Tchat 22/01/2009 à 18h45

Comme secrétaire général de l'Elysée en 1994, là où passaient toutes les informations, que savez-vous sur le génocide rwandais ?


« Je rappelle que 1994, c’est la cohabtation. Et en tant que Secrétaire général, je n’avais pas à traiter de la politique africaine. J’étais informé. Mais je suis solidaire de c qui a été fait. Je trouve extravagante, infamante, absurde, la campagne menée depuis des années contre la politique française de cette époque. François Mitterrand a essayé d’enrayer le risque de retour aux massacres (...). C’est la polémique la plus extravagante que je connaisse » (Pour la réponse complète voir la vidéo)

  • 1891 visites
  • 3 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Delmasse
    • Posté à 19h06 le 22/01/2009
    • Internaute 22146

    Novembre 2008 à PARIS

    Serge Farnel : Lors de l’opération Amaryllis, puisqu’on parle du génocide aussi…

    Hubert Védrine : Posez une question globale d’interprétation !

    SF : Okay : Est-ce que, dans l’opération Amaryllis, il y a eu des directives de l’armée de faire en sorte que les media ne se rendent pas compte que les soldats français n’empêchaient pas les massacres qui avaient lieu devant leurs yeux ?

    HV : Ah c’est la thèse que vous défendez ça ?

    SF : C’est une question que je vous pose.

    HV : C’est la thèse que vous défendez ?

    SF : C’est dans…

    HV : Non, c’est pas une question, c’est une thèse.

    SF : … c’est une question que je vous pose.

    HV : Non, c’est pas une question, c’est une thèse.

    SF : C’est une note officielle de l’armée française signée par le général Poncet (à l’époque colonel) et adressée à l’amiral Lanxade.

    HV : Donc vous pensez que les militaires français, dans les années 90…

    SF : Monsieur, c’est signé par le général Poncet ce que je viens de vous dire.

    HV : Vous pensez que les militaires…

    SF : C’est signé par le général Poncet, Monsieur !

    La note dont il était question dans cette discussion publique est une note confidentielle, révélée le 25 janvier 2008 par Serge Farnel, que la mission d’information parlementaire pour le Rwanda n’avait, quant à elle, pas tenu à rendre publique en 1998. Cette note (N° 018/3°RPIMa/EM/CD), que l’officier Henri Poncet, alors commandant de l’opération Amaryllis, avait adressée à l’amiral Lanxade, alors, chef d’état-major de l’armée, le 27 avril 1994, fait part du « souci permanent de ne pas montrer aux media des soldats français n’intervenant pas pour faire cesser des massacres dont ils étaient les témoins proches ».

    Or c’est bien à son supérieur hiérarchique, l’Amiral Lanxade, que Poncet adressait cette note, dans laquelle il lui faisait part de son respect de la consigne consistant à ne pas intervenir pour faire cesser les massacres.

    L’ordre d’opération d’Amaryllis établit que l’état-major français, qui en est l’auteur, savait, au moins dès le 8 avril 1994, que le génocide à l’encontre des Tutsis venait de commencer et qu’il était orchestré par le gouvernement intérimaire rwandais formé au sein de l’ambassade de France à Kigali.

    Depuis cette pseudo-discusion, la DCRI (l’ancienne DST) débarque chez tous ceux susceptibles d’avoir eu cette note, ce après que le ministère de la défense ait porté plainte. Voir le site web de la commission citoyenne pour s’en convaincre.

    Alors toujours rien à cacher M. Védrine ?

  • Lunikoff
    • Posté à 23h22 le 22/01/2009
    • Internaute 27466

    Halala .. c est abracadabrantesque ...

    z’ etes tous pareil en fait .... ! !

  • awtbf
    • Posté à 12h20 le 23/01/2009
    • Internaute 39761

    Hubert Védrine, vous être avec tous vos petits copains, les complices du génocide du Rwanda.

    Vous ne méritez que la perpétuité.