Plus studieuses, plus matures, mieux organisées, les étudiantes sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux.

L'idée de cet article m'est venue en me retrouvant face à la 83e promotion des étudiants de l'ESJ de Lille. Un amphithéâtre de 56 étudiants avec seulement 13 pauvres garçons, faciles à compter au milieu de cette marée de filles.
A dire vrai, je me suis tout de suite demandé si l'autre moitié de l'humanité était bien en train de prendre le pouvoir par le savoir… Soulevez le sujet autour de vous et vous aurez droit à deux types de réaction :
- Les filles et quelques garçons : « Mais c'est quoi le problème ? »
- Les autres garçons, bravaches : « J'aurais préféré faire mes études aujourd'hui »
J'avais un peu oublié la question, lorsque je suis tombé sur les décrets publiant les listes d'admission des candidats à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), l'un des grands temples de la méritocratie républicaine. Alors là, record battu. Vous ne devinerez jamais combien de futures magistrates sortiront de l'ENM dans trois ans ?
- Sur le seul concours externe, celui des étudiants, les filles représentent 82% des admis
- Du coup, l'administration a visiblement tenté de corriger le tir, avec 6 garçons pour 17 admis au concours interne et sur dossier
Tous les professionnels du droit vous le diront : ces dernières années, les femmes ont massivement investi les tribunaux. La justice serait-elle une exception ?
Les filles s'imposent dans tous les concours de la République, sauf l'X
Visiblement, non. En vérifiant les derniers chiffres disponibles auprès des grandes écoles, il est facile de voir se dessiner un large mouvement. Jugez plutôt :
- Après des décennies de conservatisme (voir les photos encravatées des promos des Trente Glorieuses, quatre femmes sur 48 étudiants dans la promotion de Jacques Chirac en 1959), la dernière promotion de l'Ecole nationale d'administration (ENA) est composée de 28% de filles
- Tendance accentuée à l'Ecole normale supérieure (ENS), où en 2008 les admissions sur dossier sont dominés par les candidates : 51% dans les départements scientifiques et 47% dans les départements lettres.
- En revanche, le concours de l'ENS, en sciences, tourne à l'avantage des garçons : 5/43 filles en maths-physique-info, 3/21 en physique-chimie, 0/8 en informatique et 12/21 en biologie(soit moins de 25%)) d'après les chiffres fournis par utilisateur-anonyme.
- Le seul bastion à résister vaillamment aux hordes féminines est l'école Polytechnique, où elles ne constituent que 13,5% de la dernière promotion
Sur cette dernière exception, les études les plus sérieuses comme celle menée par l'OCDE en 2000, par l'Insee en 2003 ou par le ministère de l'Education nationale en 2008, ont mis en évidence -pour simplifier- la supériorité littéraire des filles et leur corrélatif manque d'intérêt pour les mathématiques. Le tout sur fond de tenaces clichés sur l'orientation dévolue aux uns et aux autres : aux garçons les choses sérieuses (les sciences), aux filles les futilités (la littérature).
En guise d'explication, Marie-Sophie Keller, notre experte des questions de genre, me renvoie à l'étude de Christine Guionnet et Erik Neveu, « Féminins, Masculins, Sociologie du genre » (éd. Armand Colin) :
« La difficulté récurrente de certains garçons face à la maîtrise linguistique s'explique en partie par un rapport distinct à l'école.
Souvent moins scolaires et appliqués, plus libres de sortir, ils consacrent moins de temps au travail à la maison que les filles, sauf dans certains milieux sociaux, où celles-ci doivent effectuer de nombreuses tâches domestiques et s'occuper des plus jeunes enfants du foyer (Hoff Sommers, 2000).
Si les moyennes dissimulent les puissants processus de présélection, les filles paraissent néanmoins mieux adaptées au “‘ métier’ d'étudiant(e). Elles sont plus studieuses, mieux organisées, plus assidues que les étudiants. Elles notent les cours avec plus d'application, demandent plus d'explications aux enseignants, adoptent des méthodes de révision plus élaborées.”
Pourquoi les filles ratent-elles l'oral d'HEC ?
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Qu'en est-il lorsque l'on aborde les écoles du (vrai) pouvoir économique ? En scrutant les derniers résultats du concours 2008 des Hautes études commerciales (HEC), j'ai cru un instant que là aussi les filles étaient en train de gagner, à la force de leurs neurones, leur place au paradis des managers. A première vue, on peut le croire : sur plus de 4 000 candidats, les filles représentent 47% de la promotion de la prestigieuse école de commerce.
Mais, Guillemette Faure -qui dans une autre vie a fréquenté les bancs d'une grande école de commerce- m'a mis la puce à l'oreille. Elle m'assure que la part des filles s'effondre curieusement après les oraux, parce qu'elles font baisser les salaires de sortie, sur lesquels s'appuient les classements des écoles. Vérification faite, Guillemette soulève un vrai mystère. Suivez bien :
- Au dernier concours d'HEC, il y avait 1 873 candidats et 2 154 candidates (53%)
- Puis, parmi les 700 admissibles : 342 garçons et 358 filles (51%)
- Pour arriver aux admis : 202 garçons et 178 filles (46%)
Questions : que s'est-il passé entre l'écrit et l'oral ? Les filles se sont-elles subitement liquéfiées ? Les garçons ont-ils révélé d'implacables qualités de businessman ? Les permanents de l'ESJ de Lille, qui font passer l'épreuve orale de leur concours, m'ont toujours assuré du contraire.
A cet âge -entre 22 et 25 ans- les femmes sont en général plus mûres, plus déterminées et plus volontaires que leurs petits camarades. Autre hypothèse : la direction d'HEC fait, sans le dire, un peu de discrimination positive en faveur des hommes.
Dans les universités françaises, 58% des étudiants en LMD sont des filles
En tout cas, le phénomène est bien plus massif qu'il n'en a l'air. Lisez bien : dans les universités françaises, en 2006-2007, la répartition par sexe des étudiants en LMD (licence, master, doctorat) s'établissait ainsi :
‘Sur un total de 1 191 170 étudiants, on recense 503 732 garçons (42%) et 687 438 filles (58%)’
Les grincheux pourront bien arguer que les hommes restent majoritaires au niveau du doctorat, l'évolution semble inéluctable. J'ai d'ailleurs dressé le même constat en corrigeant les travaux des étudiants lillois : les filles sont meilleures enquêtrices que les garçons. Avec mes cinq confrères masculins, nous avons d'ailleurs eu du mal à justifier l'absence de consoeurs à nos côtés.
► Le dernier rapport d'activité de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de l'Assemblée nationale.
Addendum, le 4/01/08, à 20h : correction sur les chiffres des dossiers d'admission de l'ENS et sur celui du concours dans les filières scientifiques.
Photo : la 83e promotion de l'ESJ Lille, après la réalisation d'un magazine sur Bruxelles (DR)





















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à I.P
De kevangel
Chercheur | 18H41 | 04/01/2009 |
Ce sont malheureusement pas les seuls. La plupart des grandes écoles sont peuplées par des jeunes venant de la bourgeoisie, et surtout les écoles parisiennes. Une partie d'entre eux venant de la bourgeoisie chrétienne traditionnelle, il n'y a qu'à voir les réseaux d'aumoneries et les divers rassemblement très actifs dans ces écoles.
Ceci dit, ca n'empêche pas qu'ils peuvent être sympathiques et ouverts d'esprit. Mais ils gardent une vision plutôt bien traditionnelle de la famille.
à kevangel
De anini
enseignante | 19H46 | 04/01/2009 |
« Mon petit couple de polytechniciens “ en question vient plutôt d'un milieu de gauche et j'ajouterai qu'ils travaillent dans la même boîte tous les deux donc à priori de même niveau !
De Nicognito
ingénieur | 13H17 | 04/01/2009 |
« Plus studieuses, plus matures, mieux organisées… »
« A cet âge -entre 22 et 25 ans- les femmes sont en général plus mûres, plus déterminées et plus volontaires que leurs petits camarades. »
L'auteur de cet article a-t-il des arguments pour justifier ces affirmations ?
Ou bien s'agit-il d'un avis du type « café du commerce » ?
En plus, j'ai un gros doute sur l'homogénéité des populations d'hommes et de femmes entre 22 et 25 ans…
à Nicognito
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 14H35 | 04/01/2009 |
Cher nicognito, je persiste et signe : chaque terme est ici justifié à la fois par mon expérience personnelle et par les nombreuses discussions que j'ai pu avoir avec les permanents de l'ESJ qui côtoient ces jeunes à longueur d'année.
Vous pouvez en penser ce que vous voulez (le regretter ou vous en réjouir), mais précisément, à l'âge où ces jeunes terminent leurs études, les filles font preuve d'une plus grande maturité que les garçons, sont plus concrètes et plus lucides sur leur avenir.
Bref, elles réussissent mieux. Glo-ba-le-ment. Mais vous devez être une exception, non ?
à Nicognito
De doutagogo
18H41 | 04/01/2009 |
Bonjour,
Le fait que les filles soient « plus studieuses, matures, organisées » peut se déduire des résultats scolaires, de l'obtention de diplômes, des statistiques d'absentéisme scolaire, ou encore des statistiques d'accidents graves de la circulation, c'est-à-dire toutes sortes de faits tangibles qui montrent un comportement à risques moins élevé pour les filles que pour les garçons, au même âge. Ce n'est donc pas que du ressenti…
L'homogénéité des populations d'hommes et de femmes : ratio de 105 filles pour 100 garçons en France (http://www.muskadia.com/pays_par_pays/ratio_pays.asp ? keys=&page=2)
Amicalement, Agnès
http://doutagogo.com
De Kereven
13H23 | 04/01/2009 |
Dans ma boite, les métiers commerciaux ou de contacts sont trustés par les femmes, en technique ou à la direction, c'est le contraire.
De désenchantée
aucune | 13H25 | 04/01/2009 |
ma fille master2 en recherche pas de boulot trop diplomée et elle a repris ses études pour passer un diplome de chef de projet ! comme elle dit j'aurais fait mieux de faire un métier manuel j'aurais du travail car quelle galère !
De utilisateur-anonyme
Étudiant | 13H41 | 04/01/2009 |
Il faudrait comparer ce qui est comparable : vous prenez d'une part la répartition pour les *candidats* à un concours (pour l'École normale supérieure (Éns)) et d'autre part la répartition dans la *promotion* pour un autre (pour l'X).
À titre d'exemple, pour les concours Sciences à l'Éns, en 2008, étaient admises sur liste principale : 5/43 filles en maths-physique-info, 3/21 en physique-chimie, en 0/8 en info. et 12/21 en biologie (soit moins d'un quart et même seulement 11% sans compter la bio).
Pas vraiment impressionnant comme résultat…
Personnellement, je suis encore étudiant et, en sciences, plus précisément en mathématiques puis informatique, que ce soit en prépa, à l'Éns ou dans d'autres grandes écoles scientifiques, en donnant des khôlles en prépas, en enseignant en grande école d'ingénieurs, ou encore maintenant, en doctorat, je n'ai toujours croisé qu'une très faible minorité de filles (et de moins en moins plus les études étaient poussées).
à utilisateur-anonyme
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 14H29 | 04/01/2009 |
L'X recrute par concours, il me semble, comme l'ENS… où les statistiques relevées pour l'année 2008 font apparaître une représentation des filles plus importantes que vous ne le dîtes.
Vous pouvez vérifier sur les liens placés dans l'article.
Cela dit, je suis d'accord avec votre constat global, relevé d'ailleurs dans toutes les études, les filières scientifiques sont encore assez fermées aux femmes, partout en Europe, pour des raisons qui tiennent à l'orientation des élèves dans le secondaire.
Voir le dernier rapport de l'Assemblée nationale.
à David Servenay
De utilisateur-anonyme
Étudiant | 14H54 | 04/01/2009 |
Si vous parlez bien de ce lien dans l'article :
http://www.ens.fr/entrer/resultats2008.php#lettres
Eh bien je vous invite à lire cette page :
http://www.ens.fr/entrer/diplome.php
Qui explique qu'en fait vous avez considéré les résultats d'admission *sur dossier* d'étudiants de l'université à la formation de l'Éns (vous pouvez d'ailleurs constater que les étudiants sont admis à différents niveaux d'études : L3 ou M1). Cette admission sur dossier est différente du concours à l'issue de la prépa et ne donne pas le titre de « normalien » ou d » « ancien élève de l'Éns ». Elle permet néanmoins de suivre les mêmes cours que les normaliens et d'obtenir un diplôme dit « de l'Éns » (la mise en place de ce diplôme est très récente et controversée et pour simplifier, avant son instauration, on qualifiait ces étudiants de magistériens).
Les chiffres que j'ai donnés dans mon commentaire viennent des listes d'admission au concours de recrutement d'élèves fonctionnaires stagiaires en prépa et sont à mon avis, les seuls à pouvoir être comparés avec ceux qui vous annoncez pour l'X.
à David Servenay
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 14H56 | 04/01/2009 |
» Cela dit, je suis d'accord avec votre constat global, relevé d'ailleurs dans toutes les études, les filières scientifiques sont encore assez fermées aux femmes, partout en Europe, pour des raisons qui tiennent à l'orientation des élèves dans le secondaire. «
Ce n'est pas l'impression que donne votre article. On pourrait même penser le contraire.
Heureusement qu'il y a beaucoup de filles à Jouy-en-Josas ( HEC ), sinon je me serais ennuyé au suicide avec tous ces mâles fous d'algorithme et de Markov.
à David Servenay
De I.P
Flat4 | 16H28 | 04/01/2009 |
Cela dit, je suis d'accord avec votre constat global, relevé d'ailleurs dans toutes les études, les filières scientifiques sont encore assez fermées aux femmes, partout en Europe, pour des raisons qui tiennent à l'orientation des élèves dans le secondaire.
J'ai plutôt tendance à penser que c'est parce qu'on offre des Lego aux garçons et des poupées Barbie aux filles. D'un côté on pousse les garçons à créer, de l'autre on pousse les filles à s'abrutir en devenant de bonnes petites fées du logis qui vont se trouver un gentil Ken.
à David Servenay
De Panama
enseignant | 16H54 | 04/01/2009 |
Navré, mais je crois que « utilisateur anonyme » a raison. Au concours de l'ENS, la dernière promo compte 3 filles sur 21 reçus en filière Physique, 2 sur 28 en filière Maths, 0 sur 8 en filière info, et 13 sur 21 en filière Bio. Ce sont des données à peu près constantes depuis des années.
Elles sont 37 sur 61 en filière Lettres, 16 sur 25 pour les sciences sociales.
Dire que les filières scientifiques sont « encore assez fermées aux femmes » n'est pas un constat, mais déjà un jugement. Cela implique, d'une part qu'il y a une « fermeture » — comme si ces concours étaient organisés pour faire échouer les femmes — et que celle-ci est un reliquat du passé (« encore »).
Des études sérieuses ont montré que la proportion de filles douées en maths et physiques étaient beaucoup plus importante que ce qu'elles représentent ensuite dans ces filières. En revanche, au moment de choisir une filière, les filles « scientifiques » s'obstinent (sans égard pour les tourments des préposés à l'égalité) à préférer les sciences de la vie ou médecine.
Invoquer « l'orientation des élèves dans le secondaire » est une explication possible. Elle revient à dire que c'est la faute des autres, que c'est « le système » qui fonctionne mal, qui discrimine, qui impose ses stéréotypes. Donc, comme on est en France, la solution s'impose : il faut (encore) réformer le système.
Vu que cela fait au moins 40 ans qu'on déploie des efforts considérables pour remédier à cette faible représentation des filles en maths et en physique, je pense qu'il est temps de s'interroger plutôt sur l'utilité de ce « combat », et sur les possibles effets pervers (contreproductifs) des mesures déjà prises.
Le titre de votre article me suggère au moins une piste : si c'est de « pouvoir » qu'il s'agit, alors en effet les femmes ont bien compris qu'il ne passait pas par les maths et la physique.
Et si ce n'était pas la discrimination envers les femmes dans les filières scientifiques qu'il fallait combattre, mais le mépris ambiant pour un « savoir » qui ne rapporte pas de « pouvoir » ?
à Panama
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 20H03 | 04/01/2009 |
Vous avez raison Panama, à la suite d'utilisateur anonyme.
Nous avons corrigé les données qui, toutefois, ne sont pas d'une grande clarté sur le site de l'ENS.
Je bats ma coulpe !
à David Servenay
De Panama
enseignant | 14H34 | 05/01/2009 |
Dont acte ! Mais je suis bien d'accord : le site de l'ENS n'est pas un modèle de clarté.
Cela dit, l'info rectifiée pourrait justifier une modification du sous-titre qui parle de l'X : ce n'est pas seulement Polytechnique qui accueille relativement peu de filles, mais toutes les grandes écoles orientées « sciences dures ».
Cela éviterait aux commentateurs de partir sur une fausse piste, et d'invoquer le caractère militaire de l'X comme cause de la disparité…
Mais ne pinaillons pas. C'est un bon article comme ça.
De JIEM 92
13H45 | 04/01/2009 |
Si j'ai bien compris, dans ESJ il y a J comme journaliste…
Espérons que la gente féminine sera moins suiviste et lèche bottes que les journalistes mâles actuels ! ! ! !
De olympe blogueuse
blogueuse | 14H03 | 04/01/2009 |
les stats concernant le concours HEC sont édifiantes.a l'écrit les filles font aussi bien que les garçons mais à l'oral elles se heurtent au plafond de verre qui fait, entre autres, qu'une femme a toujours l'air moins crédible qu'un homme lorsqu'il s'agit de sujet « sérieux » (c'est à dire qui ne concernent pas la vie quotidienne)
28% de femmes à l'ENA et personne ne s'insurge, parceque bien sûr le concours sélectionne les meilleurs non ? bizarre quand même que ce soit surtout des garçons
http://blog.plafonddeverre.fr/post/2008/09/05/les-choses-ne-sont-pas-pre…
à olympe blogueuse
De Pas lolo
fasciné | 17H33 | 04/01/2009 |
C'est quoi ces fameuses stats édifiantes. Méfiez vous des stats, elles ont servi à rassurer tout le monde sur la solidité de l'économie en général et des banques en particuliers.
Si je vous suis, le fait que la proportion de filles étant supérieure avant les oraux, on devrait retrouver une proportion équivalente après ceux-ci.
En fait, ce qu'il nous faudrait c'est une idée des classements précis et en points à l'issue de l'oral. S'il s'avérait par exemple que la plus grosse proportion des filles (je forcis le trait) se trouvait dans la queue du classement à l'écrit, il n'y aurait aucune surprise à les voir disparaître après l'oral.
Tout d'abord, les compteurs ne sont pas remis à zéro après l'écrit. Si vous êtes le premier après l'écrit, vous avez toutes les chances d'intégrer même en vous vautrant, un peu, à l'oral. Si vous êtes le dernier admissible, c'est pratiquement rapé.
De ce fait, il faudrait également savoir combien de filles ont passé les oraux, car il y en a qui abandonne et préfére assurer sur les concours groupés type ESC où il y a nettement plus de places et où il vaut mieux assurer. (Si ça n'a pas changé, les oraux se passent à Paris, pas forcément évident pour un étudiant de province d'assurer les frais de voyage et de séjour si c'est juste pour le fun.)
Conclusion : Sans statistiques très détaillées, et prenant en considération les rangs après l'écrit ainsi que les notes, on ne peut en tirer la moindre conclusion.
De Vieux taxi
retraité | 13H58 | 04/01/2009 |
Ce n'est pas un mystère :
oui les filles sont bosseuses !
Mais les salaires de la magistrature sont maigres, et les garçons dressés aux maths, oublieux du Français, du Latin et de bien autre chose sont attirés par les fromages du marketing et de la finance …
Donc nous sommes au « Bas-Empire » : culture et humanités pour les femmes… Courses de chars et champs de bataille pour les hommes ( consoles videos..)
De Eliyahou
étudiant | 14H04 | 04/01/2009 |
« Plus studieuses, plus matures, mieux organisées, les étudiantes sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux. »
enlevez les e, histoire de mettre le tout au masculin. Allez je le fais pour vous
Plus studieux, plus matures, mieux organisés, les étudiants (mâles) sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux.
Combien d'entre vous crieraient Haro sur M Servenay ?
à Eliyahou
De Pas lolo
fasciné | 17H35 | 04/01/2009 |
« dans les établissements prestigieux. »
On va pas crier Haro sur M.Servenay parce qu'il prend une école de journalistes pour un établissement prestigieux.
De trotter
14H09 | 04/01/2009 |
« Plus studieuses, plus matures, mieux organisées, les étudiantes sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux. »
Raccourci sexiste dangereux. Nuancez un peu.
Petit jeu :
Remplacez « les étudiantes » par « les élites à la peau blanche » et découvrez la stupidité de la phrase ci-dessus !
à trotter
De Yann Guégan
Rue89 | 15H04 | 04/01/2009 |
Remplacez des patates par des choux, et votre gratin dauphinois aura une drôle de gueule…
Cette phrase résume les conclusions d'une étude sociologique citée dans l'article.
à Yann Guégan
De trotter
21H17 | 04/01/2009 |
La formulation en vérité générale au début de l'article est un peu maladroite (ou provocatrice ? ) :
« Plus studieuses, plus matures, mieux organisées, les étudiantes sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux. »
« Les étudiantes, qui selon une étude [de C. Guionnet et E. Neveu] seraient plus studieuses, plus matures et mieux organisées, sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux. »
Non ?
De ker
14H12 | 04/01/2009 |
J'ai fait de la physique, j'ai ete chercheur durant 10 ans, ou sont les filles ? Et c'est pas faute de faire de la discrimination positive d'ailleurs absolument injustifiée. Il existe meme maintenant des annonces de postes de these ou les directeurs proclament ouvertement que toute fille aura priorite. Il n'y a aucune raison de favoriser les femmes passe l'examen final. Les cours sont encore desesperment masculin et n'importe quelle fille presente y est traite comme une reine, tellement la denree est rare.
Si la gente feminine veut changer la donne, qu'elle ne se gene pas, rien ne l'y empeche ni ne l'y a empeche durant les 20 annes passees.
De Fondriest
euh | 14H23 | 04/01/2009 |
« plus matures »
==> Je pense que le décalage de maturité entre les filles et les garçons à la puberté ne relève pas d'une cause biologique (hormonale, par exemple), mais principalement sociale. Une fille de 13 ans est perçue comme un objet sexuel potentiel, une quasi-femme, et se comporte donc comme tel. Un garçon de 13 ans n'est pas encore perçu comme « viril », et doit donc se comporter tel qu'il est, c'est-à-dire un enfant.
à Fondriest
De Brédala
Entraveuse entravée | 14H59 | 04/01/2009 |
Salut !
Je pense malheureusement que ce sont les hormones qui sont au centre du sujet !
Vue sociale :
Les personnes percevant une demoiselle comme potentiellement épousable sont eux-même sujets à des émotions hormonales tout comme ladite demoiselle !
Il n'y a pas d'un côté les hormonés et de l'autre les mateurs !
Manque de pot, le monde entier fonctionne à ça…malgré une mixité assez cool dans nos institutuions scolaires.
Nos vies d'adulte nous montrent bien, que les grandes enseignes ont des réflexions bien basiques, du genre à privilégier l'embauche des garçons, car ils ne seront pas enceints, ni ne demanderont le mercredi, ni ne pourront faire des heures sup à cause des n'enfants à chercher à l'école…
En lot de consolation, pour celles qui percent en politique sous couvert de parité notamment, elles font frémir ! On nous les présente débordant de sensibilité et d'humanité (genre contrairement aux gars = Mars ! ).
Au final, on rencontre des Tatcher, Dati, Lagarde, Clinton…
Bôf, tu parles d'une évolution…
Remettons l'individu au centre de la vie, de l'école, de la société !
à Fondriest
De azerty69
ExecutieveBranleur | 17H21 | 04/01/2009 |
Les femmes sont plus mures que les garçons…
C'est la façon policée de dire que les femmes aiment l'argent et le pouvoir (attaché à l'homme vieux) et que l'homme aime le sexe et la beauté (attaché a la femme jeune).
Les couples a grosse différence d'âge sont toujours des couples dominés/dominant. Les couples d'égaux sont majoritairement de même âge.
De Pierrrrre
14H29 | 04/01/2009 |
Moi je trouve ça trés bien..
, avoir plus tard quelque chose à quoi penser quand elles feront la vaisselle.
à Pierrrrre
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 15H01 | 04/01/2009 |
Enormissime ! Vous venez de me donner l'idée d'une blague sexiste. continuez de nous faire rire. pierrrrrrrre, frère de tagada : -)