Après le décès d'un patient faute de place en réanimation, le Dr Pelloux affirme que « la sécurité n'est plus assurée ». Rue89 fait le point.

Les urgences saturées, c'est une vieille rengaine. Mais de temps en temps, un accident vient rappeler la consistance de ce refrain. Samedi soir, un homme de 57 ans fait un malaise cardiaque à Massy (Essonne). L'équipe du Samu qui a pris en charge ce patient vers minuit aurait cherché en vain pour lui auprès de 27 hôpitaux d'Ile-de-France une place dans un service de réanimation.
Une place ne se serait libérée que vers 6 heures, dimanche, à l'hôpital Lariboisière, à Paris, mais le patient est décédé au moment où il arrivait dans cet établissement, en provenance des urgences de l'hôpital de Longjumeau.
Branle-bas de combat. Hier, l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), présidée par Patrick Pelloux, estime dans un communiqué que la « sécurité des patients n'est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France pendant cette période de fêtes ».
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a demandé aujourd'hui une enquête pour retracer avec précision le parcours du patient depuis sa prise en charge par le Samu. La veuve du patient a porté plainte contre X pour « non assistance à personne en danger ».
Sortir les patients des urgences
Pour le professeur Frédéric Adnet, chef du service des urgences à l'hôpital Avicenne de Bobigny :
« Ma plus grande crainte est que ce type d'accident arrive dans mes urgences. Bien sûr on fait tout pour l'éviter mais la probabilité n'est pas nulle. »
Le problème : sortir les patients des urgences, où ils reçoivent les premiers soins. Une fois stabilisés, ils doivent être orientés vers les services spécialisés des hôpitaux : réanimation, cardiologie, etc.
Les médecins urgentistes font eux mêmes la démarche de téléphoner pour trouver un lit à leur patient. Romain Dufau, médecin-urgentiste à l'Hôtel Dieu, à Paris, raconte :
« C'est très chronophage de trouver des lits. Les médecins, dans les services, veulent parler à des médecins, discuter de la gravité des cas. Parfois il faut une demi-heure ou une heure pour trouver une place à quelqu'un. Soit mon interlocuteur me dit : “Je n'ai pas la place”, soit : “Raconte moi ton histoire'. On essaie d'abord dans notre hôpital, puis en priorité dans les services de l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris et enfin dans les hôpitaux périphériques.”
Pour des raisons de sécurité, chaque infirmière dans un hôpital est en charge d'un nombre fixe de lits. Une pour deux lits en réanimation, une pour trois ou quatre lits dans d'autres services. En période de congés, la seule solution est de fermer des lits pour ne pas manquer de personnel et respecter ce ratio. A l'hôpital Avicenne en ce moment, 99 lits sur 400 sont fermés.
“Rouvir des lits grâce à des intérimaires”
C'est là que le phénomène d'engorgement prend vraiment corps. La période de Noël est une époque d'intense activité aux urgences (vague de froid, abus des fêtes, gastro-entérite), avec moins de possibilités de trouver des “lits d'aval” aux patients. Frédéric Adnet décrit les conséquences de cette pénurie :
“Pour l'équipe soignante, c'est du stress supplémentaire, pour le patient un manque de confort et un défaut de surveillance. C'est gravissime. Il faudrait rouvrir des lits grâce à des intérimaires. Mais avec les restrictions budgétaires, on ne peut plus prendre d'intérimaires. On est à la limite de l'implosion. Dès lors que le patient n'a pas le niveau de soins que requiert sa pathologie, il y a une probabilité non nulle qu'il arrive un accident grave.”
L'Amuf demande le déclenchement des plans blancs, qui permettent de faire face à une situation critique de régulation des urgences hospitalières, en Ile-de-France. Déclenché normalement en cas “d'afflux massif de blessés dans les hôpitaux”, un Plan blanc permet la réquisition de médecins, des personnels soignants et l'ouverture de lits supplémentaires.
De son côté, le Pr Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP et chef du service des urgences de l'hôpital Beaujon, à Paris, a mis en garde “contre la récupération politicienne” autour de cette affaire. Dans un communiqué, il affirme :
“La vérité est que l'hôpital manque cruellement de pilote. Par exemple, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne centralise aujourd'hui les fermetures de lits pendant les vacances. Chaque hôpital décide dans son coin. Sans se préoccuper des besoins de la population et de ce que fait l'hôpital voisin.”
La semaine dernière, la mort du petit Ilyès, due à une surdose de chlorure de magnésium injectée par erreur par une infirmière, avait déjà mis en lumière les difficultés du secteur hospitalier. Depuis début décembre, plusieurs syndicats de médecins urgentistes sont en grève, dénonçant l'insuffisance de moyens.
Une infirmière, qui souhaite garder l'anonymat, nous raconte son quotidien aux urgences d'un hôpital de province :
“Nous avons environ 170 entrées par jour, pour un effectif de six infirmières par tour de garde. Dans ces conditions, nous ne pouvons assurer aucun suivi des patients. On travaille sans filet, en voyant un patient toutes les dix minutes. Se tromper de médicaments, comme cette infirmière à Saint-Vincent-de-Paul, oui, on a toutes peur que ça nous arrive. Ça pousse à vérifier doublement ce qu'on fait.”
► Actualisé le 29/12/2008 à 17h24, l'épouse de l'homme décédé faute de soins ayant déposé une plainte contre X pour “non assistance à personne en danger”.





















185
(Pour réagir, connectez-vous)
à funambule19
De Yabepp
Un nordiste en exil, à Paris | 18H22 | 29/12/2008 |
Oui, on assiste à la destruction de l'hôpital, de « nos » hôpitaux.
Oui, la seule logique qui tienne est la logique économique.
Mais qu'ont à proposer les acteurs de ce systèmes ? Des demandes de moyens, uniquement, comme si la seule manière de réagir ne pouvait passer que par le moyen.
Personne ne réagit sur la cause : Personne ne trouve aberrant qu'un système aussi épuisant puisse encore perdurer ? Personne pour repenser la manière ? Personne pour évaluer des choix moins couteux ?
Par exemple, est-ce que les urgences ont le droit de refuser des gens ? Ben oui, aujourd'hui tout le monde va aux urgences pour un petit bobo. (je généralise un peu , mais certaines urgences deviennent littéralement des unités de bobologie). C'est une « vraie » question : je n'en sait rien, mais j'ai connaissances de plusieurs personnes qui abusent du système.
Y'a-t-il moyen d'envisager des médecines efficaces (ailleurs) mais considérées ici comme alternatives pour les intégrer dans la prise en charge hospitalière ? Y'a-t-il seulement un moyen de les évaluer ? Ces médecines sont souvent moins chères que nos spécialités, et nécessite moins d'équipements technologiques : cela libérerait des « créneaux » d'utilisation, et puis « comme ces techniques marchent pas », elles pourraient être réalisées par les infirmières qui seraient alors moins dépendantes d'un médecin. Pareil, pour moi c'est une « vraie » question.
Y'a-t-il un moyen de relier la gestion des hôpitaux, et de dépasser les problèmes d'égos pour donner la main à de vrais spécialistes de l'organisation du travail, extérieurs à la réalisation de la pratique médicale et de son organisation hiérarchique, et qui verraient certainement le tout d'un oeil neuf ?
à Yabepp
De Henri Brevat
23H45 | 29/12/2008 |
Cette interrogation est pertinente.
Mais lorsqu'un ministre de la santé s'allonge devant un ministre de l'économie pour dire : le Red Bull, je suis contre, mais je n'y peux rien…
C'est déjà l'ordre ( au sens de l'aberration ) des ministères qu'il faut changer.
Mais mon petit doigt m'a dis qu'on n'y pouvait rien.
Il n'y a que dans Sarko que l'on voit le bien.
Rappelez vous Jean Marc Sylvestre…qui abat le chien qui l'a sauvé…
à Yabepp
De Vingtras
Membre des 47% | 23H56 | 29/12/2008 |
Chaque « amélioration » de l'organisation mise en place par Sarkozy est en fait une restriction budgétaire déguisée. Pour le dissimuler aux yeux du plus grand nombre, c'est emballé dans une pseudo optimisation que les pubards vendent avec le slogan « réforme ». Ceux qui ne sont pas d'accord sont étiquetés « archaïques » par les mêmes pubards.
Parmi les Français qui sont d'accord, il y a disons deux groupes :
1) Les plus friqués. Dans l'absolu, ceux-là ont raison d'être d'accord : sarko leur rapporte du pognon. Ils sont ultra-minoritaires en France.
2) Et puis il y a les autres, qui ont des mômes scolarisés, qui vont à l'hôpital des gens normaux, qui ont un livret A à la Poste et qui ont du mal à payer leur facture de gaz. Ceux-là se font entuber dans les grandes largeurs par les slogans ci-dessus, tressant la corde pour se pendre.
Au-delà, il y a ceux qui ne gobent pas la campagne de pub du gouvernement, qui se font entuber aussi et qui en plus ont la haine parce qu'ils s'en rendent compte. Ça, c'est (entre autres) la majorité des riverains.
à funambule19
De Honnecourt
| 11H17 | 30/12/2008 |
Merci de votre commentaire Funambule19 qui met les choses à leur vraie place. Et qui montre bien qu'à tous les niveaux les politiques sont totalement disqualifiés pour trouver des solutions. Mais lorsqu'il s'agit de casser, de démanteler, de geler, de supprimer les moyens et les effectifs ils ne se gênent pas. C'est leur unique moyen d'existence.
Et que dire des syndicats qui à part quelques vitupérations de façade semblent bel et bien être complices du pouvoir.
A propos de complicité avec le pouvoir , le JT de France 2 de 13h le jeudi 29décembre a fait fort. Présenter le Pr Juvin comme seul chef se service et ne pas préciser qu'il est membre de l'UMP et à ce titre thuriféraire et complice d Bachelot, est un acte de servilité journalistique.
Aux armes médecins, infirmières, profs,cheminots, et citoyens de toute condition publique ou privée……….. ! ! ! ! ! IL faut que nous prenions notre destin en mains .
De PB2N
17H27 | 29/12/2008 |
En ile de de France, ne pas trouver de place parmi 27 hôpitaux !
Imaginons le même cas en province …
Je ne souhaiterais qu'une seule chose, que nos « politiques » (de n'importe quel bord) ne soient plus admis au Val de Grâce » mais dans le premier hôpital venu pour qu'ils se rendent compte dans quel état ils ont mis le système de santé.
Passez aux urgences sans prévenir et sans journalistes, et il ne vous sera plus nécessaire de diligenter une commission pour deviner ce qui se passe !
De Clodomir
Cadre en retraite | 17H29 | 29/12/2008 |
J'ai entendu sur France-Inter Roselyne Bachelot dire, au sujet de l'enfant de 3 ans mort à l'hôpital St-Vincent de Paul la semaine dernière : « Il n'était pas aux urgences, il était dans un BON service »
Patrick Pelloux a certainement apprécié.
De delalo
citoyen outragé | 17H31 | 29/12/2008 |
petition contre la Loi HSPT qui risque d'aggraver encore un peu plus l'état de santé de l'hopital public
http://pagesperso-orange.fr/.pgv
à delalo
De funambule19
défenseur du service public | 17H40 | 29/12/2008 |
Le lien pour la pétition ne semble pas bien fonctionner. Je n'arrive pas à m'y connecter.
à funambule19
De ras-la-patience
18H03 | 29/12/2008 |
moi non plus !
De Cinsault
Graine de rosé | 17H37 | 29/12/2008 |
Pourtant le ministère avait tout bien organisé dans sa circulaire interministérielle N° DSC/DGS/DUS/DGAS/DHOS/2008/320 du 23 octobre 2008, page 8
« Suivi de l'activité de soins :
Les ARH disposent de serveurs régionaux de veille et d'alerte (SRVA) permettant d'assurer un suivi quotidien notamment de l'activité des structures d'urgence, des disponibilités en lits hospitaliers d'aval (par discipline) et des décès survenus dans les établissements.
Afin d'anticiper les situations de tension et d'adapter l'offre de soins au sein du territoire de santé, une veille quotidienne est exercée par l'ARH pour ce qui est de l'activité dans les établissements de santé, auprès d'établissements sentinelles, ainsi que via les données adressées aux SRVA.
Les différentes structures des échelons régionaux et départementaux (ARH, DRASS, CIRE ,DDASS) se coordonnent afin d'assurer le suivi quotidien et la qualité des données des serveurs régionaux de veille et d'alerte dans le but d'identifier les situations de tension.
Si la demande de soins dans les établissements de santé dépasse la capacité d'adaptation territoriale, malgré le déclenchement gradué de mesures conjuguées citées au §2.4, l'ARH informe le CORRUSS de la situation et des mesures prises à l'adresse alerte@sante.gouv.fr. »
On se demande bien où ça a pu merder !
à Cinsault
De shillom
08H29 | 30/12/2008 |
Oserais-je supposer que les fermetures de lits liées aux congés ne sont pas prises en compte sur les SRVA ?
Je m'interroge aussi sur les « 11 lits disponibles » cités par Roselyne Bachelot, situés apparemment à moins de 20 minutes du domicile du défunt. Existaient-ils vraiment ?
à shillom
De Cinsault
Graine de rosé | 11H06 | 30/12/2008 |
Non non ça tient justement compte des fermetures de lits.
Voir page 6 de la même circulaire (http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/circulaire_hiver_2008-2…)
« Programmation des capacités d'hospitalisation et de la disponibilité des personnels en période de congés :
Il est rappelé aux directeurs des ARH que la programmation des capacités d'hospitalisation et de leur adaptation en fonction des fluctuations saisonnières fait l'objet d'une réflexion anticipée et coordonnée au plan régional et au sein de chaque territoire de santé. La vigilance doit être renforcée pour que la coordination des établissements, notamment pendant les périodes de congés, soit assurée sous l'égide de l'ARH, afin de garantir un équilibre dans les disponibilités en lits et les besoins, conformément aux dispositions définies par la circulaire n° DHOS/O1/2005/214 du 29 avril 2005. »
Il est probable que cette circulaire n'est qu'un simple parapluie administratif du ministère. Ces ARH, SRVA, CORRUSS existent-ils vraiment ? ont-ils le personnel, les moyens nécessaires ?
Si même le chef de service des urgences de l'hopital Baujon ne connait pas leur existence, on peut se demander quelle réalité il y a derrière.
à Cinsault
De marie 75
12H17 | 30/12/2008 |
plan général de » désimplification » de l'hosot public
De tox
www.dessins-tox.com | 17H41 | 29/12/2008 |
« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. »
Montesquieu
De Julien_du_66
Citoyen, moi pas grand chose | 17H46 | 29/12/2008 |
Bonjour,
Pour l'anecdote, bienvenue en Sarkozie :
Philippe Juvin, que vous citez à la fin de votre article, était présent au JT de France 2 ce midi. Il s'est plu à nier les affirmations de M. Pelloux en répétant en substance le même argumentaire sur l'absence de pilotage (même au sein de son propre hôpital, ce que ses collègues et supérieurs apprécieront) et il a présenté les bienfaits du projet Bachelot.
Il a été présenté comme Chef du Service des Urgences à l'Hôpital Beaujon, mais surtout pas comme secrétaire national de l'UMP !
À quand l'admirable Frédéric Lefebvre comme quidam dans un micro trottoir ?
Bientôt il faudra le trombinoscope des secrétaires nationaux des partis politiques pour savoir à qui on a affaire comme « expert ».
Merci Rue89 de votre précision.
à Julien_du_66
De kevangel
Chercheur | 19H19 | 29/12/2008 |
J'ai aussi vu cette intervention ce midi, et je me suis dit à moi-même que ce médecin devait être un fervent supporter de bachelot. Voilà la preuve.
Pour aller plus loin, en tant que téléspectateur régulier du JT de France2, j'ai remarqué que la complaisance à l'égard du gouvernement a décuplé depuis le passage de la loi sur la Tv publique. Les journalistes tiendraient-ils plus à leur boulot qu'à leur éthique ?
à Julien_du_66
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
19H59 | 29/12/2008 |
Le problème, c'est que Monsieur Juvin a raison. Il faudrait en finir avec tous les mensonges sur l'insuffisance des moyens alors que nous sommes le pays qui dépensons le plus pour la santé ! Evidemment, si tous les employés hospitaliers partent en congés en même temps, l'hôpital public ne peut fonctionner. Ne prenez pas cet air condescendant quand vous parlez de Monsieur Lefèvre : il est aussi respectable que vous et que toute la clique de gauche !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Bernard_du_Nord
20H37 | 29/12/2008 |
Ce qui est regrettable, c'est que Monsieur Juvin soit un faux nez. On l'a présenté comme urgentiste en omettant de donner son rôle (important) à l'UMP. Je ne lui reproche pas d'intervenir, je reproche à FR2 de ne pas nous avoir tout dit. Serait-ce le début de l'ORTS ?
Pour le problème des vacances, le personnel hospitalier a aussi droit a ses congés au moment des fêtes. Rassurez-vous, ils ne partent pas tous en vacances en même temps.
Les hôpitaux doivent serrer les budgets et un service de réanimation coûte cher, donc on ferme des lits et on met du personnel en congé.
Je vous signale que sur E1 ce soir trois médecins ont affirmé (après avoir vérifié) que Madame Bachelot avait menti lorsqu'elle a affirmé qu'il y avait des lits de disponible.
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Nishi
thésard | 20H58 | 29/12/2008 |
« nous sommes le pays qui dépensons le plus pour la santé »
C'est complètement faux, les dépenses de santé aux USA représentent deux fois plus que la France en pourcentage du PIB, et pourtant globalement la santé des américains est moins bonne que celle des Français.
Ah bien sûr si l'on ne compte que les dépenses publiques et pas les assurances privées que doivent se payer les américains comme nous les mutuelles, les chiffres ne sont plus les mêmes… Mais est-ce bien honnête de comparer deux choses non comparables au lieu de comparer le coût global de la santé ?
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Dessine-moi un mouton
utopiste toujours | 01H55 | 30/12/2008 |
Vous avez bien raison. Heureusement que la tête de l'Etat montre l'exemple : Sarkozy au Brésil, Fillon en Egypte, Borloo au Maroc ; ils partent tous en congés en même temps.
Petit détail que vous ignorez peut-être : la gauche ne gouverne plus ce pays depuis belle lurette ; pourquoi vous en plaindre face à la magnifique réussite de le droite ? Nous n'avons plus de pauvres, à l'exception de quelques fainéants qui meurent dans la rue ou dans les hôpitaux, mais il ne s'agit bien sûr que d'une « manipulation politique » : ils ne sont pas vraiment morts. C'est pour de faux, les journaux mentent, à la botte des socialo-communistes.
Je suis comme vous, j'espère que le très respectable Francis Lefèvbre sera un jour président de la République parce qu'il a un vrai sens de l'Etat et, entre nous, notre président, je le trouve un peu mou. Pas vous ?
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De grogro
07H32 | 30/12/2008 |
La plupart des personnels sont en vacances car c'est la seule solution, en fin d'exercice comptable, pour ne pas avoir à payer les RTT et autres jours de récup.
Je connais une infirmière qui a ainsi dû prendre 3 semaines de congés en décembre, car c'était la seule façon de faire.
Le budget était épuisé.
Et enlevez ce symbole gaulliste de votre avatar, Monsieur, vous êtes un boulangiste tout au mieux, mais en aucun cas un gaulliste. Tout ce que vous racontez, sous couvert de courtoisie, est proprement à vomir.
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De la tite louloute
précaire | 14H17 | 30/12/2008 |
c'était un message du ministère de la santé …
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 18H43 | 30/12/2008 |
Salut tagada !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De compte supprimé 25
femme anti voile | 09H54 | 31/12/2008 |
Il m'a été expliqué au debut des terribles années SIDA que tout le personnel des hopitaux avaient obtenu que tous les draps, blouses, instruments etc. en contact avec des personnes seropositives, soient systématiquement incinérés…
Vous imaginez le montant de la facture des milliards…
Alors qu'un super lavage eau bouillante + javel était largement suffisant…
De domino78
22H12 | 29/12/2008 |
J'ai également vu ce JT et je pensais naïvement que ce médecin, présenté comme chef de service à l'hopital Beaujon, « roulait » certes pour le gouvernement mais était uniquement un médecin.
A aucun moment il n'a été présenté comme étant secrétaire national de l'UMP, ceci France 2 et la présentatrice ne pouvait l'ignorer.
C'est plus qu'une faute, c'est une imposture qu'a commis France 2. Ceci laisse présager du comportement futur de la télévision d'état.
A ce que je ne m'abuse, il y a un médiateur à France 2, il devrait être saisi de ce fait.
à Julien_du_66
De Henri Brevat
23H52 | 29/12/2008 |
Je fus choqué comme vous de cette intervention ( plutot mal à l'aise d'ailleurs le Juvin).
Ca me rappelle ce journaliste Jean Marc Sylvestre qui abattait le chien qui l'avait sauvé, je veux dire le service public. Lui aussi un fossoyeur de la médecine ( A lire le livre Dr. Christian Lehmann, toujours d'actualité).
De sinclair
17H47 | 29/12/2008 |
Lorsque l'on dit et répète que le service publique est en train de mourir lui aussi.
Les urgences et les hospitalisation ne sont pas rentable donc seul le publique assure cette tache en ayant de moins en moins de moyens tout en travaillant plus.
D'autre part les cliniques ne prennent pas une clientèle comme celle là (question de dépassement d'honoraires, de cas graves a traiter en urgence ect)
Le cas de cette personne est le révélateur mais combien sont décédées en réalité sans bruit ? Actuellement on recherche un lampiste pour endosser la chose. On parle de pilote absent mais qu'a fait ce parti qui est au poste de pilotage depuis bientôt 10 ans a part des fermetures d'hôpitaux et un financement qui se réduit comme peau de chagrin au bénéfice des cliniques privées qui se portent très bien merc, le tout sur le dos de la sécurité sociale qui n'arrive plus a suivre les dépassements d'honoraires
De michel44
17H48 | 29/12/2008 |
Pas de panique, Roselyne enquête et un lampiste sera bientôt mis en garde à vue pour… incompétence notoire ayant gâché le dimanche de la ministre.
Et tout rentrera dans l'ordre et ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
À moins que l'omniprésident ne s'agite depuis le Brésil et convoque en urgence l'AN pour voter une loi interdisant de mourir à l'hôpital.
Désolé de faire de l'humour noir sur ces drames mais je ne suis guère optimiste quant à l'avenir des services publics en France. > : (
De arg
17H50 | 29/12/2008 |
dire , comme je viens de l'entendre , de la part du cabinet de Mme bachelot qu'il y avait des places de réanimation libre est mensonger : en effet , il y a beaucoup de réanimations spécialisées , on n'accueille pas dans une réanimation de grands brulés un patient en défaillance cardiaque , idem pour une réanimation orientée pneumologie.
ce dont avait besoin ce patient , c'était une coronarographie puis une place en réanimation.
bachelot , bien que pharmacienne , mais a t elle exercée ? ) et son équipe d'énarques n'y comprennent rien
à arg
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 01H04 | 30/12/2008 |
L'officine de Roseline Bachelot-Narquin se situait dans ma jeunesse au centre commercial Carrefour de la Zone industrielle d'Angers (St-Serge, si ma mémoire est bonne, là où on est obligé de passer en bagnole pour faire Paris/Nantes).
A l'époque, Carrefour était le plus grand hypermarché d'Europe en superficie et le père Narquin, Jean de son prénom, encore député (il est décédé au début des années 2000, juste après avoir cessé de collaborer avec sa fille, dont il était l'un des attachés parlementaires, l'autre étant son fils, désormais au ministère).
Alors que l'on s'apprête, en Europe, à accepter la publicité pour les médicaments sur prescription médicale :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/12/mdicaments-prmi.htm…
dans le plus grand silence, il faut se replacer dans la jeunesse de Roselyne Bachelot-Narquin (ouais, un petit effort, presque…).
En ce temps-là, il était interdit, en France, de vendre quoi que ce soit en-dehors d'une officine. Pas même un pansement. Ce dont Carrefour fit fi.
Outrée, la jeune docteur en pharmacie hurla à la concurrence déloyale et déposa plainte. Il y eut même quelques remous à l'Assemblée nationale (penses-tu, la fille d'un député qui sème sa zone, sous Giscard…). Et, outre des dommages et intérêts, elle obtint la saisie de tout ce que Carrefour vendait… à son profit ! et elle se mit à vendre des choses sans valeur juridique, qui n'avaient pas le statut de médicament, et ne disposaient pas d'AMM, dans une pharmacie.
Peu de temps après, la plupart des pharmacies accolaient l'enseigne « Parapharmacie » et se mettaient à faire de même, avec des tarifs libres.
La jeune et libérale Roseline avait ouvert la brèche et la médecine que l'on allait appeler « de confort » était née. Peu après commençaient les premières vagues de déremboursements, d'abord sur les vitamines, un produit qui -c'est prévu dans le Codex alimentarius- deviendra prochainement illicite.
J'espère, arg, avoir assez correctement répondu à ta question sur le passé professionnel de notre ministre.