Plus studieuses, plus matures, mieux organisées, les étudiantes sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux.

L'idée de cet article m'est venue en me retrouvant face à la 83e promotion des étudiants de l'ESJ de Lille. Un amphithéâtre de 56 étudiants avec seulement 13 pauvres garçons, faciles à compter au milieu de cette marée de filles.
A dire vrai, je me suis tout de suite demandé si l'autre moitié de l'humanité était bien en train de prendre le pouvoir par le savoir… Soulevez le sujet autour de vous et vous aurez droit à deux types de réaction :
- Les filles et quelques garçons : « Mais c'est quoi le problème ? »
- Les autres garçons, bravaches : « J'aurais préféré faire mes études aujourd'hui »
J'avais un peu oublié la question, lorsque je suis tombé sur les décrets publiant les listes d'admission des candidats à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), l'un des grands temples de la méritocratie républicaine. Alors là, record battu. Vous ne devinerez jamais combien de futures magistrates sortiront de l'ENM dans trois ans ?
- Sur le seul concours externe, celui des étudiants, les filles représentent 82% des admis
- Du coup, l'administration a visiblement tenté de corriger le tir, avec 6 garçons pour 17 admis au concours interne et sur dossier
Tous les professionnels du droit vous le diront : ces dernières années, les femmes ont massivement investi les tribunaux. La justice serait-elle une exception ?
Les filles s'imposent dans tous les concours de la République, sauf l'X
Visiblement, non. En vérifiant les derniers chiffres disponibles auprès des grandes écoles, il est facile de voir se dessiner un large mouvement. Jugez plutôt :
- Après des décennies de conservatisme (voir les photos encravatées des promos des Trente Glorieuses, quatre femmes sur 48 étudiants dans la promotion de Jacques Chirac en 1959), la dernière promotion de l'Ecole nationale d'administration (ENA) est composée de 28% de filles
- Tendance accentuée à l'Ecole normale supérieure (ENS), où en 2008 les admissions sur dossier sont dominés par les candidates : 51% dans les départements scientifiques et 47% dans les départements lettres.
- En revanche, le concours de l'ENS, en sciences, tourne à l'avantage des garçons : 5/43 filles en maths-physique-info, 3/21 en physique-chimie, 0/8 en informatique et 12/21 en biologie(soit moins de 25%)) d'après les chiffres fournis par utilisateur-anonyme.
- Le seul bastion à résister vaillamment aux hordes féminines est l'école Polytechnique, où elles ne constituent que 13,5% de la dernière promotion
Sur cette dernière exception, les études les plus sérieuses comme celle menée par l'OCDE en 2000, par l'Insee en 2003 ou par le ministère de l'Education nationale en 2008, ont mis en évidence -pour simplifier- la supériorité littéraire des filles et leur corrélatif manque d'intérêt pour les mathématiques. Le tout sur fond de tenaces clichés sur l'orientation dévolue aux uns et aux autres : aux garçons les choses sérieuses (les sciences), aux filles les futilités (la littérature).
En guise d'explication, Marie-Sophie Keller, notre experte des questions de genre, me renvoie à l'étude de Christine Guionnet et Erik Neveu, « Féminins, Masculins, Sociologie du genre » (éd. Armand Colin) :
« La difficulté récurrente de certains garçons face à la maîtrise linguistique s'explique en partie par un rapport distinct à l'école.
Souvent moins scolaires et appliqués, plus libres de sortir, ils consacrent moins de temps au travail à la maison que les filles, sauf dans certains milieux sociaux, où celles-ci doivent effectuer de nombreuses tâches domestiques et s'occuper des plus jeunes enfants du foyer (Hoff Sommers, 2000).
Si les moyennes dissimulent les puissants processus de présélection, les filles paraissent néanmoins mieux adaptées au “‘ métier’ d'étudiant(e). Elles sont plus studieuses, mieux organisées, plus assidues que les étudiants. Elles notent les cours avec plus d'application, demandent plus d'explications aux enseignants, adoptent des méthodes de révision plus élaborées.”
Pourquoi les filles ratent-elles l'oral d'HEC ?
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Qu'en est-il lorsque l'on aborde les écoles du (vrai) pouvoir économique ? En scrutant les derniers résultats du concours 2008 des Hautes études commerciales (HEC), j'ai cru un instant que là aussi les filles étaient en train de gagner, à la force de leurs neurones, leur place au paradis des managers. A première vue, on peut le croire : sur plus de 4 000 candidats, les filles représentent 47% de la promotion de la prestigieuse école de commerce.
Mais, Guillemette Faure -qui dans une autre vie a fréquenté les bancs d'une grande école de commerce- m'a mis la puce à l'oreille. Elle m'assure que la part des filles s'effondre curieusement après les oraux, parce qu'elles font baisser les salaires de sortie, sur lesquels s'appuient les classements des écoles. Vérification faite, Guillemette soulève un vrai mystère. Suivez bien :
- Au dernier concours d'HEC, il y avait 1 873 candidats et 2 154 candidates (53%)
- Puis, parmi les 700 admissibles : 342 garçons et 358 filles (51%)
- Pour arriver aux admis : 202 garçons et 178 filles (46%)
Questions : que s'est-il passé entre l'écrit et l'oral ? Les filles se sont-elles subitement liquéfiées ? Les garçons ont-ils révélé d'implacables qualités de businessman ? Les permanents de l'ESJ de Lille, qui font passer l'épreuve orale de leur concours, m'ont toujours assuré du contraire.
A cet âge -entre 22 et 25 ans- les femmes sont en général plus mûres, plus déterminées et plus volontaires que leurs petits camarades. Autre hypothèse : la direction d'HEC fait, sans le dire, un peu de discrimination positive en faveur des hommes.
Dans les universités françaises, 58% des étudiants en LMD sont des filles
En tout cas, le phénomène est bien plus massif qu'il n'en a l'air. Lisez bien : dans les universités françaises, en 2006-2007, la répartition par sexe des étudiants en LMD (licence, master, doctorat) s'établissait ainsi :
‘Sur un total de 1 191 170 étudiants, on recense 503 732 garçons (42%) et 687 438 filles (58%)’
Les grincheux pourront bien arguer que les hommes restent majoritaires au niveau du doctorat, l'évolution semble inéluctable. J'ai d'ailleurs dressé le même constat en corrigeant les travaux des étudiants lillois : les filles sont meilleures enquêtrices que les garçons. Avec mes cinq confrères masculins, nous avons d'ailleurs eu du mal à justifier l'absence de consoeurs à nos côtés.
► Le dernier rapport d'activité de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de l'Assemblée nationale.
Addendum, le 4/01/08, à 20h : correction sur les chiffres des dossiers d'admission de l'ENS et sur celui du concours dans les filières scientifiques.
Photo : la 83e promotion de l'ESJ Lille, après la réalisation d'un magazine sur Bruxelles (DR)





















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De Vieux taxi
retraité | 14H30 | 04/01/2009 |
L'éducation des garçons est ce qu'on fait de pire dans le système scolaire contemporain, puisqu'en temps réel ils sont enseignés par les médias c'est à dire par des machines simplistes qui n'enseignent en général qu'elles-mêmes…
et qu'on attend doucement qu'entre 10 et 20 ans ils aient formulé leur« projet » , rempli d'eux-mêmes le caddy de leur savoir, et infusé avec leurs 1000 mots une langue de120 000.
Les filles , repliées sur des valeurs de langage et d'information, se trouvent naturellement en position de dire le droit et la loi, d'établir les relations et de nourrir les intelligences…. Voir le nombre incroyable de « Tanguy » ou l'orientation sur les maths financières de gens qui en d'autres temps auraient fait de la physique ou de la géographie….Je me demande ce qu'un jeune père qui dispose de 2500 mots et conjugue ses verbes à l'envers, peut raconter à sa vertueuse compagne ou à ses chères têtes blondes…. quant aux conversations entre amis je vois sur TF1 que ça cartonne…
Même quand beaucoup n'allaient pas à l'école, ils avaient la culture de leur métier et de leur millieu, à l'armée je ne me suis jamais emm… avec des paysans , des artisans ou autres… Ils avaient tous quelque chose à dire et de l'expression riche… Aujourd'hui tout le monde voit et entend la même chose aux mêmes heures et personne n'a rien à raconter, puisque les vies et les emplois du temps sont calqués sur le même modèle… j'observe même depuis quelques temps que la prononciation du Français se transforme, il y a de plus en plus de gens qui n'articulent pas, qui « chuintent “ leurs syllabes sans variation de ton et en continu…. qui gerbent la langue en quelque sorte….
Il est évident que des transformations culturelles majeures sont en train de naître, et l'émergence des filles et des femmes sur le terrain du langage public en est un signe majeur.
De Emmanuel1
19H23 | 04/01/2009 |
Avez-vous l'ombre d'un début de preuve avant d'accuser la direction d'HEC d'ostracisme sexiste, de soupçonner tout de suite un cynique complot misogyne ?
C'est scandaleux et indigne d'un journaliste que de lancer publiquement de telles insinuations à la légère.
De Libelluless
14H58 | 04/01/2009 |
D'après l'auteur, à HEC : « la part des filles s'effondre curieusement après les oraux, parce qu'elles font baisser les salaires de sortie, sur lesquels s'appuient les classements des écoles ».
Tout est dit : les femmes sont dévalorisantes, financièrement parlant, dans les métiers, et ce malgré leurs qualifications. C'est vite vu dans les fonctions les plus rémunérateurs : conseils d'administration, pdg de grosses sociétés, députés, sénateurs, etc.
Le féminisme a encore de beaux jours devant elle car la chape de plomb n'a pas encore disparu.
J'aimerai ajouter, que dans l'administration, les emplois de cadre A sont en principe accessibles aux femmes, ainsi on trouve de nombreux poste de directeur adjoint, chef de service ou chef de bureau occupés par des femmes mais curieusement, même dans les métiers féminisés, ce sont souvent les hommes que l'on trouve dans les fonctions de directeur.
Heureusement que la société française évolue et fait disparaître trop lentement à mon goût les clichés féminins qui poussent à orienter des femmes dans des secteurs moins valorisés comme les sciences sociales, la communication, la psychologie, par ex. au dépend des métiers plus nobles comme la recherche, les maths appliquées, etc. J'en profite pour faire remarquer que les seules spécialistes en économie interviewés à la radio sont des hommes… c'est dire à quel point on prend au sérieux les expériences professionnelles des femmes.
Pourtant, je me dis, sans être aucune animosité contre les hommes, que l'équilibre aurait permis d'éviter des prises de risque inconsidérés dans le monde de la finance par ex. tout en permettant d'offrir des salaires plus raisonnables et un moindre appétit financier ?
Je suis contre toute forme de discrimination positive car je crois aux qualités et au mérite de chacun pourtant je voudrai vous faire remarquer que malgré le nombre plus important de femmes dans la société française par rapport aux hommes, les places de choix sont toujours accaparées par ces derniers.
à Libelluless
De Etoile polaire
Bipolaire | 15H42 | 04/01/2009 |
Soit ! Vous êtes « contre tout forme de discrimination positive » et j'espère
contre -toute forme de discrimination- tout simplement. Parce qu'à vous lire, on a l'impression que seuls les mâles prennent des risques inconsidérés avec l'argent des autres et seuls encore, ils souffriraient d'un horrible appétit financier… Là, je demande à voir… je pense que sur ce point précis, nous sommes à égalité, hélas. Comme nous le sommes d'ailleurs et heureusement dans la passion d'un travail qui serait moins rémunérateur mais plus enrichissant intellectuellement.
à Etoile polaire
De Libelluless
19H26 | 04/01/2009 |
Laurence Parisot tout comme les autres rares femmes de pouvoir n'ont fait qu'imiter les pires travers de l'homme pour arriver où elles en sont. L'environnement financier est principalement masculin, n'y a t'il pas là simplement une évidence au vue du résultat ?
Les femmes commencent simplement à prendre un peu le pouvoir, les exemples féminins dans les hautes fonctions sont encore trop faibles pour juger équitablement de leurs valeurs humanistes dans leurs décisions par rapport aux hommes. De plus, pourquoi les femmes doivent t'elles prouver deux fois plus leurs compétences par rapport aux hommes pour arriver à de hautes fonctions alors même qu'elles accomplissent souvent les tâches les plus ingrates (domestiques ou dans le bénévolat non conventionnel) ?
Un autre exemple : à l'extrême gauche (FO, PC) ou dans l'écologie (Cap 21) se sont uniquement des femmes qui ont été leaders, un peu comme si les valeurs de partage, d'équité, de respect de l'environnement ou des peuples étaient uniquement l'intérêt des rares femmes arrivées au pouvoir.
Seule l'histoire nous montre à quel point les mâles (comme vous dites si bien) ont été dominants sauf à de rares exceptions (cléopâtre, la reine d'Angleterre, …) et combien nos livres d'histoire ont occulté la place prépondérante des femmes dans nos societés alors que nos précédents ministres de l'éducation national étaient majoritairement des hommes…
Voyons avec un rééquilibrage espéré et à venir des pouvoirs entre hommes et femmes si l'avidité, la xénophobie ou l'orgueil seront proportionnellement plus exprimés par les hommes que par les femmes…
Je suis contre toute forme de discrimination mais je vois combien les préjugés ont la vie dure malgré les évidences.
à Libelluless
De Emmanuel1
19H36 | 04/01/2009 |
Peut-être que les males sont (en moyenne bien sûr) « naturellement » plus agressifs que les femelles, pour des raisons biologiques (testostérone, etc). Et que pour prendre le pouvoir, il faut être agressif, pour battre ses concurrents…
à Libelluless
De Fondriest
euh | 00H35 | 05/01/2009 |
« Un autre exemple : à l'extrême gauche (FO, PC) ou dans l'écologie (Cap 21) se sont uniquement des femmes qui ont été leaders, un peu comme si les valeurs de partage, d'équité, de respect de l'environnement ou des peuples étaient uniquement l'intérêt des rares femmes arrivées au pouvoir. »
==> Laule, quelle naïveté ! A l'extrême-gauche comme ailleurs, le principal intérêt des gens de pouvoir est de le conserver, quel que soit le sexe des détenteurs et les idéaux défendus…
« Je suis contre toute forme de discrimination mais je vois combien les préjugés ont la vie dure malgré les évidences. »
==> Joli exemple de préjugé tenace que votre discours : les femmes seraient intrinsèquement plus altruistes et bienveillantes que les hommes, y compris au pouvoir.
à Libelluless
De kevangel
Chercheur | 15H51 | 04/01/2009 |
« Pourtant, je me dis, sans être aucune animosité contre les hommes, que l'équilibre aurait permis d'éviter des prises de risque inconsidérés dans le monde de la finance par ex. tout en permettant d'offrir des salaires plus raisonnables et un moindre appétit financier ? »
Je ne crois pas. La preuve ? Regardez Laurence Parisot ! Et ensuite repensez à votre phrase sur les salaires plus raisonnables et un moindre appétit financier. C'est l'environnement de la finance qui rend les hommes mauvais.
à Libelluless
De Pas lolo
fasciné | 17H57 | 04/01/2009 |
« Tout est dit : les femmes sont dévalorisantes, financièrement parlant, dans les métiers, et ce malgré leurs qualifications. »
En sortant d'HEC, on débute rarement dans une PME de province. Vous pensez sincérement que les grands groupes ont une grille de salaires pour les hommes et une autre pour les femmes, dont ils envoient copie à la HALDE tous les ans, peut-être ?
De expat
15H18 | 04/01/2009 |
Je ne vois pas ou est le mystere de la disparition des filles a l'oral d'HEC. Les examens oraux ne pouvant etre reeavlues plus tard en cas de contestation, sont beaucoup plus sensibles a la subjectivite des examinateurs. Lorsque j'etais dans « 'l'ensignement », je me souviens d'avoir lu dans la feuille de chou pedagogique plusieurs etudes sur les facteurs influencant les notes donnees aux candidats a l'oral !
Je suis naturellement peu apte a donner une appreiciation juste de mes prestations, mais il me semble certainement avoir souvent recu des notes sans correlation avec une pietre prestation et parfois des attitudes aggresssives des examinateurs en plus d'une mauvaise notation !
De JessiK
Etudiante | 15H19 | 04/01/2009 |
Ayant étudié à Sciences-po Toulouse, jusqu'à juin dernier, je confirme joyeusement les propos de l'auteur ! Et la tendance ne fait que se confirmer dans l'amphi Bodin
De hagalma
15H43 | 04/01/2009 |
Le savoir est au pouvoir, enfin il semble que ce soit comme cela depuis l'ère industrielle où les produits manufacturés l'ont été à grande échelle, un savoir qui fonctionne tout seul, à la chaine -chaine de voitures ; réaction en chaine nucléaire, etc. On objectera que c'est pour le service de quelques uns, voire de quelques unes, en tous les cas savoir mis au service de l'économie. Economie dont on constate le fonctionnement tout seul, avec ses hauts, et ses crises. Enfin, bref, depuis que la cosmologie ou la métaphysique ne se mêlent plus de tout ça, les statistiques essayent de trouver un réponse à ce problème d'humanité de toujours : homme, femme, mode d'emploi. Le savoir y peut-il quelque chose ? Pas sûr, d'ailleurs elles s'en plaignent assez : tout ça pour ne pas être reconnues dans l'emploi, où il faut encore et toujours faire ses preuves ! Le savoir n'a peut-être rien à voir là-dedans, il éloigne même plutôt de la question, que le sujet finit par refouler. L'emploi c'est autre chose : les hommes aiment les modes d'emploi, semble-t-il. Les femmes, moins ingrates, leur fournissent pourtant quelques bons tuyaux ! Au début de l'ère industrielle, ce sont elles qui ont ouverte les portes de l'inconscient, de ce savoir en exil qui fonctionne tout seul et qui prend le pouvoir sur le sujet. A l'heure de l'ère de la consommation, c'est-à-dire de la jouissance impérative qui est aux commandes, n'y aurait-il pas lieu de tendre l'oreille à ceux qui prennent le savoir par le bout du pouvoir, les hommes ? Car pendant que la statistique note que les filles se démmerdent plutôt bien à l'école, manifestement ça brûle du coté garçon. S'occuper de ça aurait peut-être quelqu'effet souhaitable sur l'équité de ce qui se passe après, après avoir quitté l'école ?
De mateo75004
Libre Arbitre | 16H07 | 04/01/2009 |
Mais quand est ce que que cette pensée unique trouvera t-elle une fin ? ?
Oui, les inégalités hommes femmes doivent être combattues.
Mais pourquoi ne s'interroge t-on pas sur l'origine sociale de ces jeunes filles ?
Elles sont magistrates parce qu'elles sont issues de la classe sociale « dominante ».
Finalement, la réussite des filles de change rien fondamentalement dans notre société : les maris de la classe dominante ont maintenant des épouses dominantes…Mais qui désormais travaillent, alors qu'avant ce n'était pas le cas ! ! ! ! Cessons de croire à cette poudre aux yeux !
De bibabouze
16H12 | 04/01/2009 |
A la faculté d'odontologie où j'enseigne nous comptons en moyenne 2/3 de filles dans chaque promotion et cela depuis au moins 10 ans puisque c'était déjà le cas lorsque j'ai été admis. Il faudrait que je vérifie mais je pense que la proportion est sensiblement identique en médecine et pharmacie.
Plus édifiant encore, à la dernière remise des prix commune aux médecine, odonto, pharma et sage-femme il n'y a eu qu'un seul homme récompensé pour une douzaine de prix remis. Je n'ai pas souvenir (dans mon encore courte carrière) d'avoir vu un major de promo masculin.
Il n'y a pas de mystère à cela : mes étudiantes sont (d'une manière générale ! ) plus assidues et plus attentives en cours. Leurs copies montrent un apprentissage plus approfondi, une rédaction et une présentation de bien meilleure qualité. Je vais caricaturer mais j'ai le sentiment que beaucoup de garçons calculent leurs efforts à fournir pour passer dans l'année supérieure sans forcément viser la tête de classement. Ils sont d'ailleurs les plus nombreux à aller aux rattrapages.
Parmi les filles à l'inverse on trouve beaucoup plus d'étudiantes qui « jouent la gagne » en donnant le meilleur d'elles-même. Elles sont aussi les plus nombreuses à préparer et à réussir au concours de l'internat.
Cependant, en travaux pratiques les résultats sont plus homogènes, probablement parce qu'il n'est pas nécessaire de fournir de travail personnel. J'ai même tendance à penser qu'au début de l'année en TP les étudiantes, moins sûr d'elles, on un peu plus de difficultés que leurs homologues masculins. mais ça ne dure pas !
à bibabouze
De kevangel
Chercheur | 18H27 | 04/01/2009 |
Et s'il y a 2/3 de filles, ce ne serait pas parce qu'il y a plus de filles à vouloir faire médecine ? Pour être juste, il faudrait que vous compariez les taux de réussite, et non pas le nombre d'étudiants.
De cdh
16H15 | 04/01/2009 |
Bonjour,
« Les filles prennent le pouvoir ».
De quel pouvoir s'agit-il ?
Voulez-vos parler d'autorité, de fonction, de capacité, ou d'influence ? De quelle manière pensez-vous que le « savoir » puisse apporter du « pouvoir » ?
Ou s'agit-il simplement de montrer que dans un système défini les filles sont, par leur présence, en pourcentage supérieures aux garçons ?
Ainsi je comprends parfaitement la remarque de Guillemette Faure. Il s'agirait maintenant d'éclaircir le mystère qu'elle dévoile légèrement.
Par conséquent, il serait vraiment intéressant de montrer de quelle manière les filles apprennent. Sont-elles vraiment influencées par la prise d'un certain pouvoir ? Par intuition, j'ai envie de répondre « pas forcément », justifiant justement leur capacité d'apprentissage supérieur à celui des garçons…
à cdh
De cdh
16H17 | 04/01/2009 |
oups !
…« supérieure à celle »…
De Panama
enseignant | 16H27 | 04/01/2009 |
Les données dont l'article fait état confirment un phénomène observé dans tous les pays développés : les filières scientifiques et technologiques restent très majoritairement masculines.
Les chiffres cités ici concernant l'X, ne sont guère différents de ceux du concours de l'ENS en filières sciences (il faut distinguer le concours d'entrée, qui est anonyme, du « diplôme de l'ENS », auquel renvoie le lien dans l'article) : en gros, là comme en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne, etc., les filles représentent de 5 à 10 % des filières de « sciences dures ».
Le paradoxe est que ce phénomène persiste, depuis des décennies, malgré toutes les mesures incitatives prises pour encourager la présence de filles dans ces filières. Le Ministère de l'Education nationale publie régulièrement de la littérature sur cette question. Les faits sont têtus : le gender gap est notable dès le primaire, où les garçons sont généralement plus à l'aise en calcul, les filles plus douées pour la maîtrise de la langue.
Cela inspire parfois aux réformateurs sociaux des projets dignes de 1984 pour parvenir à une égalité « réelle ». On incrimine les « stéréotypes de genre », qui seraient « intériorisés » depuis l'enfance.
Curieusement, je ne vois jamais personne se plaindre de la constante faible proportion des garçons en filière littéraire. On ne se demande jamais, par exemple, si une meilleure orientation des garçons ne permettraient pas de résoudre une autre vieille donnée tenace, le plus grand taux d'échec qu'ils connaissent au bac.
D'autre part, au risque d'attirer les foudres des combattants de l'égalité générique, je signale que le phénomène du gender gap en sciences est beaucoup plus atténué dans les pays moins développés (et de mentalité plus traditionnelle) : de 30 à 35% de filles en physique, dans des pays comme la Russie, la Thaïlande ou les Philippines.
Au point de suggérer à des chercheurs iconoclastes comme Susan Pinker (auteur de The Sexual Paradox : Men, Women, and the Real Gender Gap) une explication particulièrement audacieuse : plus les filles sont libres, et moins elles s'orientent vers les sciences dures…
À tout prendre, cette explication par le goût et la liberté ne me semble pas moins convaincante que les variations sociologiques sur les éternelles « discriminations ».
à Panama
De Pas lolo
fasciné | 18H04 | 04/01/2009 |
« plus les filles sont libres, et moins elles s'orientent vers les sciences dures… »
Ou la technique. Dans les pays que vous citait, thailande, philippines ou même Chine (nettement moins en corée du sud, par contre) on trouve des femmes soudeurs, chefs d'équipes en électricité ou mécanique que ce soit en chantier ou usine.
De Putt Bill
16H27 | 04/01/2009 |
»… quand les filles prennent le pouvoir… »
C'est pas trop tôt… Vu ce que les hommes en font ! ..
En même temps, si c'est pour faire les mêmes choses, est-ce que ça vaut la peine ?
Allez, quelques noms pour vous mettre sur la piste :
Lagarde
Dati
Bachelot
Albanel
Alliot Marie
… Bruni Sarkozy !
Ca fait peur hein ? ? ?
à Putt Bill
De Emmanuel1
19H40 | 04/01/2009 |
En tout cas, moi je préfererais de loin une Angela Merkel à notre Sarko…
à Emmanuel1
De Putt Bill
19H49 | 04/01/2009 |
Parce que ? ! ?
De pierre.reve
16H41 | 04/01/2009 |
Cela me rappelle lorsque j étais trois demi, et que pendant une période de coupe d'Europe, et sachant que j'avais foiré mes écrits, je passais tous les soirs à boire de la bière et regarder du football - sport que je ne suis pas pourtant -.
Bref, la cinq-demi fut autre chose, et peut-être a-t-il fallu ce déclic pour devenir sérieux comme une fille…
Sur ce, bonne année.
De Merak
pré retraité | 16H54 | 04/01/2009 |
Le problème ne vient pas des femmes mais de ce qu'elles sont un moyen difficilement évitable pour avoir des enfants. Ce qui désorganise un projet, un service, une stratégie voir même une carrière.
Dans le monde libéral on ne fait pas de politique (on l'achète toute faite) on ne fait pas non plus de racisme ou de discrimination (sauf si ça rapporte). On fait de l'argent. Les femmes sont donc ( ? ) condamnées aux boulot les moins bien payés à niveau d'éducation égal.
c'est au législateur d'imposer une discrimination positive, non pas pour les femmes mais pour les mères, afin qu'une grossesse ne deviennent mutuellement exclusive d'une carrière.
la symétrisation des rôles dans le couple devrait aussi avoir quelque chose à y voir.
les filières choisies le sont souvent par utilitarisme avec une conscience de ce qui attend coté monde du travail.
De nopseudo
17H00 | 04/01/2009 |
Tout ca n'est pas nouveau !
Baudelot et Establet l'avaient très bien montré dans leurs ouvrages, notamment : « Allez les filles »
De ag_
Etudiant | 17H07 | 04/01/2009 |
Etant étudiant en hypokhâgne on peut dire que les filles sont majoritaires (plus des deux-tiers) et je pense que si un d'entre nous réussi le concours de l'ENS ce sera l'une d'entre elles… Mais à ces concours en lettres, cela dépend souvent du sujet et de moult données dont l'examinateur et le candidat vis-à-vis du sujet… Un problème encore en lien avec ce problème de mixité pas souvent atteinte est déjà grave. Mais plus grave encore, la mixité sociale est très faible (54% des élèves en prépas sont issus des classes « favorisées »), ce qui montre que l'ascenseur social fonctionne mal, et cela ne paraît plus s'améliorer (malgré les gesticulations de certains…). On devrait s'intéresser aux chances : un fils d'ouvrier peut-il accéder aux mêmes études qu'un fils de cadre supérieur ?
De azerty69
ExecutieveBranleur | 17H14 | 04/01/2009 |
« la supériorité littéraire des filles et leur corrélatif manque d'intérêt pour les mathématiques »
Ca si c'est pas du parti pris…
Les filles sont meilleures en lettre parce qu'elles sont sup°.
Les garçons sont meilleurs en maths, pas parce qu'ils sont textuellement meilleur, mais parce que les filles ne sont pas interessé…
Si les filles de savent pas lire une carte routière, c'est parce qu'elles n'ont pas envie d'arriver chez leur belle mère ? ?
Si les garçons ne savent pas ranger leur linge sale, c'est parce qu'ils adorent voir leur femmes se baisser pour le ramasser ?
Cet article est rempli de médiocrité, de féminisme de propagande, de contre vérité mais surtout de ressucé et de déjà vu mille fois par ailleurs.
Sans intérêt.
Pourtant le sujet est une mine..
à azerty69
De anini
enseignante | 20H31 | 04/01/2009 |
Si c'est une mine , relancez le débat !
On attend que ça !
De Pierrrrre
17H44 | 04/01/2009 |
Le sexisme des mots…
on dit une porte, mais.. UN portail
on dit une chaise, mais UN fauteuil
on dit une assiette, mais UN plat
on dit une allumette, mais UN briquet
on dit une cigarette, mais UN cigare
et le plus évident de tous,
on dit une femme, mais UN homme.
à Pierrrrre
De anini
enseignante | 20H35 | 04/01/2009 |
Mais Pierrrrr….,on dit UN défaut mais UNE qualité !