Sans information libre, sans une presse indépendante et pluraliste, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique, dénoncent Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Marianne, Mediapart, Le Nouvel Observateur, et Rue89 dans un appel commun.
Le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté publique fondamentale. C'est un droit des citoyens et non pas un privilège des journalistes : sans information libre, sans une presse indépendante et pluraliste, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique.
Or, loin de réduire les retards français en ce domaine, l'actuel président de la République les aggrave, tant par sa pratique personnelle du pouvoir que par les décisions qu'il impose à la hussarde. Mise en œuvre au mépris des droits du Parlement, la réforme de l'audiovisuel public résume cette régression de nos libertés. Accorder au seul chef de l'Etat le pouvoir d'en nommer et révoquer les dirigeants, c'est abolir symboliquement l'indépendance des radios et des télévisions publiques. C'est un abus de pouvoir, et c'est l'abus de trop.
Une République où le pouvoir exécutif impose ainsi sa loi au pouvoir législatif et ses désirs au contre-pouvoir médiatique n'est pas une démocratie digne de ce nom. Mus par cette conviction commune et cette inquiétude partagée, nous avons exceptionnellement décidé de nous adresser ensemble à l'opinion publique, par-delà la diversité de nos titres, de nos histoires et de nos sensibilités. Et nous appelons à un vaste sursaut citoyen contre ce recul des libertés qui affaiblit notre démocratie et discrédite notre pays.
Tous ensemble, défendons la liberté de l'information ! Nous vous donnons rendez-vous, vendredi 30 janvier, au Théâtre du Châtelet, à Paris.
Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Marianne, Mediapart, Le Nouvel Observateur, Rue 89, avec le soutien de Reporters sans frontières





















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De skalpa
actif et militant ? | 20H03 | 08/01/2009 |
Charlie Hebdo, ça existe encore comme journal,
je croyais qu'il n'y avait que Val Hebdo et je ne confond pas avec (Siné Hebdo ! )
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H38 | 08/01/2009 |
… et j'ai fait naître Siné hebdo !
à FabiendeMénilmontant
De pene-r
21H41 | 08/01/2009 |
alors on peut lui dire merci ; -) pour ça quoi ! !
à pene-r
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H47 | 08/01/2009 |
Mais oui il faut le remercier : grâce à lui, un canard papier est né !
Deux hebdos papiers sont nés en 2008, dont un grâce à Val (qui coule le sien après avoir ruiné son esprit).
Pour ça, j'ai envie de le remercier, mais avec Patrick Font, tant qu'à faire, un jour où il n'y a pas spectacle aux 2 Anes.
De mah
retraité | 20H05 | 08/01/2009 |
En lisant le titre de votre texte, j'ai pensé qu'il est en rapport à l'interdiction aux journaliste de temoigner sur le massacre de Gaza.
Eh beh non !
Pas un mot. Silence.On tue.
Et le droit à l'information comme vous dites ?
à mah
De Pierre Haski
Rue89 | 20H48 | 08/01/2009 |
Une protestation à ce sujet est en cours de signature par des médias du monde entier à l'initiative de RSF. Des nouvelles très vite.
à Pierre Haski
De EulChe
Humaniste hère | 01H03 | 09/01/2009 |
Peut être pourrez vous en profiter pour faire le lien avec les travailleurs humanitaires. Accéder à un terrain de guerre est souvent similaire pour des acteurs avec des objectifs différents et le « combat » pour l'accès aux populations et à l'information peut être mené de concert.
De l´axe du bien
20H18 | 08/01/2009 |
appel super mou du genou.
pour des rédactions appartenant aux journalistes et non a des actionnaires
pour du journalisme militant, qui joue son rôle de contre-pouvoir, qui ne couche pas avec le pouvoir
sans pub…
De sefero49
Soldat mugissant | 10H03 | 09/01/2009 |
« Sans pub »
Et des journalistes et autres salariés de ces journaux payés par qui ? ? ? ? ?
Vu le nombre de lecteurs ! !
et sans la pub, serions nous en train de lire Rue 89 ? ? ?
Moi, je dis « merci aux annonceurs. »
De Nobody
hu? | 20H28 | 08/01/2009 |
« Mus par cette conviction commune et cette inquiétude partagée, nous avons exceptionnellement décidé de nous adresser ensemble à l'opinion publique, par-delà la diversité de nos titres, de nos histoires et de nos sensibilités.
[…]
Nous vous donnons rendez-vous, vendredi 30 janvier, au Théâtre du Châtelet, à Paris. »
Des précisions ?
à Nobody
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H40 | 08/01/2009 |
cela signifie que ça ne s'appellera pas « L'Appel de la Colline », cette fois, puisque ce n'est pas au Théâtre national de la Colline.
De hycare
20H34 | 08/01/2009 |
Nous subissons cela dans le milieu de la santé publique, idem pour les autres secteurs publiques….
Vous ne venez pas avec nous, privé et public, le 29 janvier 2009 ?
Vous êtes à part ?
Ou vous pensez que tout cela n'a aucun rapport ?
Maintenant, c'est la loi du plus fort qui prime, du plus riche, immensément riche, comme au temps des rois, seigneurs , vassaux et serfs…
Y a t il des impertinents ?
Même pas ( à part Siné Hebdo)…
à hycare
De zénon denon 84
Bonne | 21H14 | 08/01/2009 |
OUI ,
il y en a au moins un ,
il était hier faire son No devant les hermines …bien sages !
Attendez, vous croyez encore une seconde que cela va pouvoir durer encore longtemps ,moi pas .
Quand je pense qu'hier encore ,on brocardait
l'italie et son chef de gouvernement …
à hycare
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 21H43 | 08/01/2009 |
Le contenu du dernier Siné hebdo :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/01/post.html
avec sa Une sur Israël (c'était en ligne avant-hier).
à FabiendeMénilmontant
De Zibel
(inquiète depuis le 6 mai 2007) | 22H20 | 08/01/2009 |
J'ai enfin testé cette semaine Siné hebdo, et le plan B en prime… ni l'un ni l'autre ne m'ont convaincu.
Siné a repris trait pour trait la maquette de Charlie, sans plus d'impertinence, avec un peu moins d'humour (Siné ne m'a pas souvent fait rire) et avec clairement des comptes à régler avec Val… ca m'a décue, je m'attendais a un truc plus innovant, plus « libre » (ie détaché de Charlie) et plus subversif. Plus « Groland », quoi ! Pourtant y'a pas mal de gens que j'aime bien dans ce canard, dommage.
Quant au plan B… beaucoup de polémiques et de people, pas beaucoup de « fond ».
Je reste donc avec Politis…et Charlie, sans plus aucune conviction et avec beaucoup de suspicion, mais y'a toujours Charb Jul et Pelloux qui me font rire, Onc » Bernard qui m'apprend des trucs, Cavanna et Antonio Fishetti qui disent des trucs intelligents, l'expulsé de la semaine qui médiatise le fantastique boulot de RESF…
De parousnik
21H10 | 08/01/2009 |
Ce n'est pas le p'tit nicolas qui a réduit la presse a une vulgaire propagande ni fait des journalistes des agents de cette propagande… Prouver donc au peuple votre sincérité en organisant des enquêtes indépendantes sur les événements du 11 septembre 2001… de Londres en juillet 2005… Madrid 11 mars 2004… Enquêtez donc sur l'affaire cleastream…etc….. La liberté de l'information c'est dabord une immense majorité de journalistes qui la piétinent…en se torchant avec la charte du journaliste… L'information se fait sur le net…votre lacheté a tué votre profession…. Si vous aviez des couilles le p'tit nicolas ne serait pas la a vous servir de bouc émissaire… Aujourd'hui anal + a recu Tony Blair accusé par une partie non négligeable des citoyens britanniques d'être un des commanditaires des attentats de Londres ..faites une enquête…c'est votre boulot….et cessez de pleurnicher…
à parousnik
De Naradamuni
sans | 10H03 | 09/01/2009 |
Rue 89 VOTRE RÉVOLUTION de l'info ?
Entretien avec un dissident français contraint à l'exil
Thierry Meyssan : « Si j'avais plié, je n'aurais pas eu à partir »
La fermeture des bureaux français du Réseau Voltaire et l'exil de son président suscitent bien des interrogations. Certains commentateurs y ont vu la fin d'une aventure ; d'autres au contraire, observant que ces décisions n'ont pas diminué la combativité du Réseau, ont essayé de savoir ce qui les avait motivées. Thierry Meyssan s'en explique ici. Il décrit une France, placée sous le contrôle des services états-uniens, où une opinion publique anesthésiée n'a pas conscience du contrôle politique. À ses yeux, il y avait péril en la demeure et la menace qui l'a contraint à partir ne tardera pas à s'exercer sur d'autres….
http://www.voltairenet.org/article158181.html
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l'ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d'autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu'ils auraient dû s'en rendre compte depuis longtemps.
C'est que l'homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu'à leur faire oublier son parcours politique.
Qui est tsarcozi ?
Nervis, homme de main… à la solde de qui ?
http://www.voltairenet.org/article157210.html
De zénon denon 84
Bonne | 21H16 | 08/01/2009 |
C'est ce qu'a fait Denis Robert .
Vous avez vu le résultat ? ? ?
De Zibel
(inquiète depuis le 6 mai 2007) | 22H38 | 08/01/2009 |
C'est vrai ça : faut manifester TOUS ensemble le 29 janvier, puisque nos problèmes et inquiétudes ont la même source et le même fond :
Les Hommes naissent et demeurent libres (expulsés, centres de rétention, prison) et égaux en droit (magistrats, gendarmes), etc…
Chacun a droit à la santé (hopitaux, plannings familiaux, associations sociales), à la sécurité (retraités, usagers des banques, armée, service public de l'energie et des transports : edf, sncf…) à l'éducation (éduc nat, et lycéens, étudiants, parents d'élèves), à l'information (la poste, habitants des villages isolés) et à la liberté d'expression (intermittents, journalistes), etc…
Qui pourrait rester chez lui ce jour là ?
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 22H12 | 08/01/2009 |
L'actuel gouvernement triomphe entre autre parce qu'il a réussi à atomiser le mouvement social et syndical…
Il y a quelques jours, je lisais sur Rue89 Marseille une information relative à un « Appel des Appels » pour fédérer les différents « mouvements de résistance » dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la justice et de la culture et qui réunira, dans un premier temps, une centaine de signataires.
Le presse « libre » se joint-elle à cet appel ? Le relaiera-t-elle ?
Il y a un appel à une grève le 29 janvier comme sera-t-il relayé par les médias ?
De affreuxjojo
22H20 | 08/01/2009 |
Soutien pour le texte.
Je regrette que votre rendez-vous ne coïncide pas avec la manif du 29. Sarko passe en force. La seule solution c'est d'inverser le rapport de force et de fédérer la multitude de révolte qui couvent dans le pays.
En combattant secteur par secteur, nous seront tous battus un par un.
Vive l'union !
à affreuxjojo
De EulChe
Humaniste hère | 00H44 | 09/01/2009 |
je n'aurais pas mieux dit…
De Infovite
Plébéien. | 22H20 | 08/01/2009 |
Les citoyens ont du travail à la pelle !
http://info-espress.over-blog.com/
De Doc Starrduck
Anticapitaliste | 00H14 | 09/01/2009 |
Bienvenu en 1984
Dans le monde de George Orwelle
Big Brother
Nous présente le journal du 20H
De poulpe enragé
enseignante à la retraite! | 01H42 | 09/01/2009 |
Rendez-vous vendredi à Paris : et les provinciaux ?
De sinclair
08H30 | 09/01/2009 |
Le président actuel contrôle a peu prés tout sans partage, y compris son gouvernement. Les deux chambres Sénat et députés, Police Armée, Renseignement, Télévision privée et publique a 90%, Justice bientôt, Journaux a 90%, l'offensive de la prise de controle sur la presse indépendante restante ainsi que le web sont en cours.
Que restera t il de la démocratie en France ?
Qu'en reste t il déjà ?
De philippe méoule
communicant/adjoint au maire de Gis... | 09H22 | 09/01/2009 |
Cinq colonnes à la une.
Il y a 50 ans, le 9 janvier 1959, les Français qui le pouvaient, découvraient à la télévision, l'émission mythique : Cinq colonnes à la une. Son fondateur, Pierre Lazareff, n'était autre que le célèbre patron du grand quotidien France-Soir. Le premier magazine de grands reportages apparaissait sur les petits écrans, ouvrant « une fenêtre sur le monde ».
Si cela semble anecdotique aujourd'hui, il faut bien voir qu'à l'époque, la seule source d'information télévisée était le « JT », considéré davantage comme un modèle repoussoir qu'une référence ! Pas de véritables nouvelles, des images prétextes, des commentaires « entendus »…puisqu'aucune indépendance !
Les pionniers.
Pierre Lazareff, créateur de l'émission et figure emblématique de la presse, fut chef des services français de l'InforWar Office mation à New-York en 1942 et 1943 puis directeur de la Voix de l'Amérique à Londres en 1943 et 1944, année où il créa le journal France-Soir avec Robert Salmon et Philippe Vianney, tous deux Résistants. France-Soir fera suite au journal de Résistance Défense de la France, créé en 1941.
Pour réussir l'aventure Cinq colonnes à la une, Jean d'Arcy, directeur des programmes de la télévision et Pierre Lazareff font appel à Pierre Desgrauspes et à Pierre Dumayet. Les 3 Pierre (dits les « papas » ! ) font venir Igor Barrère, réalisateur de « grands » directs et Eliane Victor, chargée de la coordination. Les producteurs de Lectures pour tous, émission littéraire à l'origine de la télévision d'interviews, de débats et de portraits sont également sollicités.
L'aventure.
Avec Cinq colonnes à la une, c'est la première fois que Pierre Lazareff s'intéresse à la télévision. Grâce à une approche multi-médiatique faite d'actualités télévisées, de radio et de presse magazine (comme Paris Match), le ton de l'émission est donné : des scénarisations s'articulant autour d'un traitement mêlant les faits divers, les sujets que l'on appellerait aujourd'hui « people » et les grands reportages.
Le succès n'allait pas tarder et la légende veut d'ailleurs que les premiers vendredis de chaque mois, jour de diffusion « des 5 colonnes », les rues se vidaient de manière systématique et impressionnante !
C'est ainsi que les téléspectateurs des années 60 ont pu entrevoir pour la première fois des moments forts de l'Histoire comme de leur vie quotidienne, mais aussi d'informations scientifiques comme du show biz… quasiment en direct. Le plus innovant, sans aucun doute, fut d'analyser le monde après l'avoir montré.
L'histoire repasse les plats.
Cinq colonnes à la une a cessé d'émettre en 1968…peu avant le mois de mai, sur décision du pouvoir politique. La liberté de ton de l'émission allant croissante, les normes strictes en matière de télévision de l'époque ayant été dépassées et l'audience étant de plus en plus importante, le pouvoir a interdit aux réalisateurs de couvrir les événements ! L'émission n'y survivra pas. Ce n'est pas aujourd'hui que l'on verrait de telles censures… !
à philippe méoule
De Domkishoot
Utopiste médiatique | 10H31 | 09/01/2009 |
J'ai quelques difficultés à saisir votre intervention. Mis à part l'historique, en grande partie correcte, votre phrase de conclusion me laisse sans voix !
Voulez-vous exprimer le concept éculé : C'était mieux avant ?
Ou pensez-vous que l'on ne supprime pas assez d'émission aujourd'hui ?
Ou estimez-vous que la liberté est suffisante (presse ou autres) et qu'on n'a pas à en réclamer plus, car nous sommes comme des enfants trop gâtés et capricieux ?
Parler sans crainte, Monsieur le communicant.
à Domkishoot
De philippe méoule
communicant/adjoint au maire de Gis... | 14H56 | 09/01/2009 |
Cher Domkishoot,
Merci pour vos bons points ( ! ) concernant « l'historique, en grande partie correct »…
A propos de ma phrase de conclusion, il s'agit de ce qu'on appelle une antiphrase… ou de l'humour à plusieurs degrés au-dessus… Vous voyez ! ?
Bref, l'objet de ce billet est de souligner, en prenant le prétexte de l'anniversaire de la première émission objective d'informations, que les gouvernements, quels qu'ils soient (et celui de Sarkozy n'est pas le moindre ! ), ont recours à la censure et bafouent le droit à l'information.
Au plaisir de vous lire, Monsieur Domkishoot !
De Florent Pommier
Journaliste | 10H43 | 09/01/2009 |
une remarque : « le droit à l'information » est une liberté publique fondamentale notamment proclamée par les journalistes, c'est une manière de défendre leur travail. mais le public lui peut proclamer « le droit à une information de qualité », ce qui est différent. la qualité de l'info permet d'améliorer la crédibilité des journalistes, et il y en a toujours besoin quand on regarde de près le dernier baromètre de la Croix paru hier.
malheureusement, le livre vert des états généraux a écarté une proposition ambitieuse : la création d'une instance de médiation comprenant des associatifs, des citoyens engagés, des journalistes et des éditeurs. Cette instance étudierait des cas de dérives médiatiques pour réguler un peu notre profession et éviter que tous les problèmes finissent en justice… ou nulle part quand aucun chef d'accusation du droit de la presse ne peut être opposé.