
Roselyne Bachelot et Bernard Laporte ont vécu une belle journée lundi. Nicolas Sarkozy a confié le portefeuille de la Jeunesse au déjà haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch. Tant mieux, ont affirmé en choeur la ministre et son secrétaire d'Etat : ils ne traitaient pas efficacement les problèmes des jeunes. Mieux vaut tard que jamais, après un an et demi d'exercice.
Roselyne Bachelot n'a pas dit autre chose, ce mardi matin. Invitée de Canal+, la ministre est interrogée sur le point de savoir si la perte de ce portefeuille de la Jeunesse constitue ou non un désavoeu pour elle et son secrétaire d'Etat :
« Vous savez, dans ce ministère de la Jeunesse, nous avions des politiques intéressantes pour la Jeunesse, mais des politiques plutôt d'accompagnement.
“Il est bien évident que quand on entend les jeunes, ce qui les inquiète ce sont les questions d'insertion professionnelle, d'éducation, de formation, et que tout ça manque d'interministérialité.” (Ecouter le son)
Bernard Laporte aussi semble soulagé. La nomination de Martin Hirsch par le chef de l'Etat ? « Je trouve que c'est une très bonne chose », a-t-il lancé lundi après-midi au Point.fr. Avant de préciser, concernant son propre cas : « Secrétaire d'Etat aux Sports, cela me correspond bien mieux, c'est le secteur que je connais le mieux. »
Quid du portefeuille de la Vie associative ?
Une précision qui vient en résonance avec les propos de Roselyne Bachelot : « non », elle ne garde pas le portefeuille de la Jeunesse, qui échoit au Premier ministre dont dépend le haut commissaire ; oui, il convient désormais de la présenter « en ministre de la Santé et des Sports ». Elle insiste même : « Mon décret d'attribution est ministre de la Santé et des Sports. »
Sauf que l'intitulé exact des ses attributions était jusque-là, comme l'indique encore le site du gouvernement : « ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative ». Idem pour Bernard Laporte : « secrétaire d'Etat chargé des Sports de la Jeunesse et de la Vie associative ».
Quid alors de cette Vie associative ? Elle ne semble, pas plus que la Jeunesse, préoccuper la doublette ministérielle. La députée UMP Muriel Marland-Militello vient d'ailleurs de s'en alarmer dans un communiqué diffusé ce mardi.
Si elle se « félicite de la réaffirmation du caractère transversal de la Jeunesse », elle réclame également « celle du caractère transversal de la vie associative » et « la création d'un délégué interministériel à la vie associative, placé sous l'autorité du Premier ministre ».
Même si le portefeuille de la Vie associative semble devoir être conservé par Roselyne Bachelot et Bernard Laporte, les services dudit ministère se disent « dans l'incapacité de le confirmer tant que les décrets d'attribution n'ont pas été publiés ». A moins que la requête de la députée ne soit satisfaite. Histoire d'embellir un peu plus encore le début de semaine de la ministre et de son secrétaire d'Etat.
► A lire aussi : Avec le RSA, la Jeunesse : Hirsch « prend goût au gouvernement »
Roselyne Bachelot avec les jeunes de l'UMP à l'université d'été 2008 du parti, à Royan (Audrey Cerdan/Rue89)

























3
De Jose.M
étudiant | 14H59 | 13/01/2009 |
Enfin du bon sens ! Au fond, ça ne voulait plus rien dire de lier jeunesse et sport. Alors que jeunes et pauvres, le lien est tout de suite beaucoup plus évident, non ?
De 101.7
Promeneur | 15H28 | 13/01/2009 |
Commissaire à la jeunesse.
Quand même, ça fait quelque chose de bizarre de voir associés ces deux mots.
Il serait peut-être tout autant utile, voire même indispensable d'en créer un à la vieillesse.
Je dirai même à la vieillesse en détresse.
Ce commissaire pourrait imposer une revalorisation des petites retraites. Quoique ces salauds de vieux peuvent bien se contenter de 600 ou 700 euros par mois pour vivre, avec un pied dans le coffre ils n'ont pas de grands besoins eux.
Et un commissaire aux sans abris ? A ceux qui ne peuvent plus se loger ? Qui crèvent de misère dans la rue alors qu'ils ont parfois un boulot.
Et un commissaire aux malades, qui supprimerait la franchise médicale, les déremboursements ? Ca aurait de la gueule ça !
La France deviendrait un grand commissariat et on pourrait même empêcher les manifestations de mauvaise humeur au passage de Zident 1er ou de ses sinistres. C'est bien de rêver non ?
Comment ça ? pas d'argent dans les caisses ? avec tous ces milliards distribués aux banques qui se retapent, après leurs errances par appât du gain facile et rapide, avec les sous qui sortent toujours des mêmes poches, celles des petits contribuables, des vieux, des jeunes, des malades, des petits épargnants, ils n'auraient pu en garder quelques uns, des tous petits milliards pour ces catégories ?
Ah merde alors, j'ai oublié qu'ils les avaient déjà utilisés avec le paquet fiscal.
Commissaire à la jeunesse… c'est dur quand même.
De la_hulotte
15H29 | 13/01/2009 |
il serait temps que Martin Hirsch assume qu'il fait partie du gouvernement de sarkozy en délaissant son pompeux titre de haut commissaire pour celui - plus fidèle à la réalité - de secrétaire d'état à la jeunesse.