Ilyes, 3 ans, hospitalisé pour une angine, est mort mercredi soir à l'hôpital parisien Saint-Vincent de Paul (XIVe), une infirmière lui ayant administré par erreur du chlorure de magnésium au lieu de vitamines.
Une information judiciaire pour « homicide involontaire » a été ouverte vendredi à l'encontre de cette femme de 35 ans, dont onze de pratique de son métier. Placée en garde à vue, elle a été relâchée sous contrôle judiciaire, avec interdiction provisoire d'exercer son métier. Fait divers regrettable mais isolé ou symptôme d'un hôpital malade ? Le débat fait rage sur le web.
Interviewé par le Parisien vendredi, le père d'Ilyes, Ihmad, crie sa douleur et sa colère contre l'institution :
« J'ai vu qu'il était en train de mourir. […] J'ai appelé au secours mais il n'y avait personne dans le couloir. Ma femme criait. […] Les soignants m'ont dit qu'il n'avait rien.
“C'est moi qui ai entrepris de lui faire du bouche-à-bouche, puis des massages cardiaques. Quand j'ai prévenu l'infirmière, elle m'a dit sur un ton sec de la laisser travailler. […] Quand ils ont compris que c'était grave, ça a été la panique. J'ai attendu un quart d'heure avant qu'ils ne reviennent le réanimer. […] Et lorsque les médecins sont arrivés, ils m'ont dit de les laisser travailler.
‘Dans un hôpital du tiers-monde, on l'aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus jamais.’
‘La faute est, évidemment, collective’
Dans un commentaire sur le blog de l'avocat Maître Eolas, la pharmacienne blogueuse Lumière Noire apporte son soutien à la famille. Et n'hésite pas à lâcher cette petite phrase lourde de sous-entendus et extrêmement commentée depuis sur le web :
‘C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'il y connaissent à la mort ces immigrés (peut-être sans papiers et à la CMU de surcroît ! ) ? ’
Tout en rappelant qu'il existe sûrement des circonstances atténuantes (empressement, débordement, négligence), la pharmacienne met également en cause l'ensemble de l'équipe soignante, qui a mis du temps à secourir l'enfant :
‘Manque d'éducation, d'instruction, de culture, de responsabilisation des personnels soignants : certains, livrés à eux-mêmes, fatigués, mal payés, démotivés, frustrés, deviennent de très vilaines personnes (…) Par contre, il est clair que cette infirmière n'aurait pas dû être la seule de l'hôpital à passer Noël au poste. La faute est, évidement, collective.’
Sur son blog, l'Hérétique met également en cause l'ensemble du monde hospitalier :
‘Ce n'est pas l'erreur médicale, qui aurait pu être corrigée, qui est cause du décès, mais deux autres facteurs : d'une part l'absence de moyens des hôpitaux, cela a souvent été dit, mais aussi la surdité ordinaire des professions médicales en règle générale, et cela aussi, il faut bien que cela soit dit un jour. Jamais à l'écoute des patients, toujours imbues de certitudes, détentrices de l'autorité médicale.’
Samedi matin, dans les journaux, de nombreux éditorialistes dénonçaient également la seule sanction de l'infirmière. Ainsi, Matthieu Verrier dans ‘la Voix du Nord’, s'interrogeait :
‘La garde à vue, qui installe la personne dans une sensation puissante d'inconfort tant physique que moral, s'imposait-elle pour une infirmière pétrie d'un sentiment de culpabilité ? ’
D'un point de vue juridique, Gilles Devers, avocat au barreau de Lyon, regrette lui aussi cette garde à vue trop hâtive :
‘Roseline Bachelot (qui avait qualifié la garde à vue de l'infirmière de normale’, ndlr) a parlé trop vite.”
Et d'estimer que, pour le moment, on ne peut pas condamner une infirmière au pénal pour une erreur :
“La responsabilité commence avec la faute, que le Code pénal retient à partir du seuil de l'imprudence, de la négligence ou de l'inattention. Ici, dire qu'il y a erreur, c'est un constat : un produit a été administré au lieu d'un autre. Ça n'apporte pas de lumière sur une éventuelle responsabilité. La véritable question est : cette erreur résulte-t-elle d'une faute de négligence ou d'inattention ? ”
Patrick Pelloux demande la démission de Bachelot
Sa conclusion : ne dramatisons pas l'affaire, comme le fait Patrick Pelloux (président du syndicat de médecins urgentistes, Amuf) qui a demandé dès jeudi sur France Info la démission de Roseline Bachelot.
Même critique de Patrick Pelloux chez Philippe (Sully) Robert :
“Le médecin urgentiste Pelloux, syndicaliste outrancier bien connu, ne manque donc aucune occasion de s'ériger en procureur, d'autant plus que Mme Bachelot souffre d'une tare rédhibitoire : elle exerce ses talents à droite.”
Pierre Fréhel, du “Républicain Lorrain” finit de l'achever :
“Quand le docteur Patrick Pelloux, médecin urgentiste devenu célèbre grâce à un usage immodéré des médias, réclame la démission de la ministre de la Santé, il règle manifestement quelques comptes personnels avec un pouvoir dont il ne partage pas les vues.”
“Demain, ce type d'affaire ira en grandissant”
Ce fait divers relance en tout cas le débat politique autour de l'hôpital public. Mireille Le Corre, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé, a publié hier un communiqué sur son site, dénonçant la saturation des services au moment des fêtes de fin d'année :
“Par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l'hôpital public. Il est urgent que le gouvernement prenne la mesure de la situation de nos hôpitaux.”
Le milieu infirmier réagit également : sur le blog fecalome.net, on dénonce le fait que “cette petite victime montre le naufrage de notre métier” : manque d'effectif, obligation administrative grandissante, conditions de travail médiocre…
Autre témoignage, sur Rue89 cette fois, Marina, infirmière, confie ses doutes :
“Nous nous sentons tou(te)s concerné(e)s et sommes forcément remué(e)s. Chacun se projette, ‘Et si c'était moi ? ’ […] Nous sommes conscient(e)s des risques liés à notre profession, de la portée de nos actes. […] Il n'est donc pas permis de jouer aux funambules avec des équipes en sous-effectif, des horaires à rallonge qui favorisent la pression. Si les pouvoirs publics dorment sur leurs deux oreilles, la vie d'une famille est brisée, celle de l'infirmière incriminée l'est aussi.”




















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à lyones
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 09H04 | 29/12/2008 |
J'en suis bien conscient, Lyones, et je ne remets pas en cause le travail des médecins, même si par deux fois depuis 2004 j'ai été victime de bavures et que, de justesses, j'en ai évité une troisième.
Mais je suis effaré, étant malade de longue durée (depuis 1969 sous traitement), de voir que notre président distribue autant qu'il le peut des exonérations de charges.
Ainsi, la sécu (branche maladie régime général, je ne me penche pas sur les autres) a fait rentrer moins d'argent encore dans les caisses en 2008. La « crise financière » n'y est presque pour rien, comparée aux abattements de charges.
Au lieu de créations d'emplois, même précaires, qui auraient renfloué les caisses, ce sont quelques dizaines de milliers d'heures supp défiscalisées qui sont venues… et qui, à côté, comptent pour les autres prestations (de type Caf), d'où la grosse arnaque élyséenne : vivez mieux chaque mois de l'année, payez moins d'impôts l'année suivante, puis percevez moins d'allocation logement l'année N+2, date de recalcul.
Ce qui est « donné » d'un côté est repris de l'autre. Même si la cavalerie est un délit en France…
Par ailleurs, la crise financière en elle-même devrait occasionner une chute des rentrées fiscales des entreprises dans les caisses de l'Etat par rapport aux prévisions (on parle de sept milliards sur le dernier trimestre, pas fini) ; ce qui dans ce cas nous fait déjà sortir des critères des fameux 3 %… Le gouvernement avait promis de s'en tenir à 2,9 pour 2008.
à FabiendeMénilmontant
De marie 75
3563
11H36 | 29/12/2008 |
la fin du décret ? ? ?
Merci pour l'info…
Mais ils vont en revoter un autre.
Bonne année Fabien et merci pour tes news !
à Le Yéti
De Axior
Citoyen | 00H25 | 29/12/2008 |
Que madame Bachelot démissionne ? Je suis franchement contre : elle doit être destituée, mise en examen et jugée pour ses méfaits.
Si elle n'était pas aussi incompétente, on pourrait parler de crimes contre l'humanité, mais c'est par pure stupidité qu'elle ne relève en fait que de mise en danger de la vie d'autrui.
N'empêche qu'il s'agit là d'un délit passible de la correctionnelle.
Non seulement elle s'est attaquée au service public de la santé en le plongeant encore plus profond dans le malaise qu'il connaissait déjà (certains pensent que ce malaise était dû aux 35 heures, d'autres pensent autre chose, le débat n'est pas là), mais elle prive des milliers de malades graves du traitement qui pourrait leur sauver la vie en pratiquant les déremboursements en masse des madicaments dits « de confort ».
La plupart de ces médicaments déremboursés sont des remèdes complémentaires très chers dont les patients en traitements lourds ne peuvent se passer car ils compensent des effets secondaires ingérables.
Il en résulte que de plus en plus de malades sont obligés d'abandonner leur traitement et leur vie actuellement ne tient plus qu'à un fil. Peut-être certains en sont déjà décédés, ne comptons pas sur les médias pour nous en informer.
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
17H00 | 28/12/2008 |
Ce sont les 35H qui ont déstabilisé l'hôpital public, qui l'ont désorganisé. Et que voit-on ? Les socialistes ont choisi la Mémère des 35h comme grand timonier. On croit cauchemarder ! Les 35h furent un mauvais coup contre la France ! J'ajoute qu'il est ignoble d'accuser Madame Bachelot. Exploiter la mort de cet enfant comme on le fait à gauche et dans les syndicats est une infamie innommable ! C'est aussi une autre infamie de nier la responsabilité des individus et de charger la société et le libéralisme de tous les maux. Dans aucun autre pays du monde on ne dépense autant d'argent pour la santé et on n'a un service hospitalier aussi efficace ! Les blogueurs qui parlent de la France comme d'un pays sous-développé au niveau de la santé commettent une mauvaise action !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 17H19 | 28/12/2008 |
Eh oui ! Martine à l'hôpital, Martine à la plage, Martine en RTT… air bien connu. Manquait que Martine en Chine grand Timonier. Belle démonstration de lieux communs
à jabier
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
17H20 | 28/12/2008 |
ce ne sont pas des lieux communs, c'est la réalité !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De panik
18H23 | 28/12/2008 |
Bien sûr, surtout ornée d'une belle croix de Lorraine en guise de garantie !
Même si les 35 heures ont été décidées et mises en place par Martine Aubry, elles ont été appliquées et maintenues par une droite qui a tous les leviers en main pour les abroger, mais qui sait que leur mode d'application est une aubaine pour les entreprises…
Quant à croire que les 35 heures ont fait plus de dégâts que les restrictions de postes, ça revient à penser que le temps de travail des hospitaliers peut être étiré et compressé à volonté sans effet sur leur vigilance. Avez-vous déjà évoqué le sujet avec une infirmière, une aide-soignante, un médecin urgentiste ?
Le refrain tarte à la crème sur le meilleur système de santé du monde (et le plus cher : ah bon ? quels sont les chiffres en Finlande, en Suisse, au Japon, etc… ? ) ne doit pas cacher une évolution inquiétante dans laquelle le privé phagocyte le public et les inégalités territoriales explosent…
à jabier
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 18H47 | 28/12/2008 |
« Martine en Chine grand Timonier »
Vous n'avez pas eu assez de Royal là-bas avec les félicitations pour une justice rapide ? !
Gourmand ! !
à Les Grands Champs
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 18H55 | 28/12/2008 |
Je ne me sens pas, mais absolument pas concerné par vos propos généralisant. Je me fou et contre fou de Martine, Ségolène et Mao
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De jorge_Atlan
01H16 | 29/12/2008 |
J'avoue que vous me laissez pantois !
Si si croyez moi !
Je ne sais que dire devant vos nombreux écrits. Mauvaise foi, partie pris, connerie, défaillance neuronale, crétinisme congénital, caricature bien pensante du beauf moyen, crise éthylique de fin de soirée, délire schizoïde avec dépression temporaire
En tout cas ce qui est sur c'est que c'est la première fois que je vois un type, je dis un type, mais si ça se trouve vous êtes plusieurs derrière l'écran, qui se définie comme un père de 4 enfants.
Marié cela va de soi, puisque nous sommes dans le conventionnel et entre gens biens, surtout vous d'ailleurs.
Mais ce Juan, ce pablo de tagéna me laissait espérer un brin d'espagnitude et d'anarchisme virulant et une aspiration aussi accroché que la bernicle a son rocher.. Et là déception ! Vraiment je suis déçu, profondément, désespérément.
Vous voilà Zorro, en plein champs de mines de mal pensance, Croisé de l'ordre bataillant pour des valeurs que nous pauvres manants foulons aux pieds. Que de luttes vaines et perdus d'avances n'avez vous entrepris pour ne rencontrer que moqueries, diableries et grondements de déchets verbaux et de saletés raclés du fond de l'incurie.
Si si je vous plain, vos nuits doivent être plus noirs que les miennes et vos angoisses terrible de voir vos efforts se perdre dans le néant de l'incompréhension de ce qui serait bon pour nous.
Voilà le peuple, mon pauvre monsieur, ingrat, fétide, rebelle et cruel.. Je vous en conjures ne baissez pas les bras, vous prêchez dans le désert, mais a force vous finirez par être entendu et compris.
Si si la déférence du a nos gouvernants finira par entrer, nos manière de sales gosses irrespectueux finiront par nous passer et nous convertirons dans la joie a l'adoration de nos élites méritantes et valeureuses.
à jorge_Atlan
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
10H28 | 29/12/2008 |
Vous avez bcp de mérite de lire tous mes écrits. Soyez en remercié !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De marie 75
3563
11H38 | 29/12/2008 |
le ventre est toujours fécond…
Pauvre croix de Lorraine !
Elle ne mérite pas CA !
à marie 75
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
11H51 | 29/12/2008 |
Le ventre ? Quel ventre ? Le vôtre ? Ah ! Vous faites de la pub pour votre ventre fécond ? Il fallait le dire…
De Anastaze
☺ | 17H38 | 28/12/2008 |
Une épidémie de plaintes ?
»La famille d'une octogénaire décédée le 26 décembre à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris vient d'annoncer son intention de porter plainte pour « homicide involontaire. » »
Ceux qui vont à l'hôpital ou chez un médecin pour échapper à la mort doivent savoir que dans cette discipline, la médecine enregistre 100% d'échecs.
Car c'est bien la finalité de la médecine qui est en cause dans ces tragiques faits divers.
L'état par une approche mercantile des soins, en autorisant les médicaments en vente libre, en fidélisant le client par l'obligation du médecin référent, et en pratiquant une gestion comptable des petites structures, en imposant des normes de gestion industrielle aux établissements de soins transforme le patient en client.
En tant que client, le patient impose une obligation de résultats, d'autant plus que les remboursements étant de plus en plus soumis « marchandages » (dé-remboursements, franchises, obligations de « complémentaires santé ») il veut en avoir pour son pognon.
Le mélange public/privé de l'univers médical, renforce les exigences du patient, où il obtient pratiquement ce qu'il veut dans le monde concurrentiel de la médecine privée qui parfois pratique la médecine « d'abattage » et se comporte en véritable « dealer » aux frais de la sécu. pour les plus grands bénéfices de l'industrie pharmaceutique ou des villes de cures (combien ont oublié qu'ils venaient les consulter d'abord pour obtenir un diagnostic ? ).
Avec en plus une presse toujours prête à se faire « caisse de résonance » de la détresse humaine (le succès de la télé réalité n'y est peut-être pas étranger), pour combler ses espaces inter-publicitaires.
Si vous y ajoutez tous les discours anti-collectivistes, anti-assistanat et anti-profiteurs de notre présidence, complaisamment relayée par les médias dominants.
Vous obtenez des malades malades d'être malades et envahis d'une suspicion pathologique.
De pierre-b
medecin psy | 17H35 | 28/12/2008 |
Bien sur, l'hopital est malade ; malade de ne plus penser, mais de compter ; un changement epistémique, qui n'est pas sans effet sur la structure de la clinique médicale : celle ci délaisse le cas unique pour se construire de certitudes statistiques, et partant, ne laisse plus de place à l'exception, au cas particulier, ou a toute autre donnée venant d'un champ étranger à son discours, comme par exemple, la parole des parents. On est bien loin de ce que savaient nos anciens et nos maitres, qu » il fallait, en clinique pédiatrique, d'abord écouter la mère… Aujourd'hui on regarde la saturation, on fait des examens, des tests…et eventuellement on écoute…
On compte, aussi, pour maintenir des effectifs à un minimum « acceptable », là non plus sans penser à l'aléa, en oubliant que passer, même un jour par an, en dessous de ce minimum, cela peut faire des morts.
Comment soigner l'hopital ? Pas difficile, avec du bon sens, tant du point de vue de la gestion que des études médicales et infirmières ! Sauf que pour retrouver le bon sens, il faut, au moins un temps, arreter de compter.
à pierre-b
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
17H51 | 28/12/2008 |
La solution est pourtant simple : il faudrait couvrir d'hôpitaux notre territoire, consacrer l'intégralité de notre richesse nationale à la santé et employer 100% de la population française dans les services de santé ! Mais hélas, les vertueux médecins qui ont des hauts-le-coeur devant cette affreuse gestion comptable des services de santé, ne pourraient plus compter leurs honoraires et s'asseoir sur le moelleux coussin de billets de banque et de chèques garantis par la Sécu !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De metallo
amiantable | 18H23 | 28/12/2008 |
*les vertueux médecins qui ont des hauts-le-coeur devant cette affreuse gestion comptable des services de santé*
Ben dit donc gaetan, ce n » est pas ta mémoire que les toubibs ont sauvée.
Tu sais, ceux qui ont pratiqué ton triple pontage coronaire à Montpellier.
A mon avis, ils ont été par trop vertueux… Ils auraient du oublié leur serment et leur déontologie au chevet d » un ingrat comme toi et t » enlever ce qui te sert de cœur ! Ou t » enlever les vilaines *idées noires* qui polluent ce qui te sert de cerveau.
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De panik
18H34 | 28/12/2008 |
« consacrer l'intégralité de notre richesse nationale à la santé »
Au fait, en ajoutant le montant du paquet fiscal à celui de l'évasion fiscale, on atteint combien de fois le déficit de l'assurance maladie ?
Heureusement que ce gouvernement est probablement le meilleur du monde en matière de lutte contre le déficit public, juste après celui de la Corée du Nord ! !
Parce qu'avec tous ces Français qui ne pensent qu'à dépenser l'argent des impôts, qui appartient de plein droit à l'UMP, on serait vite sur la paille ! !
à pierre-b
De oui ben non
22H33 | 28/12/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous. J'en ai fait l'amère expérience aujourd'hui. Ma fille a accouché en clinique. Depuis trois semaines ,elle a une double otite,et une bronchite qu'on n'a pas pu soigner à cause de la grossesse. De plus, elle avait une entorse costale due à la toux répétée. Le bébé se présentait en siège. Ma fille était incapable d'accoucher par voie basse, tellement elle était fatiguée ! . Il a fallu discuter pendant deux heures pour que l'équipe médicale accepte la césarienne, parce que le protocole etc…etc..En effet, le cas particulier n'est pas pris en compte, trop souvent. Mais au delà de ce cas, qui n'est qu'un cas particulier, c'est la raison d'être de cette situation qui est préoccupante. L » ARGENT !
On trouve des milliards pour renflouer des charognards qui se gavent de façon scandaleuse, mais on ne trouve pas d'argent pour les hôpitaux.
Les erreurs humaines (c'est bien pratique comme appellation) sont dues, et cela est connu, à une situation de surmenage. Je ne connais personne qui administrerait volontairement un produit à la place d'un autre, à moins de vouloir tuer !
Certes, la justice doit suivre son cours, mais que de gâchis, que de malheur, que de vies brisées à cause de l'impéritie de nos dirigeants !
à oui ben non
De Ruz Revr
commerçant | 03H01 | 29/12/2008 |
« Ma fille a accouché en clinique »
CQFD
De bidule
19H08 | 28/12/2008 |
Père moi-même d'un petit garçon je n'ose imaginer la douleur des parents .Il faut aller au bout de ce drame et qu'au-delà des sanctions s'effectue une remise en question des personnels soignants .
Le manque de moyens est une chose mais l'imbécilité d'une profession bardée de certitudes en est une autre . Une infirmière n'est pas médecin mais la blouse blanche lui laisse souvent croire qu'elle l'est .
Côté médecins , ce leurre identitaire leur sert ; ils en usent et en abusent dans tous les sens du terme .
Hors services des urgences il autorise une distance médicale qui laisse le personnel infirmier devant des responsabilités face auxquelles il ne possède pas l'expertise requise même si trop souvent il pense l'avoir .
Qui n'a pas été temoin de ces infirmière injoignables rassemblées dans leur « tisanerie » ?
J'ai assisté il y a peu à une scène mémorable dans une clinique ophtalmo : assis en salle d'attente un monsieur d'un age certain et qui n'était pas accompagné a eu le malheur de demander à une infirmière de passage si elle pouvait lui administrer des gouttes préalablement à un examen de fond d'oeil .
Que n'avait il pas demandé ! L'infirmière est alors partie dix minutes durant dans une grande tirade comme quoi il n'avait qu'à être accompagné , qu'elle n'avait pas que ça à faire , …et de raconter ses petits malheurs et la vie du service…qu'un poste d'infirmière venait d'être supprimé etc…etc…
Cinq minutes auraient suffi pour administrer les gouttes là ou elle en a mis dix à s'épancher ! Devant la rumeur qui commencait à monter dans la salle d'attente,elle s'est quand même exécutée .
C'est cela aussi une infirmière . Il y a une profession encencée pour son mérite et sa fameuse disponibilité . Ca c'est pour l'image .
De l'autre côté il y a la réalité .
Et des exemples de ce type qui n'en a pas ?
Des infirmières intelligentes et à l'écoute qui font leur boulot il en existe bien entendu . Et alors ! . Sont elles les seules à bosser dans des conditions parfois ( je dis bien parfois ) difficiles là ou d'autres le font dans des conditions qui le sont toujours ?
à bidule
De Ruz Revr
commerçant | 03H06 | 29/12/2008 |
« dans une clinique ophtalmo »
J'ai bien l'impression que certains ne font pas la différence entre le publique et le privé.
Je pourrais difficilement avoir un avis sur le fonctionnement de l'Education Nationale si mes enfants étaient dans un Institut Catholique ou autre !
à Ruz Revr
De bidule
10H08 | 29/12/2008 |
à Ruz Revr
Juste un mot .Je ne réponds pas d'habitude aux commentaires et ne fais pas partie de ceux qui ne cherchent à travers les blogs que polémiques et vaines altercations .
Mon intervention n'était qu'un témoignage sur des comportements humains, ils sont les mêmes dans le publique comme dans le privé.
Je voudrais rajouter que je me contrefous que mon modeste témoignage plaise ou pas.
Pour les opinions de comptoir il y a des cafés pour ça ou les élections politiques .
Et pour finir je ne discute qu'avec des personnes qui ont véritablement un métier, une utilité sociale et pas avec des commerçants .
à bidule
De Ruz Revr
commerçant | 03H07 | 29/12/2008 |
« dans une clinique ophtalmo »
J'ai bien l'impression que certains ne font pas la différence entre le publique et le privé.
Je pourrais difficilement avoir un avis sur le fonctionnement de l'Education Nationale si mes enfants étaient dans un Institut Catholique ou autre !
De eagle
médecin | 19H33 | 28/12/2008 |
les français vivent sur une illusion : celle de pouvoir continuer à se soigner trés correctement à l'hopital public .Dans quelques mois ,quelques courtes années ,ils ne pourront plus le faire.je suis médecin du secteur public ,je ne fais pas de politique et je sais de quoi je parle.Je le dis froidement,c'est une véritable catastrophe qui s'est mis en marche vraiment depuis « l'hopital 2007 ».Comptabilité,rendement,accréditation,réunions interminables,paperasses,protocoles absurdes,décervelage permanent,expension tentaculaire de l'administratif au détriment du soin,rentabilité,tarification à l'activité et j'en passe
plus de réflexion,plus de pause,cadences infernales,
résultat : les plus volontaires démisionnent,deviennent passifs et indifférents,d'autres partent vers le …privé
De louverine
juriste | 19H48 | 28/12/2008 |
J'ai juste une question..elle va sembler malhabile au regard de la mort d'un enfant..mais…vous avez déjà emmené votre petit bonhomme aux urgences parce qu'il avait une angine ? Cela ne me viendrait pas à l'esprit…
à louverine
De Laclairette
informaticienne | 20H09 | 28/12/2008 |
Hé bien, n'étant pas médecin, comme la plupart des parents, je ne sais pas reconnaitre une angine.
Par contre je sais que la seule fois où mon fils a eu plus de 40° de fièvre pendant 3 jours d'affilée, c'était dû à une angine, et que j'ai fini par appeler SOS médecin à minuit.
Donc, devant un jeune enfant très fiévreux une veille de Noël, je pense que l'amener aux urgences pédiatriques est un droit, voire un devoir.
C'est quand même écœurant de constater dans votre discours que l'erreur de l'hôpital est rejetée sur les parents.
à louverine
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 02H01 | 29/12/2008 |
Vous est fort(e) si vous ne faites jamais d'erreur de diagnostic.
D'un autre côté, ma cousine a eu le mauvais goût de tomber malade pendant le week-end. Devant la très très forte fièvre, le médecin de garde a été appelé. Il n'est jamais venu. Conséquence : départ en urgence le dimanche par ambulance après appel aux pompiers ; c'était une méningite, elle a frôlé la mort.
Au vu de tout cela, je ne jetterai jamais la pierre à ceux qui s'adressent aux urgences lorsqu'ils sont paniqués par une situation visiblement très sérieuse, voire dramatique.
De LUXO
Expatrié | 20H06 | 28/12/2008 |
Face à un tel drame, il est sans doute malvenu de soulever des questions qui peuvent déranger, mais ne devrait-on pas s'interroger sur la dérive observée ces dernières années et qui consiste à recourir à l'hôpital sans véritable discernement ? Ici, il est question d'un enfant de trois ans hospitalisé pour une angine ; ailleurs, ce sont des salles d'urgence encombrées pour des soins bénins que le premier généraliste venu pourrait traiter. Avant de réclamer plus de moyens, toujours plus de moyens, comme dans un puits sans fond, le temps n'est-il pas venu de repenser les missions de la santé publique ? Mais pour cela, il faudrait que le débat soit ouvert par d'autres que les aboyeurs de service comme le Docteur Pelloux, dont on ne sait plus si c'est le professionnel ou le militant, soutien de Ségolène Royal, qui s'exprime.
De rastapopoulos
bonne | 20H09 | 28/12/2008 |
et conditionner deux produits dont 1 inoffensif et l'autre mortel dans deux flacons identiques c'est pas une monstrueuse connerie ? ? ? ?