Charles Villeneuve viré : le PSG s'invente une crise

Dans une lettre envoyée entre vendredi et samedi aux administrateurs du club, Charles Villeneuve s’est fendu d’un monologue que certains considèrent comme un putsch. Il réclame plus de prérogatives, plus d’argent pour sa « stratégie d’entreprise », des fonds pour recruter. Du pouvoir d’achat en fait. Et Bazin a visiblement en horreur les gens qui essayent de lui soutirer de la maille.
Mettant en cause la gestion du club par l’actionnaire et réclamant un pouvoir plus étendu, l’ancien journaliste a provoqué un raz-de-marée médiatique qui l’a dépassé et forcé son actionnaire à trancher dans le vif.
Villeneuve sera donc écarté, sept mois après son arrivée, mis en minorité par le CA à l’issue du match contre Sochaux et Bazin occupera probablement le poste en attendant mieux, même si un délai légal de deux semaines doit être observé avant que le départ de l’ancien journaliste ne soit acté.
Une relation houleuse avec Le Guen
Homme d’expérience et de réseaux, Villeneuve a-t-il préparé une sortie qu’il savait inéluctable ? Comment expliquer que le contenu de sa lettre se soit retrouvé en intégralité dans la presse le lendemain ?
Si l’entente n’était pas parfaite au sein de la direction tricéphale du PSG, rien ne laissait prévoir un tel orage. Rien ne dit, non plus, que l’affaire aurait pris de telles proportions si elle n’avait pas été rendue publique. Car on soupçonne Bazin de sanctionner Villeneuve au moins autant sur la forme que sur le fond.
Dans quelle mesure cela va-t-il affecter le domaine sportif ? On le sait, Villeneuve n’a jamais entretenu des rapports passionnés avec Paul Le Guen, que Bazin, lui, apprécie. Mais que peut bien cacher cette connivence ?
Il est clair que le probable départ de Villeneuve éclaircit l’horizon de l’entraîneur, aucune offre de prolongation ne lui ayant été formulée pour l’instant. Le contrat de « PLG » arrive à échéance en juin. Dès le mois d’octobre, Villeneuve sondait les entraîneurs disponibles et le nom de Didier Deschamps revenait souvent, ce que l’ancien journaliste de TF1 a toujours nié. Pourquoi vouloir remplacer Le Guen alors que l’équipe tourne bien ? Le public a le droit de savoir.
Outre certaines divergences de caractère, il y a un fait : les deux hommes n’ont pas la même vision du foot. Le technicien parisien est un homme de devoir, qui apprécie l’humilité et les joueurs performants sur le terrain et discrets en dehors. Il n’aime pas les joueurs de caractère, ceux qui sont susceptibles de contester son autorité et souvent de faire la différence sur le terrain. Les Diané, C. Rodriguez et autres Pauleta ont ainsi été priés de faire leurs valises.
Villeneuve, lui, veut (voulait) des stars (en gros des joueurs dont il peut citer le prénom), des joueurs confirmés, des grands noms. Giuly et Makelele, c’est lui. Et sans que l’actionnaire n’ait eu à dépenser une thune.
Colony n’a pas craché un centime pour recruter
Depuis Denisot, parti en 1998, jamais un président n’avait réussi à faire venir deux joueurs de niveau international sans plomber les finances. Et cette année, les finances, c’est zéro. Depuis l’arrivée de Colony en 2006, le club a frôlé la relégation à deux reprises. Faudrait-il acheter de bons joueurs pour avoir une bonne équipe ? Que nenni. Le fonds d’investissement américain, dont les seuls actifs immobiliers sont estimés à plus de 30 milliards d’euros, n’a pas craché un centime pour recruter.
La politique de Paul Le Guen d’intégrer plus de jeunes issus du centre de formation convient donc parfaitement à Bazin, qui du coup n’a pas à mettre la main à la poche. Faire faire des économies à son boss, rien de tel pour renforcer sa confiance...Mais Villeneuve, nommé en début de saison, ne voit pas les choses comme ça. C’est, en substance, ce qu’il a signifié au CA du club par missive interposée en fin de semaine dernière, avec des conséquences qu’il sera le seul à assumer.
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Néanmoins, peut-être
Néanmoins, peut-être
Cet article est certes intéressant mais pose plus de questions qu’il ne donne de réponses. D’ailleurs, en guise de réponses, ce sont plus souvent des rumeurs et des conjectures qu’autre chose. Au final, on n’apprend pas grand-chose nouveau par rapport aux différents papiers publiés ces derniers jours dans la presse écrite.
D’autre part, il y a toujours ce style caractéristique de So Foot, à savoir vulgaire branchouille parisien. C’est plus qu’énervant (cf. notamment le pamphlet sur Abramovitch diffusé ici même).
En outre, et là c’est pour chipoter, Pauleta est typiquement le joueur bon sur le terrain et discret en dehors. Le problème entre l’aigle des Açores et PLG vient plutôt du fait que ce dernier ne sait pas gérer les attaquants absent du jeu mais toujours là pour finir. Le parcours de Le Guen est jalonné d’exemples de cette incapacité : Boyd au Rangers, Nilmar et Elber à Lyon ,Pauleta puis Kezman à Paris...
Quant à Diané et Rodriguez, ils sont gentils mais bien trop irréguliers (surtout Diané et Rodriguez période PSG) pour contester quoi que ce soit.
Pour finir, je vous rejoins tout de même sur le fait que Colony Capital (CC) n’investit pas assez. Ils avaient promis 15m€ en début de saison. Le club a cédé des joueurs l’intersaison pour un montant de 13m€ et a engagé des joueurs pour une somme de 11,5m€. Au final, il devrait donc rester 16,5m€. Pourtant, aujourd’hui, CC affirme qu’il n’y a plus de sous. D’où la question, qu’est devenue cette enveloppe ? A-t-elle jamais existé ?




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