Au moins trois des 11 places dont parle la ministre n'étaient pas adaptées au cas du patient décédé ou n'existaient pas.

Roselyne Bachelot et l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) ne sont pas d'accord. Ce n'est pas la première fois. Mais là, les parties s'opposent sur le nombre de places en réanimation dans la nuit de samedi à dimanche en région parisienne, qui auraient pu éviter la mort à un patient. Zéro place pour l'Amuf, onze selon la ministre, qui a déploré, lors d'une conférence de presse, un défaut d'organisation. Rue89 a confronté ces chiffres.
L'Amuf publie un communiqué sur son site, dimanche soir, soit 12 heures après la mort d'un patient dans une ambulance du Samu faute de place en réanimation. Le document, intitulé « le point à 20 heures » recense les places disponibles la veille en région parisienne : zéro, selon l'association du Dr Patrick Pelloux.
Lundi, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot annonce qu'elle diligente une enquête de l'Igas sur le décès. Lors d'une conférence de presse, elle diffuse une liste de onze places disponibles cette nuit-là dans différents services de réanimation d'Ile-de-France. Pour elle, l'accueil était possible :
« En temps normal, nous sommes avec une trentaine de lits disponibles en Ile-de-France, là nous sommes dans une période de tension mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de 20 minutes du malade. Il n'y a pas de dysfonctionnement structurel. »
Comment expliquer cette différence de chiffres ? D'abord par la méthode de comptage. D'après l'Amuf, le ministère de la Santé se serait basé sur les relevés du Centre régional de veille et d'action sur les urgences. Ces relevés sont effectués tous les jours, entre 8 heures et 9 heures du matin. Ce qui n'explique pas l'intitulé du document fourni par le ministère, qui avance que les places mentionnés étaient libres « dans la nuit du 27 au 28 ».
« J'ai plutôt tendance à croire l'Amuf, le support est plus crédible », juge une professionnelle de santé. « Les chiffres du ministère viennent peut-être de l'ARH (l'Agence régionale de l'hospitalisation, ndlr), mais dans ce cas ils doivent dater de 17 heures environ. »
L'Amuf, elle, a construit son tableau à partir des déclarations de médecins urgentistes en poste qui cherchaient des places en réanimation pour leurs patients. Et qui n'en trouvaient pas.
Nous avons tenté de joindre tous les services de réanimation dans lesquels, selon la ministre, il restait des places libres susceptibles d'accueillir le patient décédé. Sur dix hôpitaux, cinq nous ont répondu.
Catégorique, l'hôpital de Mantes affirme que son service ne comptait « aucune place jusqu'au lendemain soir », malgré les affirmations de la ministre. Mais n'a pas voulu développer sur les raisons de sa présence dans la liste.
« Nous avions bien une place pendant la nuit, mais elle a été prise à 5 heures du matin par un autre malade », explique-t-on à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris :
« Le patient qui est décédé avait besoin d'une coronarographie, mais notre service de réanimation n'est pas équipé pour cela. Le patient aurait pu prendre cette place mais dans un deuxième temps, après cet examen. »
Même réponse à Provins : le service de réanimation ne peut pas pratiquer de coronarographie. La place disponible ce soir-là n'était donc pas susceptible de sauver le patient.
A Meaux, le service de réanimation reconnaît qu'il avait un lit dans la nuit. Mais qu'il n'a pas été contacté pour ce patient, dont la situation médicale devait être examinée pour décider de l'opportunité de le transférer dans ce service.
Le centre hospitalier de Versailles, quant à lui, doit encore vérifier les plannings. Mais une responsable rapporte les propos du Samu 78, qui aurait amené un patient vers 19 heures, qui aurait occupé le dernier lit de réanimation.
Après vérification auprès des hôpitaux, nous sommes retournés vers le service de presse de Roselyne Bachelot. Qui maintient son document, qualifié de « vérifié ». « Nous sommes bien informés. Tous les lits que nous avons signalés comme disponibles l'étaient. »
► Mis à jour le 31/12/2008 à 10h30 : un riverain nous a signalé une dépêche de l'Agence de presse médicale (APM), dont deux journalistes, Caroline Besnier et Marion Henry, ont enquêté sur les places disponibles en réanimation. Voici quelques extraits de cette dépêche qui nous permettent de compléter le tour d'horizon.
La direction de l'hôpital Foch à Suresnes (Hauts-de-Seine) a indiqué que ses 12 lits de réanimation étaient tous occupés dans la nuit de samedi à dimanche alors que le ministère précisait qu'un lit était disponible.
Une source interne à l'hôpital privé du Vert Galant à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), qui appartient au groupe Générale de santé, a également indiqué que cet établissement n'avait pas de lit disponible en réanimation cette nuit-là. Cette information n'a pas pu être confirmée mardi par le groupe de cliniques.
S'agissant de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la direction générale a confirmé qu'elle avait bien eu cinq lits de réanimation médicale disponibles dans la nuit de samedi à dimanche.
Mais les établissements mentionnés par le ministère dans sa liste (Cochin (deux lits), Saint-Antoine, Lariboisière, La Pitié-Salpêtrière)correspondent aux disponibilités à 16 heures dimanche et non dans la nuit précédente.
La direction générale a précisé qu'à minuit samedi soir, deux lits de réanimation étaient en fait disponibles à Bichat, un à Lariboisière, un à Tenon et un à Henri-Mondor à Créteil. Un lit de réanimation chirurgicale était également disponible à Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).


















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De caramel2012
22H20 | 30/12/2008 |
Lors de sa déclaration devant les caméras hier soir pour ajouter un peu plus à l'OMERTA qui s'affiche et s'enfonce sous nos yeux, ses mots : -Offre et Demande (concernant les soins)
La (Ministre de la SANTÉ) voilà s'exprimant sur le drame, d'où la plainte contre X de NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER
Puis elle ajoute : - et laisser dire que des lits sont fermé c'est faux
MENSONGES cela fait 17 ans ('hôpital publique de la région sud de Paris) qu'au moment des fêtes et de l'été (canicule 2003, 2006 …) BEAUCOUP de LITS SONT FERMES
- pourquoi : Économie et réduire l'activité …
Bah oui après la Chine qui négocie la pollution, nous voilà en France aux mains de personnes qui peuvent contrôler la santé, pendant les fêtes et l'été
Ils sont tous très fort, de Corée à l'Alaska, nous sommes soutenu nous petits citoyens du MONDE
Puis dans l'information du jour, mis à part toutes les catastrophes recensées ces dernières heures
Une nouvelle surprise, l'info tombe : les mutuelles vont augmenter de 5%, pour combler une dette d'État.
Laquelle ? Encore me direz vous, et bien la CMU attribué aux plus nécessiteux
Pas mal le cumul des dernières conneries en cette fin d'année …
Que nous réservent-ils pour 2009, une Neuve Terre de PAIX
Si je me souviens bien les Urgentistes ont informé les autorités depuis le début de l'année 2008, d'où une grève (non relayé) entreprise le 1er Décembre de cette année que le rouge carmin pointait son nez dans les structures d'accueil de santé
Parce que les Urgences bataillent, négocient, marchandent, font du forcing et perdent beaucoup de temps d'énergie et d'attention pour trouver des lits pour faire place aux nouvelles urgences (sous forme de critères : quel âge, quelle pathologie, quel antécédents, connu de nos service ou non, d'où la prise en charge géographique des patients, de quel région, avec ou sans carte vitale, sous quel régime de sécurité de soins, avec ou sans mutuelle … etc. …)
Actuellement je ne suis pas en activité, mais comme toutes les années passé je crois bien avoir quelques collègues qui auront enfin pu bénéficier de congé cumulé « grâce » ou à cause de fermeture de lit, lorsque l'on sait ce que peut engendrer des locaux sous peuplé de professionnelle de santé
Malheureusement ce genre de situation extrême n'est pas un cas isolé, car le SECRET MÉDICALE augmente les mensonges aux proches et familles qui dans la douleur subissent toutes ces Injustices et n'obtiennent pas la vérité
C'est vraiment très très minable, on ce croirait revenu à la peine de mort par les plus hautes autorités
Nul n'est censé ignorer la Lois
Pire ayant pour chef de l'État un avocat
Ils devraient ce méfier le retour de bâton peu faire mal.
Choqué qu'il intervienne dans l'envahissement du gazon d'un « comédien » pour faire virer un préfet
Alors que nos rues servent de mouroirs à certains de nos concitoyens
Quand les hôpitaux poussent plus vite l'humain à la mort
Que l'éducation nationale gangrenée aussi, ce charge de casser nos gamins dès la petite enfance
Pour peut être à 12 ans rentrée en taule ! ! ! !
Je ne sais vraiment plus quoi penser de ce pays devenu extrêmement hostile et violent envers son peuple, son histoire et ses grands principes (inappropriés) de LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ
Avec Espoir je rêve d'un monde Neuf et empli de PAIX pour tous individus citoyens du Monde, parce que cela dure depuis 3000 ans ..
Soyons fort
Milles pensées & PAIX pour Yliès et ses proches, aujourd'hui ce petit était inhumé en Tunisie
Paix pour Tous
De Jules 4213
Cadre commercial | 22H23 | 30/12/2008 |
C'est pas 11 mais 12 lits qui étaient libres….
….Au Val de Grâce ! ! !
Dommage que ce ne soit ouvert qu'aux VIP politiques ….
De Le Yéti
yetiblog.org | 22H58 | 30/12/2008 |
LA DERNIÈRE DE L'IGNOBLE
« Le patient mort en attente de réanimation n'aurait sans doute pas survécu. »
Voilà la pathétique conclusion qu'a tenté de tirer en desesperado, ce mardi 30 décembre 2008, le parquet d'Évry à propos du décès de cet homme refusé faute de place par vingt-sept centres hospitaliers parisiens alors qu'il était victime de malaises cardiaques.
Ces chiens lamentables auront tout tenté ! De la Bachelot hurlant à l'exploitation politique et « découvrant » comme par enchantement que onze lits de réanimation étaient finalement disponibles… avant même la fin de l'enquête qu'elle venait de diligenter en catastrophe ; de ce toubib, ce Juvin, dont on on oublie trop souvent de préciser qu'il est un cadre éminent de l'UMP, et qui braille au tout-venant que l'hôpital ne souffre pas d'un manque de moyens, mais « d'un défaut d'organisation » (sacré coup de pied au cul qu'il administre en passant, sans le vouloir bien sûr, à son imbécile de ministre).
Et maintenant les grandioses conclusions du Parquet (dont on vit comment il sut « honorablement » s'illustrer dans la grand-guignolesque affaire de Tarnac) : « le manque de lits ou le défaut d'organisation des hôpitaux est secondaire, puisque DE TOUTE FAÇON, selon notre immense sagacité, le patient avait toutes les chances de mourir quoi qu'il en soit. “
On nage vraiment dans l'ignoble. Non, il est grand temps que cette détestable équipe de ‘loosers’ cyniques, ministres, et surtout président, qui ont largement failli dans TOUT ce qu'ils prétendaient entreprendre, FOUTENT LE CAMP de gré ou de force !
à Le Yéti
De caramel2012
23H03 | 30/12/2008 |
Pharmacien l'exemple parfait : Elle est pourrie pour parler de la sorte
Horrible pour les proches de ce Monsieur
Faut pas lâcher je crois qu'il est temps que ce monde change
à Le Yéti
De think_about_the_future
I have a dream... | 23H30 | 30/12/2008 |
Tout a fait d'accord avec vous.
De toutes facons, la mentalité francaise est assez simple a résumer : les gens se plaignent, mais n'agissent pas.
Et puis, je suis pret a parier que nombres de gens qui sont en train de se plaindre n'ont pas voté contre notre président à talonettes au 2eme tour des présidentielles.
Les gens sont de simples vaches à lait, assez betes pour laisser faire :
la mainmise poutiniste ou chavezienne sur les médias : on applaudi
L'augmentation du gaz et de l'electricité : on applaudit
les taxes qui ne font qu'augmenter : on applaudit
l'essence qui prend 40 centimes en 2 mois : on applaudit
Tout ca pour dire que dans certains pays, le peuple se serait soulevé pour beaucoup moins que ca. Et si on suivait l'exemple de la guyane ? ? ? Oups, la guyane est bien francaise, non ? …
à Le Yéti
De Naradamuni
sans | 00H02 | 31/12/2008 |
Le temps est venu de se souvenir de nouveau de la prémonition de Cocteau : « Quand ils reculeront, ils ne reculeront devant rien. »
De JJLF
citoyen mitoyen | 23H05 | 30/12/2008 |
Enquête obsolète, chers amis, puisque le parquet d'Evry, à la botte, vient d'annoncer que le patient serait mort de toute façon, soins ou non. Une belle illustration de la doxa sarkozyste qui pourrit le pays, culture du résultat, prime au rendement, rationalisation économique de la santé. Donc, laissons crever les mourants, ça revient moins cher et ils crèveront de toute façon. Jonathan Swift reviens, ils sont devenus fous !
De Fanya
penseur libre | 23H12 | 30/12/2008 |
Un nouveau service des urgences va être créé suite au « résultat de l'enquête du parquet » :
service « d'évaluation des urgences » pour diriger les malades ayant des chances de survie « acceptable » ! ! ! !
Mais bien sûr c'est là que « Edwige » devient primordial et alors plus de problème pour trouver une place.
à Fanya
De albertini2a
IR | 00H11 | 31/12/2008 |
Excellent ! hihi ! ! Enfin une utilité à ce bon vieux « Edwige » ! ! !
De punky
ni jah ni maitre | 23H30 | 30/12/2008 |
-Vous ètes vieux,il fait chaud……allez le plus possible faire vos courses dans des magasins climatisés (même si vos revenus ne vous le permettent pas)
si vous ne pouvez vous deplacez demander à un membre de votre famille ou un voisin une bombe d'eau à pulvériser.
-Pour votre santé ,manger 5 fruits et légumes par jour (même si vos revenus ne le permettent pas)…le ministère vous rappel que les patates et le riz ne sont pas des légumes ! ! ! !
-Votre coeur ou tout autres organes de votre anatomie font des sienne, remplissez le formulaire (vous pouvez vous le procurer dans votre centre de sécurité social) pour évaluer vos chances de survie ,si vous obtenez moins de 30 points merci de ne pas nous déranger appelez directement les « pompes funèbres ».
-Vous ètes vieux ,vous ne bouffez que des patates et votre coeur est deffaillant….franchement…..appelez vos enfants et petits-enfants afin de leur dire adieu dans la dignitée et de ne pas gacher les fêtes de fin d'année de votre ministre.
C'était un communiquer du ministère de la santé
à punky
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 10H20 | 31/12/2008 |
Juste bravo Punky ! Et plein de bonnes choses pour la nouvelle année qui débarque.
à Utilisateur désinscrit 2
De punky
ni jah ni maitre | 12H03 | 31/12/2008 |
Plein de belles choses à toi aussi et surtout…….une bonne santée….(as tu des nouvelles de notre champipi ? ? ? )
à punky
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 12H09 | 31/12/2008 |
Oui Punky, not » morille est reviendue : http://www.rue89.com/riverain/hershellgordon
Tout pareil pour toi et ta p'tite famille.
De moonlight
Résistante | 00H44 | 31/12/2008 |
Bah ! c'est ce qu'elle affirme, mais comme personne ne peut vérifier la véracité de son discours, elle dit bien ce qu'elle veut..
Quant au Parquet qui dit que le patient n'aurait pas survécu malgré une hospitalisation, cela m'a tout l'air d'être une intox : .seule, la famille serait en mesure d'apporter plus de détails à ce sujet car elle connaissait l'état du malade, son coeur ayant pu se dégrader pendant ces longues heures par manque de soins…
On veut nous en faire avaler de drôles de couleuvres ! ! !
De Circa52
plasticien | 00H52 | 31/12/2008 |
La pharmacienne dodue engraissée au foie gras des banquets de l'UMP a chaud aux miches avec toutes ces histoires qui ne font que précéder les catastrophes à venir et ses nouvelles billevesées. Nous sommes déjà les vice-champions du monde après l'Italie avec nos 19.500 morts de la canicule de 2003, chef d'oeuvre d'inconséquence de l'inénarrable professeur Mattei revêtu de son Lacoste noir estival pour la circonstance. Nous voici maintenant face aux conséquences des fermetures de services et des réductions budgétaires imposées par l'Europe contre laquelle nous avons voté à 55 %. Comme en Grèce, il faudra bientôt allonger des enveloppes bien garnies afin de ne pas crever dans un couloir d'hôpital. Aux mêmes maux, les mêmes remèdes…
De Tex
ex-actif | 00H58 | 31/12/2008 |
Une enquête, c'est ce qu'on fait après, quand il est trop tard.
Je rêve d'un gouvernement qui ne s'agite plus après coup, en demandant à ses publicitaires d'allumer des contre feux à chaque drame humain que sa politique engendre, mais qui s'active avant, qui réfléchit à long terme pour le bien de tous, se concerte réellement avec les professionnels et met toute sa volonté à les aider.
Je rêve que le remplaçant de Chirac qui bronze au Brésil pense la même chose.
De kraeuter
je travaille dans la recherche...d'... | 01H40 | 31/12/2008 |
Bon ! j'ai lu qu'il devait mourir de toute façon…Bien , moi je m'accroche à la vie et je ne veux pas mourir dans les urgences françaises, où l'on ferme des lits,qu'on réduit en peau de chagrin les budgets, qu'on tire sur la couène au max les soignants, qu'on taxe les français et en prime les mutuelles vont, face à la crise augmenter de 3 à 7 % en 2009 ! Merci Sarko et ta suite ! ! ! !
De kraeuter
je travaille dans la recherche...d'... | 01H50 | 31/12/2008 |
Putain ! Con ! (avé l'accent) La Roselyne doit être aussi déprimée que le Raffarin pendant la canicule ! ! ! ! bon, les SDF on en fait quoi maintenant ? Parceque monsieur machin il canne à l'hosto, on ne sait pas pour le reste de la populasse …on ne peut pas être partout à la fois n'est ce pas !
De flixp
01H56 | 31/12/2008 |
Libérez les lies brandies par Bachelot !
De Dessine-moi un mouton
utopiste toujours | 02H04 | 31/12/2008 |
Mattei, au moment de la canicule, avait lui aussi déclaré que tous ces vieux seraient morts de toutes les façons quelques jours plus tard. Les statistiques de mortalité auraient logiquement dû baisser dans les semaines suivantes. Il n'en a rien été. C'est bien la canicule qui avait provoqué leur décès.
A propos des chiffres annoncés aussi péremptoirement par les ministres ou les conseillers du président, sachant qu'ils les répètent à l'envi lors de leur tournée de « promo » dans les médias, ne serait-il pas possible, systématiquement, comme vous venez de le faire, de vérifier rapidement ces chiffres (le plus souvent des pourcentages et - cerise sur le gâteau - comparés à des statistiques européennes, voire mondiales - : ) afin de contrer lesdits ministres lors de leurs passages suivants sur les ondes ou en TV via les journalistes ou, par défaut, les auditeurs/internautes ?
à Dessine-moi un mouton
De fraistival
Journaliste spécialisé | 05H08 | 31/12/2008 |
Bachelot et Mattei sont tous deux issus du milieu médical dit libéral. Le cynisme gangrène ce milieu, il vient d'en haut. C'est le chacun pour soi et le pire pour tous. Les plus riches (les ophtalmos en ce moment) sont ceux qui paient les assurances les plus faibles. Les plus mal payés (Obstétriciens ? ) paient les plus chers.
Personne ne communiquant sur les cas les plus courant d'urgence médicale, tout le monde va aux urgences pour un oui ou un non. En plus c'est gratuit et les médecins y sont souvent compétents.
En matière ophtalmologique, il existe quelques cas d'urgence médicale pour lesquelles vous risquez de perdre l'oeil en quelques heures. Personne n'est au courant de ces cas, et si vous appelez les urgences pour vous signaler… on vous enverra prendre un rdv chez un ophtalmo : délai 6 mois dans certaines régions. Si vous insistez, un va vous prendre en urgence : durée de la consultation 5/10 minutes. Si l'ophtalmo ne fait pas son boulot, comme c'est parfois le cas (il y a des filières de formation « exotiques » dans cette profession), vous perdrez votre oeil.
J'en suis un témoin -sur- vivant à Toulouse. Et si vous assistez à des dérives, n'allez pas vous plaindre. Conseil de l'ordre, avocat et « justice » se chargeront de vous faire taire par tous les moyens. Quand je dis tous je vous laisse imaginer ce que ça peut donner en province. C'est pas seulement les expertises à vos frais, les avocats qui triplent leur facuture.. c'est le reste : la Rumeur par exemple, celle qui vous coupe des autres sans que vous sachiez pourquoi…
A Paris c'est pas guère mieux. Miss Bachelot avait quand même décidé de mettre les pieds dans le plat en virant tout le conseil de l'ordre pour cause de gros émoluements, tous auto-réélu dans la foulée.
Au début des années 2000, a deux couillons qui avaient perdu leur oeil (donc le plus souvent leur boulot) qui ont du péter les plombs : ils ont fini par régler leur histoire d'un coup de fusil.
Voila ou ça nous mène le cynisme, le goût du lucre affiché et le mélange des genres (le médical est sureprésenté dans nos chères assemblées).
à Dessine-moi un mouton
De Valerio_777
pasuncanard | 09H50 | 31/12/2008 |
Merci « Dessine-moi un mouton » mais j'irais un peu + loin : quand il s'avère qu'un homme politique et pire un commis d'état en même temps, ment, a menti, ou s'est trompé effrontément en se fichant complètement de la réalité à des fins de basse propagande, pourquoi ne pas lui infliger une exclusion temporaire des médias de 15 à 60 jours histoire de lui rabattre tout simplement le bec ? Militons donc pour une loi de ce style, ça me semble moral non ? Pourquoi un homme politique sensé nous représenter peut-il ainsi se permettre de dire des contre vérités ? Ainsi cela se saurait, on pourrait faire des classements…
De fraistival
Journaliste spécialisé | 05H19 | 31/12/2008 |
Il parait que la mère Bettencourt distribue des milliards. Si, sur les pas de Bill Gates, le grand père Pinault, l'ange Arnault et super Bolloré font de même, on pourra donner du grain à moudre à l'hopital.
Cela n'empêchera par d'en améliorer la gestion. Quand on connaît la passation des marchés publics dans les hopitaux… Et les salaires versés dans les bidules qui chapeautent tout ça (c'est l'énarchie qui prend le relais du « contrat social'). Et le manque de rigueur dans cette profession : dans le secteur de l'alimentation, on est dix fois plus rigoureux notamment sur les plans de la traçabilité et des certifications de service. Une banale pomme a un dossier de santé mieux géré que le votre !
Quand à la médecine, c'est tout pour les bons libéraux, un peu pour les urgentistes et rien pour les infirmières (si un conseil de l'ordre pétainiste, un de plus ! ). Et une bouffée de pchitt chiraquien en cas d'erreur médicale.
Quand à Miss Bachelot, qui aime se garer en double file pour aller faire les soldes, c'est elle qui avait déclaré la belette nuisible quand elle était à l'environnement (maintenant y a plus de belette dans la nature mais on a toujours la poule dans le poulailler).
De afrique
retraitrée EN | 06H06 | 31/12/2008 |
Je trouve atterrant le nouvel argument de la ministre qui déclare que de toute façon, le malade n'aurait pu être sauvé. Va-t-il falloir faire des autopsies avant de soigner ? Ce malade n'avait-il pas droit à une tentative de soin ? Selon quels critères va-t-on décider de l'opportunité d'une hospitalisation ? Oui, la France va mal et, à mon avis, ce n'est pas fini.
De lorientois
07H42 | 31/12/2008 |
Une seule solution : Regarder les malades qui sont le moins proches de la mort pour les placer à l hopital ….Une nouvelle maniere de contourner les injustices ! ! ! ! ! Merci Sarko ! ! ! !
De lacalas
08H09 | 31/12/2008 |
madame bachelot ne me semble absolument pas compétente et a obtenu ce poste par le bon vouloir du prince madame bachelot n'a jamais été brillante ce sont ses copinages qui lui permette d'obtenir un maroquin a chaque gouvernement de droite ceci dit elle n'ai pas la seule morano et laporte sont également la grâce au bon vouloir de notre mini president
De marchenchuches
Ouvreur d'huitres au Niger | 08H20 | 31/12/2008 |
On se pose enfin la bonne question.
Dormez braves gens, il serait mort de toutes façons.
Une fausse nouvelle en quelque sorte.
C'est une véritable révolution dans l'éthique de la médecine.
Jusqu'à notre nouvellel ère la médecine avait une obligation de moyen, le résultat dépendant de moyens et du patient lui même.
Avec la nouvelle réforme,il n'y a plus obligation de moyens, quid de l'obligation de résultat ?
Ca ouvre des horizons immenses :
- Attaquer le médecin en justice s'il ne vous a pas guéri, malgré les immense moyens mis en oeuvre.
- Refuser les infractions, (non mise en oeuvre correcte de moyens), si le résultat n'est pas blessure ou mort d'homme.
- Absoudre notre cher président de tous les errements réformateurs puisque de toutes façons on n'échappe pas aux conséquences de la crise.
En résumé : Mieux vaut laisser le patient guérir plutôt que prévenir.
On vit une époque formidable.
Entre nous, vous pensez vraiment que onze lits (éventuellement virtuels) disponibles sont suffisants pour couvrir les risques de réa sur une population de 10 millions d'habitants. Un petit carambolage et la marge passe en négatif.
à marchenchuches
De Valerio_777
pasuncanard | 09H10 | 31/12/2008 |
Bravo marchenchuches ! Evidemment que 11 ou 30 lits de marge pour 10 millions d'habitants c'est équivalent à Zéro ou du négatif. Quant à votre mise en perspective de l'absolution de notre cher président par rapport à l'obligation de résultat puisqu'il n'y a plus d'obligation de moyens, cela donne le vertige ! Merci encore de votre lucidité.
De kkadim
service public rhone alpes | 08H24 | 31/12/2008 |
l'argument selon lequel, quoi qu'il se soit passé, ce malade serait mort ne tient pas.
premiérement on ne pouvait le savoir à l'avance, et donc tout devait être fait pour le sauver.
deuxiémement : si l'on raisonne ainsi, celà revient aller plus loin que la loi, toujours refusée au nom de la morale, la loi sur le suicide assisté des malades en fin de vie.
enfin, s'il était si évident que ce malade n'avait aucune chance, alors il faut sanctionner les médecins qui ont « gaspillé » les deniers du contribuables en s'acharnant ainsi, non ?
à kkadim
De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 08H49 | 31/12/2008 |
Il vaut mieux actuellement être atteint de « prejudimoralis » , c'est nettement mieux pris en charge par l'Etat.
Cela fait peur, le coup, « de toute façon il n'avait aucune chance »
imaginez comment voit les choses, notre nicolas, lui qui est persuadé que dans nos gènes se trouvent nos avenirs..
batteries d'examens à 3 ans, pas viable, hop à la fosse commune.
Monde de fou