Le Proche-Orient, l'élection d'Obama, la place de la France… Hubert Védrine a répondu aux questions des riverains de Rue89.

(Pour les allergiques à la vidéo, un résumé des réponses d'Hubert Védrine est disponible en version texte.)

Hubert Védrine, qui a cotoyé l'administration de Bill Clinton pendant ses années au Quai d'Orsay (il étalt le ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin), est bien placé pour analyser les évolutions possibles d'une diplomatie américaine dirigée par… Hillary Clinton. Quelle politique étrangère pour l'administration Obama ?
Comment sortir de l'impasse au Proche-Orient au lendemain de la guerre de Gaza ? Quelle place pour la France dans le nouveau monde multipolaire, vingt ans après la chute du mur de Berlin ? Les questions ne manquent pas…
L'occasion de cette rencontre avec l'ancien secrétaire général de l'Elysée nous est offerte par sa présence comme parrain, en compagnie du cinéaste malien Abderrahmane Sissako (le réalisateur de « Bamako ») du festival « Un état du monde… et du cinéma », organisé partir du 23 janvier par le Forum des images de la ville de Paris. Rue89 est le partenaire de cette première édition de ce festival, qui se tient dans le complexe entièrement rénové du Forum.
Ce festival vise à une meilleure compréhension du monde au travers du regard des cinéastes et de films qui, selon les organisateurs, offrent
« une trame narrative dont les protagonistes sont à la croisée des chemins entre histoire individuelle et histoire collective ».
La programmation porte d'une part sur des films sortis trop rapidement l'année passée du circuit des salles, et d'autre part sur deux thèmes dominants :
- Vingt ans après la chute du mur de Berlin, expliquent les organisateurs, « le cinéma nous rappelle que d'autres murs, qu'ils soient de béton, d'argent, ou simplement symboliques, sont toujours debout ou en construction.
Autour de dix films (Joint Security Area de Park Chan-wook, Intervention divine d'Elia Suleiman…) évoquant les frontières en Corée, au Mexique, en Israël, mais aussi les questions liées aux mouvements migratoires et bien évidemment le mur de Berlin (One, Two, Three de Billy Wilder), le festival offre un espace de débat avec géographes, philosophes et cinéastes. »
- d'autre part, le festival met à l'honneur le jeune cinéma transalpin, dont les films, soulignent les organisateurs, « s'ancrent dans la réalité géographique, sociologique ou politique de l'Italie. Des films récents, des avant-premières et une table ronde sont proposés afin de comprendre pourquoi les regards de ces jeunes réalisateurs composent une véritable radiographie de leur pays. »
Posez dès maintenant vos questions à Hubert Védrine, et rendez-vous à 18 heures.
► Un état du monde… et du cinéma, Forum des images de la ville de Paris, Forum des Halles, du 23 janvier au 1er février.
Photos : Hubert Védrine à la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)























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De Babeuf22
citoyen | 19H34 | 22/01/2009 |
« Je suis viscéralement attaché aux droits de l'Homme » répond M. Vedrine à un internaute.
Certains ont de la mémoire ! Je me suis promis de ne jamais oublier ce matin où, en pleins massacres russes en Tchétchénie, M. Vedrine, alors ministre, affirmait que « Vladimir Poutine est un ami de la France ».
J'en ai eu honte à pleurer… C'est ce matin-là que je me suis promis de ne plus jamais donner ma voix à ces messieurs-là.
De apollon
professeur de langue | 21H15 | 22/01/2009 |
négocier avec l'ennemi
bien sur qu'il faut traiter la question avec le Hamas, sinon, rien ne marcherz à Gaza, biensur que les tonnes de bombes envoyées sur les populations civiles ne font que rendre encore plus difficile la réconciliation, bien sur que les palestiniens doivent parler d'une même voix avant qu'il sera trop tard pour créer un état viable sur les 22% du territoire de la Palestine historique.
il y a quelques jours, dans un édito de l'Express, son rédacteur en chef écrivait » Tsahal se bat pour nous ».
Non Monsieur Barbier, Tsahal ne se bat pas pour nous, peut-être pour vous, certainement pas pour moi, non Tsahal ne se bat pas pour l'occident, vous voulez avoir sur la consience les 1350 morts, dont un tiers d'enfants ?
vous voulez avoir sur votre consience les 5000 blessés, les orphelins, les familles déchirées en lambeaux, les milliers de maisons démolies pour vos yeux Monsieur Barbier ?
d'ailleurs, je vais vous le dire à vous et aux autres qui appellent cette armée de criminels de ce nom sympa » Tsahal » ça sonne bien, c'est gentillé…..en fait savez vous ce que cela vaut dire ?
Tsva Hagana Léisraél (armée de défense d'Israél) dans le texte en hébreu…
en réalité rien de sympa ni de gentil, seulement des soldats qui massacrent des enfants et démolissent des vies par milliers, d'ailleurs je propose à ces journalistes qui nous soulent avec ce nom de dire simplement, l'armée israélienne, c'est tout.
donc pitié, arrêtez de l'appeler ainsi.
De Chris du Fier
Chroniqueur | 21H25 | 22/01/2009 |
Hubert Védrine est un des rares hommes politiques français de gauche dévolus aux questions internationales qui me semble cohérent et juste dans ses raisonnements.
Mais j » aimerai quand même lui poser une question :
En quoi voit-il l » intérêt de la présence du Hamas dans les négociations à venir entre les grands de ce monde (dont ne fait pas partie la France) pour l » aménagement de la paix dans cette petite région du monde ? ..
Voilà un « Mouvement » islamique qui s » est imposé en Palestine par la force (élimination physique des membres de la sécurité de l » OLP à Gaza, recommandation des actes terroristes envers des populations israéliennes, non reconnaissance de l » Etat même d » Israël, etc..et tout ça au nom de Dieu..).
Mr. Védrine pense t-il que cela a donc un impact sur la politique de la France ? ….. N » a t-il pas pris connaissance de notre histoire ?
Daladier et de Neuville Chamberlain à Munich.. ? ..
Je lui recommande de relire l » histoire de France avant de solliciter Sarko d » aller faire le singe là-bas, au nom de la France.
De Chicoballa
05H30 | 23/01/2009 |
C'est bien d'avoir l'avis d'Hubert Vedrine que je
partage d'ailleurs,mais l'avis de Bernard Kouchner ? C'est vrai
qu'avec Zoro en permanence sur le devant de la scène c'est
difficile de s'exprimer.Mais c'est d'autant plus difficile de
devoir en partie justifier ce massacre quand on a construit
sa carrière grâce à l'humanitaire.Qu'es-ce qu'on ne fait pas
pour son ego ! LAMENTABLE.
De pixote
. | 08H50 | 23/01/2009 |
Je ne suis pas d'accord avec la réponse de M.Védrine.
Israel doit-être sanctionné pour crime de guerre, et violation du droit international.
M.Védrine a laissé les rwandais se faire massacrer, sa réponse ne m'étonne pas….
Petition à signer et à faire tourner
http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp ? lg=fr&ref_campagne=10
A Monsieur le Procureur près de la Cour Pénale Internationale (CPI)
Le droit est la marque de la civilisation humaine. Chaque progrès de l'humanité est allé de pair avec le renforcement du droit. Le défi que nous lance l'agression d'Israël sur Gaza est d'affirmer, au cœur de ces souffrances, qu'à la violence doit répondre la justice.
Crimes de guerre ? Seuls les tribunaux peuvent condamner. Mais nous devons tous témoigner car un être humain n'existe que dans son rapport aux autres. Les circonstances donnent toute sa dimension à l'article 1er de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1949 « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
La protection des peuples, et non pas celle des Etats, est la raison d'être de la CPI. Un peuple sans Etat est le plus menacé de tous, et, devant l'Histoire il se trouve placé sous la protection des instances internationales. Le peuple le plus vulnérable doit être le plus protégé. En tuant les civils palestiniens, les chars israéliens font saigner l'humanité. Nous avons milité pour que le pouvoir du Procureur général soit au service de toutes les victimes, et cette compétence doit permettre d'adresser au monde entier un message d'espoir, celui de la construction d'un droit international fondé sur le droit des personnes. Et ensemble, un jour, nous pourrons rendre hommage au peuple palestinien pour tout ce qu'il a apporté dans la défense des libertés humaines.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 12H00 | 23/01/2009 |
Ecouter Hubert Védrine est toujours instructif, même s'il faut savoir faire la part des choses, notamment en ce qui concerne ses louanges de l'ère Mitterrand et de son bilan.
En réponse à ma question sur l'Etat palestinien, il affirme qu'il n'est pas trop tard pour rallier une majorité du peuple israélien à cette idée (comme cela a pu être le cas dans le passé). Je trouve cette position très volontariste au vu de la réalité du terrain (le soutien massif de la population à l'opération de Tsahal à Gaza, la faiblesse -- peut-être temporaire -- de la voix de la gauche pacifiste, etc.). A mon sens, la question reste posée : si Netanyahou l'emporte aux élections, et même si une coalition Kadyma-Travaillistes est possible, il sera très difficile de démanteler les multiples colonies israéliennes qui ont transformé la Cisjordanie en passoire. Il faudrait un sacré courage au prochain premier ministre israélien (si tant est qu'il y soit favorable) pour inverser la tendance.
Hubert Védrine croit que le président des Etats-Unis s'impliquera profondément au Proche-Orient, contrairement à Bush, qui s'en est désintéressé pendant huit ans, afin de peser sur Israël pour qu'il revienne à son accord passé pour un échange paix contre territoires. Il est permis de l'espérer. Mais outre qu'on ne sait toujours pas précisément ce qu'Obama va faire, je m'inquiète du glissement progressif de la population israélienne en faveur d'un écrasement ou d'une exclusion pure et simple des Palestiniens. Le paysage politique israélien a beaucoup changé depuis l'arrivée de nouveaux immigrés, notamment russes, ayant une conception très fruste des choses.
Je me demande donc si l'attente de M. Védrine est adaptée à ces nouvelles réalités.
Je laisse volontairement de côté la question de l'intégration du Hamas au gouvernement de l'Autorité palestinienne, qui serait peut-être une solution, POUR AUSSI LOIN QU'ELLE AILLE. Ainsi qu'Hubert Védrine l'a lui-même souligné dans sa réponse, la résolution du conflit est entre les mains des Israéliens.
De fouqs
cadre du BTP | 22H22 | 23/01/2009 |
il se trouve qu'Hubert Vedrine me fut tres proche en tant qu'elu d'une petite ville de la nievre ,et pour avoir assister à plusieurs de ses conférences débats tellement riches ,je me suis posé la question avec d'autres sans doute ,avec de telles qualités d'orateur de bon sens n'at'ilpas une place prépondérante dans un parti (ps pour info) je n'ai pas eu la possiblité de lui poser la question perso ,mais j'espere pouvoir le faire .