Au-delà de l'arrêt des tirs de roquettes, Israël veut renverser le Hamas et surtout rétablir la peur de Tsahal dans la région…

Au quatrième jour de ce qu'il faut désormais appeler la Guerre de Gaza, première du nom, l'objectif d'Israël reste ambigu. Et comme souvent au Proche-Orient, un but de guerre peut en cacher un autre.
Officiellement, il s'agissait initialement d'un objectif simple et clair : empêcher le Hamas, maître de la bande de Gaza, de lancer ses roquettes qui terrorisent les villes du sud d'Israël.
Puis, lundi, le vice-Premier ministre israélien, l'ancien syndicaliste rallié à Kadima, Haïm Ramon, a déclaré à la télévision que l'objectif de l'opération « Plomb durci » était de « faire tomber le régime du Hamas à Gaza », ce qui constitue une escalade sensible.
La crédibilité de la dissuasion israélienne
Et si le véritable but de guerre était en fait de redonner de la crédibilité à Tsahal, l'armée israélienne, dont le mythe d'invincibilité a pris un sacré coup lors de la guerre du Liban de 2006, face au Hezbollah.
C'est toute la doctrine de dissuasion de l'Etat hébreu qui s'en trouvait fragilisée, et que Gaza doit, aux yeux des dirigeants israéliens, permettre de restaurer à la face du monde. Du monde musulman en premier lieu, notamment l'Iran.
Mark Heller, un expert stratégique israélien réputé, cité lundi par Ethan Bronner dans l'International Herald Tribune, l'a explicité en termes particulièrement clairs :
« Il y avait depuis deux ans un sentiment récurrent d'incertitude sur le point de savoir si quiconque a encore peur d'Israël. Le concept est que par le passé -peut-être un passé mythifié-, on ne s'en prenait pas à Israël de peur des conséquences.
“Aujourd'hui, la région regorge de réthorique agressive qualifiant Israël de tigre de papier. Cette opération est une tentative de réétablir le sentiment selon lequel si vous menacez ou si vous attaquez Israël, vous en payerez un prix disproportionné”.
Ce triple objectif -arrêt des tirs de roquettes, renversement du Hamas, rétablir la peur de Tsahal…- met la barre très haut pour ce conflit, et signifie qu'il n'est pas prêt de s'arrêter.
Il explique que, comme au Liban en 2006, mais en ayant tiré les leçons de ses échecs, Israël ait choisi d'utiliser massivement son aviation, sans prendre de gants sur le nombre de victimes. L'objectif est de choquer, dans tous les sens du terme.
Dissuasion ciblée, ou massive ?
Il fut un temps où la dissuasion israélienne reposait sur des opérations ciblées : l'enlèvement du nazi Adolf Eichmann en Argentine en 1960, une opération de commando menée en 1973 au coeur de Beyrouth par un certain Ehud Barak, déguisé en femme, celui-là même qui dirige aujourd'hui cette guerre en tant que ministre de la Défense… Ou encore le bombardement audacieux du réacteur nucléaire (français) d'Osirak, en Irak, en 1981.
Le changement de la donne stratégique au Proche et Moyen Orient, l'émergence de forces comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, ont fait monter les enchères. Et la guerre foirée de 2006 a montré que l'armée israélienne n'était pas prête.
Deux ans et une réorganisation complète plus tard, Tsahal repart en guerre, et n'a pas droit à l'échec. Car son revers au Liban avait donné des ailes -et des idées- au Hamas, et un échec cette fois à Gaza serait fatal à la dissuasion israélienne. C'est dire si l'enjeu est lourd.
C'est là que le but politique de la guerre reste flou. S'il s'agissait de pousser le Hamas à négocier ou à s'accommoder de l'existence d'Israël, il serait intelligible. Mais en voulant renverser un régime mis en place par une victoire électorale en janvier 2006, certes suivie d'un coup de force en juin 2007, Israël met la barre très haut.
D'autant que la chute du pouvoir islamiste à Gaza ne fera pas disparaître le Hamas du paysage politique palestinien, et risque au contraire de le rendre plus redoutable encore, replongé dans une clandestinité d'où l'avait partiellement sorti la nécessité de gérer le quotidien des Palestiniens.
Le Hamas, né de la première Intifada en 1987, sait se nourrir de la tragédie, des souffrances et du martyr, et c'est la pièce manquante essentielle de la stratégie israélienne qui le renforce en le combattant.
Le cynisme des dirigeants
Mais de ces considérations, les dirigeants de la coalition israélienne n'ont sans doute cure. Leur objectif est d'abord de restaurer le crédit d'une armée dévalorisée à la bourse de la dissuasion régionale, bien au-delà de l'enjeu limité de la bande de Gaza. Et de redorer leur blason personnel et politique avant les élections législatives anticipées de février. Cynique, mais cruellement réaliste.
De ce point de vue, le sentiment de succès que ressent l'opinion israélienne depuis quatre jours tranche singulièrement avec la révulsion que provoquent les images de Gaza dans une bonne partie des opinions mondiales. Israël est revenu à une doctrine primiitive qui veut inspirer la peur comme protection ultime. On est loin des discours lyriques des années 90 sur les valeurs de la paix d'un certain prix Nobel devenu président de l'Etat hébreu, Shimon Pérès.
Face à de tels buts de guerre, en semant ainsi les graines des haines et des vengeances de demain, Israël risque fort d'avoir commis à Gaza pire qu'un crime : une erreur.
Photo : chars israéliens au nord de Gaza lundi (Baz Ratner/Reuters).





















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De piecam
trav_ind | 17H37 | 30/12/2008 |
Désolé pour la longueur et le copié/collé.
C'est juste pour prouver à ceux qui pensent qu'Israel est un état « fasciste » que des voix opposées à la guerre peuvent s'y élever.
« Samedi 27 décembre, la première chaîne de télévision israélienne nous a proposé un aperçu intéressant : ses correspondants faisaient leur commentaire depuis les villes israéliennes de Sderot et d'Ashkelon, mais les images qui s'affichaient à l'écran provenaient de la bande de Gaza. Ce faisant, le message formulé – sans doute bien involontairement – était on ne peut plus fidèle à la réalité : un enfant de Sderot vaut un enfant de Gaza et quiconque s'en prend à eux est méprisable. L'offensive sur Gaza ne mérite pas seulement une condamnation morale mais aussi quelques menus rappels historiques. Tant la justification donnée à cette offensive que le choix des cibles sonnent comme une répétition des mêmes considérations de base qui se sont toujours révélées erronées, guerre après guerre. Mais Israël s'y accroche envers et contre tout.
Ainsi, Israël aurait décidé de frapper les Palestiniens dans le but de “leur donner une leçon”. C'est là une considération qui accompagne l'œuvre sioniste depuis sa genèse : nous sommes les représentants du Progrès et des Lumières, de la raison complexe et de la moralité, tandis que les Arabes sont une racaille primitive et violente, des gamins qui doivent être éduqués et remis dans le droit chemin en utilisant – bien entendu – la méthode de la carotte et du bâton, comme le fait le charretier avec son âne.
Le bombardement de Gaza est aussi censé “liquider le régime du Hamas”, le tout enchaîné avec une de ces autres considérations qui font le sel du mouvement sioniste depuis sa fondation : il est possible d'imposer aux Palestiniens l'émergence d'une direction “modérée”, c'est-à-dire une équipe qui renoncera à leurs aspirations nationales. Toujours dans cet ordre d'idées, Israël croit encore et toujours qu'en infligeant souffrance et désolation aux civils palestiniens, on les poussera à se révolter contre leurs dirigeants nationaux. L'histoire devrait pourtant nous démontrer que rien n'est plus faux.
Toutes les guerres d'Israël se sont chacune fondées sur l'une ou l'autre de ces considérations qui nous accompagnent depuis la naissance et qui peuvent se résumer par “nous ne faisons que nous défendre”. “Un demi-million d'Israéliens sous le feu” était le titre qui barrait la une du Yediot Aharonot, ce dimanche 28 décembre. Comme si ce n'était pas toute la bande de Gaza qui subissait un siège interminable imposé par Israël et qui y a détruit toute perspective de vivre dans la dignité pour au moins une génération.
Il est évidemment impossible pour quiconque de vivre sous les tirs quotidiens de missiles, mais aucun lieu sur terre ne peut aujourd'hui prétendre vivre dans une situation de “terrorisme zéro”. Il n'en reste pas moins que le Hamas n'est pas une quelconque organisation terroriste qui tiendrait en otages tous les habitants de Gaza. C'est au contraire un mouvement nationaliste et religieux qui jouit de l'assentiment d'une majorité de Gazaouis. On peut évidemment déclencher une attaque contre lui, et, vu la perspective proche des élections législatives israéliennes du 10 février 2009, cette attaque débouchera sans doute rapidement sur une sorte de cessez-le-feu. Mais il est une autre vérité historique qu'il est peut-être bon de rappeler dans ces colonnes : depuis l'aube de la présence sioniste en terre d'Israël [la Palestine entre la Méditerranée et le Jourdain], aucune opération militaire n'est jamais parvenue à faire progresser un quelconque dialogue avec les Palestiniens.
Le plus dangereux de tous nos clichés est sans doute celui selon lequel il n'y a personne à qui parler. Il y a toujours moyen de parler, y compris avec le Hamas, étant donné qu'Israël a des choses à proposer à cette organisation politique : la levée du siège de Gaza et la restauration de la liberté de circulation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, dans le but d'améliorer les conditions de vie. Dans le même ordre d'idées, il serait peut-être bon que nous dépoussiérions les vieux projets jadis élaborés après la guerre des Six-Jours [en juin 1967] et selon lesquels il fallait permettre à des milliers de familles [palestiniennes] de Gaza de se réimplanter en Cisjordanie. Si ces projets n'ont finalement jamais vu le jour, c'est tout simplement parce que la Cisjordanie était destinée à la colonisation juive de peuplement. Cette dernière fausse considération a causé beaucoup de dégâts, et nous n'avons pas fini d'en payer le prix. »
Tom Segev
Ha'Aretz
Cet article est repris dans Le Courrier International.
à piecam
De Le Yéti
yetiblog.org | 20H54 | 30/12/2008 |
Cher Piecam
Un État « fasciste » (Einstein) ou « colonialiste » (le Yéti, beaucoup plus modestement) n'est pas composé que d'infâmes « fascistes » ou de sombres « colonialistes » (pas plus que la France de Sarkozy n'est composée que de « sarkozystes », cad de malades profonds).
A ce titre, vous avez raison, le journal Ha'Aretz constitue une réelle source d'espérance, un modèle à suivre.
Bien cordialement.
à Le Yéti
De piecam
trav_ind | 21H31 | 30/12/2008 |
Cher Le Yéti,
Je ne pensait pas à vous, mais à quelques révolutionnaires en pantoufle fustigeant sur ce fil de discussion « des tigres en papier à 3000 km d'ici », pour paraphraser Wolf Biermann.
À noter. D'après Ha'Aretz d'aujourd'hui, il semble qu'un cessez-le-feu soit envisagé. Comme à son habitude, M. Sarkozy va s'attribuer la paternité d'une action diplomatique qui n'est pas la sienne mais d'Ehoud Barak.
Cela fait du bien de ne pas ce sentir trop seul.
Amicalement.
à piecam
De lifka
22H32 | 30/12/2008 |
Tom Segev est fidèle à lui même. Un idiot utile malfaisant. Ces seules phrases le disqualifient :
« Israël aurait décidé de frapper les Palestiniens dans le but de “ leur donner une leçon ”. “
‘Il est évidemment impossible pour quiconque de vivre sous les tirs quotidiens de missiles, mais aucun lieu sur terre ne peut aujourd'hui prétendre vivre dans une situation de terrorisme zéro ’.”
Immonde ! Comparer 100 missiles quotidiens lancés sur des femmes, des enfants, des vieillards qui vivent terrés à un lieu où il y aurait un risque “non zero” de terrorisme !
Tout est aussi faux et malfaisant dans son article et surtout destiné à plaire au public occidental.
De qui se moque-t-il ? Si j'étais un habitant de Sderot, je viendrais l'enlever avec sa famille (si il en a une) pour l'obliger à venir habiter avec moi juste quelques jours
Monsieur Segev et c'est évident dès sa première phrase n'a jamais vu aucune des centaines de roquettes qui se sont abattues sur les civils israéliens. Comment pourrait-il avoir la moindre empathie vis-à-vis de ses concitoyens sous les roquettes, puisqu'il ne les voit pas et réserve toute son empathie aux Palestiniens. Pourquoi diable vit-il toujours là si il hait son pays à ce point ?
Imaginez un journaliste Parisien qui pendant la guerre, au moment où les Allemands bombardaient des civils ici ou là n'aurait eu d'empathie que pour les allemands vivant près des usines de fabrication d'armes que les Alliés bombardaient et aurait affirmé que finalement les bombardements allemands n'étaient qu'un prétexte et que les objectifs choisis par les alliés le démontrait…. Il y en a eu d'ailleurs. On leur donnait un nom charmant. C'est exactement ce que fait monsieur Segev.
Et c'est cette ignominie que vous nous citez en exemple ?
à lifka
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H49 | 30/12/2008 |
C'est amusant, cette manière que vous avez de disqualifier a priori toute opinion contraire à la vôtre. C'est un procédé très soviétique ou bushien (au choix de vos préférences). Méfiez-vous tout de même, il est assez risqué : ainsi, lorsque vous traitez vos contradicteirs d'idiots utiles, on pourrait aisément vous retourner le compliment et personne ne serait beaucoup plus avancé.
Mais jouons tout de même à votre petit jeu : imaginons un journaliste parisien pendant la guerre… Donc, à vous suivre, la France aurait balancé de très copieuses quantités de bombes sur l'Allemagne, fait usage d'une puissance de feu que certains auraient jugée disproportionnée et constitué une assez jolie collection de cadavres civils au milieu de cadavres militaires pendant que l'Allemagne nous enverrait ses bombinettes. C'est à peu près cela, non ? Et certains, parmi lesquels ce journaliste que vous nous proposez, s'offusqueraient. Eh bien je dois dire que votre journaliste de fiction honorerait assez la France à mes yeux, plus en tout cas que les bombardiers que nous aurions envoyé massacrer l'Allemagne et les Allemands.
Ah oui, j'oubliais : mais Israël est en danger de mort. Franchement, à qui voulez-vous faire croire cela ? Vous regardez trop Al-Manar, ma parole !
Le problème avec vos petites uchronies, c'est qu'elles ne tiennent pas la route. Néanmoins, elles illustrent assez bien la précarité de vos raisonnements.
EDIT : Une question, tout de même. Vous reprochez à Segev de n'avoir jamais vu une seule des roquettes qui bombardent Sdérot. Et vous ? Les avez-vous vu d'aussi près que vous avez lu certains livres ou suivi certains procès de la justice militaire israélienne ?
à thierry reboud
De lifka
01H36 | 31/12/2008 |
Si les « bombinettes » dont vous parlez ressemblent à un jeu macabre de roulette russe - 100 en 24 heures, ça fait 4 alertes par heure ; 4 fois par heure, des gamins de 2, 3, 4 ans doivent courir pour se mettre à l'abri en se demandant si la prochaine ne va pas tomber dans leur séjour ou dans leur classe et si ils ne seront pas les prochains blessés - avec la vie d'enfants (car au cas où vous l'auriez oublié ces « bombinettes » tuent ou mutilent quand elles vous arrivent dessus), alors pour ma part je trouverais immonde que quelqu'un ose comparer ça au risque que nous avons tous d'un attentat dans notre ville qui n'est pas en guerre. Je ne retire rien à ce que j'ai dit.
Je ne demande pas à ce monsieur de ne pas parler de la souffrance des Palestiniens, mais au moins qu'il ait un minimum de décence et d'empathie pour ceux de ses concitoyens qui sont sous le feu des Grads et autres missiles palestiniens au lieu de les traiter avec tant de désinvolture.
D'autant que le reste de l'article est à l'avenant. Tout y est aussi tordu et faux comme raisonnement, ne cherchant qu'une chose : se montrer plus antisioniste que les antisionistes.
Concernant votre question finale, j'ai en effet la grande chance de ne pas vivre sous le feu des roquettes. Par contre, comme je l'ai dit ailleurs, j'ai de la famille dans la zone « à risque » et j'ai parlé il y a peu à ces gens qui eux le vivent au jour le jour et qui m'ont raconté avec une très grande dignité comment on vivait dans ces conditions, et en sachant qu'on a en plus un gosse en âge d'être mobilisé ou déjà au front.
à lifka
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 02H18 | 31/12/2008 |
Ha ha : Lifka-Segev, match nul, si je comprends bien. Après tout, rien ne vous dit qu'il n'a pas de la famille dans la région de Sdérot. Ou peut-être même qu'il y va plus souvent que vous. Non ? En fait, vous êtes une comique : quand vous vous y mettez, ça vaut vraiment le déplacement.
Le coup des pauvres petits enfants qui doivent courir pour se mettre à l'abri est particulièrement opportun le jour où un certain nombre d'enfants palestiniens ont été tués, sans doute parce qu'ils ne couraient pas assez vite. Pas l'habitude, je suppose, ou manque d'entraînement : la faute aux gentils Israéliens qui ne bombardent jamais, au grand jamais, Gaza. Parfois, je me demande si vous réalisez l'énormité de ce que vous écrivez. Ce que vous trouvez immonde est le lot de pas mal d'enfants de Gaza. C'est amusant, vous ne trouvez pas ? Pour ce qui est de la désinvolture, j'imagine que si Segev a besoin de cours, vous serez toujours là.
Rafraîchissez-moi la mémoire : combien de morts à Sdérot en 10 ans ? Combien de morts à Gaza en 3 jours ? Si vous voulez, vous pouvez aussi ajouter les blessés de part et d'autre.
Quant à Segev antisioniste… Non mais je vous jure, ce qu'il ne faut pas lire ! Dites-moi, c'est une manie de ne pas lire les textes des gens dont vous parlez ?
à piecam
De lifka
22H38 | 30/12/2008 |
Vous avez cependant raison sur un point : je ne connais pas un seul pays au monde, même parmi les plus démocratiques, qui laisserait publier ce genre de littérature anti-nationale en temps de guerre dans un grand quotidien national (et même dans un journal moins important).
Une grande leçon de démocratie donc qu'Israël donne au monde et particulièrement à tous ceux qui crachent régulièrement dessus qui devraient bien en prendre des leçons.
De ker
17H41 | 30/12/2008 |
Israel : le front arme de la colonisation occidental du monde arabe.
à ker
De ker
17H43 | 30/12/2008 |
Mubarak : le front politique de la colonisation occidental du monde arabe.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 17H49 | 30/12/2008 |
Dans ces commentaires chacun brandit ses positions de principe et il n'y a rien à en tirer.
Hier soir sur France 24 il y avait l'ambassadeur d'Israël en France, la déléguée palestinienne en France et un humanitaire en Palestine et personne ne parlait le même langage si bien qu'il n'est rien ressorti de cette discution, chacun est resté sur ses positions convaincu d'avoir raison.
Pierre Aski nous donne le sien alors pourquoi s'en servir pour se quereller ?
à Servais-Jean
De lifka
21H02 | 30/12/2008 |
Pour autant que je sache c'est un espace de discussion, ici, non ?
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 17H51 | 30/12/2008 |
Excellentes nouvelles du front ..
Connaissez vous , amis internautes , la stratégie des 5 cercles ? ? ? ! ! ! ! …
Oh que non ! ! ! ! ,
normal ! ! ! ,
nombreux d'entre nous n'ont pas eu la chance d'aller faire un stage sympa chez Tsahal…
Bref ;
Explication citoyenne ..
La stratégie des cinq cercles….
L'idée consiste donc à décomposer le système ennemi en cinq éléments imbriqués, que l'arme aérienne va devoir
frapper à distance de sécurité, c'est-à-dire en prenant des risques minimaux pour les soldats amis.
A l'extérieur, les forces crimelles ennemies représentent la puissance de feu et l'élément le plus directement
lié à l'effort de guerre.
Elles forment le cinquième cercle.
Puis, dans le quatrième cercle, la population civile assure à la fois la protection et le soutien des politiques dirigeant la force.
Le troisième cercle est constitué par les bases de l'Etat criminel ennemi, essentiellement ses structures de
communication physiques (routes, aérodromes, etc.).
Le deuxième cercle est l'ultime protection du noyau dur, les éléments organiques essentiels : production
d'énergie, carburant, nourriture et finances.
Enfin, au centre du dispositif, le premier cercle, celui du commandement islamo criminel du Hamas.
L'admirable général Dan Harel, chef d'état-major adjoint de l'armée israélienne, insiste sur le fait que les
buts de guerre ont changé : il ne s'agit plus seulement de faire cesser les tirs de roquettes, mais aussi de
détruire l'appareil politique du Hamas, donc sa capacité à gouverner la bande de Gaza.
Après l'opération, il ne restera plus aucun bâtiment du Hamas debout à Gaza
Souhaitons bonne chance pour ce grand défenseur , le talentueux général Dan Harel, du monde libre qui fait de
son mieux pour nous débarrasser enfin de tous les dangereux criminels terroristes dont font partie l'ignoble Hamas….
Une autre excellente nouvelle qui donne du baume au coeur à tout français digne de ce nom..
Israeli Air Force Strikes Rockets in Transit
http://www.youtube.com/profile ? user=idfnadesk
de merveilleuses vidéos…
voilà une bonne chose de faite …
devoir citoyen oblige…..
sur ce..
cqfd
à Ouko
De Courageux_anonyme
18H32 | 30/12/2008 |
il n'a rien inventé ton général, la gestion de gaza et de la cisjordanie est identique à celle du ghetto de varsovie :
Situation
Le ghetto est formé par le centre de la ville de Varsovie. Le ghetto est initialement composé de deux parties, le grand ghetto relié au petit ghetto par un pont en bois. Il est entouré sur 18 kilomètres de murs de plusieurs mètres de haut avec du fil barbelé.
Organisation
La gestion du ghetto est déléguée au « conseil juif » (Judenrat) par les occupants. Ces mêmes occupants emploient la main-d'œuvre du ghetto pour les besoins de l'armée et implantent de nombreux ateliers et usines dans le quartier juif. La Jüdisher Ordnungsdienst, ou police juive est chargée de maintenir l'ordre.
Dans le ghetto
Les conditions de vie dans ce ghetto étaient inhumaines. D'abord, il est trop petit pour accueillir tous les Juifs de Varsovie et des villages environnants. Beaucoup ont tout perdu (leurs familles et/ou leurs biens) en arrivant dans ce quartier fermé. Et puis, il est mal, ou presque pas approvisionné en nourriture et combustible. Dès l'hiver 1940-1941, la faim et le froid se font ressentir. Nombreux sont alors ceux qui organisent de petits trafics avec l'extérieur. Certains de ces trafiquants y laisseront parfois leur vie en essayant d'apporter de la nourriture dans le ghetto.
Mais malgré cela, la mort est courante. Il n'est pas rare de retrouver des cadavres en pleine rue. Une charrette passe alors ramasser les corps, qui sont comptés puis enterrés dans une fosse commune.
…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghetto_de_Varsovie
quand à la stratégie des cinq cercles c'est celle d'un « stratège de la guerre aérienne, le colonel de l'US Air Force John A. Warden III. “
utilisé depuis 2007 en Afghanistan, c'est un échec …
le crime de guerre y est théorisé (bombardement des populations civiles)
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/la-strategie-des-cinq-cercles/924…
à Courageux_anonyme
De lifka
21H00 | 30/12/2008 |
Sauf qu'à Gaza, personne ne meurt de faim et que les convois humanitaires peuvent entrer même pendant les bombardements
http://www.armees.com/Gaza-les-convois-humanitaires-sont-a-nouveau-autor…
http://www.guysen.com/topnews.php ? tnid=3957
Hier et aujourd'hui, les autorités israéliennes ont laissé passer des convois humanitaires vers la bande de Gaza. En avez-vous bénéficié ?
Oui, notre camion a pu passer ce matin. C'était le numéro 65 et nous n'étions pas les derniers. Nous avons fait passer un peu de tout, du matériel, de la nourriture, des médicaments. Les Israéliens ont ouvert les vannes et ils m'ont dit que c'était bon pour les quinze jours qui viennent. Nous attendons du matériel donc nous ferons passer un autre camion après-demain mais rien n'est jamais certain.
http://www.liberation.fr/monde/0101308566-a-gaza-il-faut-relever-les-equ…
Courageux, mais à côté de la plaque.
à lifka
De déluge
menuisier | 23H28 | 30/12/2008 |
@ lifka 1
Ca s'appelle une perfusion.
Rien de plus.
Sympa.
à lifka
De EulChe
Humaniste hère | 10H35 | 31/12/2008 |
première assertion fausse : il y a une forte malnutrition à Gaza.
Deuxième assertion : quelques camions sont autorisés au compte-goutte. Sachant qu'il n'y a plus de stocks dans gaza et 1,5 millions d'habitants, 80 camions est-ce vraiment suffisant ?
Par ailleurs, concernant vos sources, je doute qu'un site nommé « armees.com » soit le plus à même de donner d'exactes informations concernant la situation humanitaire.
Je lui préfère celui d'UNOCHA qui coordonne l'action humanitaire en OPT. (http://www.ochaopt.org)
à Ouko
De antonh
curieux | 18H40 | 30/12/2008 |
ouko, je t'ai trouvé une oukonne ; ghilaisne vesinet ou un truc comme ça ! !
sinon, nous décrire une pompeuse théorie en forme de ronds, de soleils, de svastikas ou que sais-je, n'excuse en rien le fait qu'une guerre tue des innocents, et dans le cadre d'une guerre faite par des intégristes, c'est en général les plus humains ceux qui ne sont en rien des belligérants qui disparaissent en premier. sans compter femmes, enfants, vieillards…
dis moi, ton monde libre, c'est bien ce monde libéral qui se casse la gueule ? ? ?
De Bovary
17H51 | 30/12/2008 |
L'analyse paraît pertinente, sauf la chute très discutable. Il était et il reste nécessaire qu'Israël écrase autant que faire se peut le Hamas expression palestinienne du fanatisme islamiste. La guerre n'est jamais propre, nulle part. On peut donc s'étonner des apitoiements d'une partie de l'opinion et des larmes de crocodiles de certains politiciens.
De Humain
17H58 | 30/12/2008 |
Les seuls à prendre une vague décision est la « commission européenne »…
Pour ce qui est de la présidence de l'Union Européenne, il n'y a plus d'abonné, comme d'habitude.
Quand au reste, le Hamas attends que les USA aient investi Obama pour récupérer les fonds ! !
Donc : rendez vous fin janvier ! !
De Zadig974
internaute | 18H08 | 30/12/2008 |
La charte du Hamas proclame la disparition d'Israël, promet aux israëliens un holocauste, elle est un appel au meurtre des citoyens vivant en Israël.
Partant, les roquettes fusent sur les civils israëliens.
Cet état de fait lamentable ne changera pas tant que l'éducation, l'enseignement, les Lumières ne brilleront pas sur les esprits palestiniens.
Mais ce n'est pas demain la veille : le Hamas prévoit la Charia et l'obscurantisme religieux comme seul avenir pour cette région troublée du monde.
Alors la Mort a de beaux jours devant elle.
à Zadig974
De bifteack
pierreux | 18H41 | 30/12/2008 |
Cet état de fait lamentable ne changera pas tant que l'éducation, l'enseignement, les Lumières ne brilleront pas sur les esprits palestiniens.
Tiens chez déjà entendue ça avec d'autres thermes , oui les conquistadors qui apportaient la lumière de dieux à ces incultes de précolombiens. Le hamas n'est que l'aboutissement du jusqu » au boutisme ou la politique israélo occidental à poussé le peuple palestinien .
à bifteack
De Zadig974
internaute | 20H08 | 30/12/2008 |
Ne pas confondre : thermes et terme. Il vous reste encore des lacunes à combler avant de penser lucidement.
à Zadig974
De Nekrobastard
médecin à Lunéville | 10H56 | 31/12/2008 |
L armée israelienne proclame la disparition de la palestine , promet aux palestinien une nouvelle shoah , elle est un appel au mtransfert des citoyens vivant en Israël.
Partant, les roquettes fusent sur les civils palestiniens.
Cet état de fait lamentable ne changera pas tant que l'éducation, l'enseignement, les Lumières ne brilleront pas sur les esprits israeliens.
Mais ce n'est pas demain la veille : israel prévoit la Thora et l'obscurantisme religieux comme seul avenir pour cette région troublée du monde.
Alors la Mort a de beaux jours devant elle.
De chinchilla1967
plate | 18H07 | 30/12/2008 |
Etre du côté du plus fort n'a qu'un temps : les plus forts le savent et préparent une issue rapide, un retournement inattendu.
De WALTER le Suisse
18H18 | 30/12/2008 |
Ah bon ? Et il fallait poursuivre des négociations en se laissant pilonner par le Hamas ?
C'est dur de le reconnaître, mais le conflit est l'unique moyen de « dialogue ».
Israel gagnera dans un premier temps, mais à la longue la cause palestinienne en ressortira grandie.
La génération suivante aura peut-être enfin la sagesse de faire la paix.
De sofiene
ingénieur | 18H26 | 30/12/2008 |
Tuer tout processus de paix !
Isarel par ces attaques contre Gaza a définitivement enterré tout processus de paix entre palestiniens et Israeliens.
Les israeliens et avec eux nombre de médias occidentaux décrivent les attaques barbares et sauvages de ces derniers jours comme de l'autodéfense contre le Hamas.
Ces falcifications de la réalité sont aussi invraisemblables que la justification des armes de destructions massives utilisée pour envahir l'Irak.
Les attaques actuelles ne sont pas dirigés contre le Hamas. Elles sont dirigés contre tout le peuple palestinien de Gaza qui a voté démocratiquement pour le Hamas. Israel avec les états unis et l'europe ont voulu punir les palestiniens pour leur choix démocratique. Cette punition consistait à boycotter le gouvernement du Hamas et ensuite à assiéger un million et demi de palestiniens et les priver de leurs beoins élémentaires.
Les attaques israeliennes utilisent des centaines de tonnes d'explosives, des dizaines d'hélicoptères et d'avions pour attaquer une population civile sans défense.
Ces attaques certes affaiblissent le Hamas sur le plan militaire mais elles le renforcent sur la plan politique et jette le discrédit sur le président Mahmoud Abbas et son parti le Fatah. Le soutien à Gaza est envahissant que se soit dans les pays arabes ou en Europe malgré des médias occidentaux favorables à Israel.
Israel s'est découvert devant le monde entier comme un état qui prend plaisir à faire le plus de mal possibles aux femmes et enfants palestiniens. Les attaques de samedi ont commencé exactement au moment ou des centaines d'écoliers et lycéens quittaient leurs écoles.
Ce terrorisme d'état pratiqué par Israel est source de terrorisme au moment même où l'europe et les états unis essayent de gagner la sympathie des arabes et des musulmans.
L'occident qui a soutenu Israel par l'argent,les armes, les médias falcificateurs, les vétos à l'ONU contre toute sanction à Israel est aujourd'hui récompensé par Israel qui favorisent et encourage la haine et le terrorisme.
L'europe et les usa de Obama devraient réfléchir à diminuer et équilibrer leur position dans le conflit Israélo-palestiniens.
Le soutien incoditionné à ces masacres et ce terrorisme d'état israélien est bien la source de terrorisme et de menaces à l'intérieur de l'europe et de l'amérique.
De Chris du Fier
Chroniqueur | 18H37 | 30/12/2008 |
La note explicative de Pierre Haski semble trés proche de la réalité. Toutefois il me semble manquer un élément essentiel.
Quid de la question récurrente qui hante les esprits des citoyens d » Israël et qui n » est absolument pas abordée par P.H. ?
Question qui surtout taraude les méninges des généraux de Tsahal et de la majorité de la Knesset.
L » IRAN …
Je ne crois pas qu » ils se sentent capable d » annihiler tout seul la menace nucléaire iranienne qui jour après jour se consolide.
Il ne leur reste que le déclenchement rapide d » une confrontation générale au M.O. entre les pays dit « islamiste » et l » Occident.
Avec tout l » appui des USA, voir de l » OTAN. Et la neutralité, si ce n « est bienveillante, tout au moins acceptée, des pays arabes laïques modérés.
C'est la politique du pire, mais peut-être la seule qui pourra sauver ce petit pays de 6 millions d » habitants.
à Chris du Fier
De Courageux_anonyme
19H28 | 30/12/2008 |
qui deviendra donc le premier producteur d'hydrocarbure au monde ?
réponse :
la Russie !
ca devrait bien renflouer leur économie, à moins qu'israel les usa et l'otan leur fassent aussi la guerre ! ! ! (géorgie/ossétie)
ah zut, ils possèdent 15000 ogives nucléaires dont certaines font des dizaines de milliers de fois la puissance d'hiroshima …
re zut, avec un petit effort intellectuel, car ce sont des secrets divulgués des années plus tard, on peut supposer que les iraniens (qui tripatouillent l'atome depuis 40 ans) possèdent déjà plusieurs têtes nucléaires.
il y a 65 ans les américains en ont produit en 18 mois,
les russes ont eux mis 3 ans il y a 60 ans …
bon il vaut mieux aller massacrer quelques pauvres bougres affamés et quasi désarmés pour se refaire une réputation !
à Courageux_anonyme
De lifka
20H20 | 30/12/2008 |
Avant de devenir le premier producteur d'hydrocarbure, il faudrait d'abord voir quel serait leur rôle dans un tel conflit.
Et pour l'instant, la Russie est en train de jouer un rôle bien dangereux en armant l'Iran, ce qui ne peut qu'inciter Israël qui - comme le suicide n'est écrit nulle part dans les textes juifs - n'a pas envie de servir de test nucléaire aux Ayatollah, à essayer d'intervenir avant qu'ils ne soient trop armés pour qu'une intervention soit devenue impossible.
Le problème de la « réputation » ici - contrairement à ce que vous voulez comprendre - n'est pas un problème de « qui a la plus grosse », c'est en l'occurrence juste une question de survie.