Ilyes, 3 ans, hospitalisé pour une angine, est mort mercredi soir à l'hôpital parisien Saint-Vincent de Paul (XIVe), une infirmière lui ayant administré par erreur du chlorure de magnésium au lieu de vitamines.
Une information judiciaire pour « homicide involontaire » a été ouverte vendredi à l'encontre de cette femme de 35 ans, dont onze de pratique de son métier. Placée en garde à vue, elle a été relâchée sous contrôle judiciaire, avec interdiction provisoire d'exercer son métier. Fait divers regrettable mais isolé ou symptôme d'un hôpital malade ? Le débat fait rage sur le web.
Interviewé par le Parisien vendredi, le père d'Ilyes, Ihmad, crie sa douleur et sa colère contre l'institution :
« J'ai vu qu'il était en train de mourir. […] J'ai appelé au secours mais il n'y avait personne dans le couloir. Ma femme criait. […] Les soignants m'ont dit qu'il n'avait rien.
“C'est moi qui ai entrepris de lui faire du bouche-à-bouche, puis des massages cardiaques. Quand j'ai prévenu l'infirmière, elle m'a dit sur un ton sec de la laisser travailler. […] Quand ils ont compris que c'était grave, ça a été la panique. J'ai attendu un quart d'heure avant qu'ils ne reviennent le réanimer. […] Et lorsque les médecins sont arrivés, ils m'ont dit de les laisser travailler.
‘Dans un hôpital du tiers-monde, on l'aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus jamais.’
‘La faute est, évidemment, collective’
Dans un commentaire sur le blog de l'avocat Maître Eolas, la pharmacienne blogueuse Lumière Noire apporte son soutien à la famille. Et n'hésite pas à lâcher cette petite phrase lourde de sous-entendus et extrêmement commentée depuis sur le web :
‘C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'il y connaissent à la mort ces immigrés (peut-être sans papiers et à la CMU de surcroît ! ) ? ’
Tout en rappelant qu'il existe sûrement des circonstances atténuantes (empressement, débordement, négligence), la pharmacienne met également en cause l'ensemble de l'équipe soignante, qui a mis du temps à secourir l'enfant :
‘Manque d'éducation, d'instruction, de culture, de responsabilisation des personnels soignants : certains, livrés à eux-mêmes, fatigués, mal payés, démotivés, frustrés, deviennent de très vilaines personnes (…) Par contre, il est clair que cette infirmière n'aurait pas dû être la seule de l'hôpital à passer Noël au poste. La faute est, évidement, collective.’
Sur son blog, l'Hérétique met également en cause l'ensemble du monde hospitalier :
‘Ce n'est pas l'erreur médicale, qui aurait pu être corrigée, qui est cause du décès, mais deux autres facteurs : d'une part l'absence de moyens des hôpitaux, cela a souvent été dit, mais aussi la surdité ordinaire des professions médicales en règle générale, et cela aussi, il faut bien que cela soit dit un jour. Jamais à l'écoute des patients, toujours imbues de certitudes, détentrices de l'autorité médicale.’
Samedi matin, dans les journaux, de nombreux éditorialistes dénonçaient également la seule sanction de l'infirmière. Ainsi, Matthieu Verrier dans ‘la Voix du Nord’, s'interrogeait :
‘La garde à vue, qui installe la personne dans une sensation puissante d'inconfort tant physique que moral, s'imposait-elle pour une infirmière pétrie d'un sentiment de culpabilité ? ’
D'un point de vue juridique, Gilles Devers, avocat au barreau de Lyon, regrette lui aussi cette garde à vue trop hâtive :
‘Roseline Bachelot (qui avait qualifié la garde à vue de l'infirmière de normale’, ndlr) a parlé trop vite.”
Et d'estimer que, pour le moment, on ne peut pas condamner une infirmière au pénal pour une erreur :
“La responsabilité commence avec la faute, que le Code pénal retient à partir du seuil de l'imprudence, de la négligence ou de l'inattention. Ici, dire qu'il y a erreur, c'est un constat : un produit a été administré au lieu d'un autre. Ça n'apporte pas de lumière sur une éventuelle responsabilité. La véritable question est : cette erreur résulte-t-elle d'une faute de négligence ou d'inattention ? ”
Patrick Pelloux demande la démission de Bachelot
Sa conclusion : ne dramatisons pas l'affaire, comme le fait Patrick Pelloux (président du syndicat de médecins urgentistes, Amuf) qui a demandé dès jeudi sur France Info la démission de Roseline Bachelot.
Même critique de Patrick Pelloux chez Philippe (Sully) Robert :
“Le médecin urgentiste Pelloux, syndicaliste outrancier bien connu, ne manque donc aucune occasion de s'ériger en procureur, d'autant plus que Mme Bachelot souffre d'une tare rédhibitoire : elle exerce ses talents à droite.”
Pierre Fréhel, du “Républicain Lorrain” finit de l'achever :
“Quand le docteur Patrick Pelloux, médecin urgentiste devenu célèbre grâce à un usage immodéré des médias, réclame la démission de la ministre de la Santé, il règle manifestement quelques comptes personnels avec un pouvoir dont il ne partage pas les vues.”
“Demain, ce type d'affaire ira en grandissant”
Ce fait divers relance en tout cas le débat politique autour de l'hôpital public. Mireille Le Corre, secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé, a publié hier un communiqué sur son site, dénonçant la saturation des services au moment des fêtes de fin d'année :
“Par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l'hôpital public. Il est urgent que le gouvernement prenne la mesure de la situation de nos hôpitaux.”
Le milieu infirmier réagit également : sur le blog fecalome.net, on dénonce le fait que “cette petite victime montre le naufrage de notre métier” : manque d'effectif, obligation administrative grandissante, conditions de travail médiocre…
Autre témoignage, sur Rue89 cette fois, Marina, infirmière, confie ses doutes :
“Nous nous sentons tou(te)s concerné(e)s et sommes forcément remué(e)s. Chacun se projette, ‘Et si c'était moi ? ’ […] Nous sommes conscient(e)s des risques liés à notre profession, de la portée de nos actes. […] Il n'est donc pas permis de jouer aux funambules avec des équipes en sous-effectif, des horaires à rallonge qui favorisent la pression. Si les pouvoirs publics dorment sur leurs deux oreilles, la vie d'une famille est brisée, celle de l'infirmière incriminée l'est aussi.”





















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à caramel2012
De caramel2012
15H50 | 28/12/2008 |
Erratum, X BERTRAND était à ce moment là Ministre de la Santé
à caramel2012
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H11 | 28/12/2008 |
Lorsque Sarko était aux Finances (le seul à avoir rang de ministre d'Etat sous Raffarin III), Bertrand était Secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie, auprès du ministre en charge des Affaires sociales et de la Santé.
à FabiendeMénilmontant
De caramel2012
16H17 | 28/12/2008 |
Je savais bien que mes supérieurs avaient annoncé le titre de Ministre de la Santé pour faire du bruit en arrivant aux Urgences
Usurpateur et indigne, chacun de leurs titre de leur place …
et toujours aujourd'hui
Mais merci pour la précision
à caramel2012
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H04 | 28/12/2008 |
Attention,
si tu bosses dans le milieu et que tu es amené à croiser l'individu, tu lui serres la pogne en l'appelant « monsieur le ministre » (ou tu tournes le dos en disant « touche-moi pas, tu m'salis », c'est selon).
un client (un usager on disait encore en 2004) écrivait sur son courrier « Monsieur le ministre,… »
la différence entre un SE et un ministre ou ministre délégué (outre le traitement) est qu'un Secrétaire d'Etat n'a pas vocation à être partout (conseil des ministres, séances de questions au gouvernement, etc…) s'il sait par avance qu'il n'est pas concerné.
donc si tu bosses dans un service hospitalier et qu'on t'a dit « le ministre arrive », normal ! il n'y a pas de léchage de bottes (juste de timbre, vu qu'on paie depuis vingt-cinq ans pour écrire à la sécu).
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 15H49 | 28/12/2008 |
Hôpital isolé ou symptôme d'un service public malade de privatisation rampante ?
Les privatisations sont orchestrées sous le regard passif d'un public formaté par le même matraquage médiatique que celui auquel a donné lieu la question européenne. Résultats : le citoyen est presque à point pour considérer cette liquidation comme la seule perspective d'avenir envisageable.
Quand faut y aller, faut y aller
« On ne viendra pas à la privatisation. C'est clair. C'est simple. C'est net . Il n'y aura pas de privatisation d'EDF et Gaz de France. » C'est ainsi que Nicolas Sarkozy traitait, par deux fois, le sujet de la privatisation. C'était le 6 avril 2004 à Chinon, devant les caméras du 19/20 édition Centre. On a pu constater que l'eau à coulé depuis dans les circuits de la centrale. Les engagements ont été évacués en catimini avec quelques lâchers d'eau et beaucoup de vapeur. Il fallait pourtant s'y attendre. Car, comment concilier résorption de la dette de l'État et soutien bienveillant aux plus fortunés si ce n'est en privatisant à tout va ; réflexe d'autant plus tentant que les accords internationaux que la France a contracté dans le cadre de l'Europe marchande rendent la chose logique et quasi obligatoire.
Cette option est d'ailleurs tout à fait conforme aux canons de l'orthodoxie libérale de l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) qui plaide pour la libéralisation totale des secteurs d'activité les plus juteux des services publics. Cet accord multilatéral, élaboré par l'OMC sous la pression des Etats-Unis, vise à larguer des gisements fabuleux de profits aux investisseurs privés, dans des secteurs comme l'éducation ou la santé. Il s'agit, en fait de tout déréglementer pour que les entreprises ne soient plus entravées dans leurs initiatives même et y compris les plus déplorables. Bien entendu ceci ne peut se réaliser sans tailler de sévères croupières à l'intérêt général et au fonctionnement démocratique des institutions.
Rien ni personne ne doit être épargné
Un petit survol non exhaustif des privatisations réalisées ou à venir donne la mesure de l'hémorragie.
Autoroutes, France Télécom, La Poste, l'Imprimerie Nationale, les délégations de service public, EDF, GDF (décret de privatisation publié au JO du 20 décembre 2007), torpillage des chaînes publiques malgré les dénégations de Nicolas Sarkozy, menaces sur l'AFP, la santé (loi de « modernisation de la santé » de l'été 2008), les retraites, la recherche… Tout est en train de tomber dans l'escarcelle de petits boutiquiers à la vue courte mais aux dents longues.
Les fonctions régaliennes de l'État n'échappent pas non plus à cette frénésie de privatisations : privatisation de l'éducation avec la loi d'autonomie des universités, dite loi Pécresse, consacrant ce processus comme une option vitale pour ces dernières, privatisation progressive du parc pénitentiaire français, privatisation du renseignement policier (Rue89 du 24 mars 2008), privatisation rampante de la force armée par des sociétés militaires privées (lire à ce sujet « La Privatisation de la violence » Mercenaires & sociétés militaires privées au service du marché de Xavier - Renoud)
Le vivant aussi est en danger. En France, il n'est plus possible de commercialiser les variétés non inscrites dans le catalogue officiel des plantes potagères, par exemple. Ceci conduit à une appropriation pure et simple du vivant au profit des grands semenciers et au détriment de la biodiversité.
Même l'immatériel fait l'objet de toutes les convoitises en ravalant les échanges d'idées et découvertes, créatrices de richesses intellectuelles, au rang de matériaux à vendre sous brevet.
Pour bien mesurer l'importance du jackpot, il faut savoir que l'ensemble des privatisations Raffarin durant la période 2002-2005 aurait rapporté 13 milliards d'€ à l'État ; presque le paquet fiscal. Difficile de dire à combien se monte aujourd'hui le patrimoine ainsi soldé mais l'absence de plainte semble indiquer qu'il a fait des petits.
Bien préparer l'opinion et accélérer le mouvement
En vertu du dogme selon lequel le privé gère mieux, on organise la pénurie des services publics et on les sabote jusqu'à ce que les usagers soient convaincus de leur inefficience et applaudissent à leur privatisation. Agissements en tous points conforme à l'analyse de Christian Morrisson dans le cahier de politique économique N° 13 de l'OCDE :
« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement,il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. » »
La faisabilité politique de l'ajustement - Christian Morrisson
(http://daniel.calin.free.fr/ocde.pdf)
Le gouvernement veut accélérer le mouvement en réformant l'ordonnance PPP (Partenariat Public-Privé) du 17 juin 2004.
Un projet de loi pointe son nez, destiné à généraliser cette ordonnance Il s'agit de donner de l'air dans la mise en œuvre des contrats de partenariat.
L'État propose des formules hyper favorables aux opérateurs privés tout en se désengageant des tâches d'intérêt général qui lui incombent.
Le privé plus efficient ? Rien n'est moins sûr.
Certaines activités engendrent des coûts incompressibles. Or la concurrence exige de baisser les coûts à l'extrême. Leur privatisation n'est donc pas viable économiquement sauf à réaliser des économies d'échelle par la concentration notamment. Il s'ensuit un rétablissement du monopole ou quasi monopole, qui, au lieu d'être public devient privé.
Tout ce que la concurrence pourrait en théorie apporter de « bénéfique » est ainsi annihilé. Pire, la porte est grande ouverte à tous les abus : qualité et sécurité rockn'roll, prix léonins, discrimination entre les clients pour ne garder que les plus rentables.
Quant aux dépenses consenties pour émerger en régime concurrentiel, elles explosent et viennent plomber les coûts pour le pauvre usager devenu client.
Les trois principes majeurs du Service Public que sont l'égalité, la neutralité et la continuité vont devenir rapidement de palpitants thèmes de recherche pour les historiens et les utopistes, nostalgiques d'une société solidaire.
Des voix s'élèvent pourtant, même hors de l'hexagone, pour émettre de sérieux doutes sur l'intérêt de ce credo ultra-libéral. Elles émanent d'institutions et de chercheurs qui ne sont pas spécialement connus pour dire n'importe quoi.
Ainsi, si l'on s'en réfère à une étude de la Fédération canadienne des municipalités réalisée sur le sujet en 2007 par le professeur Pierre J. Hamel, il n'y a aucune économie à attendre des dispositifs de type PPP (Partenariat Public-Privé), bien au contraire.
Ou bien encore, dans un rapport dit « GEO 4 », accessible sur le site du Programme des Nations unies pour l'environnement (www.pnue.org) depuis le 25 octobre 2007, on peut lire qu'une privatisation généralisée des ressources et des services serait désastreuse pour l'écologie.
Des évènements récents donnent à voir, s'il en était besoin, le cynisme total des privatisations. Il s'agit d'opérations sans risque si les choses ne tournent pas favorablement, puisque l'État, avec ses fonds publics, vient au secours du privé lorsque le besoin s'en fait sentir.
Le sauvetage des banques embarquées dans des opérations foireuses en est la démonstration éclatante.
Et puis, au bout du bout, pourquoi s'en faire puisqu'il est toujours possible de nationaliser à nouveau le moins rentable si les fruits de sont pas à la hauteur des espérances pour les investisseurs privés. Erreurs et pertes sont toujours payées cash… par les contribuables. Et, plus dramatiquement, par des petits Ilyés.
à Jonas2
De caramel2012
15H58 | 28/12/2008 |
Thank's ! ! !
à Jonas2
De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 18H35 | 28/12/2008 |
merci. très belle démonstration. ! !
et de tout coeur avec les parents..
doublement frappés, par la perte de leur enfant et l'utilisation qui est faite de ce drame..
à Jonas2
De in girum
21H25 | 28/12/2008 |
merci, Jonas
De la tite louloute
précaire | 16H10 | 28/12/2008 |
« Ce n'est pas l'erreur médicale, qui aurait pu être corrigée, qui est cause du décès, mais deux autres facteurs : d'une part l'absence de moyens des hôpitaux, cela a souvent été dit, mais aussi la surdité ordinaire des professions médicales en règle générale, et cela aussi, il faut bien que cela soit dit un jour. »
» Jamais à l'écoute des patients, toujours imbues de certitudes, détentrices de l'autorité médicale. »
Je trouve la dernière phrase un peu excessive.Ont-ils le temps, seulement, d'être à l'écoute des patients alors qu'ils sont débordés ? !
De hagalma
16H12 | 28/12/2008 |
Ce qui me frappe dans l'article que je viens de lire, c'est qu'à aucun moment les personnels soignants ne semblent accorder aux parents de l'enfant une capacité d'expertise. Ce sont eux qui le connaissaient pourtant le mieux. Alors bien sûr on dira qu'ils ne sont ni médecins, ni infirmières. On précisera aussi que ce lien de parenté ajoute un facteur émotionnel entamant l'objectivité de leur lecture.
Ilyès est peut-être mort de ce que la parole, dans le monde aseptisé de l'hôpital, n'a plus de porté. C'est depuis longtemps comme cela -Dolto, dont on fête le centenaire, en savait quelque chose-, et il ne semble pas que ça aille en s'arrangeant. Qu'est-ce qui pourrait être fait pour y remédier ? Peut-être, mais je ne dis pas que ce serait suffisant, peut-être que le monde de la santé devrait être sortie des griffes de la sacro-sainte rentabilité. Pas suffisant, mais nécessaire, car la rentabilité n'écoute que ce qui l'intéresse. Alors pour écouter la parole toute simple d'un papa, qui plus est d'une culture différente…
Avec une pensée de soutien à la famille de ce petit garçon.
à hagalma
De caramel2012
16H27 | 28/12/2008 |
Ce qui devrait ce dérouler au sein d'un hôpital c'est simple :
l'application des droits de l'homme et du serment d'Hippocrate,
tout en considérant l'humain (tout age confondu) dans son intégrité et sa dignité (soit le patient ET son entourage)
Hors l'hôpital TUE
Des personnels dangereux et incompétent sévissent ce pensant supérieure parce que caché derrière un uniforme, un titre …
Comme beaucoup de corps de métier, ou le praticien (l'expert) vous informe de sa connaissance sans entrevoir de la partager et que vous l'ayez assimilé
Trois mots « simple » associé aux services public :
LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ
y a qu'à appliquer
à caramel2012
De poupipo
blonde | 17H38 | 28/12/2008 |
« L » Hôpital TUE » …..
Pas d'hôpital tue….
L'hôpital soigne….
« y a qu'à appliquer… »
on peut appliquer des équations, des théorèmes, des formules….
Beaucoup plus difficilement les relations personnels soignants- patients…
à poupipo
De jexiste
si, si | 19H29 | 28/12/2008 |
L'hôpital tue plus que la route.
à jexiste
De poupipo
blonde | 21H06 | 28/12/2008 |
? ? ? ?
Sans hôpital, plus de décès dus à la route….
C'est pas de la mauvaise foi là ? ?
à poupipo
De jexiste
si, si | 22H27 | 28/12/2008 |
Les accidents médicaux font tous les ans bien plus de victimes que ceux de la route.
à jexiste
De jorge_Atlan
00H45 | 29/12/2008 |
Si c'est de la provocation, elle est ratée ! juste de la connerie pure et simple.
Bien sur vous avez des chiffres a nous avancer, avec des références a des études ?
Si c'est pour dire que vous exister, on l'aura lu, mais rien de flatteur la dedans.
à jexiste
De slave1802
Technicien telecom | 09H43 | 29/12/2008 |
Vos sources ?
à jexiste
De slave1802
Technicien telecom | 09H44 | 29/12/2008 |
Dans la mesure où 99% des gens admis à l'hôpital sont malade ça parait quand même normal même si le nombre de malade au volant est encore très importante dans notre pays.
A moins que l'on ne soit devenu immortel, chacun de nous à 100% de chance de mourir un jour…
à slave1802
De jexiste
si, si | 12H44 | 29/12/2008 |
Voyez vous-mêmes l'étendue du problème, la force de l'Omerta hospitalière. L'info que je vous donne est tellement peu médiatisée que vous en doutez. Néanmoins, les sources existent, j'ai su les trouver. Je vous laisse chercher.
De Le Yéti
yetiblog.org | 16H52 | 28/12/2008 |
« Le médecin urgentiste Pelloux, syndicaliste outrancier bien connu… le docteur Patrick Pelloux, médecin urgentiste devenu célèbre grâce à un usage immodéré des médias… il règle manifestement quelques comptes personnels avec un pouvoir dont il ne partage pas les vues… d'autant plus que Mme Bachelot souffre d'une tare rédhibitoire : elle exerce ses talents à droite. »
J'adore ces chroniqueurs ou ces commentateurs, qui avant de mettre en cause les arguments de leur contradicteur sur un sujet précis, commencent déjà par dézinguer la personnalité de ce dernier. Comment doit-on qualifier d'entrée, par la suite, ce Philippe (Sully) Robert ou ce Pierre Fréhel du Républicain Lorrain ? « Ces deux chroniqueurs connus pour leur sournoiserie maladive et leur propension incontinente à la langue de pute » ? Ces deux zozos le mériteraient !
En attendant, je ne sais pas qui est ce Pelloux et je m'en fous. Mais je sais qu'une ministre de la Santé qui se défausse aussi prestement et aussi légèrement d'un problème aussi grave en qualifiant de « normale » la mise en garde à vue de l'infirmière, en braillant ensuite au complot politique et à la conspiration, est indigne de son rôle de ministre et doit donc foutre le camp dare-dare.
à Le Yéti
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
17H21 | 28/12/2008 |
Pas du tout ! Elle doit rester ! Mais qui êtes-vous donc, petit monsieur, pour vous montrer aussi arrogant ? ? ? On a eu hier un petit aperçu, que dis-je, un échantillon de votre talent… MDR
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De in girum
21H30 | 28/12/2008 |
elle s'en ira, JPT, elle s'en ira. profitez de sa présence qui semble tant vous éblouir. mais elle partira, il faut vous y faire.
allez, un pater, deux ave pour … petit monsieur.
à Le Yéti
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 17H13 | 28/12/2008 |
Je suis adhérent à une assos spécifique de malades. Oh ! Ce ne sont pas des foudres de guerre sur le plan revendicatif. Ils ont eu toutes les peines du monde à monter aux créneaux quand les franchises ont été instaurées. Certains dirigeants ont eu l'occasion de rencontrer Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN. Ils en son revenus très déçus par la qualité d'écoute de la ministre. Avec comme réflexions « -Elle préfère s'occuper d'un “” Chabal' » que des problèmes posés par les malades. » Si l'on se place du point de vue purement féminin c'est concevable. Mais quant on porte le titre de Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative ça l'est moins, à mon avis.
à jabier
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
17H17 | 28/12/2008 |
Vous êtes contre les franchises ? Moi, non. C'est une excellente mesure pour freiner la fringale de soins…
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 17H23 | 28/12/2008 |
« Fringale » ? Parce que selon vous, on se fait soigner par envie, par gourmandise… Vous êtes piteux.
à Utilisateur désinscrit 2
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 18H44 | 28/12/2008 |
« Fringale de soins » n'est pas le terme exact, mais fringale de médicaments OUI ! !
J'en ai connue qui allait chez le médecin et si la liste de médicaments prescrit ne leurs convenaient pas OU n'était pas assez longue, allaient voir un autre médecin.
Il faut avoir un gros grain pour agir de la sorte.
Ce n'est pas le fait d'avoir mit un médecin référent qui change quoi que ce soit !
Donc « Fringale “, c'est vrai de ce que j'ai vu ! !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De la tite louloute
précaire | 18H28 | 28/12/2008 |
Non, ce qu'il faudrait c'est un meilleur contrôle des remboursements deja. Je connais une personne relativement agée, dans mon entourage, qui s'est fait rembourser une cure thermale par la sécu, alors qu'il n'y en avait pas franchement besoin. Ca me laisse penser qu'il y a des remboursements bien douteux …
La franchise est un peu injuste. La personne qui a deja pas l'bol d'avoir un cancer va depenser plus que vous pour ses soins. Pas top quoi.
à la tite louloute
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H14 | 28/12/2008 |
La ministre n'a jamais voulu exonérer des franchises les médicaments, soins, actes paramédicaux et transports sanitaires effectués dans le cadre des affection de longue durée (ALD30).
Personne n'a choisi d'être malade. Je suis sous traitement quotidien depuis 1969. Fut un temps où je me servais à son officine, à Angers.
Plus de la moitié de mes conditionnements coûtent moins de 2,10 €, je ne peux rien me procurer sans ordonnance, et mon protocole de soins impose au moins une visite médicale bimestrielle, en dehors des spécialistes et des séances de kiné à vie.
à jabier
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H08 | 28/12/2008 |
Jabier,
Je présume que, comme moi, tu fais partie des 500 000 assurés sociaux qui, au 31/03/2008, s'étaient déjà fait ponctionner plus de cinquante euros… Si c'est le cas, tu serais gentil de prendre contact avec moi.
Dépasser les 50 € m'était déjà arrivé par deux fois avant l'instauration des nouvelles à 0,50 €.
Le pire est que le déficit s'est creusé, de par la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais Sarko a été élu démocratiquement. Il a juste ajouté des choses non prévues dans ce document de référence ;
http://www.u-m-p.org/propositions/
qu'il est (hélas) nécessaire de consulter régulièrement pour savoir comment lui porter la contradiction.
La franchise à 0,50 € prend fin au 31/12/2008. Il faut donc publier un autre décret.
à FabiendeMénilmontant
De lyones
grand-mère en colère | 23H20 | 28/12/2008 |
Je rappelle que les cotisations de la sécu sont proportionnelles au salaire ; depuis 20 ans les salaires n'ont pas augmenté et la masse globale a plutôt régressé, hors les technologies médicales modernes sont de plus en plus sophistiquées donc couteuses ! il est facile de mettre la faute du deficit sur ces salauds de malades qui veulent à tous prix se faire soigner !
Concernant cet enfant, c'est évidemment dramatique ! mais malheureusement l'erreur est humaine et plus fréquente en cas de surmenage ; sait on que dans certains hôpitaux les infirmiers sont obligés de travailler le jour, puis prendre la nuit à la suite parce qu'il n'y a personne ! et notamment dans les hôpitaux psy ! comment ne pas être à la merci d'une erreur lorsque l'on travaille presque 24h à la suite ! !
Soyons reconnaissant à P. Pelloux, qui aime peut être bien les caméras, mais qui s'en est servi pour mettre à jour la grande misère des hôpitaux ; je préfère son attitude à celle des couards qui se cachent !