la dignité et on ne veut pas montrer qu'on est dans le besoin. Je connais ainsi beaucoup d'étudiants qui mangent à peine à leur faim. Surtout si la famille est loin. La misère est atténuée par les liens familiaux : on ne laisse pas tomber un membre de la famille, et même le voisin est souvent aidé, mine de rien.
Ce qui est exspérant c'est de ne pas pouvoir prendre des simples décisions nécessaires sans en référer à chaque fois à Paris, à 7000 km de là, où la réalité est vue avec un prisme européen. Un exemple : des Dominicais se sont emparés récemment de barques de pêche au mépris du droit le plus élémentaire. Une discussion directe avec les autorités dominicaises avec à la clef la menace d'un raid pour les récupérer, aurait permis de régler rapidement le problème. Mais non : il fallait que cette discussion se fasse d'état à état, avec un émissaire venu de Paris ! Evidemment avec une telle logique, les décisions, quand il y en a, mettent des semaines et des mois à être appliquées et les barques ont le temps d'être repeintes par leurs nouveaux propriétaires.
Même chose pour le projet d'oléoduc sous marin partant de Trinidad et Tobago qui permettrait aux îles d'avoir un pétrole bon marché. Chaque île devait être représentée dans le projet. Mais Martinique et Guadeloupe, contactées, ne purent en discuter directement : C'était à Madame La France d'envoyer des représentants de la métropole.
C'est vrai que compte tenu de la distance de la métropole, ces îles devraient avoir une large autonomie.
L'indépendance ? La fin de la main mise des békés sur l'import-export ? Ce serait légitime. Mais un peu comme au Québec ces dernières années les Antillais regardent leur portefeuille et apprécient le système de péréquation qui permet à tout département français de vivre avec des revenus presque égaux d'avec ceux de métropole. A mon avis c'est un leurre, une fausse sécurité et une infantilisation de vouloir rester sous la coupe des Français : on pourrait très bien s'en sortir avec un statut d'état indépendant associé à l'Union Européenne. Mais les choses vont à leur rythme - j'ai oublié comment on dit ça en créole. En attendant les Guadeloupéens, qui ont, depuis Delgrès, le goût de la liberté, vont en faire baver aux patrons blancs !

Portrait de Yvon le Zébulon

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 01H00 | 24/01/2009 | Permalien

Vous tenez un propos qui devrait faire avancer les choses dans le bon sens. Tout produit de consommation courante et de première nécessité provient nécessairement de France et ce sont les békés qui gèrent les banques locales, les assurances, et les comptoirs d'import-export. On imagine sans la moindre difficulté que ces blancs natifs de l'ile, issus des premiers colons arrivés (pour cetaines familles) en même temps ou un peu avant les esclaves venus de l'ouest Africain, portent en leur coeur et par la force des habitudes, une notion des rapports entre noirs et blancs qui n'est pas à leur désavantage.

Cette situation donne l'impression que l'esclavage continuerait son travail de sape sous des déguisements divers. Il n'en est rien dans la mesure où les Guadeloupéens (comme les Martiniquais) jouissent du statut de salariés de la fonction publique dans la plupart des cas. Ces fonctionnaires d'aujourd'hui ont vécu une période d'exil plus ou moins contrainte pour acquerir en France une formation professionnelle non dispensée sur place.

Pour ceux qui ne sont pas salariés de l'Etat, ils deviennent à la demande Commerçants, Hôteliers, Techniciens, Artisans, Cultivateurs, Eleveurs, Conducteurs de travaux, Travailleurs du bâtiment, agents de services tertiaires divers, etc..et j'en passe.

Mais vous ne verrez jamais un Antillais ayant vécu en métropole, retourner couper la canne à la Guadeloupe ou la Martinique.

Par le BUMIDOM (Bureau de Migration des Dom) l'époque, beaucoup de jeunes antillais sont partis vers la France. Si quelques uns sont restés sur place, beaucoup ont manifesté le désir de retour au pays. Ils furent alors totalement prioritaires dans le cadre des affectations aux antilles, et pratiquement aucun français métropolitain ne fut affecté aux antilles lorsque le poste à pourvoir entrait dans les compétences d'un antillais exilé à Paris.

Quant à suggérer que l'indépendance pourrait être une solution d'avenir pour les antilles françaises, je vous assure que cette idée redoutable ne devrait même pas effleurer les esprits, tant la finale risque d'être douloureuse.

° Que les décisions pour les actions locales soient prises sur place par les gens qui sont proche du terrain et de ses réalités, bien sur. Une large autonomie de décision : le système devrait même être mis en application immédiatement, mais une large autonomie économique, c'est la misère assurée pour les miens.

La préférence à l'emploi prioritairement réservé aux natifs existe donc depuis longtemps dans les faits.
_________________

Pour l'anecdote, lorsque dans les années 76 du 1° Choc pétrolier, la décision fut prise par le gouvernement d'instituer le système d'heure d'hiver et d'heure d'été - l'administration dans son fonctionnement absurde, voulut l'imposer aux Antilles.

Il a fallu beaucoup de vigueur aux manifestant pour faire admettre à Monsieur Valérie Giscard d'Estaing qu'aux Antilles, le soleil se couchait et se levait pratiquement à la même heure tous les jours, et que les saisons concernées n'y existaient pas…les températures étant constantes sur l'ensemble de l'année.

Ca a tout de même été dur d'obtenir l'absence administrative de l'hiver et de l'été.

Dingue, non ?

Portrait de Yvon le Zébulon

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H54 | 24/01/2009 | Permalien

Je viens de me refarcir votre commentaire :

° Ne laissez pas croire aux Antillais que l'avenir pourrait être pour eux constitué d'une indépendance.

- Pour l'oléoduc qui serait un miracle sur un arc antillais particulièrement sismique (vous n'aviez pas pensé à ça ? ), il pourrait en effet constituer une véritable catastrophe.
Demandez aux Trinidadiens si leur pétrole les rend riches !

° Il n'y a pas d'Emirat là bas.

Portrait de Yvon le Zébulon

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 15H24 | 25/01/2009 | Permalien

Assez de salamalecs
- les Iles françaises des Antilles ne sont pas des colonies, et le comportement de la France vis à vis de mon petit pays natal n'est pas celui d'une puissance colonisatrice.

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On parle de Colonisation lorsqu'un pays est supposé piller les richesses d'un autre pays et exploiter son peuple par sa présence
et la domination qu'il exerce sur ce peuple.
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° Lorsque vous me direz de quelles richesses la France tire partie à la Martinique ou à la Guadeloupe, on en reparlera….
° Dans l'immédiat, ce sont les Antilles qui ont besoin de la France. Demandez tout ça au papa de DEAN et autres catastrophes qui auraient pu laisser nos îles en désespoir si la patrie n'était pas là.

ET NE VENEZ PAS ME CATALOGUER DE CECI OU CELA CAR VOUS SAVEZ TOUS TRES BIEN DE QUOI JE PARLE !

Je crois bien je suis beaucoup plus Antillais que beaucoup d'entre vous, même si ma destinée et les aléas de la vie m'en ont un peu écarté géographiquement.

Je vous salue tous très amicalement.

Yvon Le Zébulon, pour vous servir…..

Portrait de Nanoushka

De Nanoushka

étudiante | 23H44 | 23/01/2009 | Permalien

Etant Guadeloupéenne, je suis peinée à la vue de beaucoup de commentaires méprisants envers mes compatriotes. Qu'on leur accorde l'indépendance, et qu'il nous fichent la paix, nous en avons assez de faire vivre ces fainéants avec nos impôts, disent en substance ces personnes igorant tout de la Guadeloupe et des Guadeloupéens. Apprenez donc qu'en tant que Français, les Guadeloupéens paient des impôts au même titre que vous, et ne vivent donc pas à vos crochets.
D'autre part, ce mouvement est le fait d'une poignée d'indépendantistes locaux, dont les méthodes outrancières et certaines revendications absurdes sont loin d'être partagées par le reste de la population. Veuillez donc éviter de généraliser et de déverser votre mépris sur nous.

Portrait de Teberli

à Nanoushka Portrait de Nanoushka De Teberli

Enseignant | 00H30 | 24/01/2009 | Permalien

En Guadeloupe comme partout ailleurs le capitalisme et le libéralisme font des ravages.

Tous solidaires avec ceux qui sont exploités, quel que soit le pays où ils se trouvent.

On ne peut être libre que si les autres sont libres. C'est aux gens eux-même de décider ce qu'ils veulent pour eux-même, leurs enfants et le pays où ils vivent, dans la justice sociale, la paix, la solidarité et le respect de la terre et des hommes.

Portrait de hassancehef

à Teberli Portrait de Teberli De hassancehef

pourfendeur de neuneus | 11H46 | 24/01/2009 | Permalien

Mais oui, mais oui.
Dis, tu reprends le boulot à quelle heure, le 30 janvier ?

Portrait de kiki21120

à Nanoushka Portrait de Nanoushka De kiki21120

sans emploi | 01H22 | 24/01/2009 | Permalien

Ce que vous écrivez ressemble à ce que les ouvriers portugais émigrés pensaient de la révolution des oeillets, c'est pas une bonne chose. Si la majorité des habitants des DOM-TOM veulent se séparer de la tutelle coloniale de la France, c'est leur droit, il est un concept qui s'appelle AUTODÉTERMINATION DES PEUPLES. Un référendum local s'impose.

Portrait de Marie-Sophie Keller

à kiki21120 Portrait de kiki21120 De Marie-Sophie Keller

Rue89 Eco89 | 14H59 | 24/01/2009 | Permalien

L'exemple des Comores fait réfléchir…
Lire les articles de Rue89 sur les Comores.

Portrait de Yvon le Zébulon

à Marie-Sophie Keller Portrait de Marie-Sophie Keller De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 16H34 | 24/01/2009 | Permalien

C'est le vrai problème Marie Sophie,

Faire réfléchir les Guadeloupéens et les Martiniquais sur ce qui risque vraiment de se passer si d'aventure les îles françaises des Caraïbes étaient « lâchées » (le mot n'est pas trop fort) par la France que malgré toutes les envolées lyriques de ce débat, ils (et elles) considèrent encore comme la « Mère Patrie'.

Vous leur suggérez de prendre connaissance des articles que vous leur proposez sur les Comores, et j'espère qu'ils écouteront votre conseil avisé.
Lorsqu'une île très petite (ou même un plus grand pays) n'a aucune richesse en son sol, son sous sol, ou de par sa situation hautement stratégique - elle n'a aucun avenir en solitaire. Ce n'est pas pour autre chose que (pour unifier les forces vitales de 27 pays à ce jour), l'Europe a été construite.
-------------------
Si je ne parle pas de la Guyanne, c'est que paradoxalement, et malgré (ou grâce à) sa faible démographie relative, elle serait la seule à pouvoir tirer son épingle au jeu de l'indépendance…..

….mais elle, elle ne l'aura pas de sitôt,
à cause de Kourou,
à cause des bois précieux,
à cause de l'or,
et enfin à cause de sa positon centrale en amérique du sud.

Alors, mes amis antillais,

écoutez Marie Sophie ou moi même, mais allez voir à Mayote (la seule île restée par choix sous le giron français) ce qui est arrivé aux autres qui ont choisi l'indépendance à l'époque.

Pensez vous être plus solides que les Comores ?
Vous avez tout faux !
iles des Comores.

Portrait de Yvon le Zébulon

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 16H58 | 24/01/2009 | Permalien

…je suis forcé d'ajouter à mon propos que si vous voulez être indépendants, il vous faudra vous préparer à :

° Remiser vos autos au garage, ainsi que vos bateaux, motos et quads.
° Renoncer aux écrans plats (pour ceux qui ne l'ont pas encore)
° vous remettre aux travaux de la terre abandonnés par les jeunes
° Ré.apprendre à pêcher, mais il manquera les poissons
° Retourner couper du bois pour pallier le manque de gaz butane
° Renoncer aux RMI, allocations familliales, et Assedic
° Quitter vos postes de fonctionnaires pour des jobs plus rentables
° Renoncer à pousser Caddie car l'approvisionnement sera nul
° Renoncer dans la plupart des cas aux soins médicaux
° …et enfin renoncer à votre retraite et vos indemnités d'invalidité à l'heure où viendront vos vieux jours.

Bref : apprendre à vous passer d'Amora ou de Ducros
en faisant vos auces vous même, ce que
beaucoup ont déjà oublié.

UNE AVANCEE, EN QUELQUE SORTE….
------------------------
En échange de quoi vous n'aurez plus d'impôts à payer
puisque de toute façons vous n'aurez plus
les moyens de payer quoi
que ce soit !

Il suffit d'une semaine de grèves portuaires pour que nos Iles manquent de tout.
° Vous n'allez pas me dire que vous l'ignorez ?

Yvon, ou l'Antillais isolé
……………………………………………………………………………

si j'ai quelques fautes - excusez la fatigue probable. merci

Portrait de bleublancrouge

à Nanoushka Portrait de Nanoushka De bleublancrouge

militaire retraité | 02H27 | 24/01/2009 | Permalien

Je comprends votre peine,ma chère Nanoushka.Lors de mes séjours en Guadeloupe ,vos chers concitoyens m'ont souvent reproché de venir « leur ôter le pain de la bouche “ Vous avez raison ,n'en faisons pas une généralité.

Portrait de Hulk

à Nanoushka Portrait de Nanoushka De Hulk

Gros con de droite | 14H27 | 24/01/2009 | Permalien

Ca n'a rien à voir. Le fait que les habitants de la Guadeloupe payent des impôts n'empêche pas qu'ils soient largement subventionnés par ceux qui payent des impôts en métropole.

De manière générale, en France, les régions riches payent pour les régions pauvres ; ce n'est pas incompatible avec le fait que les gens dans les régions pauvres payent aussi des impôts. Ils en payent tout simplement moins, et leurs impôts ne suffisent pas.

Il n'y a aucun mépris là dedans. Mais il se trouve que les revendications de ces grévistes ne pourraient être satisfaites qu'en faisant venir encore plus d'argent depuis la métropole, payé par les impôts des métropolitains. Et ça, il n'en est pas question.

L'amélioration du niveau de vie en Guadeloupe passera par la croissance économique locale, qui sera générée par des entrepreneurs locaux et des investissements extérieurs qui verront un intérêt à s'investir en Guadeloupe (ce qui ne risque pas d'arriver bientôt au vu des événements actuels, soit dit en passant).

Portrait de Yvon le Zébulon

à Nanoushka Portrait de Nanoushka De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 14H40 | 24/01/2009 | Permalien

Nanoushka, étudiante >

Vous venez de recevoir un avis de Teberli auquel j'adhère totalement car il contient de l'éthique et de la justice de haut vol.
° En effet, où que vous soyez, vous serez toujours victime de ce capitalisme débridé lorsqu'il se décline à la « sauvage » et sans considération pour les hommes.

Vous invitez dans vos propos les antillais à chercher puis à obtenir l'indépendance que vous leur donneriez volontier, juste pour avoir la paix.

Attention à ce que ces propos ne dépassent pas votre pensée. Ils semblent avoir été guidés par le dépit et le sentiment de « ras le bol » de les voir (vos compatriotes) vous humilier personnellement par leurs gémissements.
° C'est vrai qu'ils ne sont pas tant à plaindre que ça et qu'en France même, Mère Patrie s'il en est, tout le monde ou presque en bave.
- Nombre de ceux qui se plaignent ont un 4 x 4 garé au sous sol, et parfois même une seconde ou une troisième voiture. (normal dans la mesure où les transports publics dans les iles n'exite pratiquement pas).

° Ce qui me semblerait bien :

1 - Que les Békés cessent de s'approprier les rendements liés à l'import-export et les grandes entreprise agricoles (ou autre) du pays.

2 - Que ces mêmes Békés, car ils sont tous très influents dans les conseils d'admisnistration des banques locales) cessent d'entraver les initiatives locales, juste parce que celles ci leur feraient de l'ombre ou de la concurrence.
° Dans l'illégalité la plus totale, la concurrence est interdite de fait - car les initiatives créatrices des locaux ne se voient pas agrées par les banques et n'obtiennent rien si la prestation qu'elles proposent gêne les békés du coin.

Portrait de nemo3637

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De nemo3637

Déchoukeur | 15H12 | 24/01/2009 | Permalien

Je trouve vos commentaires très pertinents, même si je suis en désaccord avec certains de vos arguments.
Sur l'indépendance et ses conséquences.
Certes l'économie, fruit de la politique coloniale qui n'a pas permis d'iinvestisement et d'industrie sur place, nécessiterait une refonte complète et la création d'entreprises. Par exemple le recyclage de certains matériaux - papier, bois, métaux - qui a déjà commencé mais à trop faible échelle. Une politique d'investissement - relativement peu coûteuse - dans les « énergies nouvelles » (solaire surtout).
Une petite île de 400000 habitants n'est certes pas un marché suffisant pour tenter des capitalistes, des grandes entreprises, quelqu'elles soient. C'est peut-être tant mieux car à l'échelle d'un monde « globalisée » en crise, des échanges internationaux qui évoluent, cela laisse une place à d'autres formes de développement pas seulement basés sur le profit, sur l'exploitation par des grandes compagnies étrangères. Satisfaire les besoins des populations c'est à mon avis possible en se débarrassant de certaines dépenses qui aboutissent à des nuisances, comme l'automobile dont le parc prend des dimensions apoplexiques dans nos îles. Certes nous sommes attachés à notre petite auto rutilante. Mais on apprécierait tout autant, pour aller travailler, un tramway moderne. Mais là encore la plupart des concessionnaires auto appartiennent à des békés qui poussent à la consommation. Et, compte tenu de l'état des transports en commun, on n'a pas le choix. Améliorer les conditions sanitaires - nos hôpitaux sont classés dans les derniers -, conserver une politique sociale, encourager, sans les entraves posés par les békés, des petites entreprises de fabrication, de services, des petites exploitations agricoles de produits bio… Cela parait utopique, je sais. Mais à l'heure de la crise mondiale du capitalisme on en as ras le bol de la résignation, d'entendre dire que nous sommes bons à rien !

Portrait de Yvon le Zébulon

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H15 | 24/01/2009 | Permalien

J'ai dit à peu près la même chose que vous en insistant sur 4 points :

1 - Que les Békés ne monopolisent pas l'Import-Export à leur seul profit et favorisent les créations d'entreprises concurentielles à la leur. Les Békés dissuadent les locaux d'entreprendre sans que le Gouvernement Français n'y trouve rien à redire, me semble t-il.

2 - Que les banques (administrées par les Békés) n'entravent pas les créateurs d'entreprises locaux pour se mettre à l'abri de leur éventuelle concurrence. Les prêts pour le lancement d'une activité nouvelle sont accordés dans la mesure ou l'activité en question n'est pas déjà « monopolisée » par un Béké.

En gros NEMO, nous sommes sur le même axe d'appréciation,
° Economiquement parlant.

A +

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

réfractaire délocalisé | 23H54 | 23/01/2009 | Permalien

Magnifique,au moins des gens qui se battent…Hasta la victoria siempre Compañeros !

Portrait de bleublancrouge

à General Subverciòn Portrait de General Subverciòn De bleublancrouge

militaire retraité | 01H58 | 24/01/2009 | Permalien

Vas-y Le « CHE “ prépares ton débarquement à Gosier. Le club Med n'est pas loin. ..Ils logent très bien les correspondants de guerre
Hasta luego hombre -

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