TRIBUNE 20/01/2009 à 15h43

Les jeunes face au pouvoir politique : le dialogue de sourds

Philippe Hayat | Président de 100 000 Entrepreneurs

Le contraste est saisissant : ce mardi 20 janvier marque l'arrivée au pouvoir de Barack Obama, porté par deux jeunes américains sur trois. Inédit depuis la campagne de Kennedy en 1968, la mobilisation de la jeunesse américaine a enflé de 10% par rapport à la présidentielle précédente. Au même moment, en France, les jeunes défilaient dans la rue et bloquaient l'accès des lycées à quatre mois des examens. A ce malaise, le président de la République répondait il y a une semaine à Saint-Lô par la création d'un « haut commissariat à la Jeunesse ». N'assistons-nous pas à un dialogue de sourds entre les jeunes et le pouvoir politique ?

Notre pays est malade, non pas à cause de la crise économique, mais parce qu'il ne fait plus rêver sa jeunesse. Elle semble résignée. Cette souffrance s'inscrit dans un contexte où 22% des jeunes -et deux jeunes non diplômés sur cinq- n'ont pas d'emploi (contre respectivement 12% au Royaume-Uni et 15% en Allemagne). 90% des jeunes de 18 ans, et deux tiers des moins de 26 ans, entrent aujourd'hui dans la vie active avec un contrat précaire. Le malaise des jeunes français s'exprime avant tout la peur dans l'avenir : seulement 4% d'entre eux jugent l'avenir prometteur ; un jeune sur quatre croit en ses chances de décrocher un travail intéressant (étude « Les jeunesses face à leur avenir », Fondation pour l'innovation politique).

Donner à chaque jeune l'ambition d'entreprendre et la possibilité de le faire

Comment refréner cette résignation ? Tout d'abord en reprenant confiance dans le pouvoir politique. Les jeunes l'ont fait bruyamment reculer à sept reprises ces dix dernières années. Si 79% des 18-24 ans ont une mauvaise image des hommes politiques (sondage Ipsos Graine de citoyen), c'est parce qu'ils ne retrouvent pas dans leurs mots et leurs actes le souffle d'un destin collectif, tel qu'on peut le discerner de l'autre côté de l'Atlantique. Un nouveau discours économique et social reste à élaborer, bâti autour de l'envie, du sens retrouvé et du goût de l'effort. Il s'agit de donner à chaque jeune l'ambition d'entreprendre -c'est-à-dire de prendre sa vie en mains- et la possibilité de le faire.

« Quel projet professionnel ai-je envie de porter plus tard ? », voilà la question qui devrait être abordée dès la classe de Troisième dans les parcours de découverte professionnelle, puis chaque année suivante, quelle que soit la filière d'enseignement.

Sur cette question, les entrepreneurs doivent prendre le relais des politiques pour s'adresser aux jeunes. Il faut appeler à leur mobilisation générale : créateurs d'entreprise, artistes, responsables associatifs, chefs de projet au sein d'un groupe ou de la fonction publique, etc., doivent se rendre dans les classes, raconter leur aventure, expliquer le monde professionnel et témoigner qu'il est possible de s'épanouir dans un projet librement choisi. Dans les yeux de ces jeunes qui manifestent et qui disent « non » sans vraiment savoir l'objet de leur refus, l'avenir prendrait alors une autre couleur. Alors auraient eux aussi l'envie de clamer haut et fort « Yes we can »…

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  • anti_Tsarcosy
    • Posté à 16h01 le 20/01/2009

    « Le contraste est saisissant : ce mardi 20 janvier marque l'arrivée au pouvoir de Barack Obama, porté par deux jeunes américains sur trois. Inédit depuis la campagne de Kennedy en 1968, la mobilisation de la jeunesse américaine a enflé de 10% par rapport à la présidentielle précédente. »

    j'ai plutôt l'impression que les jeunes Américains vont au-devant de grandes désillusion. Obama n'est pas le messie, il ne changera pas l'ordre des choses.
    Oui les jeunes français manifeste et alors, je ne vois pas le problème. Vous préfèreriez que l'on accepte l'apparente hypothèque de notre avenir organisé par le pouvoir.

    « Un nouveau discours économique et social reste à élaborer, bâti autour de l'envie, du sens retrouvé et du goût de l'effort. Il s'agit de donner à chaque jeune l'ambition d'entreprendre -c'est-à-dire de prendre sa vie en mains- et la possibilité de le faire. »

    Ne vous inquiétez pas, si révolution il doit y avoir, elle viendra de la jeunesse ; ) Là-dessus je suis sur que beaucoup de jeune sont près à l'entreprendre.

    « Dans les yeux de ces jeunes qui manifestent et qui disent “non” sans vraiment savoir l'objet de leur refus »

    là je ne vois pas ou vous voulez en venir ? La jeunesse réfléchie ! Et puis je préfère une jeunesse qui dit non et qui réfléchie plutôt qu'un gouvernement qui donne des gros chèques pour de belle paroles patronale

    • Guilain
      Guilain répond à anti_Tsarcosy
      • Posté à 00h21 le 21/01/2009

      J'ai lu le fil de commentaires, et je trouve qu'il plaide en faveur de l'article, donc allez-y, lâchez vous sur le nazage ; -)

      L'article et les commentaires vont dans le même sens à propos du diagnostic :

      • les jeunes français sont très pessimistes vis-à-vis de l'économie : « seulement 4% des jeunes jugent l'avenir prometteur ».
      • une raison importante de ce pessimisme économique, c'est la mauvaise situation économique actuelle (emplois précaires, chômage élevé, etc.)

      Les commentateurs, de leur côté, pensent que cette mauvaise situation économique est le fait d'une clique de « délinquants en col-blancs » (hommes politiques ou financiers verreux...) et/ou d'un système pernicieux en lui-même (capitalisme, libéralisme).

      Il faudrait donc se débarrasser des mauvaises gens et détruire le système pour en établir un nouveau (révolution).

      Philippe Hayat, de son côté, pense certainement que la lutte contre les « délinquants à col-blancs » est nécessaire mais non suffisante, et qu'un changement de système économique n'apporterait pas la prospérité économique - M Hayat, arrêtez moi si je me trompe ; -). Non, il encourage à aller dans une autre voie : prendre en compte l'importance des mentalités et des subjectivités pour qu'un système économique fonctionne bien. Le rêve, le désir d'entreprendre, une bonne image des créateurs de business, tout cela est nécessaire pour que de la richesse économique soit produite et que des emplois (non précaires) soient créés !

      Or, l'article le dit et les commentaires l'illustrent bien, l'entreprenariat a une sale image chez beaucoup de gens (pas que les jeunes). On lui préfère l'idée de la révolution. Pour ceux - comme moi - qui ne croient pas à la viabilité de cette révolution économique, cette sale image rime avec perte sèche en terme de richesse économique et de création d'emploi : -|

      Par contre, les méthodes préconisées par Philippe Hayat pour inciter les jeunes à « désirer entreprendre » ne me conviennent pas ; -) Je pense qu'il faudrait donner plus de liberté aux élèves pour les aider à développer des passions... Mais ça pourra faire l'objet d'un autre commentaire...

      • Saheyus
        Saheyus répond à Guilain
        • Posté à 10h54 le 21/01/2009

        « Le rêve, le désir d'entreprendre, une bonne image des créateurs de business, tout cela est nécessaire pour que de la richesse économique soit produite et que des emplois (non précaires) soient créés ! »

        On prétend qu'un changement de système n'est pas réaliste. Mais si quelqu'un n'est pas réaliste, c'est celui qui, comme vous, prétend qu'en nous vendant « du rêve », « du désir », « des bonnes images », tout sera réglé. Je n'ai aucune foi en ces gens qui disent que tout va bien, mais que ce sont seulement les gens qui s'imaginent que tout va mal.
        Vous avez trop vu de publicité. Le monde n'est pas un rêve, c'est une réalité, ce sont nos actes, nos choix, qui le façonnent, pas l'image qu'on s'en fait. Votre discours me fait penser à celui de nos politiciens « préférés » qui affirment que pour que tout redémarre, il faut de la « confiance ».

        « Faites nous confiance, et tout ira bien. »

        Sauf que ça ne changera rien à leurs actes. Ca ne changera rien aux entreprises qui virent des employés tout en faisant des profits, ça ne changera rien aux impôts qu'on reverse aux plus riches, aux héritages qu'on préserve, ça ne changera rien aux expulsions, à la répression, à notre système politique malade, vous aurez beau croire aux mensonges des média, ça n'en fera pas des réalités pour autant.
        On veut que les Français croient, qu'ils aient la foi en l'Etat, en l'Entreprise, en autant de Dieux envahissants. Mais jamais on ne leur demande de réfléchir, ni d'agir.

        La tristesse et la défiance du peuple ne sont pas la cause des malheurs de ce pays, c'en sont les symptômes. Et l'on n'a jamais guéri une maladie en dissimulant ses symptômes.

         
        • Akaa
          Akaa répond à Saheyus
          • Posté à 11h23 le 21/01/2009

          Sur le fond, je suis d'accord avec vous, mais je me sens obligé de faire l'avocat du diable. Certes, si les jeunes dont je fais partie ne sont que 4% à avoir foi en l'avenir, c'est tout simplement parce qu'on voit nos amis qui travaillent se faire jeter de leurs boulots d'intérimaires du jour au lendemain, les plus diplômés aligner les stages sans trouver d'emploi à la sortie, les parents au chômage ou en retraite anticipée, et nous étudiants qui subissent de plein fouet l'inflation. Ajoutons à ça le fait que tout nos responsables nous expliquent que demain, ça sera pire, et le problème est réglé.
          Pour autant, je pense qu'en effet, l'optimisme des agents peut jouer un rôle dans l'économie, et que la relation entre moral de la population et situation économique n'est pas à sens unique. C'est le fameux truc des prophéties autoréalisatrices. Un exemple : dans un contexte non inflationniste, les agents sont persuadés qu'il va y avoir de l'inflation. De ce fait, ils demandent des augmentations de salaire pour y faire face. Le coût de la production augmente ce qui se répercute sur les prix, et au final, il y a bel et bien inflation, alors qu'au départ elle n'aurait pas du se manifester. Bien sûr, c'est de la théorie pur jus, donc on y accord le crédit qu'on veut, mais dans le fond, sans que la relation soit aussi nette, je pense qu'elle peut avoir un rôle non négligeable.

          Par contre, une fois qu'on a dit ça, on est pas très avancés... C'est clair que vendre du rêve aux gens, on voit les limites que ça peut avoir sur long terme, autant en économie qu'en politique. Personnellement, c'est clair qu'il nous faut sinon une révolution, au moins un sacré gros bordel pour changer tout ça.

          • Guilain
            Guilain répond à Akaa
            • Posté à 16h00 le 21/01/2009

            Bonjour, quelle forme il aurait, dans l'idéal, ce gros bordel ? : -)

          • Saheyus
            Saheyus répond à Akaa
            • Posté à 23h03 le 21/01/2009

            « Un exemple : dans un contexte non inflationniste, les agents sont persuadés qu'il va y avoir de l'inflation. De ce fait, ils demandent des augmentations de salaire pour y faire face. Le coût de la production augmente ce qui se répercute sur les prix, et au final, il y a bel et bien inflation, alors qu'au départ elle n'aurait pas du se manifester. »

            Je ne suis pas certain que cet exemple soit bien valable. D'abord, l'inflation est trop souvent présenté comme « l'ennemi à abattre », « l'horreur suprême », etc. Seulement, l'inflation n'est gênante que si elle est supérieure à l'augmentation globale des salaires (ce qui est le cas actuellement, par exemple). Par ailleurs, l« inflation est un terme trop vague, mal calculé : l'inflation sur des produits de luxe n'est pas la même que l'inflation des denrées alimentaires, par exemple.
            Pour cet exemple précis, si “le coût de la production augmente ce qui se répercute sur les prix”, c'est parce que l'on a refusé de rogner ailleurs. Comme sur le salaire des patrons, des cadres supérieurs, etc. Si l'on augmente le salaire des salariés les moins bien payés, et qu'en contrepartie on diminue celui des salariés les mieux payés, il n'y a aucune raison d'augmenter les prix.

        • Guilain
          Guilain répond à Saheyus
          • Posté à 15h58 le 21/01/2009

          Bonjour Saheyus,

          C'est clair que se contenter de dire : « faites nous confiance et tout ira bien », ça ne règle rien aux problèmes. Ni la confiance, ni le « désir d'entreprendre » ne naissent sur commande...

          Vous pensez que « le désir d'entreprendre » n'est qu'un symptôme, et qu'il n'influence pas l'économie. C'est assez étonnant. Selon vous, que se passerait-il dans les 2 extrêmes (une population où la majorité des gens auraient un fort désir d'entreprendre, ou une population ou personne n'aurait de désir d'entreprendre) ?

          Maintenant, savoir comment favoriser ce « désir d'entreprendre », c'est un autre débat...

          Le débat de la redistribution, de la répartition entre « bénéfices des actionnaires, masse salariale et impôts », de l'héritage, etc., c'est un débat intéressant, mais ce n'est qu'un équilibre à trouver. Je ne pense pas qu'on puisse attendre un changement radical d'une amélioration de cet équilibre... Mais j'attends vos propositions ; -)

          • Saheyus
            Saheyus répond à Guilain
            • Posté à 23h37 le 21/01/2009

            Bonjour Guilain. Ou bonsoir, c'est selon.

            « Vous pensez que “ le désir d'entreprendre ” n'est qu'un symptôme, et qu'il n'influence pas l'économie. C'est assez étonnant. Selon vous, que se passerait-il dans les 2 extrêmes (une population où la majorité des gens auraient un fort désir d'entreprendre, ou une population ou personne n'aurait de désir d'entreprendre) ? »

            Le « désir d'entreprendre » est une notion floue qui n'a aucune réalité à mes yeux. Ce qui compte, ce n'est pas le « désir de machinchouette » mais ce que l'on fait. Toute la jeunesse Française aura beau, demain, se dire « aller, hop, entreprenons », il n'en reste pas moins qu'en l'état des choses, elle ne pourra rien faire. Vouloir se libérer de ses chaînes, c'est très bien, mais les briser, c'est encore mieux.
            En l'état des choses, il existe des castes sociales qui excluent l'immense majorité de la population. Et cette immense majorité aura beau avoir toute la bonne volonté du monde, on ne la laissera pas avoir accès à la culture, à l'éducation, à l'argent nécessaire pour devenir autre chose qu'un sous-fifre. Et pour ceux qui font partie du cercle privilégié qui aura toutes les chances de diriger les autres, même à eux, on leur laisse le minimum de choix. Ils pourront difficilement survivre dans le milieu des affaires sans un minimum de mépris pour la dignité humaine, sans un peu de corruption, sans quelques secrets, sans la tyrannie que l'on considère comme « normal », celle du chef, quel qu'il soit (patron, politicien ou autre...)

            L'influence du moral sur cet état des choses est minime. Certaines personnes courageuses et chanceuses peuvent changer le cours normal des choses à leur niveau, mais cela concerne très peu de monde.

            « Le débat de la redistribution, de la répartition entre “ bénéfices des actionnaires, masse salariale et impôts ”, de l'héritage, etc., c'est un débat intéressant, mais ce n'est qu'un équilibre à trouver. »

            Non, ce n'est pas juste un équilibre à trouver, c'est une façon de penser le monde. A qui appartient le monde ? A ceux qui le financent, à ceux qui le font, ou à ceux qui le possèdent ? L'accumulation de richesses et la transmission de ces richesses sont-elles des choses nécessaires et bénéfiques ? Ces questions sont aussi essentielles au travail que la question du régime est essentiel à la politique. Vous parlez « d'ajustement », moi je pense aux 10% de la population qui détiennent 50% du patrimoine de ce pays. Ce problème n'est pas de l'ordre de l'anecdote.

            Si cela ne tenait qu'à moi, patrimoines et salaires seraient plafonnés (car il est évident que jamais un humain ne vaudra cent fois plus qu'un autre, ni ne sera cent fois plus compétent). Les héritages seraient strictement encadrés, une somme ajustée selon les besoins de la personne devrait être versée à chacun dans sa jeunesse pour financer logement, études, etc. Il faudrait tout mettre en œuvre pour assurer l'égalité entre les établissements scolaires publiques, et à terme la disparition des établissements privés. Le budget de l'armée devrait être réduit de façon drastique (une capacité de production suffit, nul n'est besoin d'entretenir des stocks d'arme hors temps de guerre). Dans la crise économique actuelle, je ne vois pas au nom de quoi l'Etat passe par des intermédiaires, les banques, leur donnant de l'argent pour qu'elles le prêtent aux citoyens et aux entreprises, alors même que nous n'avons aucun contrôle sur les banques. Nul n'est besoin de cet intermédiaire, l'Etat peut très bien prêter directement à ceux qui en ont besoin. Les produits et services vitaux, comme l'eau, le chauffage et l'électricité devraient être gratuit jusqu'à un certain point. Idem pour les transports en commun pour qui en a besoin pour travailler ou étudier. Mais bon, il y aurait des centaines de choses à dire, je ne vais pas continuer indéfiniment.
            Quoi qu'il en soit, pour tout cela, il faudrait commencer à revoir entièrement le système politique. Il faut abolir la notion de « chef » à tous les niveaux : mon propre pouvoir n'appartient qu'à moi-même, et si quelqu'un doit être désigné pour utiliser mon pouvoir à ma place, je dois pouvoir le reprendre quand bon me semble. Les politiciens ne devraient jamais être des chefs, seulement des conseillers et des exécuteurs. Par ailleurs, je pense que l'on ne peut voter sincèrement que pour des idées, pas pour des personnes. De même, en entreprise, le patron ne saurait avoir tous les droits, et les employés doivent être directement impliqués dans leur entreprise, ou du moins avoir la possibilité de le faire.

        5 autres commentaires
  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 16h11 le 20/01/2009
    • Internaute
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    -« Les jeunes face au pouvoir politique : le dialogue de sourds »

    ...et pourquoi pas :

    -« Le pouvoir politique face aux jeunes : le dialogue de sourds »

    - Au fait, monsieur Philippe Hayat | Président de 100 000 Entrepreneurs ,
    c'est vrai que vous comptez parmi vous un certain « Gaétan » ?

  • Gotch
    • Posté à 17h20 le 20/01/2009

    Monsieur Hayat, vous mélangez les termes « entreprenant » et « entrepreneur ». S'il est souhaitable que tous les jeunes soient le premier, seuls quelques-uns oseront être l'autre. On peut fort bien s'épanouir en obéissant, à un « entrepreneur » justement, si l'on partage ses aspirations et son enthousiasme.

    Comme le note Waldeck, c'est plutôt le pouvoir actuel qui délibérément est fermé à tout dialogue, à toute discussion, à tout ce qui n'est pas SON projet : pour autant que je sache, les prétendues « réformes » que les Français approuveraient tant sont la plupart du temps de sinistres retours à un passé oublié et haïssable,au lieu des avancées que la com » veut faire croire qu'elles sont.

    La clique actuelle évincée du pouvoir, il faudra bien quinze à vingt ans pour en effacer les néfastes effets et repartir de l'avant. Souhaitons bon courage à notre progéniture, c'est elle qui devra réparer et subir les désastreux choix de ceux qui commandent et dirigent la nation.

  • mon petit doigt
    • Posté à 17h21 le 20/01/2009
    • Internaute
      sans

    Oui Mr Hayat votre discours n'est pas completement négatif ,n'empèche que j'ai l'impression que vous n'avez pas cerné le problème de la jeunesse.Ce monde qu'on leur laisse est un monde pourri par des financier verreux .L'avenir est incertain,il faudrait repenser tout le système economique il n'y a pas de mystère ,il faut passer par un meilleur partage des ressources c'est vital.On doit laisser à nos enfants quelque chose de solide pas des sables mouvants. Il a été dit quelque part <>

  • mon petit doigt
    • Posté à 17h25 le 20/01/2009
    • Internaute
      sans

    On n'hérite pas de la terre ,on l'emprunte à nos enfants (Suite du petit mot qui précède)

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 17h45 le 20/01/2009
    • Internaute
      délinquante avérée

    J'ai comme l'impression que vous êtes un tenant du libéralisme : -)) et quand j'ai lu cette phrase :
    témoigner qu'il est possible de s'épanouir dans un projet librement choisi.
    excusez-moi, mais j'ai bien ri

    vous n'êtes pas au courant des tendances pour mettre en adéquation formation et besoin des entreprises ? pression vers les domaines en tension (il faudrait peut être d'ailleurs mettre au passé ...) ? Oui, les jeunes peuvent « librement choisir » entre restauration et bâtiment...

    Cette tendance, que vous défendez, veut absolument introduire le monde de l'entreprise à l'école, prélude à une certaine privatisation ?

    Comment voulez-vous que les jeunes aient une quelconque envie de dialoguer avec un pouvoir qui les ignore, qui les gaze et les matraque alors qu'ils manifestent, inquiets de leur avenir ?

    Fichez la paix aux jeunes, respectez les en sortant de l'école plutôt que vouloir leur inculquer les préceptes de l'économie libérale et en faire des moutons bien pensants au service de l'employeur.

    • yoruk
      yoruk répond à caro
      • Posté à 20h21 le 20/01/2009

      « Oui, les jeunes peuvent “ librement choisir ” entre restauration et bâtiment… »

      Et alors, ou est le problème, ou est le déshonneur à choisir entre restauration et bâtiment. Qu'est ce que c'est que cette condamnation du travail manuel. Vous êtes « le problème » avec ce type de raisonnement.
      Et alors, le vrai problème est le dédain avec lequel est traité le travail manuel. Bon dieu, qu'on le rémunère correctement, qu'on tienne compte de sa pénibilité, qu'on aménage ses horaires, et surtout que les entreprises forment, forment et forment encore, et que purée, elle considèrent enfin que leur force de travail est leur première fortune.
      Purée d'intellos stériles, allez vous comprendre, qu'il faut partager, qu'il faut donner avant de vouloir recevoir, et droit dans ses bottes, montrer à tous ces jeunes que l'avenir leur appartient. Encore faut il leur en offrir les possibilités.
      Ce n'est pas en donnant des conférences dans les collèges que nous les mettrons en confiance, mais en leur ouvrant les portes de nos entreprises, avec un salaire décent, avec un projet d'avenir, avec un accompagnement stimulant.
      Ils ne demandent que cela.

      • caro
        caro répond à yoruk
        délinquante avérée
        • Posté à 22h58 le 20/01/2009
        • Internaute
          délinquante avérée

        @ yoruk et ismet222

        ce n'est pas un déshonneur de travailler dans le bâtiment ou la restauration. J'ai cité ces 2 domaines parce que, jusqu'il y a peu, c'était des domaines en tension vers lesquels les professionnels essayaient un maximum de diriger les jeunes. Et si un de ces jeunes aurait préféré travailler dans un autre domaine ?

        Excusez-moi, mais je n'ai pas de leçon à recevoir. J'ai travaillé des années en mission locale auprès des jeunes. J'ai eu beaucoup de chance de travailler dans une de ces ML où les désirs des jeunes étaient prioritaires, où on les aidait à trouver vers quel domaine ils souhaiter aller. Nous en avons reçu combien qui voulaient changer de domaine parce qu'ils n'avait pas pu choisir leur métier, mis dans une section parce qu'il y avait de la place !

        Alors oui, il faut vraiment laisser la possibilité aux jeunes de choisir leur métier.

    • ismet222
      ismet222 répond à caro
      democrate
      • Posté à 21h06 le 20/01/2009
      • Internaute
        democrate

      vous oubliez CARO et je ne parle pas de vos propos réactionnaires limites racistes et franchement extrêmes dans d'autres « forums » que ce débat et avant tout pour des « jeunes ».
      vous d'après vos commentaires « haineux » ailleurs semblez pouvoir trouver là, ici et sur ce sujet des jeunes stupides et sans cervelle que vous pourriez manipuler et tenter de mener dans l'antre de votre éternelle haine. détrompez-vous vous pouvez être surprise.
      Quand vous dites fichez la paix aux jeunes, oui là vous avez raison. Mais dans quel but ? avec vous il y à toujours une idée forte, celle de la manipulation et de glissements perfides.
      Vous êtes et des dizaines de posteurs, vous l'ont déjà dit, comme les profiteurs du malheur pour semer des graines de haines partout ou vous pouvez.
      He oui « CARO » signalé, signalé et jamais singé.
      Alors ok foutez la paix aux jeunes... vous commencez svp ?

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 18h36 le 20/01/2009

    Certainement que les employeurs (traduction libre de « entrepreneurs ») devraient s'adresser différament aux jeunes, en utilisant des mots comme CDI, mutuelles, logements... ça les changerait agréablement de stage, flexibilité et autres grossièretées que vous leur débitez jusqu'à plus soif.

  • Ignatus Reilly
    Ignatus Reilly
    Divided by zero
    • Posté à 18h37 le 20/01/2009
    • Internaute
      Divided by zero

    Le goût de l'effort, l'ambition d'entreprendre, le volontarisme imperturbable et impavide ne sont plus l'apanage des jeunes ; le sel de la vie nous aurait quitté. Il faudrait peut-être comprendre que l'idéologie et les simulacres sous-tendus au joyeux monde de l'entreprise n'éblouissent plus personnes. Le « non » que vous voudriez nous faire passer pour aveugle l'est autant que la pertinence de votre analyse. Par ailleurs si il est parfois confus c'est tout simplement parcequ'on ne considère jamais les détails d'un édifice globalement hideux et insalubre.

  • sup. à la demande du riverain 24.09.09
    • Posté à 18h43 le 20/01/2009

    « Notre pays est malade, non pas à cause de la crise économique, mais parce qu'il ne fait plus rêver sa jeunesse. »

    tu m'étonnes Elton, t'as vu la gueule de notre Président ?
    Moi je suis confiant en la jeunesse pour nous débarrasser de gens comme toi et tes amis de 100 000 000 00 000 1 0 01 010110 101 00 entremetteurs.

  • Notre pays est malade, non pas à cause de la crise économique, mais parce qu'il ne fait plus rêver sa jeunesse.

    C'est beau, ça.
    Qu'importe de quoi, qu'importe à quoi (encore que, n'est-ce pas ? ), mais il faudrait qu'elle « rêve » (pourquoi pas qu'elle dorme ? Parce que là, il n'y a pas à se poser la question de l'objet). Vous n'écrivez ni « penser », ni « réfléchir », vous écrivez « rêver ». Étonnante conception de l'instruction, et pour cause, ce n'est qu'un slogan.

    Et voilà de quoi nourrir, d'après vous, en « rêve », les jeunes gens qui en manquent tant - ce qui suffit à rendre malade notre pays qui sinon irait bien mieux -, faire en sorte qu'ils se posent inlassablement cette question :
    « Quel projet professionnel ai-je envie de porter plus tard ? », puisque voilà la question qui devrait être abordée dès la classe de Troisième dans les parcours de découverte professionnelle, puis chaque année suivante, quelle que soit la filière d'enseignement

    Bravo au publicitaire, pardon, au communicant, qui a pondu votre texte, à moins que vous ne l'ayez fait vous-même, monsieur de l'ESSEC.

  • expat
    • Posté à 19h54 le 20/01/2009

    Ni les jeunes ni personne d'autre d'ailleurs n'a besoin de rever sur une immense esbrouffe. Tout le monde a besoin de dirigeant qui sont vraiment au service de la societe pas seulement a celui de leur porte-feuille.

    Pour le moment le monde politique s'oriente vers une vue encore plus mediatique (publicitaire) et eloignee des realites du monde !
    Les jeunes auraient torts d'attendre l'arrivee du bon slogan, ils ont leur propre destin a prendre en main. Les politiciens ne doivent pas debiter la derniere imbecilite que leur comminuquants ont invente (style la France d'apres ! ) mais d'imposer aux politiques des solutions qui sont dans l'interet de tous.

  • ismet222
    ismet222
    democrate
    • Posté à 19h54 le 20/01/2009
    • Internaute
      democrate

    si les « sourds » n'avaient pas de dialogue cela se saurait non ?
    c'est le humour mais cette expression est un peu lourde et elle date de l'époque ou les sourds étaient des « débiles gesticulants » et ou on ignorait que la LSF était une langue et donc « dialogue »..
    hors sujet, je sais.... mais bon. on parle des jeunes et de la politique ? c'est ça

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 19h57 le 20/01/2009
    • Internaute
      Promeneur

    « Quel projet professionnel ai-je envie de porter plus tard ? », voilà la question qui devrait être abordée dès la classe de Troisième dans les parcours de découverte professionnelle... »

    C'est fou ça !
    C'est tout ce que vous pensez à proposer à la jeunesse. Terme qui englobe tout est rien, la jeunesse n'existe pas, inutile d'en faire un tout, il y a une génération composée d'individus uniques qui ont chacun une volonté différente quant à leur avenir, quand il en ont une, d'ailleurs faut-il en avoir une à cet âge là ?

    Quelle tristesse de croire que l'épanouissement d'un être humain de troisième pourrait décider à 14 ou 15 ans de son avenir alors qu'il n'a pas encore fait son balluchon d'acquisition de connaissances des choses de la vie, de culture personnelle, sans parler de sa formation issue de son environnement social.

    Cette phrase extraite de votre texte est celle qui me fait le plus frémir, les autres je ne m'y arrêterai pas on a l'habitude de ce genre de discours écrit en creux depuis pas mal de temps.

    Vous voulez ainsi fabriquer des citoyens responsables, des consciences libres ?
    Non, vous voulez en faire une donnée statistique malléable à merci, jetables au moindre signe de diminution du taux des dividendes d'actionnaires anonymes. Une armée de fantômes servant par leur force de travail à enrichir une « économie », pas un ensemble de gens heureux de faire ce qu'ils aiment, d'assouvir une passion.

    Quand on est jeune on peut avoir envie d'autres choses que d'avoir un parcours professionnel. De l'amour par exemple, de l'amitié, de liberté, même si tout ça ne fait pas gagner plus de fric à la fin du mois ça donne l'impression de vivre, d'être léger. Il est vrai que ces sentiments n'entrent pas dans l'économie de marché.

    On peut réussir dans la vie en exerçant un métier manuel sans avoir eu de formation, en ayant été apprenti-plombier ou ébéniste et aller travailler en sifflotant, heureux...
    S'il fallait choisir entre le savetier et le financier je choisirais celui qui dort le mieux.

    Combien de jeunes ultra-formés, bardés de diplômes font encore des stages gratuitement ou très peu payés et qui vivent encore chez leurs parents à 30 ans faute de pouvoir s'assumer, exploités mais pas récompensés.

    Le désir de beaucoup de jeunes n'est pas dans la formation de cadres commerciaux ou informaticiens, il est avant tout de vivre sa jeunesse à son rythme.

    L'éducation nationale n'est pas là pour fabriquer du personnel mais pour donner les outils nécessaires aux jeunes citoyens. Leur donner les outils pour comprendre, décider par eux-mêmes de leurs désirs, leurs penchants, par pour les diriger vers la branche professionnelle dont les entreprises ont besoin sur le moment.

    N'avez-vous jamais été jeune ?

  • Chris.A
    Chris.A
    Ni pour,ni contre,bien au (...)
    • Posté à 20h04 le 20/01/2009
    • Internaute
      Ni pour,ni contre,bien au (...)

    C'est beau de vouloir vendre sa came d'entrepreneuriat en surfant sur le mythe « Yes we can “ ; ‘ travailler plus, pour travailler plus ne fait vraisemblablement plus recette.
    Il faut innover. Labourer les esprits, et façonner de bons petits soldats.
    Le projet professionnel est dorénavant le nerf de la guerre. Sans celui-ci, point de salut.

  • Scith
    • Posté à 20h08 le 20/01/2009
    • Internaute

    Je me fais l'avocat du diable et poste en faveur de Philippe Hayat, avec nuance toute fois.

    Je m'accorde avec vous sur le fait que la jeunesse française (entre autres) manque de confiance et peut-être bien de rêves.

    Il pourrait effectivement être intéressant de pousser les jeunes à réfléchir à leur projet professionnel relativement tôt, notamment en les mettant en contact avec des professionnels dynamiques et motivés. Qui plus est avec la réforme des lycées, il pourrait être très utile d'avoir déjà une idée, bien que vague et soumise à changement, avant l'entrée en Seconde, ceci afin que les jeunes puissent choisir des options dans lesquelles s'épanouir tout en envisageant leur orientation future.

    Mais le rêve ne suffit malheureusement pas. Le mythe du self-made man est tenace et qui de plus désabusé que le jeune qui a placé tellement de confiance dans le système et qui a été trahi ?
    Donner foi aux jeunes en leurs compétences et leur avenir en est une, leur faire miroiter un avenir hors d'atteinte en est une autre.
    Je ne dis bien sur pas que la conseillère d'orientation doit dire des choses comme « moi j'ai un bon plan pour vous : faites un BEP Chaussures » (le rappeur Oxmo Puccino dans « Opéra Puccino »). Il faut néanmoins rester en phase avec la réalité.
    Tout le monde n'a pas la possibilité de faire comme le héros de « Bienvenue à Gattaca » : passer du statut de balayeur à astronaute grâce à la puissance de ses rêves.

    Il faut redonner confiance aux jeunes dans le système éducatif français et dans la société dans laquelle ils évolueront, pour le meilleur et pour le pire. Les faire rêver de succès financiers ou professionnels dans un environnement fortement détérioré qui est le notre, c'est les mener droit au mur. Au contraire, il faut leur donner les armes pour résister et profiter de leur vie malgré les pressions extérieures : étude de la philosophie, de l'économie, de la gestion intelligente de ses finances et de son propre budget, développement personnel, auto-coaching, gestion des conduites à risque (drogues, alcool, ...).

    • Numerosix
      Numerosix répond à Scith
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 21h51 le 20/01/2009
      • Internaute
        Prisonnier dans le village (...)

      Moi quand j » entend les mots « budget » « gestion » ou « coaching » ( encore pire « auto coaching » ) , je sors mon revolver et j » ai envie de me jeter dans les « conduites à risque » .
      Je ne vous salue pas, monsieur .

      • Scith
        Scith répond à Numerosix
        • Posté à 18h54 le 21/01/2009
        • Internaute

        Veuillez m'excuser, je me suis mal exprimé.
        Je voulais dire : revalorisation de la philosophie, des SES, des razed et de l'éducation civique.

  • Oister
    • Posté à 20h50 le 20/01/2009

    La génaration qui arrive au pouvoir (faites de jeunes selon les médias..) qui n'est pas jeune, qui ne l'a jamais été a fait campagne sur le thème de la méritocratie etc...
    Tu parles ! A peine arrivé, pose le fiston dans les bons postes.
    La jeunesse raçaise est écoeurée ? Comme disait Caro dans un de ses posts, nous avons le choix entre la restauration et le bâtiment...
    Bref, la génération de Baby-boomer en a bien profité. Ils n'ont pas connu la guerre, ont eu des grosses voitures qui polluaient beaucoup pour pas un franc, s'en sont mis plein les poches.
    Aujourd'hui, nous payons leur gestion désasreuse de tout : la société, l'économie, l'environnement...
    Nous n'avons pas droit au chapitre et lorsque c'est à nous de jouer, le terrain est pourrii, l'arbitre a été acheté et ne sont sélectionnés que les fils à papa....
    Super...
    Nous sommes dégoutés par la politique ? C'est votre monde (dont vous voudrez qu'il soit le notre) qui est pourri.
    Merci pour tout.

    Quand aux « relais » ne me faites pas rire. Nous travillons, nous sommes entreprenants, certains sont entrepreneurs mais pourquoi ?
    - Pour se faire racketter légalement ? Pour que nos impôts servent à augementer les crédits de l'élysée ? Pour que notre argent servent à payer les fonctionnaires chargés de liquider le système de santé dont tout le monde a bien profité jusque là ? Pour payer des sénateurs débiles et gateux, des parlementaires fantomes, des robes à Carla ?
    - Pour se payer un superbe 2 pièces de 17 mètres carrrés, bien situé proche des commodités (LIDL..) à crédit qui sera ravagé par la prochaine catastrophe climatique, ou nucléaire que nous allons provoquer ?
    -Pour se faire contrôler tout les 10 mètres parla police que NOUS payons avec NOS impôts ? (ces clébards nous appartiennent...)
    - Pour faire des gamins cancéreux grâce à nos portables, nos lignes à haute tension et nos nitrates dans tout ce que l'on bouffe ?
    -Sauter dans le métro parce qu'un connard décide de nous faire payer la politique de nos gouvernements bien planqués dans des bunkers ?
    - Voir tous nos « amis de couleur » au chômage à cause de leur faciès ? Voir tout nos « amis blancs » au chômage parce qu'il n'y a plus de boulot ? Voir nos « amis jaunes » en esclavage pour que nous puissions nous payer des T-Shirts avec nos allocs ?
    -Voir Nicolas Sarkozy s'augmenter de 172% à la face de tout le monde ?

    • yoruk
      yoruk répond à Oister
      • Posté à 21h14 le 20/01/2009

      « nous avons le choix entre la restauration et le bâtiment… »

      Mais çà veux dire quoi ceci ! ! ! !
      Quel est ce dédain, qu« elle est cette morgue ! ! !
      En quoi est ce déshonorant de travailler dans la restauration ou le bâtiment ? ? ? ?

      Vous rendez vous compte que ce type de raisonnement c'est de la mise en ghetto pure et dure ! ! !

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 21h16 le 20/01/2009

     » Il s'agit de donner à chaque jeune l'ambition d'entreprendre -c'est-à-dire de prendre sa vie en mains. »

    Donc, « prendre sa vie en main » signifie UNIQUEMENT s'inscrire dans le tissus économique ?

    Réfléchir à ce que l'on veut faire de sa vie se résume à trouver sa niche économique hors de laquelle n'est que l'indigence d'une vie ratée, sans but ?

    Entreprendre mais partager gratuitement, inventer mais mettre à disposition, produire mais donner, posséder mais prêter.
    S'enrichir par la connaissance, se faire plaisir par sa maîtrise et son partage.

    Ca ça peut faire envie.

    • yoruk
      • Posté à 21h19 le 20/01/2009

      merci

    • Numerosix
      Numerosix répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 22h05 le 20/01/2009
      • Internaute
        Prisonnier dans le village (...)

      Ils ne peuvent pas comprendre ce que tu dis , Déluge . Leur secte entrepreneuriale d » origine américaine est en train de se casser la gueule à vitesse grand V , mais ils n'en sont pas encore à accepter un suicide collectif pour laisser la place aux jeunes . Un jour on retrouvera leurs cadavres calcinés disposés de manière à symboliser le Logo de leurs boites , mais ils ne sont pas prêts . Ils n » ont pas encore trouvés les « coachs“pour s'entrainer à accepter la fin ..

  • jissé
    • Posté à 21h28 le 20/01/2009

    B'soir.

    Un peu de mémoire :

    « Les chômeurs, ils n'ont qu'à créer leur propre entreprise ».

    Disait Raymond Barre avant de se rendormir dans son fauteui !

    Jc

    • yoruk
      yoruk répond à jissé
      • Posté à 22h27 le 20/01/2009

      Les chômeurs…
      Ce n'est pas moral un chômeur…
      Je n'aime pas les chômeurs…
      Un chômeur c'est généralement un homme jeune…
      Plein de vitalité, avec du temps libre non ? ? ?
      Et qu'est que fait un homme jeune libre et plein de vitalité ? ? ?
      Il va baiser les femmes des mecs qui bossent pour payer leurs assedics…
      C'est pas moral un chômeur…

      • caro
        caro répond à yoruk
        délinquante avérée
        • Posté à 23h04 le 20/01/2009
        • Internaute
          délinquante avérée

        c'est de l'humour, j'espère ...

         
        • yoruk
          yoruk répond à caro
          • Posté à 05h25 le 21/01/2009

          Non... C'est de la délinquance avérée...

          • caro
            caro répond à yoruk
            délinquante avérée
            • Posté à 09h51 le 21/01/2009
            • Internaute
              délinquante avérée

            la morale et les chômeurs de 60 ans

            Pétition pour le maintien de l'AER (Allocation équivalent retraite)

            mercredi 14 novembre 2007, par AC !

            Les travailleurs manuels, les salariéEs issuEs des classes populaires totalisent souvent les 160 trimestres d'activité requis pour la retraite bien avant leurs 60 ans, l'âge légal (bientôt revu à la hausse) pour commencer à vivre sa propre vie.

            En 2002, à défaut de leur voter une retraite pleine et entière, l'assemblée nationale avait décidé d'accorder aux chômeurs qui remplissent ces conditions mais ne perçoivent plus d'allocations chômage (ARE) [1] ou des allocations chômage inférieures à un certain plafond, une nouvelle allocation de solidarité, financée par l'Etat, l'AER (allocation équivalent retraite) qui remplace l'ASS [2] et le RMI [3] voire rien.

            L'AER est une allocation différentielle (maximum 31,32 euros/jour en 2007) soumise à des conditions de ressources parfois injustes (ainsi la pension de retraite du conjoint est considérée comme un revenu propre de l'allocataire potentiel ! ).

            En 5 ans, l'AER est restée une allocation de chômage confidentielle : aucune information de l'ANPE, loi du silence voire désinformation dans la plupart des Assédic pourtant chargées de la gérer, et ignorance des caisses de retraite. Une confidentialité qui lèse les allocataires de plusieurs mois, voire de plusieurs années d'allocation.

            Malgré tout, le 7 novembre 2007, sur proposition du gouvernement de Sarkozy, les députéEs ont voté la suppression de l'AER pour les personnes qui pourraient y prétendre après le 1er janvier 2009.

            L'offensive anti-pauvres ne connaît pas de répit !

            Lien

            L'AER n'a pas été rétablie

        2 autres commentaires
      • jissé
        jissé répond à yoruk
        • Posté à 23h15 le 20/01/2009

        BOOOFFFF

        Tant qu'ils sont bénévoles ..

        Et pour les chômeuses vous proposez quoi ? ?

        Jissé

  • Maria Rosa
    • Posté à 23h01 le 20/01/2009
    • Internaute

    Pour que l'entreprise fasse rêver, il faudra qu'elle commence par faire le ménage en son sein.
    Il faudra qu'elle tire les leçons des catastrophes où la gestion des dernières décennies nous a menés, nous tous, mais plus particulièrement les jeunes : contrats précaires, pièges à bas salaires, absence de perspectives, conditions de travail de plus en plus difficiles, menant au stress, à la déprime et même au suicide.
    C'est le résultat d'une gestion faite exclusivement pour le profit des actionnaires et/ou des dirigeants, qui ont augmenté leurs revenus d'une manière insolente, tandis qu'ils tiraient toujours vers le bas la masse salariale. Sans parler des multiples scandales, faillites et grossières erreurs de gestion. Par exemple les industries automobiles américaine et allemande ont continué imperturbablement à construire des grosses cylindrées et demandent aujourd'hui aux états de les renflouer...sans parler des banques, évidemment.
    Alors , pour rêver, monsieur, il faudra que ça change, vraiment, pas seulement dans les mots, la com, ou la pub. Dans les actes.
    Que la priorité pour les entreprises ne soit pas la rentabilité (à deux chiffres ! ), mais de satisfaire à la fois le client et le salarié. C'est difficile, mais c'est à cette condition seulement qu'un nouveau contrat social pourra exister.

  • Tyb
    Tyb
    • Posté à 13h41 le 21/01/2009

    « Si 79% des 18-24 ans ont une mauvaise image des hommes politiques (sondage Ipsos Graine de citoyen), c'est parce qu'ils ne retrouvent pas dans leurs mots et leurs actes le souffle d'un destin collectif, tel qu'on peut le discerner de l'autre côté de l'Atlantique »

    eh non, c'est bon les discours pipeau plein de beaux mots et vides de lendemain ne vous inquiétez pas, la classe politique française sait très bien le faire aussi.

    non si la jeunesse n'a pas confiance en les hommes politiques ou les entrepreneurs c'est parce qu'ils nous démontrent tous les jours à quel point ils sont profondément indignes de toute confiance.

    c'est parce que l'arrivée avec le moindre du travail signifie très tôt le coltinage avec un capitalisme de gestion typiquement français que j'appellerais « de papa » poussiéreux et ringard où on refuse de vous embaucher parce que vous êtes trop jeune et sans expérience, où une période d'essai d'un mois n'est soit disant pas suffisant pour juger d'une personne, où on vous vire parce que vous êtes trop vieux, où les rênes du pouvoir politique, économique et financier sont entre les mains de quelques familles qui prouvent leur nullité la plus totale depuis plus de 30 ans, et que ces rênes passeront directement à leurs héritiers encore plus dégénérés. Cet aspect dépasse d'ailleurs le seul monde politico-économique puisqu'on le retrouve aussi totalement dans le milieu de la musique, du cinéma, et même en cherchant bien, des présentateurs télé.

    Bref si la jeunesse française n'a pas confiance, c'est parce qu'elle a conscience.
    Conscience que tout en France est contrôlé par des gens qui ont une vision du monde, des technologies, du monde du travail dépassée depuis vingt ans, à ce titre l'état des biotechnologies en France est plus que parlant.
    Conscience que ces gens ne veulent accorder par frilosité strictement aucune chance à ces jeunes, alors que dans le même temps on leur demande des justifications presque impossibles à fournir sans cesse que ce soit pour la recherche d'un travail, pour se loger, pour tout et n'importe quoi.
    Conscience que tout le système français est délibérément construit de manière à ce que cet état de faits perdure indéfiniment.
    Conscience que ce pays est frileux non parce que les protections sociales y sont (soit disant) trop grandes, mais parce qu'il est géré et controlé par des frileux dénués de réels envie d'entreprendre, uniquement attiré par l'idée d'avoir une parcelle de pouvoir ou de se faire des couilles en or, et surtout dépourvus de toute curiosité intellectuelle ou culturelle.

  • mhaut
    • Posté à 13h43 le 21/01/2009

    J'ai lu avec passion l'article et les commentaires.
    La situation me semble plus grave qu'elle n'est décrite d'habitude.

    * Sclérose : la société française est bloquée dans tous les sens :
    - les entreprises limitent au maximum leurs risques ; les emplois ne sont plus vus que comme des charges.
    - les enseignants dégoûtent les étudiants d'entrer dans des boîtes dont ils ignorent tout : combien d'enseignants avant le cycle supérieur ont travaillé en entreprise (je veux dire autrement qu'en stage ou en boulot de vacances) ?
    - Des élites incestueuses : cooptation généralisée, ascenseur social en panne, inflation des diplômes font que, parti de la base, il n'y a plus que par relation ou avec un talent extraordinaire qu'un jeune peut ambitionner s'ouvrir des perspectives exaltantes ; les diplômes BAC+5 ne conduisent qu'à des postes de gestion sans grand intérêt, la recherche sinistrée, le marché de l'art devenu un domaine d'investisseurs comme d'autres, le social un sous marché, sous payé, sans reconnaissance.
    - les syndicats et les politiques se disputent les restes des 30 glorieuses, les uns pour cramponner des acquis tout à fait hors de propos aujourd'hui, les autres pour récupérer les budgets et les réinjecter dans le puits sans fond des déficits.
    Entre une tendance lourde, à mon avis, à la crispation sur un passé mythifié, exigence de réassurance face à l'action politique et une absence de prospective toute entière résumée dans les dernières livraisons de Jacques Attali, la société française est en panne de rêve, non pas comme substitut au réel comme l'ont (mal) interprété certains commentateurs, mais comme lieu de création, comme ouverture du champ des possibles.
    J'ai 50 berges. Ado des années 70, je me souviens que tout nous semblait ouvert, ou ouvrable... la gauche n'avait jamais gouverné, les espoirs étaient permis, le contrôle social était encore artisanal, il y avait plein de trous dans le filet ; les modèles rock, punk, hippie faisaient la part belle à la démerde encore possible...
    Autres temps...
    Depuis s'est construite une société de l'uniformité, de l'assurance et de la garantie opposable en justice de pratiquement tous les actes de la vie, avec le flicage généralisé qui va avec.
    Un monde apparemment sans risque est aussi un monde sans vie. Confortable comme un cercueil.
    Pourtant notre jeunesse n'est pas morte. Ce n'est pas la tentative ridicule de Darcos de rétablir l'uniforme (encore, ou déja ! ) à l'école ; comprenant à l'envers le besoin des jeunes de se démarquer tout en se reconnaissant, qui y changera quelque chose...
    Quelle révolution serait possible ? Ne parlons pas de la gauche, concept aussi daté que la Révolution française qui a ouvert l'ère qui, à mon sens s'achève maintenant.
    Sans doute faudra t'il avoir plongé pour apprendre à nager.. sauf si nos politiciens recourent aux vieilles recettes : « il leur faudrait une bonne guerre ! »

    • guerzit-
      guerzit- répond à mhaut
      • Posté à 17h58 le 21/01/2009

      Nous n'avons plus de sol sous nos pieds, ni de temps à passé. L'ennui est banni de nos vies, et la réflexion hors la loi. Nulle valeur ne peut être donnée aux choses et aux sentiments.

      C'est la tyrannie du « c'est comme ça », que personne, quelque soit sa condition ou ses idées, ne pense sincèrement pouvoir changer. La seule réponse à la frustration se cristallise dans des envies de meurtre que tout le monde ou presque ressent parfois, jusqu'à franchir le cap un jour qui sait.

      En tout cas c'est pas bon et ca sent le roussi, le réglement de compte sauvage, ou comment réapprendre les gestes qui sauvent et ceux qui annihilent.