Annette Wieviorka au Cambodge : « On attend trop de la justice »

(De Phnom Penh) Spécialiste reconnue de la Shoah, Annette Wieviorka rentre d'un voyage au Cambodge, où se tient le procès des responsables du génocide perpétré par le régime khmer rouge entre 1975 et 1979. Dans un entretien à Ka-set, partenaire de Rue89, elle a livré ses impressions sur le processus judiciaire en cours et la vaste question de la mémoire.
Que recouvre l'expression « devoir de mémoire », qu'on utilise si souvent ?
Cela ne recouvre rien du tout, car la mémoire n'est pas un devoir. Les mécanismes de mémoire sont souvent aléatoires et inconscients. Le souvenir emprunte des voies qui ne sont jamais liées au devoir.
Cette expression s'est popularisée en France jusqu'à devenir comme un slogan avec le procès Barbie, en 1987. Elle existait certes avant, et était notamment utilisée par les déportés pour évoquer ceux qui étaient morts dans les camps.
Puis l'expression est devenue une sorte de slogan, recouvrant tout et son contraire, un fourre-tout -comme la mémoire elle-même est un fourre-tout. Mais la mémoire n'est pas une fin en soi, elle doit aider à réfléchir.
Comment éviter ces dérives ?
Il faut maintenir vivants et libres les questionnements sur l'histoire, sur le passé, les nourrir de connaissances et de la liberté de faire sur ce passé des récits multiples : témoignages, littérature, cinéma… Et il faut ériger le savoir en vertu, et non pas l'ignorance !
Pour le Cambodge, je ne vais pas oser dire grand-chose, car je ne sais pas grand-chose… J'ai malgré tout le sentiment qu'à l'heure actuelle, l'histoire du Cambodge est beaucoup prise en charge par des historiens étrangers. Difficile de parler d'un devoir de mémoire, alors que le travail d'histoire en est à ses balbutiements, et qu'il y a si peu de choses à la disposition des Cambodgiens.
Pour certains rescapés des Khmers rouges, le mot « devoir » est trop lourd. Ils estiment que les jeunes générations ne doivent pas porter ce fardeau…
Le devoir de mémoire est en effet très lourd. C'est très difficile pour des parents de dire à ses enfants qu'on a été victime. Après, très souvent, la transmission saute une génération dans les familles. Les grands-parents parlent plus facilement à leurs petits-enfants qu'à leurs enfants…
Ce qui me frappe au Cambodge, c'est que parmi les victimes très actives que l'on a rencontrées, figurent des personnes comme Seng Theary ou Youk Chhang, qui étaient enfants [sous le régime khmer rouge, ndlr]. Et si on prend le cas des victimes [de la Shoah, ndlr] en France, ce sont aussi les enfants qui ont eu cette revendication.
Chez nous, un grand pan de ce qui s'est écrit en matière de mémoire s'est fait grâce à Serge Klarsfeld, qui était enfant pendant la Seconde Guerre mondiale. Les enfants sont des victimes, et surtout des victimes parce que leurs parents ont été assassinés, ce sont des orphelins, et ils ont force énorme dans la revendication énorme.
Une partie de la population cambodgienne, née après 1979, refuse de croire que les horreurs commises sous les Khmers rouges sont le fait de Cambodgiens. Comme un héritage qui serait honteux à porter, trop lourd.
Comment faire pour que la vérité historique soit transmise de génération en génération sans pour autant être une mémoire culpabilisante ?
Je n'ai pas de recette, je ne sais pas. Je pense que ce qui est déculpabilisant, c'est quand un relais est pris à l'extérieur, quand la mémoire ne reste pas close dans les familles -le procès Eichmann en Israël a joué ce rôle-là, sans que ce soit prévu-, par l'Etat quand il y a une reconnaissance de ce qui s'est passé.
Quand, en France, le président Jacques Chirac a reconnu [en 1995, ndlr] la participation du gouvernement de Vichy dans la déportation des juifs, cela a eu un effet apaisant. Je crois qu'il y a différents moyens mais qu'ils impliquent que la mémoire sorte du cercle clos de la famille et qu'elle passe par un tiers.
Il ne peut donc pas y avoir de travail de mémoire complet s'il ne passe par la voie institutionnelle ?
Absolument. Ce travail ne peut pas vraiment être accompli s'il n'y a pas une autorité qui reconnaisse que cela a eu lieu, et par divers moyens qui peuvent être les programmes scolaires, le procès, ou la déclaration d'un chef de l'Etat…
Le procès des Khmers rouges sera-t-il un procès pour l'histoire dans le sens où tout le monde attend qu'il soit exemplaire dans la façon de rendre la justice ?
Je lisais ici le livre de Thierry Cruvelier sur le Rwanda [« Le Tribunal des vaincus, Un Nuremberg pour le Rwanda ? », 2006] et il dit « On attend toujours trop de la justice ».
Les victimes attendent trop de la justice, et dans ce procès-là, on a des attentes plus générales qui n'étaient pas là dans les procès qui se sont tenus en France. D'après ce que j'ai cru comprendre, certains attendent ainsi qu'il y ait une amélioration de la justice dans le pays, moins de corruption… Souhaitons qu'il y ait des effets induits de ce procès sur la société cambodgienne.
Comment le tribunal khmer rouge peut-il accomplir sa mission dans un contexte politisé ? En effet, sa mise en place intervient après une politique de réconciliation nationale réussie par le gouvernement cambodgien.
Ce dernier veillera à ce que cette politique ne soit pas remise en cause, notamment, devine-t-on, en empêchant que d'autres personnes soient mises en examen par ce tribunal…
Il est très difficile de répondre à cette question. Il y a une politique qui pourrait dire : on a d'abord « Duch » [surnom de Kang Kek Ieu, ancien directeur du centre de torture khmer rouge S-21], on a affaire à quelqu'un d'un échelon intermédiaire.
Les efforts de l'instruction et des procureurs, cela va être de montrer qu'il n'était pas simplement un rouage, mais on va aussi poser la question de ce qui s'est passé « au-dessus » de lui. Pour le procès d'Eichmann, cette question ne se posait pas, car ceux au-dessus avaient déjà été jugés à Nuremberg. Et puis il y a les quatre autres accusés, c'est déjà bien.
Alors, est-ce qu'il faut engager un bras de fer pour aller plus loin, au risque de faire capoter le processus avec le décès d'un des accusés, ou relancer un procédure interminable qui ferait perdre du dynamisme à la cour ?
Est-ce qu'il faut le procès dont on voudrait qu'il soit exemplaire, ou faut-il faire avec ce qu'est la réalité politique du pays ? Je n'ai pas de réponse…
Je crois fort à quelque chose : on peut tout verrouiller, notamment par la communication, mais une fois qu'on lance un processus, on ne connaît pas à l'avance ses effets. Si le procès de Duch a lieu, peut-être que cela va aider à délier les langues…
Le fait que le contexte international dans lequel s'est inscrit le régime khmer rouge soit volontairement occulté dans le cadre retenu par les CETC [Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, chargés de juger les responsables du génocide cambodgien, ndlr], notamment les responsabilités étrangères, ne biaisera-t-il pas ces procès ?
Tout le monde a été mouillé dans cette histoire, c'est vrai… On peut considérer que tant qu'on n'a pas fait le procès de telle ou telle personnalité, ce n'est pas la peine de juger les autres. Mais on peut aussi estimer qu'une justice imparfaite est quand même une justice.
C'est quand même Duch qui était à S-21, et a commis des actions criminelles, et pas quelqu'un d'autre. Ensuite, cette histoire a été écrite et continue de s'écrire et les responsabilités sont exposées dans ces livres.
Le droit pénal international tel qu'il se construit n'est-il pas avant tout le droit des pays occidentaux ?
Qu'est-ce qui est en train de se passer en ce moment, avec ces sortes de kits de tribunaux, de commissions vérité-réconciliations clés en mains avec des fonctionnaires internationaux qui vont aller faire la justice un coup ici, un coup là ? C'est vrai qu'il y a une inquiétude, et qu'on peut se demander si on n'est pas dans une nouvelle forme de domination.
C'est difficile, en même temps, car je reste convaincue que la démocratie est le moins mauvais système, que chacun a le droit à la liberté, et que les valeurs qui sont celles proclamées par l'Amérique sont les miennes.
On assiste à une institutionnalisation et à une bureaucratisation de cette justice qu'on ne voit pas à Nuremberg. Et cela fait un peu peur car on se demande quelle efficacité peut avoir une justice comme celle-là.
C'est vrai aussi que la mondialisation c'est la circulation. Il se produit un va-et-vient qui fait qu'il y a davantage de mélanges qu'avant. De plus, ici il y a le contexte de pauvreté, l'analphabétisme. Alors quelles normes existe-t-il, s'il n'y a pas de normes de vie décente ?
Vous avez dit par le passé que « trop de mémoire tuait la pensée, que trop d'informations empêchaient la compréhension ». A propos de la tragédie khmère rouge, on court le même risque…
Avec la mise en route des CETC, un silence de trente ans s'est brisé, les victimes se mettent à parler, on assiste à une foison de forums et à une profusion d'articles, de documentaires sur le sujet…
J'ai eu un vertige en allant sur Internet… Peut-être, y a-t-il trop d'infos, c'est possible, cela dépend comment c'est fait. Si on prend le cas de la télévision, elle n'est jamais irréprochable. Mais en Afrique du Sud, elle a joué un très grand rôle en retransmettant les séances de la commission vérité-réconciliation. Cependant, trop d'infos, oui, ça empêche effectivement la compréhension !
L'ancien ministre du régime khmer rouge Ieng Sary au procès des responsables du génocide (Nguyen Tan Kei/Reuters)
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De jfko
Infosophe | 17H48 | 01/01/2009 |
Même si cela ne retire rien à l'horreur des exactions commises par les « kampuchéens », le terme d'« autogénocide » est plus approprié pour qualifier les « massacres » perpétré par Pol Pot, Nuon Chea, leurs lieutenants et tous les « disciples » de l'Angkar.
De 1975 (prise de Phnom Penh) à 1979 (invasion du Cambodge par le Viet Nam), le « bilan » de ce régime brutal et ultra autoritaire est éloquent et terrible : ce sont plus de 1 500 000 cambodgiens (environ 20% de la population) morts de faim ou exécutés.
Petits rappels, pas tout à fait innocents, les dirigeants révolutionnaires cambodgiens étaient pour la plupart issus de familles de la bourgeoisie (dont un grand nombre avaient fait leurs études en France) et les premières victimes de l'Angkar furent les intellectuels. Et enfin, les Khmers rouges, durant les années 80, ont reçu le soutien de la Chine, de la Thaïlande et des Etats Unis lors de leur lutte contre les « envahisseurs » vietnamiens. Quand à l'implication de la CIA et du SDECE (ex DGSE) ? …
Pour ceux que le sujet intéresse : « Le parcours politique des Khmers rouges (1945-1975) », thèse de sociologie politique de Sacha Sher (http://khmersrouges.chez-alice.fr/).
De Bardamu
difficile | 18H09 | 01/01/2009 |
Je ne comprends pas très bien ce que Mme Wievorka est allée faire au Cambodge, si c'est pour en revenir en disant « Pour le Cambodge, je ne vais pas oser dire grand-chose, car je ne sais pas grand-chose… “
Il vaudrait mieux peut-être interroger quelqu'un qui a quelque chose à dire, c'est une idée que je lance, hein.
Rappelons quand même, puique Pierrrrre n'est pas là pour le faire, que le cambodge a été le seul pays du monde à avoir été dirigé par un ancien membre du Parti Communiste Français : Pol Pot.
à Bardamu
De jfko
Infosophe | 18H25 | 01/01/2009 |
Effectivement !
Noam Chomsky, par exemple et entre autres, aurait des « choses » à dire.
(Correspondance entre Noam Chomsky et François Ponchaud en 1977 et 1978.)
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 19H37 | 01/01/2009 |
« Il faut maintenir vivants et libres les questionnements sur l'histoire, sur le passé, les nourrir de connaissances et de la liberté de faire sur ce passé des récits multiples : témoignages, littérature, cinéma… “
Etes vous d'accord dans ce cas avec ‘Le Parlement ne doit plus légiférer sur l'Histoire ni prescrire le contenu des manuels scolaires, préconise le rapport Accoyer de la mission d'information sur les questions mémorielles publié mardi, qui exclut toutefois de mettre en cause les lois existantes (18/11/2008)
Malgré la contradiction de ne pas inclure dans cette recommandation les lois existantes ?
De Yasmine Modestine
Comédienne | 19H44 | 01/01/2009 |
Est-ce la victime qui attend trop de la justice ou la justice qui n'est pas assez juste ? La justice est à l'image du pays qui l'applique, de son histoire, à l'image des législateurs, des magistrats, des jurés … Il y a peu les femmes battues par exemple, n'étaient pas entendues par la justice (et aujourd'hui certainement encore) … ces femmes attendaient-elles trop ? Ou bien la justice n'était pas assez juste ?
Attendait-on trop de Nüremberg ? Puisqu'on parle de Serge Klargsfeld, attendait-il « trop » de la justice ?
Cela me choque. Les lois sont évolutives, elles ne sont pas gravées dans le marbre une fois pour toutes. Elles sont à améliorer, et quand elles existent, leur mise en application est aussi à améliorer. L'égalité des salaires homme/femme par exemple est dans la loi pourtant l'application ne se fait pas. Attend-on trop de la justice quand il s'agit d'appliquer la loi, loi que les citoyens ont réclamée ?
Je crois que la phrase est inversée. C'est curieux comme quelque part c'est aux victimes que l'on demande de renoncer, « d'accepter ». Il y a dans cette inversion des exigences, une réflexion à mener.
En passant, puisque Annette Wievorka dit elle même qu'elle n'est pas spécialiste du Cambodge, ne valait il pas mieux avoir l'analyse d'un spécialiste ou du moins de quelqu'un qui connaît mieux la question du Cambodge ? Là, comme il est précisé dans la présentation, il s'agit « d'impressions »
à Yasmine Modestine
De Chou marin
kiné | 22H13 | 01/01/2009 |
Ouais qd même, elle est quand même plus habilitée a en parler que BHL, non ?
De Anne Jacqueline
internaute | 19H52 | 01/01/2009 |
Je ne comprends pas pourquoi le choix de cet entretien avec une personne qui dit ne pas connaître une partie du sujet sur lequel elle est interviewée… Pourquoi pas plutôt quelqu'un qui connaît le contexte particulier du Cambodge ?
Je ne comprends pas non plus son analyse, que faudrait-il attendre (ou ne pas attendre) de la justice dans ce cas précis ?
De RonyBrauman
Médecin, enseignant | 20H22 | 01/01/2009 |
A Bardamu
J'ai trouvé au contraire très justes les questions que se pose Annette Wieviorka sur les vertus et les impasses de la justice dans une telle situation. En tout cas, pour l'essentiel, je les partage…
Deux remarques, toutefois, concernant les propos sur Eichmann :
- la question des supérieurs hiérarchiques du colonel se posait aux juges de Jérusalem, et ils l'ont posée. Son patron direct, le général Müller, a disparu sans laisser de traces et l'échelon au-dessus, Heydrich, n'a pas été jugé non plus mais exécuté par la résistance tchèque en mai 42. Cette incertitude ne change rien à la qualité du jugement du tribunal israélien en l'occurrence mais elle s'applique du coup aussi bien à Eichmann qu'à Duch.
- quelle que soit la réponse concernant la place de l'accusé dans la hiérarchie, il répond de ce qu'il a fait. Eichmann a déporté les juifs (et d'autres) et Duch a dirigé un centre de tortures et de tueries. Ils étaient à la fois des relais d'une politique de terreur et des acteurs de celle-ci. Je trouve très contestable la notion de « rouage » comme circonstance potentiellement atténuante, telle que l'évoque A. Wieviorka.
A ces réserves près, je trouve cet entretien très éclairant.
RB
à RonyBrauman
De l´axe du bien
20H36 | 01/01/2009 |
vous êtes LE Rony Brauman ? qui a écrit la postface d´un bouquin de Norman Finkelstein ? en ce cas j´aime beaucoup votre honnêteté et votre sens critique.
De RonyBrauman
Médecin, enseignant | 20H38 | 05/01/2009 |
Oui, c'est moi. Merci pour ces mots très aimables !
De Vincent Mespoulet
Enseignant | 21H25 | 01/01/2009 |
Je vais dans le sens de Rony Brauman… Il faut savoir qu'Annette Wieviorka est une grande spécialiste de l'histoire de ce que Paul Ricoeur appellait le « travail de mémoire ». Il y a un devoir d'histoire, pas de devoir de mémoire… La mémoire a tellement envahi le champ de l'histoire qu'il n'est pas possible d'y voir clair si l'on n'a pas des concepts forts et de solides études. A cet égard je vous conseille de lire un ouvrage déjà ancien d'Annette Wieviorka, « L'Ere du témoin » où elle décrypte bien par exemple comment les usages de la mémoire ont totalement instrumentalisé l'enseignement de l'histoire en Israêl, mais aussi en France… Et c'est pour cela qu'elle s'intéresse au Rwanda et au Cambodge pour comparer la gestion des mémoires des génocides du XXème siècle…
De wam
mwa | 21H15 | 01/01/2009 |
je ne comprends pas les réactions des internautes « pourquoi on l'a interviewée, elle connaît rien au Cambodge ».
Si les liens justice internationale /génocide/questions philosophiques-sociales ; qui s'en suivent ne vous saute pas aux yeux, tant pis pour vous
Si vous ne comprenez pourquoi le journaliste precise « Spécialiste reconnue de la Shoah, Annette Wieviorka rentre d'un voyage au Cambodge, où se tient le procès des responsables du génocide… »
Sinon et sur le sujet a lire : Pierre Hazan « juger la guerre, juger l'Histoire », vous ferez peut etre un peu plus le rapprochement.
De Okotoks
Amateur de paléonthologie et d'hist... | 03H23 | 02/01/2009 |
J'ai quelques questions de néophyte. Le cambodge a-t-il des lieux de mémoire officiel, comme un musée, un monument, etc. Si oui, ont-ils été construit récemment ? Enfin, quel est la position de l'État Cambodgien par rapport à ce procès ?
à Okotoks
De Pierre Haski
Rue89 | 11H20 | 02/01/2009 |
Je vous recommande la lecture du site ka-set, d'où est tiré cet article. Vous y trouverez une partie des réponses aux questions que vous vous posez. Vous en trouverez aussi dans ces interviews de Philip Short, auteur d'une biographie de Pol Pot, sur Rue89. Ici ou encore ici.
à Pierre Haski
De Okotoks
Amateur de paléonthologie et d'hist... | 19H13 | 02/01/2009 |
Merci, le site ka-set est très bien fait. Avis aux autres lecteurs : il y a une chronologie qui permet de bien remettre les choses dans leur contexte (Dans la section « repère » du site).
De Sacha25
09H55 | 02/01/2009 |
Doit-on laisser les gens décider ce dont ils veulent se souvenir ou doit-on le leur imposer ?
De Le Métis
Retired | 11H22 | 02/01/2009 |
Alexandre Soljenitsine déclara à un journaliste français lors d'un interview :
» Oui, il y a pire que le le Communisme ; oui, il y a pire que le Fascisme ; il y a le Colonialisme »
Et devant la surprise du journaliste, Soljenitsine d'expliquer longuement que « Le colonialisme pillait l'Histoire des peuples, abêtissait les populations, les coupait de leurs racines, les amalgamait, les broyait dans une autre culture considérée comme supérieure à la leur, inexistante, sauvage. Et il racontaient comment les peuples sortaient vite du Communisme ou du Fascisme pour se reconstruire, et si mal du Colonialisme qui les avait détruits, parfois en les aimant »
Tout est dit.
La sanglante épopée (bien que grossièrement amplifiée, comme d'habitude, dans un Occident qui n'a aucune preuve scientifique de chiffres inventés et martèle sa vérité grâce à la loi Gayssot - Con-muniste dit français donc con) des Khmers Rouges-dont les dirigeants eurent une éducation française-n'est qu'une des « Séquelles du Colonialisme ».
Les néo-colonialistes blancs -comme l'auteur de cet article- en bons occidentaux judéo-chrétiens, n'analysent que les conséquences et jamais les causes.
Cet esprit de détenteur de la Vérité et cette prétention à un Destin Messianique leur colle à la peau de par ses superstitions (Deutéronome 7 : 2, Livre de Josué Chap.IX)
L'homme blanc doit maintenant réaliser que sa présence est inutile et maléfique pour le monde entier.
Qu'il retourne dans son aire géographique et historique sans plus tarder, comme la hyène agonisante retourne à son trou, car comme l'a si justement souligné Hubert Védrine « Au XXI° siècle, ce n'est plus à l'Occident de dire le Bien et le Mal, ce sera le rôle de la Chine et de l'Inde »
Faute de quoi, la vengeance légitime de la Chine s'exercera.
à Le Métis
De Pierre Haski
Rue89 | 17H42 | 02/01/2009 |
Votre racisme, que je connais hélas depuis des années (sur d'autres cyberespaces), est sans bornes. Donc les blancs reviennent dans leur aire géographique, les noirs dans la leur, les jaunes aussi, et le monde sera propre, purifié, et javelisé. Et qu'est-ce qu'on fait des métis, oh chef génial et visionnaire de l'avenir de l'humanité ?
Votre vision du monde est, je dois l'admettre, le prix d'un colonialisme et d'un néocolonialisme criminels, mais ce qui me rassure c'est que vous êtes dans la posture intégrale.
à Pierre Haski
De Le Métis
Retired | 20H26 | 02/01/2009 |
Les Métis (comme Bobby Fischer), équidistants par essence,
ont une place « de droit » toute trouvée :
Juges ( avec pouvoir de condamnation à mort à discrétion pour les racailles,escrocs, et autres êtres malfaisants de quelque race que ce soit).
Signé : Jimny Cricket , la conscience des Pinocchios de ce bas-monde.
Tu m'avais conseillé, en d'autre temps la lecture du « Sanglot de l'Homme Blanc », en retour je te conseille le livre de Rudyar Kipling « Le Livre de la Jungle », c'est en fait un conte philosophique, dont beaucoup ne réalise même pas le sens…
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