15/01/2009 à 11h14

Un débat de Marianne en faveur du « choix de la paix » au Proche Orient

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Une initiative courageuse et bienvenue de nos amis de Marianne, qui organisent lundi 19 janvier un débat public autour de la guerre de Gaza, avec un mot d’ordre simple :

« Halte aux tueries ; faisons vraiment le choix de la paix » !

La liste des orateurs est également significative, puisqu’on y trouve tout d’abord une bonne partie de l’éventail politique français (Dominique de Villepin, Martine Aubry, François Bayrou, Xavier Bertrand, Daniel Cohn-Bendit...), mais aussi deux intellectuels, un Israélien et un Palestinien, Elie Barnavi et Elias Sanbar, et un représentant du camp de la paix israélien, Yariv Oppenheimer, directeur de La Paix maintenant.

Après les manifestations et prises de position en faveur d’un camp ou de l’autre, cette initiative, dans un contexte de polarisation, vise à promouvoir d’abord un dialogue autour de quelques concepts qui peuvent mettre beaucoup de monde (tout le monde ?) d’accord :

  • Contre toutes les violences qui frappent les populations civiles
  • Contre les attaques terroristes et les répressions aveugles
  • Pour le droit d’Israël à vivre en sécurité dans des frontières reconnues
  • Pour le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat national vraiment souverain
  • Pour le respect du droit international ».

Le débat aura lieu lundi à partir de 20h00 au Théâtre de la Porte Saint Martin, 18 boulevard Saint-Martin, 75010 Paris.

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  • argh
    argh
    Pour une révolution sanglante (...)
    • Posté à 12h00 le 15/01/2009
    • Internaute 55024
      Pour une révolution sanglante (...)

    « on y trouve tout d’abord une bonne partie de l’éventail politique français (Dominique de Villepin, Martine Aubry, François Bayrou, Xavier Bertrand, Daniel Cohn-Bendit...) »

    Oh oui, du centre droit au centre gauche en passant par le centre centre droit et le centre centre gauche et même le centre tout court, (sans oublier la droite, qui de toute façonest partout) ça risque d’être un débat tout à fait débridé ! Un paroxysme d’émulsion intellectuelle !

  • Hugues Serraf
    Hugues Serraf
    Chroniqueur
    • Posté à 12h30 le 15/01/2009
    • Internaute 26641
      Chroniqueur

    Formidable idée de Marianne. Il faut la soutenir et j’espère que le théâtre de la Porte Saint-Martin sera trop petit pour accueillir tout le monde.

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 13h58 le 15/01/2009
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    Toute initiative pour parvenir à la paix est à saluer.

    Cependant, les discours, les grands principes, la morale sont des concepts totalement étrangers à l’Etat raciste d’Israel.
    Alors, agiter les grandes idées pendant des heures qui seront mises à profit pour continuer les massacres ou bâtir d’autres colonies, cela commene à me lasser.
    Tant qu’Israel n’aura pas été mis au ban des nations il ne se passera rien.
    Israel n’est pas un interlocuteur valable pour la paix dont il n’a jamais voulu.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 14h18 le 15/01/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Très bien, Pierre, l’intention de ce débat est excellente, mais je m’interroge sur l’opportunité de défendre le principe intitulé « Pour le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat national ( ?) vraiment souverain » au vu du fait que cet Etat ne paraît d’ores et déjà plus possible suite aux colonisations multiples des Israéliens en Cisjordanie. Que dira Elie Barnavi si on le questionne à ce sujet ? Idem pour Yariv Oppenheimer.

    Mon pessimisme vient sans doute bien mal à propos en présence d’un tel aréopage irénique, mais la paix ne se fera que s’il existe un Etat palestinien viable, et Olmert (comme d’autres avant ou avec lui) semble s’être arrangé pour que la création d’un tel Etat relève désormais de la fiction. Que faire alors ?

  • ismet222
    ismet222
    democrate
    • Posté à 23h09 le 15/01/2009
    • Internaute 60772
      democrate

    C’est beau, bien beau cette heureuse initiative et on ne va quand même pas, après tout ce qui a été dit l’a refuser. Pour ma part c’est bien entendu un soutien.
    On peut dire, c’est tard, très tard et c’est vrai. Mais, c’est là alors ne l’a boudons pas.
    Une chose me chiffonne tout de même, j’ai lu certains messages, « réconciliation » et oublier le passé ? . Même le passé proche ? même celui qui n’est pas encore du passé ? Même l’ensemble des crimes commis avant hier, hier aujourd’hui et sans doute demain. ?
    Autrement dit pour l’armée Israélienne, il suffit de se dire, assassinons le vite possible le plus grand nombre de Palestiniens, après on signera un accord de paix avec un clause morale d’interdiction de se tourner et de faire référence au passé proche.
    on oubliera les crimes d’hier et tout ira bien ?
    Oui c’est possible, mais alors il va falloir faire un gros travail. Dire à la mère qui dépose dans la tombe les morceaux du corps de son gosse, allez oublie, pour le bien de la paix nous ne devons pas demander justice auprès d’un quelconque tribunal, tu vas devoir accepter et ne pas broncher, tu comprends ? sinon ils diront « vous voyez ils veulent pas la paix, ils refusent la main tendue, celle qui quelques heures avant tuait allègrement le plus de civils possible.
    Oui c’est possible, et cela a été fait aussi ailleurs. Simplement que pour nous ici c’est facile de le dire, c’est facile de l’écrire, nous avons tous des solutions, développons des thèses politiques, passées, présentes et futures, par écrits et souvent en se frittant tant nous sommes persuadés d’avoir raison.
    mais pour ma part, je ne suis ni un père, ni une mère ni un gosse qui a vu mourir sous les bombes et dans des souffrances atroces les siens.
    Je ne suis ni Israélien ni Palestiniens, je ne suis pas à GAZA et pas dans cet hôpital bombardé ce jour par cette maudite armée.
    Marianne ne peut être que soutenu dans sa démarche, mais allons nous demander aussi l’impossible à une population qui ce soir encore reçoit des tonnes de bombes sur la tête ?
    Si la paix n’a pas de prix, la justice elle devra dans un avenir plus ou moins lointain se pencher sur d’autres problèmes, les crimes de guerre.
    Mais ça c’est une autre histoire, et je me doute que les vomissures nevont pas tarder à tomber.