Hôtels et horlogerie de luxe, haute couture… Le train de vie élevé du socialiste est révélé dans un rapport de Tracfin.

Julien Dray contre-attaque. Visé par une enquête préliminaire pour abus de confiance, le député de l'Essonne et vice-président du conseil régional d'Ile-de-France a réclamé mercredi « la constitution d'un jury d'honneur composé de personnalités indépendantes, d'un haut niveau de respectabilité, afin d'étudier son patrimoine et ses comptes », a indiqué à l'AFP Me Léon-Lef Forster.
Une action qui n'a pas de valeur juridique, mais à laquelle le socialiste est contraint, selon son avocat, car il « n'a toujours pas accès » au dossier judiciaire. Et une action qui lui permettra surtout de répondre aux informations divulguées dans les médias.
En plus de la plainte contre X déposée mardi pour violation du secret professionnel, il a engagé les services d'un autre conseil, Me Emmanuel Pierrat, afin de faire citer en justice des journaux et sites Internet accusés de « propager des propos diffamatoires », et ce jusque dans les commentaires des internautes.
La dernière révélation provient d'ailleurs d'un média. L'Est républicain a publié mercredi le rapport complet de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, à l'origine du déclenchement de l'enquête préliminaire. Un rapport qui détaille les zones d'ombres du dossier, liste ses dépenses et décrypte ses liens financiers avec les associations et le milieu des affaires.
Le rapport de Tracfin met en lumière la dimension économique de liens politiques très anciens. Depuis la fondation de SOS Racisme, en 1984 sous l'égide de l'Elysée, Julien Dray est reconnu comme le « boss politique de ces orgas ». Celui qui impose le slogan « Jospin t'es foutu, les lycéens sont dans la rue » en 1990. Mais aussi celui qui adoube les dirigeants de SOS et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) : « Les présidents n'étaient pas élus sans son accord », précise un ancien militant.
Créée en 2000, l'association Les parrains de SOS Racisme est présidée par Pierre Bergé. Elle a pour objet principal de « soutenir » sa « nièce ». L'homme d'affaires est le principal bailleur de fonds du mouvement. Il arrose un ancien président de l'Unef-ID (Marc Rozenblat), ainsi que les principaux permanents des « orgas », en particulier trois proches du député de l'Essonne :
- Nathalie Fortis : ex de la Fidl, chargée de la presse à SOS racisme, puis attachée parlementaire de Julien Dray
- Thomas Persuy : lui aussi ancien de la Fidl et permanent de SOS
- Dominique Bouissou : attachée parlementaire de Julien Dray pendant des années, aujourd'hui chargée des relations presse de Ségolène Royal
Pour Tracfin, ces proches ont servi de relais à Julien Dray, comme l'indique l'analyse des flux financiers :
« Le compte de Melle Fortis semble fonctionner à l'instar d'un “compte collecteur” par captation de fonds provenant d'associations (Fidl, Les parrains de SOS Racisme et autres…), ainsi que par des “dons” de personnes physiques proches de ces associations et/ou de M. Dray, la grande majorité de ces flux étant ensuite reversée à ce dernier. »
Dans quel but ? Pour quel usage ? En tout cas, sur une durée de dix-huit mois, les montants sont importants :
« Au total, sur les deux comptes analysés, Melle Fortis a encaissé 101 637 euros, issus majoritairement des deux associations précitées. Sur ces fonds M. Dray a bénéficié de 68 600 euros. »
Au total, sur les 137 505,93 euros provenant des deux associations (Fidl et les Parrains de SOS), Julien Dray voit arriver sur ces comptes bancaires 102 985 euros. Au sein même du Parti socialiste, certains n'hésitent plus aujourd'hui, sous couvert d'anonymat, à parler d'un véritable « Pasqua de gauche ».
Julien Dray possède trois comptes bancaires, au Crédit du Nord, chez LCL et au Crédit coopératif. Si, selon Tracfin, une « absence de flux » est observée sur le dernier, les deux premiers présentent en revanche un « fonctionnement atypique ».
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Sur son compte au Crédit du Nord, entre janvier 2006 et la fin septembre 2008, ‘des émissions de chèques et une utilisation régulière de ses cartes American Express’ font apparaître un débit de 519 663,15 euros (‘29 relevés mensuels sont compris entre 4 000 et 35 200 euros’). Sur son compte chez LCL, pour la même période, les débits sont de 55 328 euros ‘pour les flux les plus importants’.
Hôtellerie de luxe, habits haut de gamme, voyages quasi mensuels à Milan… Ses relevés de comptes publiés révèlent des pêchés aussi mignons que coûteux. Particulièrement la passion des montres de celui qui se définit comme un ‘acheteur compulsif’. Tracfin note :
‘Les seules dépenses liées avec certitude à des achats présumés de montres ou d'accessoires d'horlogerie sur le territoire français s'élèvent à plus de 130 000 euros.’
Un train de vie qui ne correspond pas à ses revenus. L'Est républicain, qui indique avoir contacté Julien Dray, écrit que le député de l'Essonne précise ‘que ses revenus, ajoutés à ceux de son épouse, sont de l'ordre de 15 000 euros, parfaitement compatibles, selon lui, avec son train de vie’.
Or, entre janvier 2006 et septembre 2008, rien que le montant de ses dépenses relevées par Tracfin (519 663,15 + 55 328 = 574 991,15 euros) dépasse celui des revenus allégués du couple (15 000 x 33 mois = 495 000 euros).
Le rapport de Tracfin signale la trace de versements d'argent à Julien Dray par des ‘particuliers actifs dans la sphère économique’. Facteur qui accroît les soupçons des enquêteurs, les signataires de certains chèques ont ‘soit leur siège dans le département dont Julien Dray est l'élu (l'Essonne, ndlr), soit obtenu un chantier public dans sa circonscription (un promoteur, ndlr), soit enfin obtenu un marché public avec le Conseil régional d'Ile-de-France (Eric Basset, un producteur de musique, ndlr)’. Comme le remarquent pudiquement les auteurs du rapport, se pose dans certains cas la question de la ‘contrepartie’.
Des particuliers ‘exerçant des fonctions de direction dans la sphère économique ou associative’ ont alimenté ses comptes à hauteur de 78 300 euros, notamment :
- François Malisan, gérant d'un atelier d'architecture à Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne (10 000 euros).
- Philippe Journo, promoteur immobilier, qui a eu ‘en charge une grande partie des travaux d'aménagement du centre commercial du Val-d'Orge, situé sur la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, circonscription électorale de Julien Dray’ (13 000 euros).
- Robert Zarader, patron de pub et vice-président de TBWA Corporate (24 000 euros).
Autres liens avec le monde des affaires : Pierre Bergé, Gilbert Wahnich (qui contrôle un groupe de literie et d'ameublement) ont abondé, avec Arte, le compte des ‘parrains de SOS racisme’. Or des sommes ont été retirées de ce compte, pour être en grande partie reversées sur des comptes personnels de Julien Dray. Par ailleurs, les enquêteurs pointent des retraits d'espèces, en provenance de ce même compte, ‘qui ne semblent pas obéir à une logique économique’.
Pierre Bergé, financier historique de SOS Racisme, a été interrogé par le Journal du Dimanche, et a eu cette réponse directe :
‘Julien est un ami, je suis le parrain de sa fille, il est possible que je l'aie soutenu et je suis prêt à le faire de nouveau.’
Julien Dray a affirmé qu'il s'expliquerait sur l'ensemble de ces versements et sur ses liens avec les milieux d'affaires. Reste que la loi impose la transparence du financement de la vie politique et interdit depuis 1995 le financement des campagnes par des entreprises.
Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay
Photo : Julien Dray à l'université d'été du PS en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89)
A lire aussi :
► L'article de l'Est républicain sur Julien Dray
► Le site de Tracfin
► Julien Dray pris dans la tourmente politico-judiciaire






















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à Di
De sup à la demande du riverain 28.09.09
22H08 | 14/01/2009 |
+ que un avec vous
à Di
De Lairderien
23H45 | 14/01/2009 |
Il n'y a strictement rien de bizarre, c'est toujours comme cela.
Quelqu'un (probablement encore plus pourri) a organisé la fuite pour déstabiliser la gauche et évidemment S. Royal dont J. Dray était (relativement) proche.
C'est une méthode détestable, c'est sur, mais cela n'empêche pas que ce qui nous est donné en pature montre un J. Dray au moins aussi avide de bling bling que l'Autre que nous subissons depuis le 6 mai.
Mais qu'est ce qu'ils ont donc ces gens de courir après les apparences et le toujours plus ?
à Lairderien
De fatalyst
23H52 | 14/01/2009 |
« Mais qu'est ce qu'ils ont donc ces gens de courir après les apparences et le toujours plus ? » LA reconnaissance d'eux même… Pourquoi ? , çà….. ! ! ! ! !
à Di
De jma14
10H36 | 15/01/2009 |
L'histoire ne commence pas à partir de M. dray. Les journalistes de tout temps ont été régulièrement informés par certain individu.
Je ne vois aucun gaucho se rebeller quand les dossiers du Canard Enchainé (avec le même type de source) sortent contre l'UMP.
Nettoyer donc devant vos portes.
De hershellgordon
22H04 | 14/01/2009 |
vive les dd de l'essone…bon dassaut risque moins que dray…elle est pas belle la démocratie ?
à hershellgordon
De sup à la demande du riverain 28.09.09
22H14 | 14/01/2009 |
rafraichissez moi la memoire : c'est ce type qui rentrait dans les commerces et les cafes et distribuait des billets a tout va aux gens ; en euros hein … ?
à sup à la demande du riverain 28.09.09
De hershellgordon
22H51 | 14/01/2009 |
oh non….un type qui paye en liquide pour la paix à corbeille-essone….c'est pas possible !
De hagalma
22H05 | 14/01/2009 |
C'est une histoire vieille comme le monde, peut-être plus choquante en ce que jamais aussi peu de gens n'ont détenu autant, tandis qu'autant de gens ont détenu si peu. Remarquez que 15000 euros par mois à deux, c'est beaucoup pour beaucoup, mais pas tant que ça pour un certain nombre. Cadres supérieurs, notaires, médecins, avocats, que sais-je, la France des notables peut-être. Cette France parfois élue qui aimerait en croquer davantage en constatant que des traders se payent des maisons en trois jours ? Au risque de fricoter avec les marchés publiques ?
Mais est-on absolument certain que la médiatisation de cette affaire est sans arrières pensées ? Et que dire de ce pays qui s'apprête à décider que seuls les riches pourront se financer une défense au tribunal ?
à hagalma
De Valentin_B
00H31 | 15/01/2009 |
« Remarquez que 15000 euros par mois à deux, c'est beaucoup pour beaucoup, mais pas tant que ça pour un certain nombre. Cadres supérieurs, notaires, médecins, avocats, que sais-je, la France des notables peut-être »
Je peux vous certifier que le salaire moyen d'un médecin n'est de loin pas 8000 euros/mois. Après si vous ne regardez que les radiologues et les anesthésistes, peut être : -)
Quand au salaire des avocats, il est lui aussi surestimé. Savez vous qu'on peut tout à fait être avocat et gagner le smic ?
à Valentin_B
De Pas lolo
fasciné | 10H47 | 15/01/2009 |
Difficile de cibler mieux puisque je n'ai que les stats simplifiés des impots mais pour situer le niveau de revenu du ménage, 15000 net,
la dernière tranche indiqué par l'administration des impôts se situe à 97500€ nets annuel, soit un revenu mensuel net du ménage de 8125€.
En ile de france : 97,2% des ménages ont des revenus inférieurs.
Paris Ve : 92.3% idem
Paris XVI : 84%
Neuilly sur Seine : 81%.
Source :
http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/documentation.impot ; jsession…
Donc, à Neuilly sur Seine, 81% de la population gagne moins que la moitié des revenus d'un politique n'exercant pas des responsabilités de premier plan. Et la remarque est valable pour 97% des franciliens.
On comprend mieux que nos élus, soucieux de la compétitivité de la France, se retiennent d'alourdir la fiscalité des hauts salaires. Même si, bien entendu, cela passe par quelques sacrifices sur les prestations sociales.
De déluge
menuisier | 22H21 | 14/01/2009 |
Vu qu'on parle crâpulerie, et Gauthier Sauvagnac, l'instruction elle avance ?
Et les fuites dans la presse, elles arrivent ?
Et les Balkany, le Canard nous apprend aujourd'hui que tout est au point mort et qu'on attend tranquillement la prescription..
Dray est peut être ripou (ça ne me touche pas directement n'étant pas électeur PS), mais bon, l'instruction et la mise en scène le concernant c'est du rapide et du spectaculaire.
Manque plus que les feux d'artifice.
Alors que pour ce qui concerne le clan au pouvoir, c'est Ma non Trempo doucement et entre deux digestions.
Et Santini, et Tapie et ses 45 milions d'euros pour préjudice moral ?
Un sceau pour vomir, et un entonnoir pour leur faire boire !
à déluge
De hershellgordon
23H00 | 14/01/2009 |
déluge…espèce d'islamo-gauchiste qui lit le canard (houvaton ma bonne dame ? ), écoute les bérus, te fourvoies chez trojan…tu sais quoi ? …je t'aime…en tout bien tout honneur…donc (hors sujet) je viendrais bien te titiller avec mon gang d'ici peu…paske la rencontre, c'est du bon…
à hershellgordon
De déluge
menuisier | 23H58 | 14/01/2009 |
J'suis d'ac !
Mais on passera par un ami commun….
La bonne nuit.
De chapman
22H08 | 14/01/2009 |
Je signale ce lien qui en dit long.
On a pas fini
http://www.nodula.com/Pantouflage_du_mois.html
De Hautpoul
22H13 | 14/01/2009 |
Je suis écœuré par le mélange que Julien Dray a fait entre sa vie privée et les associations. S'il a fauté qu'il soit condamné ; il n'a aucune excuse.
Par contre je me demande comment ceci a pu être mis à jour ? Je suppose que Tracfin doit détecter tous les mouvements suspects ? RIen sur la droite ? Quid de certains hommes politiques qui peuvent s'offrir des Rolex bling bling ? Bizarrement là motus et bouche cousue. Ou alors ils sont plus malins.
Désolé Julien tu es le bouc émissaire mais tu aurais te douter qu'un jour cela se saurait. Comment as-tu pu être aussi imprudent et à mélanger tes comptes personnels avec ceux d'associations ? Ou alors tu as perdu la tête et pour toi un chèque de 3500€ tiré d'une association c'est comme un timbre de 53c qu'on prend sans s'en rendre compte pour poste un courrier personnel. Tu sais en politique tous les coups sont permis. Les imprudents ou les amateurs sautent très vite sur des mines. Bonne chance quand même ! ! !
De TARPON
22H13 | 14/01/2009 |
A mon avis,les montres ,c'etait pour faire cadeau à un copain.Faut pas chercher midi à quatorze heures.
à TARPON
De znarfznarf
chomeur | 22H47 | 14/01/2009 |
FRA… TER… NI… TE… !
à znarfznarf
De antonh
curieux | 08H10 | 15/01/2009 |
avec mon porte-monnaie ! !
De funkystefffff
Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 22H18 | 14/01/2009 |
Viiiiiiiiiiiiiite il faut que les socialistes votent la suppression des juges d'instruction ! ! !
Julien : porte plainte ! ne lésine pas avec les dommages et intérêts !
Elle est belle la gauche. Pourquoi on n'entend plus l'opposition ? Ils partagent le magot dans votre dos ! ! !
Le 29 janvier tous dans la rue contre Sarko, contre Fillon et contre la Gauche caviar Bling Bling ! !
Ne lâchons rien soyons vigilants, sur tous les fronts, 24h/24….
Mangez Bio et méfiez-vous des marques ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
J'aimerais en rire. : (((((((((
à funkystefffff
De Teberli
Enseignant | 00H10 | 15/01/2009 |
« Au sein même du Parti socialiste, certains n'hésitent plus aujourd'hui, sous couvert d'anonymat, à parler d'un véritable “Pasqua de gauche”. »
Pour une ressemblance gauchededroite = droitededroite, c'est une illustration qui vaut son pesant de pèze.
Vivement l'arrivée du NPA pour donner une possibilité de voter à gauche pour de bon, et en attendant, la rue ne désemplit pas avec les manifestations, préparant l'action raz de marée pour les avancées sociales et le recul du capitalisme en faillite le 29 Janvier.
De fgabriel
22H18 | 14/01/2009 |
Les journalistes de Rue89 devraient nous faire un exposé sur le fonctionnement de Tracfin.
D'après ce que j'en sais, la banque a le devoir de signaler tout mouvement bancaire suspect de blanchiment ou de financement du terrorisme. Et il est interdit à la banque d'informer la personne suspectée que la banque l'a signalée à Tracfin.
Puis Tracfin fait sa petite enquête et le cas échéant, transmet son rapport à la justice. Le rapport a dû fuiter au niveau du ministère de l'économie.
à fgabriel
De zx600
22H31 | 14/01/2009 |
C'est même ensuite aux autorités de Bercy de décider s'il y a lieu ou non d'engager des poursuites, en avertissant le parquet.
Ce n'est pas un haut fonctionnaire qui va s'amuser à ça…
Pour un profil comme celui de Julien Dray, nul doute que la décision a été prise en haut lieu, par Eric Woerth ou Christine Lagarde, c'est à dire par l'Elysée.
à zx600
De olivier p
face à la mer | 22H49 | 14/01/2009 |
il me semble que chronologiquement c'était après le refus de malek boutih de faire l'ouverture, en plein mouvement lycéen, après une lourde défaite au congrès du ps… il semble que boutih ait nuancé son refus depuis…
en tout cas, tout cet argent pour une-des personne-s, ( militant-e-s ? )… c'était pas pour faire des tracts… c'est plus facile après de comprendre l'absence de volonté de partager le pouvoir ; il me semble que tout cela ressemble à une fin de carrière politique, peut-être que celle d'avocat d'affaire lui ira mieux ! ! ! ! (en tant que député il peut devenir avocat je crois, à moins qu'il ne le soit déjà ? )
la mise à nu de son rapport à l'argent est hyper violent, peut-être à la hauteur de ses pouvoirs ? en tout cas le processus progressiste de construction démocratique est en panne, même si ce genre d'affaire éclaire de vraies problématiques, des faits
à zx600
De fatalyst
23H55 | 14/01/2009 |
@fgabriel
Et pourquoi ne pas vous faire votre propre jugement sur cette affaire ? ? ?
signé : 1100 zéphyr
à fgabriel
De David Servenay
Rue89 | 23H16 | 14/01/2009 |
Merci pour votre suggestion, fgabriel. Un sujet sur Tracfin peut être intéressant.
La législation pour tous les établissements financiers (y compris par exemple ceux qui transfèrent l'argent de pays à pays) est de signaler tout mouvement suspect, dès que le seuil de 7500 euros, en liquide, est dépassé.
C'est ce qui a déclenché, par exemple, l'enquête sur les versements de l'UIMM : 200 000 euros d'un coup, ça faisait environ 24 kilos de billets !
L'information est donc transmise à Tracfin qui, après vérifications, décide de faire une enquête ou non, puis de transmettre ou non, à la justice. Les affaires les plus sensibles remontant au cabinet du locataire de Bercy.
C'est aussi parfois, une manière d'habiller des enquêtes menées par la direction nationale des enquêtes fiscales qui, pour différentes raisons, ne veut pas apparaître comme étant à l'origine d'une procédure judiciaire.
à David Servenay
De FPM
Journaliste | 02H33 | 15/01/2009 |
Concernant Tracfin, c'est aussi cet organisme qui avait « levé » l'affaire de l'UIMM :
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200740/gautier-sauvagnac-dans-la-tourmen…
Une source officielle (Note Bleue du Minefi) :
http://www.finances.gouv.fr/notes_bleues/nbb/nbb160/tracfin.htm
« La cellule TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins) a été créée en 1990. Ce service administratif, relevant du ministère de l'Économie, des finances et de l'industrie, constitue à la fois une centrale de renseignements financiers et une unité spécialisée de lutte contre le blanchiment. »
C'est dans le cadre de la lutte anti-blanchiment au niveau européen que Tracfin peut mener ses enquêtes. Ce qui permet, accessoirement, d'éviter que les dossiers ne restent bloqués, ou oubliés, dans un ministère parisien…
De Simmon
| 22H21 | 14/01/2009 |
- « Il n'y a qu'une liberté, rien qu'une : c'est de voir clair d'abord,
et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est
du mou ! »
- « Etre riche, c'est une autre ivresse, c'est oublier. C'est même pour ça qu'on devient riche, pour oublier. »
- « Ou qu'on se trouve, dès qu'on attire sur soi l'attention des autorités, le mieux est de disparaître et en vitesse. »
L.-F. Céline
à Simmon
De fatalyst
23H12 | 14/01/2009 |
Quelle philosophe cette Mlle Céline…. Elle me fait presque pensé à Louis Ferdinand Auguste Destouches.
De in girum
22H29 | 14/01/2009 |
détourner des sommes folles pour avoir l'air aussi quelconque, ça ne vaut pas le coup ..
De Jean_Chonot
plébéien | 22H38 | 14/01/2009 |
« Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre. »
Heinrich von Kleist 1777-1811
Ce n'est pas un hasard si je cite Von Kleist tant cette phrase, qui voulait s'appliquer à une certaine époque ; dont j'invite d'ailleurs chacun(e) à relever les « quelques » similitudes avec la notre ; paraît aujourd'hui d'une troublante fraîcheur.
Personne ne s'est-il demandé « réellement » comment ce « rapport » ; auquel officiellement « l'accusé » n'est pas sensé avoir accès ; avait fait pour être arrivé là où il s'est trouvé ?
Cet article ne se la pose pas.
Les plus hautes instances de la République seraient-elle à ce point des « passoires » qu'aucun secret, notamment celui de l'instruction, ne puisse être conservé jalousement afin que le droit puisse s'appliquer avec une certaine sérénité ?
Cette question, les auteurs ne se la posent pas non plus. Ils semblent préfèrer tomber dans le piège qui leur est tendu.
En attendant, l'Est Républicain s'est emballé une fois de plus. Le syndrome de la « courante » se révèle parfois chez lui en annonçant la mort de personnalités. C'est un style. En 2006 ce fut celle de Ben Laden, en 2009 ce sera donc celle de Julien Dray avant même que la justice, qu'elle soit Divine ou celle de la République, n'ait eu le temps de se prononcer.
C'est fâcheux et cela manque cruellement de déontologie, enfin si j'en crois un extrait du code de déontologie du journalisme :
« (…)
- garde le secret professionnel ;
- n'use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
- ne confond pas son rôle avec celui du policier ;
- tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières. »
Si le journalisme est sans doute l'un des plus beaux métiers du monde il me semble emprunter, ces derniers temps, des chemins dangereux non seulement pour lui-même mais au-delà pour la démocratie toute entière.
En conclusion, n'allez pas croire que cette « missive » est une façon de défendre le personnage de Julien Dray car je n'ai vraiment aucune sympathie pour ce dernier.
Cependant, Julien Dray, reste un citoyen qui a des droits et à ce titre, la République devrait respecter ses obligations pour que cesse cette farce qui n'a que trop duré.
Quant aux journalistes, au lieu de journaliser des éléments qu'on leur met sous leur nez, ils feraient mieux d'investiguer et de se poser systématiquement la petite question bête et méchante de savoir à qui profite le crime.