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Commissariat d'Enghien : harcelée mais déboutée

Anne-Marie a dû occuper des fonctions incompatibles avec son handicap et subir des pressions. Sans recours possible.


Au commissariat de Nanterre, en octobre 2006 (Olivier Culmann/TF)

Elle ne parlera pas, car elle est frappée d'aphonies. Lorsqu'elle a franchi la porte de Rue89, Anne-Marie Martinez était accompagnée par une amie, incapable d'aller seule à un rendez-vous pour raconter son histoire : des années de harcèlement moral au commissariat d'Enghien-les-Bains, où elle était employée.

Difficile de déballer sa vie à un journaliste. A ceux qui seraient tentés de voir dans cette démarche une simple vengeance personnelle, elle répond par avance que le linge sale, elle a essayé de le laver en famille. En vain.

Tout commence par sa main gauche. Une main quasiment paralysée suite à une mauvaise opération au milieu des années 90. En 2001, elle se voit reconnaître par la Cotorep un taux d'invalidité de 50%. Anne-Marie Martinez est alors secrétaire administrative au commissariat d'Enghien-les-Bains, elle a toujours donné entière satisfaction dans son travail.

Le patron de l'époque lui aménage un poste sur mesure aux archives : avec l'aide d'un autre agent, elle trie, range, classe les dossiers du commissariat. Ce commissaire est mutée en octobre 2001, avant l'arrivée de son successeur.

Un premier épisode de harcèlement, par sa supérieure directe

Commence alors un premier épisode de harcèlement, sous la houlette du commandant C., une femme qui assure l'intérim à la tête de la centaine de policiers. Elle retire d'abord l'agent qui aide Anne-Marie, désormais incapable de faire son travail en raison de son handicap à la main. Puis elle la fait passer à l'accueil. Quelques mois plus tard, une jeune commissaire prend la tête du service et réaffecte Anne-Marie aux archives.

Le vrai cauchemar commence trois ans plus tard. Profitant d'un nouveau changement de patron, le commandant C. remet en cause les compétences d'Anne-Marie. Arguant de la fusion des deux commissariats d'Enghien et de Montmorency, l'officier exige plus de polyvalence, puis elle propose une mutation. Refus de l'intéressée : elle ne pourrait plus suivre ses séances de kiné pour sa main à l'heure du déjeuner.

Nouvelle mutation à l'accueil, nouvel arrêt maladie. Intimidations : le commandant C. vient la relancer à domicile : « Vous n'oubliez pas de passer par le médecin police. » Puis ce sont des coups de téléphone à répétition.

Retour au commissariat, nouvelle intimidation : « Vos certificats médicaux sont des faux. » Car entretemps, à l'accueil du public, Anne-Marie Martinez, dont le handicap ne lui permet pas de répondre au téléphone tout en prenant des notes, s'est vue refuser l'achat d'un kit main-libre, qu'elle réclamait pour pouvoir accomplir son travail… Une véritable entreprise de déstabilisation pour le président de l'association Harcèlement moral stop (HMS), Loic Scoarnec. (Voir la vidéo)


Le patron d'Enghien-les-Bains est aussi président d'un syndicat des commissaires

En poste depuis décembre 2004, le nouveau patron d'Enghien-les-Bains, Olivier Boisteaux, est aussi un nouveau hiérarque de l'Intérieur. Avec quelques commissaires de banlieue épuisés et révoltés par les émeutes de novembre 2005, il a lancé le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), qu'il préside. Aux élections professionnelles de 2006, la nouvelle formation obtient 35% des voix.

Boisteaux est désormais un homme qui compte place Beauvau. A Enghien, il avalise toutes les décisions du commandant C. et contrairement à ses prédécesseurs, sur le cas Martinez, il fait la sourde oreille. Cette dernière reste donc affecté à l'accueil du public et au standard, alors qu'un avis du médecin de la prévention (l'équivalent du médecin du travail dans la police) stipule en janvier 2005 :

« Etat de santé compatible avec toutes tâches administratives, sur poste aménagé : sans contact avec le public ni standard téléphonique, sans port de charges. »

Face à la pression de sa hiérarchie, Anne-Marie Martinez décide d'alerter directement le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy (voir document ci-contre). Pour cela, elle s'appuie sur l'expertise de l'association HMS, qui l'aide à rédiger sa missive. La réplique est immédiate : conseil de discipline pour « dénonciation d'acte non fondée », car elle met en cause ses chefs directs !

La réponse du chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, est d'ailleurs un modèle de langue de bois (voir document ci-dessous). L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) prend les choses en main. Cela peut paraître étrange, mais dans la police, ce genre de conflit au travail ne sort pas de la maison, là où ailleurs, les recours sont nombreux : inspection du travail, conseil des Prud'hommes.

Menacée d'une commission de discipline,
elle porte plainte au pénal

En novembre 2006, la policière dépose plainte pour « harcèlement moral et discrimination à raison du handicap ». Là encore, l'enquête est confiée à… l'IGPN. La victime est convoquée une seule fois par la juge d'instruction, des témoins ne sont pas interrogés, aucune confrontation n'est organisée. Qui plus est, son avocat, le ténor Francis Szpiner, lâche sa cliente en cours de procédure…

Résultat : un non-lieu prononcé le 1er octobre 2008 et l'administration qui, désormais, lui réserve les mines de sel. Comprenez une retraite anticipée. Pour Loic Scoarnec, tout cela est un cas d'école. (Voir la vidéo)


Le syndicat Snipat, qui a toujours soutenu la policière, ne comprend pas l'acharnement dont elle fait l'objet. Son secrétaire général adjoint, Georges Knecht :

« Oui, elle a été harcelée. Et l'administration n'a pas cherché de solution. Dès le départ, on savait que c'était le pot de terre contre le pot de fer… Mais il y a des choses que je ne m'explique pas. Il y a une ambiance particulière dans ce commissariat : l'enquête IGPN le fait apparaître par les témoignages, il y a une sorte d'omerta. »

Contacté, le commissaire Olivier Boisteaux s'est contenté de répondre : « Je vous invite à beaucoup de prudence sur cette affaire », tout en ajoutant n'avoir pas eu l'autorisation de sa hiérarchie de nous répondre en tant que chef de service.

Le président de HMS est formel : Anne-Marie Martinez n'est pas la seule policière harcelée à Enghien-les-Bains. Quant à l'intéressée, elle a récemment appris sa mise à la retraite d'office : 700 euros par mois, après vingt-six ans de police.

Photo : au commissariat de Nanterre, en octobre 2006 (Olivier Culmann/TF)

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Le site de Harcèlement moral stop
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Portrait de jexiste

à morlar Portrait de morlar De jexiste

si, si | 09H36 | 14/01/2009 | Permalien

Les fonctionnaires restent bien mieux protégés que les salariés.

Un salarié harcelé ne reste pas longtemps en poste, il perd son emploi et peut ne jamais en retrouver aucun si son ancien employeur continue à le harceler, ce qui se voit assez souvent.

Certains patrons harceleurs ont suffisamment de poids (ou d'avantages à proposer, par exemple sous forme d'espèces sonnantes et trébuchantes) pour obtenir la participation aux faits de harcèlements de très nombreuses personnes employées par l'ANPE et divers autres services publics ou administrations, bref, quasiment toutes celles qui d'une manière ou d'une autre pourront nuire au salarié après la fin de son contrat de travail et poursuivre ainsi le harcèlement en en conjuguant diverses formes.

Si la victime n'a pas trente ans quand tout cela lui tombe dessus, elle ne peut pas faire de vieux os - objectif atteint par l'employeur.

Portrait de Méchantfrelonduvésinet

De Méchantfrelonduvésinet

trolleur du dimanche | 19H28 | 13/01/2009 | Permalien

Elle ne peut même pas faire une main courante .

Portrait de Hessenne

De Hessenne

*** | 19H54 | 13/01/2009 | Permalien

Le harcèlement dans le secteur public existe et est très difficile à traiter. Quasi impossibilité à licencier, omerta traditionnelle… Quand enfin un harcèlement est prouvé et attesté par l'administration publique, le harceleur est déplacé. Or, pour qu'il accepte la mutation, on la couple souvent avec une promotion. Ou comment fabriquer une hiérarchie incompétente…

Portrait de Les Grands Champs

à Hessenne Portrait de Hessenne De Les Grands Champs

Retraité, le doigt là où ça fait m... | 20H01 | 13/01/2009 | Permalien

Les loups ne ce mangent pas entre-eux ! !

Une bonne danse de la part de la famille ferait-il un bon exemple pour les autres ? !

Portrait de TARPON

De TARPON

20H17 | 13/01/2009 | Permalien

peut etre le commandant C avait elle peur qu'elle decouvre dans les archives des tas de choses interessantes ?

Portrait de jexiste

à TARPON Portrait de TARPON De jexiste

si, si | 20H41 | 13/01/2009 | Permalien

C'est une possibilité qui ne peut être exclue.

La victime de harcèlement ayant d'abord été victime d'une opération ratée, elle pouvait être plus sensible que d'autres aux problèmes similaires au sien, et plus généralement, se sentir plus proche des autres victimes que des délinquants et criminels, et le cas échéant, être tentée de « trahir » des collègues corrompus.

Les candidatures pour des postes dans l'administration judiciaire de victimes connues comme telles (victimes d'actes délictueux ou criminels) sont presque toujours refusées pour cette raison.

Portrait de Eleonore10

à TARPON Portrait de TARPON De Eleonore10

04H07 | 15/01/2009 | Permalien

Bien vu !

Je ne vous dis pas comme, dans le cas de cette dame, je me serais mis quelques tites zaffaires » pas tristes au frais … au cas où..

J'aurais attendu un peu et.. hop ! au Canard…

Portrait de einna

De einna

21H47 | 13/01/2009 | Permalien

La question du harcèlement moral est une question terrible car le harcelé doit faire la preuve du harcèlement et où le harceleur peut se donner à coeur joie pour décrédibiliser les compétences porfessionnelles de sa victime.
Dans le cas présent, il est étonnant que l'avis du médecin de la prévention n'ait pas eu d'effet. Quid donc du droit du travail en ce cas ?

Portrait de InitiativeDharman

à einna Portrait de einna De InitiativeDharman

Merde in France. | 08H06 | 14/01/2009 | Permalien

Lors des commissions techniques paritaires ou des CHSCT, le médecin du travail ou l'assistante sociale n'ont pas de droit de véto, ils ont juste un droit d'expression mais n'ont aucun pouvoir exécutif, en tous cas dans la fonction publique.

Portrait de tooms4444

à einna Portrait de einna De tooms4444

p'tit con | 09H17 | 14/01/2009 | Permalien

« Quid donc du droit du travail en ce cas ? »

Dans tous les cas, la même chose que ce qu'il est advenu le 1er mai dernier… On s'arrange !

Portrait de padiran

De padiran

Chroniqueur mondain | 22H15 | 13/01/2009 | Permalien

Comme Moussa « mon voisin Malien » oublié des divers services de secours ou comme les doubles peines des handicapés en prison, Anne Marie fait partie de cette tranche de la socièté que l'on ignore.
iI est bien connu que nous sommes un pays de valides qui ne demandent que de travailler plus pour gagner plus . Le handicapé est devenu au fil du temps un problème puis un boulet.
Il est terrifiant de voir la vitesse avec laquelle le gouvernement recule devant la solidarité qui est un dû devant la détresse des parents, des enfants et des adultes en grandes difficultés .
Faut il organiser un handicapéthon pour faire comprendre a nos très « très » chers élus qu'il existe d'autres problèmes budgètaires que les programmes militaires (Rafales, chars Leclerc et autres sous marins) et que la solidarité avec les plus fragiles de nos concitoyens est une priorité, un devoir.

Portrait de trobador

De trobador

22H37 | 13/01/2009 | Permalien

Quelle surprise ! La retraite a 700 Euros.
c'est beaucoup (trop) pour un ancien flic.
Je garde mes larmes pour les plalestiniens.

Portrait de silvinho

à trobador Portrait de trobador De silvinho

22H56 | 13/01/2009 | Permalien

Quel intérêt ton témoignage ? ?
As-tu lu ?

Portrait de silvinho

De silvinho

22H55 | 13/01/2009 | Permalien

Nous vivons dans une république bananière…ce témoignage le confirme une nouvelle fois avec ses hiérarchiess pyramidales où copinage, malversations et j'en passe sont monnaie courante.

Peu de choses nous sépare bientôt de pays comme le Brésil…

Portrait de morlar

De morlar

nouvelle nuit du 4 aout | 23H16 | 13/01/2009 | Permalien

juste pour rectifier l'article, cette pauvre dame n'était pas secrétaire administrative mais adjointe c'est a dire catégorie C alors que SA c la catégorie B.

Portrait de jabier

De jabier 31087

consultant dans les Landes | 23H22 | 13/01/2009 | Permalien

C'est la banale histoire d'une jeune femme handicapée exerçant une profession dans un milieu au départ favorable car la 1ère autorité est « normale ».
Puis arrive ce gus du SICP, probablement en mission, dans un commissariat jugé « trop plan plan » aux yeux de certain, celui d'Enghien-les-Bains. L'handicap de la jeune personne parait incompatible avec l'image que se fait de la police le nouveau patron. Il est en vue place Beauvau et bien en vue car ce syndicat qu'il dirige correspond idéologiquement point par point aux thèses du ministre de l'intérieur de l'époque.
Alors sur cette pauvre femme s'abattent : le machisme, puis la haine sourde d'Olivier Boisteaux qui ne peut absolument pas supporter, une seconde, qu'une jeune femme handicapée puisse lui tenir tête à lui qui tutoie son ministre.

Portrait de Jean-Marie POËTTE

De Jean-Marie POËTTE

retraité de la police | 00H24 | 14/01/2009 | Permalien

ce que Mme MARTINEZ a subi,je l'ai vécu moi-même au sein d'un commissariat.

Officier de Police judiciaire, Officier, nommé au mérite.23 ans de nuit.une carrière irréprochable.

Cité à l'ordre National du Mérite, des actes de courage et de dévouement. Avoir maîtrisé SEPT forcenés dont TROIS avaient tué chacun une personne, pris en otage aucours d'un braquage par des malfaiteurs cagoulés, plus de 3 500 arrestations, à gérer toutes les violences urbaines dans les cités,une compétence départementale etc…etc….

J'ai été évincé de mon poste de commandement et de mon lieu d'affectation en aout 96, du jour au lendemain , sans faute professionnelle et sans sanction disciplinaire.

Cet abus de pouvoir a été reconnu par la Cour Adminisrative d'Appel de Paris ainsi que par le Directeur Général de la Police en poste qui avait donné instructions à ma hiérarchie de me réintégrer.
Cette décision a été réitérée par deux fois par le Directeur Central de la Police.

En raison de la mauvaise volonté et de la mauvaise foi de ma hiérarchie directe à obéir, j'ai été « ,placardisé'10 ans dans un commissariat, sans fonction, sans responsabilité,Je ne faisais rien de la journée. J'ai des attestations de collègues qui confirment mes écrits

Mon bureau était dépourvu de matériel bureautique, pas d'ordinateur,pas de ligne téléphonique. J'ai tout connu, tout subi et cela au quotidien :

la souffrance morale,au cours d'une réunion syndicale certains gardiens ,la minorité ont vôté mon évicton et celui de mon adjoint qui était adhérent à ce même syndicat , une dégradation dans mon travail, des paroles vexantes en publique,des humiliations, du mépris, des menaces d'intimidations et même de MORT. Ma carrière a été brisée,préférant un policier moins bien noté,plus jeune en âge et dans le grade,dépendant de l'alcool sur son lieu de travail( ce cas etait connu par tous les policiers et par sa propre hiérarchie) et ayant commis des agressions sexuelles sur une ou deux secrétaires, falsifications des instructions du DGPN , détournement d'un de mes courriers, mensonges dans des rapoports, bref et bien d'autres actes graves.Je ne peux vous décrire ici tout ce que j'a du affronter, c'est ignominieux : j'ai honte pour la police.
Ces agissements et violences étaient gratuits.
Dans ces moments difficiles, on pense au suicide !

Heureusement ,j'ai rencontré le Président de HMS, Loic SCOARNNEC.

L'Administration m'a placé en congé maladie longue durée à plein traitement, malgré l » avis contraire du Professeur qui me suivait ,confirmé par un expert prés la Cour d'Appel de Paris.

J'ai voulu faire appel à la justice,Institution indépendante, droite, honnête.Il s'en est suivi un long et douloureux combat juridique qu'il serait trop long de vous décrire ici, et dont le point d'orgue a été le refus par deux fois de m'auditionner d'un juge après le dépot d'une plainte contre x avec constitution de partie civile.

Pourtant,le Procureur et le Vice-Président chargé de l'instruction avaient retenu les chefs d'inculpations suivants :

Harcèlelement Moral, entrave à la liberté du travail,menaces et intimidations visant une victime,violences volontaires ayant entrainé une ITTsupérieure à huit jours.

Ma plainte a été classée sans suite.

Ce sentiment d'injustice profonde est aujourd'hui ancré en moi et partagé par les personnes auxquelles les vicissitudes de ma carrière démontrent que la France n'est malheureusement pas le pays des droits de l'homme, mais hélas celui du plus fort.

Les syndicats de police ont brillé par leur absence, me laissant seul ,devant cette hiérarchie malhonnête, n'ayant aucun respect de leurs supérieurs.

Je ne souhaite à personne de rencontrer DIEU qui est au-dessus des lois , notamment du code de déontologie, du Ministre ,du Président de la République !
Voilà en autre , ce que j'aurai souhaiter dire au juge.

Portrait de nemo3637

à Jean-Marie POËTTE Portrait de Jean-Marie POËTTE De nemo3637

Déchoukeur | 03H31 | 14/01/2009 | Permalien

Edifiant quant à la prétendue morale de l'Etat !
Après ça comment ne pas devenir révolutionnaire ?

Portrait de jexiste

à Jean-Marie POËTTE Portrait de Jean-Marie POËTTE De jexiste

si, si | 10H48 | 14/01/2009 | Permalien

J'ai connu une mise au placard semblable mais de courte durée, au cours de laquelle mon employeur m'adressait chaque semaine au moins une lettre recommandée avec AR, parfois plusieurs, pour m'enjoindre de m'atteler à la tâche. Je n'avais ni bureau ni travail. C'est ce qui s'appelle une injonction paradoxale.

Cet épisode est presque anecdotique en comparaison de tout le reste, j'ai fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat.

Et pour ma toute première audition comme partie civile, je me suis retrouvée avec un flingue sous le nez.

Je n'en dis pas plus, ce serait trop long.

Edit :

Toujours pour l'anecdote : mes avocats qui m'ont tous lâchée moi aussi ont reçu de l'avocat du frappadingue une lettre par semaine sur une période de plusieurs années. Du pur harcèlement qui les faisait paniquer : comment ? leur confrère installé dans les beaux quartiers n'avait donc rien d'autre à faire ?

Portrait de nemo3637

à jexiste Portrait de jexiste De nemo3637

Déchoukeur | 18H08 | 14/01/2009 | Permalien

Il faut écrire quelquechose là-dessus, peut-être sous forme de roman auto biographique. C'est votre devoir.

Portrait de jexiste

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De jexiste

si, si | 18H39 | 14/01/2009 | Permalien

Le premier devoir dans cette affaire s'impose à tous ceux qui continuent à se taire alors qu'il ne leur en coûterait rien de parler. Il y a déjà eu plusieurs assassinats, et ce n'est pas fini.

Portrait de multicompte e

à Jean-Marie POËTTE Portrait de Jean-Marie POËTTE De multicompte e

eee | 00H25 | 15/01/2009 | Permalien

Les plaintes dans le domaine sont pour la plupart classées sans suite, même si perception d'une consignation pour saisie par le Doyen des Juges d'Instruction…

Les victimes doivent remballer leur souffrance et la porter comme une croix !

Portrait de jexiste

à multicompte e Portrait de multicompte e De jexiste

si, si | 13H01 | 15/01/2009 | Permalien

L'ennuyeux, pour un certain nombre d'entre elles, c'est que les harcèlements et agressions se poursuivent et ne cessent qu'au jour de leur décès.

Portrait de enfant-de-marih

De enfant-de-marih

02H05 | 14/01/2009 | Permalien

Pas surpris des reactions sur ce sujet.
C'est purement scandaleux. Ce qui est scandaleux c'est la reaction de sa hierarchie sur a sa lettre au petit caporal futur president.

J'ai connu ce genre de situation alors que j'etais employe dans une ambassade. Le Conseil d'Etat m'a donne raison en condamnant le Ministere des AE, mais la ont commences mes ennuis….

Il faut denoncer ces exces de pouvoir. Merci a rue 89 de permettre a cette femme de s'exprimer. Il faut savoir qu'il y a de nombreux agents dans des situations similaires qui n'osent pas denoncer les abus dont ils sont victimes, car ils ont peur de brimades voir de represailles.

Portrait de Jean-Luc LUMEN

De Jean-Luc LUMEN

en invalidité | 02H40 | 14/01/2009 | Permalien

Cette article démontre, ainsi que les commentaires, si cela était encore à démontrer, que tout mes messages concernant les exactions de certains (e) fonctionnaires, dérives, pouvant aller jusqu'à se faire tuer son bien réels,

A plusieurs reprises j'ai demandé aux honnêtes fonctionnaires de dénoncer leurs collègues pourris, ce ne sera que comme cela que le ménage peut et doit se faire.
pour une vrais justice, des citoyens civiles devraient contrôler l'exactitude de la dénonciation. et tous les médias devraient avoir une obligation de suivie et de diffusion, ce n'est qu'en informant que la lumière se fera.
Jean-Luc LUMEN
Résistant fils de Résistant

Portrait de Artmorik

De Artmorik

Un peu de gauche | 03H11 | 14/01/2009 | Permalien

il ressemble à Lucas Brasi dixit Don Corleone junior

Portrait de Hulk

De Hulk

Gros con de droite | 03H31 | 14/01/2009 | Permalien

Soyons quand même prudents. Les gens ont toujours un vrai talent pour expliquer qu'ils sont Cosette persécutée par Thénardier.

Je ne vois pas en quoi le refus de mutation pour cause de kiné le midi peut se justifier : il y a d'autres kinés, elle pouvait en changer…

Portrait de Valerio_777

De Valerio_777

pasuncanard | 08H34 | 14/01/2009 | Permalien

C'est une mise à mort professionnelle puis sociale (se retrouver à 700 euros/mois ! ) organisée sans doute par des incompétents qui trouvent ainsi dans ce genre d'actes odieux validés par leur hiérarchie une démonstration de puissance qu'ils n'auraient jamais pu espérer autrement ! Un classique bien morbide et pervers… qui remonte et éclabousse en l'occurence jusqu'au chef de l'état qui était alors ministre de l'intérieur. Car comment imaginer que l'IGPN ait étouffé deux fois de suite (si j'ai bien compris) l'enquête sans des directives informelles voire une injonction inavouée (et qui ne le sera jamais) qui viennent d'en haut… C'est pas le pot de terre contre le pot de fer, c'est carrément une mise à mort collective et bien propre avec des moyens massifs !
Comment ne pas voir que l'intérêt de tels actes collectifs odieux absolument pas isolés ne sont qu'une démonstration de force, une personnalisation absurde et diabolique du Pouvoir, pour dissuader quiconque de se défendre, bien faire comprendre à la valetaille de se taire et se résigner, que la compétence on s'en fout, qu'il faut obéir avant tout, même aux pires crétins… Comment un syndicaliste peut-il couvrir ça ! Ne serait-ce qu'en se taisant ?

Portrait de jexiste

à Valerio_777 Portrait de Valerio_777 De jexiste

si, si | 16H18 | 14/01/2009 | Permalien

Je ne dis pas tout ce que j'ai subi, mais simplement que mon entourage professionnel, social, en a toujours été témoin, et sinon, informé par mes harceleurs eux-mêmes, qui souhaitaient faire de mon cas un exemple pour tous.

Oui, c'est tout le groupe, la société qui sont ainsi tenus par la terreur.

En ce qui me concerne, j'ai refusé de travailler pour la Mafia.

Portrait de désinscrit à sa demande

De désinscrit à sa demande

Entrepreneur | 09H08 | 14/01/2009 | Permalien

Je reste très sceptique sur ce témoignage : j'ai nettement l'impression qu'on cherche à me manipuler. Il est vrai qu'ici le sport favori consiste à diaboliser systématiquement les fonctionnaires de police assermentés…

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