L'edito

La diplomatie et la guerre de Gaza, ou le ballet des hypocrites

Quinze jours avant de quitter la Maison-Blanche avec la réputation d'avoir été le plus mauvais président des Etats-Unis de mémoire humaine, George Bush a donné lundi son blanc-seing à la poursuite de l'opération israélienne à Gaza. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy effectuait une gesticulation diplomatique dont il a le secret et dont l'impact risque d'être plus fort sur les journaux de 20 heures en France que sur le déroulement du conflit.

Symbole de cette urgence à ne pas se presser, le Conseil de sécurité de l'ONU, vous savez ce « machin » à New York qui est censé garantir la paix dans le monde, qui s'est réuni lundi pour décider de se revoir… mercredi. Même agitation stérile dans cet autre grand cénacle de la sagesse internationale : la Ligue arabe. Surtout ne pas se presser, le rythme de la diplomatie n'est pas celui des F-16.

Les Gazaouites seuls au monde

Surprenant ? Non, pas vraiment. Il est clair qu'aujourd'hui, les Gazaouites sont seuls au monde, victimes d'un assez large consensus pour laisser Israël « finir le boulot » contre les islamistes du Hamas.

Un consensus qui mêle l'administration Bush (celle à venir d'Obama on ne sait pas puisque le Sphynx se tait jusqu'au 20 janvier), l'Europe à quelques nuances près, malgré les appels au cessez-le-feu de Paris, une partie du monde arabe, à commencer par l'Egypte, qui a suffisamment de soucis avec ses Frères musulmans pour avoir beaucoup d'indulgence pour ceux du voisin palestinien.

Ce consensus remonte en fait à la victoire du Hamas lors des élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Pris par surprise (le Hamas aussi, il est vrai ! ), les Occidentaux ont décidé d'établir un cordon sanitaire autour du mouvement islamiste, qui avait pour corolaire de rendre la vie des Gazaouites plus infernale encore : il n'y a pas de limite à la descente aux enfers.

La logique était que les 1,5 million de Gazaouites se rendraient compte que voter Hamas leur rendait la vie difficile, et ils se révolteraient contre leurs nouveaux maîtres qui, de surcroit, avaient évincé le Fatah par les armes. Ce scénario ne s'est pas produit, l'endurence des Gazaouites est légendaire et ils ont subi en silence.

Erreur de calcul

Pour comprendre l'erreur de calcul, hier comme aujourd'hui, lisez l'interview, dans Le Monde, de Salah Abdel-Jawad, un professeur de l'université palestinienne de Bir-Zeit. J'ai rencontré Salah il y a vingt-cinq ans, à Ramallah.

Fils d'un ancien maire de cette grande ville de Cisjordanie, ce jeune universitaire d'alors m'avait servi de guide entre les collines de Cisjordanie, au milieu des colonies juives qui naissaient, érigeaient leurs barbelés, leurs projecteurs, leurs routes parallèles, réduisant chaque jour un peu plus le périmètre des Palestiniens.

Retrouvant Salah Abdel-Jawad vingt-cinq ans après dans le Monde, je ne suis pas surpris par ses propos, juste par sa modération persistante malgré un quart de siècle de désillusions, de frustrations vécues par sa génération. Il explique très bien pourquoi, comme le titre d'ailleurs l'article, « les Israéliens s'illusionnent s'ils tablent sur un renversement du Hamas par la population ». Et avec eux George Bush, Bernard Kouchner, Hosni Moubarak, et quelques autres.

On peut argumenter à l'infini sur qui a rompu la trêve, les lanceurs de roquettes ou le blocus israélien… On peut s'interroger sur la « disproportion » (c'est le mot soft de la novlangue diplomatique pour parler des bombardements aériens) de la riposte israélienne… On peut aussi, bien sûr, se demander comment faire cesser les tirs de roquettes aveugles sur les populations civiles du sud d'Israël.

Internationaliser le problème

Mais à l'arrivée, on n'échappera pas à la question plus globale de la séparation entre Israéliens et Palestiniens, de la négociation avec tous les acteurs, y compris les moins sympathiques, et de l'internationalisation du problème (voir à ce sujet les propositions faites lundi par l'International Crisis Group de Bruxelles, qui propose d'envoyer une force multinationale d'interposition et une présence de l'Union européenne à Rafah, au point de passage entre Gaza et l'Egypte) qui verra le monde imposer une solution à un conflit le conduisant vers un « conflit de civilisations » qui n'a rien d'inéluctable.

En attendant un improbable messie diplomatique -on voit mal Hillary Clinton dans ce rôle, hélas-, le ballet des hypocrites va continuer, et l'enfer des Gazaouites se poursuivre.

721 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Orageon

à organe_dhonneur Portrait de organe_dhonneur De Orageon

Rejeton cyclonique | 14H27 | 07/01/2009 | Permalien

Oui sauf qu'Israel reçoit effectivement pas mal de soutien justement, de la part des gouvernements de grandes puissances, occidentales ou arabes, matériellement ou politiquement.
Donc si on suit bien le propos relaté de Môssieur Kissinger (le même qui assiste a toutes ces réunions et organisations de puissants ? ), la situation n'est pas tant la même que celle de la France, si ?

Portrait de Nekrobastard

De Nekrobastard

médecin à Lunéville | 15H50 | 06/01/2009 | Permalien

il parait que le Hamas veut detruire Israel…

avec leurs roquettes ? ?
15 morts en 8 ans…
Israel= 7 282 000 habitants (Juifs et autres)
donc il leurs faudrait 3 883 733 années pour tuer tous les Isrealiens si en plus la population restait la meme….

550 morts en 10 jours
Gaza=1 500 000
7 % ont voté pour le Hamas (je crois…) soit 1050000 gazaouis
donc il leurs faudrait 52 ans pour « venir à bout “ du Hamas…

encore du travail en persepective pour les journalistes….

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 16H04 | 06/01/2009 | Permalien

Je suis définitivement convaincu depuis… hier (on peut être naïf même à mon âge) qu'il n'y aura jamais d'état palestinien viable. La carte présentée plus haut est en deçà de la réalité. Celle qu'a montrée le polémologue Chaliand au C dans l'air du 5 janvier est autrement plus éloquente. Il n'existe plus AUCUNE continuité territoriale palestinienne en Cisjordanie permettant d'envisager la création d'un état digne de ce nom sur ce territoire, relié ou non par on ne sait quel sortilège à la bande de Gaza. Les colonies juives autorisées (voire encouragées) par l'exécutif israélien depuis des années témoignent d'un refus d'admettre la constitution d'un état parallèle, quelles qu'aient été les intentions iréniques des anciens dirigeants travaillistes d'Israël. Dans les années 80 déjà, des juifs américains pacifistes comme Rita Hauser dénonçaient à qui mieux mieux les manoeuvres d'exclusion immobilière des Palestiniens de Jérusalem Est ou la politique d'éviction préconisée par les dirigeants successifs du Likoud comme Shamir ou, plus tard, Nethaniahou.

Nous en sommes donc à la quasi réalisation du rêve de Menahem Begin, à savoir l'intégration de la Judée et de la Samarie au grand Israël. Reste que la population israélienne est consciente de la nécessité d'« externaliser » les Palestiniens vers une entité distincte séparée à jamais de l'état hébreu. Il y aura donc un « espace » palestinien soumis à Israël et dont la démographie galopante pourra être étroitement surveillée depuis Jérusalem. Je ne sais pas comment caractériser un tel espace autrement que par le terme « sous-état », avec un directoire complaisant à l'égard d'Israël, c'est à dire inféodé pour de bon à celui-ci.

Cela nous pendait au nez depuis l'assassinat de Rabin, et, auparavant, l'incapacité démontrée d'Arafat de se considérer comme chet d'un état palestinien hypothétique ayant définitivement fait la paix. Arafat était peut-être un chef de guerre charismatique, mais ce n'était pas un chef d'état prêt à remiser au placard le mythe palestinien d'une reconquête de son territoire d'avant 1948, et en tout cas de mater une quelconque opposition revancharde, islamiste ou non. (Arafat avait peut-être choisi de manipuler le cheikh Yacine, fondateur du Hamas, mais certainement pas de s'opposer à lui frontalement.).

L'écrasement militaire présomptif du Hamas à Gaza ne résoudra rien. La rue palestinienne restera pour longtemps profondément hostile à Israël, que ce soit par le canal d'un Hamas « survivant » ou de toute autre formation.politique qui se substituera à lui. Pierre Haski a bien raison d'exprimer son dégoût face aux atermoiements de la diplomatie européenne ou internationale. Celle-ci est non seulement impuissante, elle est grosièrement complaisante comme une vieille putain.

Personne ne veut des Palestiniens. Ni Israël, ni les état arabes, que ce soit l'Egypte de Moubarak, la Jordanie d'Abdallah, la Syrie d'Al-Assad, ni encore l'Iran, l'Europe, les Etats-Unis, la Russie, etc., mais chacun entend se servir d'eux pour ses propres raisons. On peut être atterré par cet état de choses proprement sidérant -- c'est mon cas --, mais que peut-on y faire ? Il y a très longtemps déjà, Ben Gourion d'abord, Gamal Abdel Nasser ensuite, avaient un souhait commun -- celui de voir la bande de Gaza se détacher « miraculeusement » du sous-continent proche-oriental et partir à la dérive.

Les Gazaouites sont des damnés de la terre, tout comme leurs frères cisjordaniens. L'ironie cruelle de l'Histoire est que beaucoup d'entre eux iront constituer une diaspora -- aujourd'hui déjà largement entamée --, qui en Europe, qui aux Etats-Unis, qui en Turquie, qui dans certains états arabes… s'ils y sont tolérés ! Comment la conscience juive pourra-t-elle jamais accepter un tel destin ? Mystère…

.

Portrait de BernardN

à Jaycib Portrait de Jaycib De BernardN

Citoyen | 16H04 | 06/01/2009 | Permalien

L'idéal serait un état mixte ou une confédération car les territoires sont trop imbriqués et les distances ridicules.

Les uns et les autres l'accepteraient-ils un jour ?

Espérons.

Portrait de Jaycib

à BernardN Portrait de BernardN De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 16H40 | 06/01/2009 | Permalien

J'ai cru à un état confédéral il y a très longtemps, mais je n'y crois plus du tout aujourd'hui. La domination israélienne est devenue trop écrasante. De toute manière, il apparaît que le peuple israélien veut une « solution », mais cette solution n'est ni la paix, ni l'intégration (pour les raisons démographiques évoquées dans mon post ci-dessus).

Portrait de BernardN

à Jaycib Portrait de Jaycib De BernardN

Citoyen | 17H01 | 06/01/2009 | Permalien

Que voulez-vous dire par « solution » ?

Portrait de A Serbe

à Jaycib Portrait de Jaycib De A Serbe

17H05 | 06/01/2009 | Permalien

Vous croyez que la « solution » c'est celle qui est en train de se dérouler sous nos yeux à Gaza ?

Portrait de BernardN

à A Serbe Portrait de A Serbe De BernardN

Citoyen | 17H12 | 06/01/2009 | Permalien

Non.

Portrait de A Serbe

à BernardN Portrait de BernardN De A Serbe

17H34 | 06/01/2009 | Permalien

La question n'était pas pour vous !

Portrait de BernardN

à A Serbe Portrait de A Serbe De BernardN

Citoyen | 17H36 | 06/01/2009 | Permalien

Désolé.

Portrait de Jaycib

à A Serbe Portrait de A Serbe De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 17H50 | 06/01/2009 | Permalien

Ma réponse est la même : non. La solution, à mes yeux, passe par une prise du pouvoir par les forces de paix en Israël et un changement radical de politique. Je n'y crois guère.

Portrait de iconoclaste07

à BernardN Portrait de BernardN De iconoclaste07

chargé d'etudes stats | 08H26 | 07/01/2009 | Permalien

pourquoi les états sont ils autant imbriqués ?
Jamais les israeliens ne l'accepteront ils deviendrait minoritaires à terme. Mme livni vient de dire le contraire

Portrait de sefero49

à Jaycib Portrait de Jaycib De sefero49

Soldat mugissant | 16H32 | 06/01/2009 | Permalien

 »…. Je ne sais pas comment caractériser un tel espace autrement que par le terme « sous-état », avec un directoire complaisant à l'égard d'Israël, c'est à dire inféodé pour de bon à celui-ci… »
Les bons amis d'Israel que sont les américains ont déjà étudiée la question dans leur passé.
Ils ont appelés cela des réserves.

Portrait de marc b

à Jaycib Portrait de Jaycib De marc b

anarchiste communautaire | 20H44 | 06/01/2009 | Permalien

Excellente analyse bravo De Jaycib !
Un seul point me chagrine ; la conclusion qui parle de « conscience juive ». Le plus juste serait éventuellement de parler de la conscience du peuple israélien. Je suis moi-même juif, antisioniste et mes sympathies vont plutôt aux indiens qu'aux cow-boys.

Portrait de Jaycib

à marc b Portrait de marc b De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 12H02 | 07/01/2009 | Permalien

C'est là tout le problème, marc b ! A mes yeux, il existe une conscience juive humaniste qui s'est manifestée constamment depuis le début du conflit israélo-palestinien. Cette conscience s'est délitée progressivement au sein de la population israélienne, au point qu'elle semble être devenue un facteur tout à fait mineur aujourd'hui. L'état israélien n'est plus qu'un état comme les autres, malheureusement. Il y a là un véritable drame moral pour le camp de la paix en Israël.

Portrait de marc b

à Jaycib Portrait de Jaycib De marc b

anarchiste communautaire | 13H52 | 07/01/2009 | Permalien

C'est là mon désaccord, Je ne croie pas plus à une conscience juive qua une conscience catholique ou musulman.

Pour moi la judéité est une question de croyance. Elle doit être considéré comme un fait religieux et rien d'autre. La confusion vient du fait que l'appartenance à cette communauté religieuse est décrétée arbitrairement par la descendance. C'est la raison pour laquelle on parle de juif laïc ou agnostique, alors que parler de catholique laïc est un non sens.

Si l'on se donne la peine d'évacuer toute la partie dogmatique et religieuse, alors la création et le développement de l'état d'Israël doivent être considéré comme un simple processus de colonisation.

Si l'on compare avec la constitution des différents états dans le monde, ont peut même dire que ce processus a été jusqu'à ce jour « relativement peu violent ».

Portrait de Jaycib

à marc b Portrait de marc b De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 16H46 | 07/01/2009 | Permalien

Vous me permettrez d'exprimer mon désaccord à mon tour.

Ce que j'appelle la conscience juive n'a pas grand chose à voir avec l'acquis religieux proprement dit. En tout cas elle n'y est pas réductible. A mes yeux, la conscience juive résulte avant tout de ce qui a pu être assimilé par les juifs à partir de leur ostracisme historique. C'est une conscience fondée sur une appréciation très fine tant de l'altérité de l'oppresseur que de la spécificité de leur oppression. (Soit dit en passant, cette spécificité n'est pas exclusive aux juifs ; on en trouve des traces dans d'autres minorités ethnico-culturelles opprimées. Les poètes irlandais, par exemple, en ont amplement témoigné.)

Qu'on le veuille ou non, l'oppression dont les juifs ont été victimes a suscité en eux une capacité de réflexion et de méditation sur leur sort en tant qu'hommes alors même que l'« humanité » leur était refusée. Ils ont semblablement été amenés à s'interroger sur la part d'humanité des gentils. Sans entrer dans le détail, c'est sans doute ce va-et-vient entre « l'être juif » et « l'être simplement humain » qui explique la contribution extraordinaire que les juifs ont pu faire au développement de la pensée occidentale critique. Il en est résulté une conscience morale hors du commun (en tout cas une conscience qui n'était pas très largement partagée par les gentils), y compris parmi les premiers colonisateurs de la Palestine à l'époque moderne, qui avaient une conception aiguë de leur devoir de re-créateurs de la terre promise, une terre qui ne serait pas traversée par les mêmes maux que les pays dont ils étaient issus.

Lorsque vous affirmez que le sionisme doit être considéré comme un « simple processus de colonisation », je suis d'accord, et en ce sens les sionistes ne peuvent être aisément distingués des colonisateurs sud-africains, nord- ou sud-américains, pour ne citer que ces exemples. Mais, à la différence de ces derniers, les sionistes avaient une ambition morale autrement plus grande -- il ne s'agissait pas simplement de rallier une terre où la réussite sociale serait permise, mais d'incarner un ordre nouveau aux fondements égalitaires.

C'est un échec. Israël est devenu un pays comme n'importe quel autre. Et, ce faisant, la conscience juive sui generis s'est peu à peu dissoute, mais pas totalement. On a encore de nombreux témoignages de sa survie, heureusement, y compris et surtout chez les intellectuels de la gauche pacifiste israélienne. Sont exclus de ce processus tous ceux qui ne voient en Israël que leur « communauté », qu'il s'agit de défendre envers et contre tout et avec n'importe quelle arme.

Portrait de marc b

à Jaycib Portrait de Jaycib De marc b

anarchiste communautaire | 20H24 | 07/01/2009 | Permalien

Je crois comprendre et j'apprécie votre argumentaire. Je ne suis pas en désaccord sur l'existence d'une ambitions humanistes présente dés le départ au sein de la communauté juive. Seule son caractère prétendument spécifique me pose un problème.

Toutes les colonisations se fonts sous couvert d'arguments pseudo humanitaires, historiques ou religieux. On apporte la civilisation, la vraie foi, le progrès…

C'est une façon de se justifier auprès des populations et de suscité une adhésions qui ne soient pas uniquement mercantiles.

Quand à l'argument de « moindre sauvagerie » qui serait lié à l'histoire dramatique vécu par le « peuple juif » je n'y crois pas. Le besoin de justice est toujours exacerbé chez les peuples opprimés mais cela ne rend pas plus compatissant ni plus compréhensif à l'égard de ceux que l'on a la possibilité de contraindre.

C'est surtout une question de pouvoir et d'intérêt immédiat qui se manifeste de façon plus ou moins brutale en fonction des circonstances, des oppositions, et des pratiques du moment.

Je pense que le caractère humain est fondamentalement expansionniste cela se manifeste par le désir plus ou moins vivace d'acquérir plus d'espace, de richesse, de pouvoir, de connaissances.

Ces ambitions ne peuvent être satisfaites que s'il existe des terres à conquérir, des peuples à soumettre, des biens à accaparer, des connaissances à acquérir.

Dans trois domaines au moins il est confronté au problème du partage, ce qui ne se fait généralement pas sans conflits. Dans le même temps les hommes souhaitent vivre en sécurité pour eux et leur famille.

Il y a donc nécessité de naviguer entre ces deux ambitions et la seule façon de lutter contre un pouvoir hégémonique, c'est de lui opposer un contre-pouvoir.

Quel contre-pouvoir peut opposer le peuple Palestinien ? Le droit, le nombre, et le terrorisme.

Israël l'a bien compris et en bon stratège utilise le terrorisme pour disqualifier le droit et combat le nombre en créant des « réserves » de palestiniens qui sont destinés à se vider plus ou moins rapidement à force de privations.

En définitive seule subsistera quelques bidonvilles peuplés d'irréductibles et de miséreux ainsi qu'une diaspora nostalgique de sa terre et de ses luttes.

Je souhaite bonne chance aux indiens de Palestine mais je ne pense pas qu'une hypothétique conscience juive ou autre puisse les sauver.

Portrait de Otreman

à Jaycib Portrait de Jaycib De Otreman

Retraité(E-N) | 01H15 | 07/01/2009 | Permalien

J'ai aussi regardé l'émission « C dans l'air » et, j'ai relevé la conclusion dans les dernières secondes de l'émission : » Israël projette la soumission des Palestiniens de Cisjordanie ». Alors, un État Palestinien… aux calendes grecques.
La situation actuelle est la conséquence de ce que sous tous les gouvernements israéliens même celui de Shimon Pérès (socialiste ? ), le nombre des Colonies Israéliennes n'a cessé de croitre. Ceci il faut bien le dire et, insister. Ajouter à cela le Golan qui n'est toujours pas revenu dans le giron de la Syrie…. et pourquoi ? ? ?

Portrait de Jaycib

à Otreman Portrait de Otreman De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 11H53 | 07/01/2009 | Permalien

Je ne conteste pas ce que vous dites au sujet des colonies israéliennes en Cisjordanie. Il s'agit d'une politique de spoliation qui aurait éventuellement pu être inversée s'il y avait eu une véritable volonté politique d'Israël de le faire.. Même Sharon a ordonné l'évacuation des colonies à Gaza lors de sa décision unilatérale de quitter cette enclave. La différence est que, sous Olmert, les colonisations sont devenues systématiques malgré le processus de négociations, mené avec une grande duplicité du côté israélien, avec l'Autorité palestinienne.

La question du Golan est distincte. Il s'agit d'un territoire d'une grande importance stratégique pour Israël, le plateau du Golan, qui domine le nord de la Galilée, pouvant constituer une menace militaire majeure pour Israël. Je pense que le gouvernement d'Israël serait prêt à rétrocéder ce territoire à la Syrie en échange d'un véritable accord de paix, comme il l'a fait, du temps de Begin, avec l'Egypte de Sadate en ce qui concerne le Sinaï. La Syrie a démontré son intérêt pour une telle solution en acceptant la médiation de la Turquie. Cette question est indépendante du « problème palestinien ».

Portrait de Otreman

à Jaycib Portrait de Jaycib De Otreman

Retraité(E-N) | 18H24 | 07/01/2009 | Permalien

Je fais allusion au Golan comme « test » de la bonne ou mauvaise foi des Israéliens. Combien de siècles faut-il pour signer un papier et donner l'ordre d'évacuation à l'armée, combien ? Est-il exact que des sociétés occidentales ont monté des usines sur le Golan ? C'est troublant !
Non, je pense que qd les Israéliens ont pris qq chose c'est pour le garder coûte que coûte. Exemple au sud Liban (fermes du Sheba) pour ses sources souterraines.
Un matin sur France-Inter, Bernard Guetta (ou un de ses compères) se désespérait « quel est le risque pour Israël de faire le premier pas et, de restituer les territoires occupés, sa supériorité militaire est écrasante dans la Région ? ».
Faire un procès d'intention à l'ennemi est un moyen bien commode pour tout garder.

Portrait de iconoclaste07

à Jaycib Portrait de Jaycib De iconoclaste07

chargé d'etudes stats | 18H57 | 07/01/2009 | Permalien

Que voyez vous comme issue possible ? un état impossible un sous etat ça n'existe pas
Je ne vois pas d'issue avant que les israeliens est colonisés comme ils le souhaitent la cisjordanie. Dans 10 ou 20 ans je voie une guerre avec la jordanie coincée entre israel et les bases américaines. Les palestiniens seront chassés vers ce pays. C'était l'objectif de Ben Gourion.

Portrait de Tigerbill

à Jaycib Portrait de Jaycib De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 14H32 | 07/01/2009 | Permalien

Il y aura donc un « espace » palestinien soumis à Israël et dont la démographie galopante pourra être étroitement surveillée depuis Jérusalem. Je ne sais pas comment caractériser un tel espace autrement que par le terme « sous-état », avec un directoire complaisant à l'égard d'Israël, c'est à dire inféodé pour de bon à celui-ci.

On pourrait l'appeler « réserves palestiniennes du Grand Israël » sur le modèle des réserves indiennes aux USA.
Les touristes pourraient aller les voir et leur acheter des statuettes d'Arafat.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 16H00 | 06/01/2009 | Permalien

Fillon : « voie étroite vers un cessez-le-feu »

AFP
06/01/2009 | Mise à jour : 15 : 25

.Le premier ministre François Fillon a estimé à l'Assemblée nationale qu'il existait « une voie très étroite vers un cessez-le-feu » à Gaza, justifiant que le président Nicolas Sarkozy retourne en Egypte pour rencontrer à nouveau son homologue Hosni Moubarak.

Quel cinéma ! Comme si « l'assemblée pouvait y faire quelque chose ! ? !

-Mais, nous nous dirigeons plein nord ! pilote ? ou va cet avion ? Ce n'est pas le trajet pour l'Egypte ? ! ! !

-Désolé, Monsieur le Président. L'assemblée démocratique a voté à la majorité que “ ça suffit ces conneries ! ” et viens de m'avertir par radio, on retourne directement sur Paris …

Portrait de Frank123

De Frank123

xxx | 16H06 | 06/01/2009 | Permalien

A Pierre Haski, pourquoi avoir censuré mon commentaire qui ne contrevenait pas aux règles ?

On a peur de la contradiction chez les bolchos ?

Portrait de citoyen_75

à Frank123 Portrait de Frank123 De citoyen_75

Employé de Banque | 16H08 | 06/01/2009 | Permalien

peut etre tout simplement parceque vous semblez vous délecter de la mort de pauvres gens sans défence.

Portrait de Pierre Haski

à Frank123 Portrait de Frank123 De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 16H57 | 06/01/2009 | Permalien

Question de vocabulaire, voici les mots-clé de votre commentaire :

islamogauchistes hypocrites
leurs amis génocidaires
assassiner le plus de juifs possible
exterminer les israéliens
agression arabe
crapuleries
petits blancs franchouillards
antisémitisme pathologique
barbares antisémites pleurnichards
Les nazis ont fait la même chose en Allemagne
projet génocidaire arabe
casser la gueule de ces fanatiques
projet génocidaire

Comme on peut le voir, vous faisiez dans la nuance, dans la modération, dans la finesse et dans l'élégance. Et vous vous étonnez d'être « censuré » ? Y a pas que chez les « Bolchos » qu'on vous enlèverait cet alignement de slogans et de clichés incendiaires. Que cherchez vous ?

Portrait de G2G

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De G2G

17H57 | 06/01/2009 | Permalien

Il cherche à se faire virer.
Mais ça marchera pas…
Il sera TOLÉRÉ, de gré ou de force…

Portrait de Frank123

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De Frank123

xxx | 20H56 | 06/01/2009 | Permalien

Tiens donc, si je comprends on peut diffamer les juifs avec des expression infâmantes et calomnieuse par contre, on ne peut dire leur 4 vérités à certains.

Exemple : les islamogauchistes n'en ont rien à foutre des palestiniens, en quoi est-il admissible de le dire
Exemple : le Hamas affirme qu'il veut exterminer les juifs, en quoi est-il inadmissible de le dire
Exemple : le Hamas a choisi la même suicidaire et nihiliste que les nazis, en quoi est-il inadmissible de le dire.

Le fond du problème est que vous voulez continuer d'entretenir votre mythologie sans contradiction.

Portrait de lauent

De lauent

homme libre | 16H11 | 06/01/2009 | Permalien

A l'adresse des Peuples d'Israël et de Palestine

La fin de cette vengeance sans fin est entre vos mains !

Exigez d'abord de mille façons de vos représentants le cessez-le feu immédiat, l'arrêt complet des hostilités.

Choisissez par la base des délégués des deux côtés, renommés pour leur non-violence.
N'importe qui, pas des experts ou des dirigeants, juste des sages, des aimants.

Qu'ils se réunissent au milieu des ruines, le temps qu'il faudra, jusqu'à pouvoir venir annoncer à Jérusalem la paix équitable décidée à l'unanimité.

Peuples d'Israël et de Palestine, fraternisez pour la paix, pas une trêve entre deux guerres, vivre bien les uns à côté des autres, peut-être un jour les uns avec les autres.
Il n'y a pas d'autre solution, ou bien que quelqu'un la donne et qu'elle soit mise en œuvre, vite.

anarchieevangelique

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