
Il est de bon ton, pour les diplomates, d'appeler Israéliens et Palestiniens à la « retenue », et de condamner dans le même souffle les raids aériens d'Israël et les lancers de roquettes du Hamas. N'étant pas diplomate, je peux essayer d'aller un peu plus loin.
D'abord un constat : la journée du 27 décembre a été la plus meurtrière, entre Israéliens et Palestiniens, depuis 1967, c'est-à-dire depuis l'occupation par Israël des territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. C'est dire qu'il ne s'agit pas d'une péripétie de plus dans la longue et sanglante histoire entre ces deux peuples.
Il s'agit d'un choix stratégique décidé par un drôle d'attelage : un premier ministre démissionnaire (Ehud Olmert) en attente de procès pour corruption ; une ministre des Affaires étrangères (Tzipi Livni) qui part battue aux élections législatives de février et doit montrer qu'elle « en a » ; un ministre de la défense (Ehud Barak) qui a raté sa chance historique de conclure la paix, et qui se retrouve à ce poste par hasard, en raison de l'implosion en vol de son prédécesseur lors de l'invasion du Liban en 2006.
Pour ces raisons d'immense fragilité interne, Israël aurait pu s'éviter de tomber dans le piège de Gaza, de s'infliger et d'infliger aux Palestiniens cette guerre dont pas un seul stratège israélien ne se fait la moindre illusion sur ses chances de succès - si par succès on entend l'objectif d'éliminer ou au moins de saper l'influence et la capacité de nuisance du Hamas.
Certes, il y avait ces foutues roquettes sur Israël, régulièrement meurtrières, qui rendaient la trêve impossible à reconduire, et imposaient une réaction avant les élections de février. Mais n'ont-elles pas simplement servi d'appât pour attirer Israël dans une bataille dont les islamistes sauront tirer profit ?
Avec le Hamas, Israël a eu tout faux
Si on prend un peu de recul, on peut se demander pourquoi les Israéliens et les pays qui les soutiennent ont eu tout faux avec le mouvement islamiste palestinien.
L'histoire n'a pas commencé avec les roquettes du Hamas. Les Israéliens, initialement, ont vu d'un bon oeil l'émergence du Hamas, pour concurrencer l'OLP de Yasser Arafat. Avant de réaliser qu'il s'agissait d'un ennemi implacable, très structuré, gagnant en influence par la double action de ses oeuvres sociales et de ses kamikazes. Une paix équitable aurait sans doute permis de cantonner le Hamas dans le rôle d'opposition marginale. Celle-ci s'est révélée impossible.
A la mort de Yasser Arafat, le Hamas était plus fort que jamais, renforcé par l'échec de la paix d'Oslo, la corruption de l'Autorité palestinienne, et les revers répétés d'Israël face au Hezbollah libanais. En l'absence de toute solution politique prévisible, le Hamas a naturellement remporté les élections palestiniennes de janvier 2007, prenant tout le monde par surprise.
Depuis, l'engrenage de la confrontation a été enclenché. Les Occidentaux et Israël ont isolé le Hamas, et transformé Gaza en un enfer sur terre, soumettant ses habitants à ce qu'il fait bien appeler une punition collective pour avoir mal voté. Une stratégie à courte vue qui a eu pour effet de renforcer l'emprise du Hamas sur les malheureux habitants de Gaza.
La violence… et les autres voies
L'équation se résume-t-elle à une confrontation à mort entre deux ennemis implacables ? Pas si simple… Certains tentent de sortir de l'impasse par d'autres voies qu'une violence seulement génératrice de haine pour les générations à venir.
On a ainsi vu l'ancien président américain Jimmy Carter braver les condamnations et se rendre à Damas courant 2008, pour finir par amener le Hamas à signer un texte en rupture avec la posture idéologique du mouvement. Et un émisssaire officieux français, le diplomate à la retraite Yves Aubin de la Messuzière a entamé un dialogue discret avec le Hamas à Gaza, afin de tester les évolutions du mouvement, d'abord encouragé, puis désavoué par la diplomatie française.
Le 16 décembre, Yves Aubin de la Messuzière publiait une tribune dans Le Monde, dans laquelle il qualifiait la direction du Hamas de « pragmatique », et appelait à un « dialogue sans complaisance » avec lui. Il plaidait pour une action internationale rapide, à l'approche de la fin de la trève et, disait-il avec raison, des risques de surenchère de la période électorale israélienne comme d'ailleurs, de la fin prochaine du mandat de Mahmoud Abbas, le faible président de l'Autorité palestinienne.
Le reste du monde aux abonnés absents
Il n'a pas eu l'écho espéré, particulièrement à Paris où le tandem Sarkozy-Kouchner a donné une tonalité plus nettement pro-israélienne à la politique Française. Une initiative diplomatique de haut niveau aurait peut-être permis de désamorcer la crise qui vient d'éclater. Mais qui aurait pris le risque de déplaire à Israël ? Pas Paris, ni Washington en pleine transition… Ni l'Onu durablement effacé. Le monde était aux abonnés absents quand le feu couvait.
La nouvelle déferlante de violence éloigne pour un temps toute perspective de médiation. Lorsque le fracas des armes aura cessé, laissant le problème entier, voire aggravé, il faudra bien se parler. Le dossier du Proche-Orient vient de monter de plusieurs crans dans la liste déjà longue des priorités qui attendent Barack Obama après le 20 janvier. Saura-t-il se montrer innovant ?



























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De agnès93
citoyenne | 02H49 | 28/12/2008 |
Mr Haski, votre analyse est juste mais le Monde n'est pas aux abonnés absents, car il est complètement complice.
Les prétendants au poste de premier ministre ont souhaité et planifié à travers une véritable propagande internationale, ces attaques contre la Bande de Gaza, après avoir affamé et affaibli la population par un blocus inhumain. Les trois prétendants Ehud Barak, Tzipi Livni et Benjamin Netanyahou se sont livrés à une véritable surenchère appelant à tuer le plus de Palestiniens possibles, pour décrocher le poste de premier ministre.
C'est juste ignoble !
De pancho2
compte supprimé | 03H47 | 28/12/2008 |
Vous allez très loin en effet, Pierre Haski : en termes d'attelage, vous n'êtes pas mal non plus, associé à un Yves Aubin de la Messuzière, ancien chef des « arabistes » du Quai d'Orsay désormais salarié de l'Arabie Saoudite dans ses fonctions actuelles à l'Institut du monde arabe, à rallier par vos imprécations les islamo-gauchistes et nazislamistes qui sévissent sur votre site.
Relisez les commentaires de vos « riverains ». L'antisémitisme et la haine d'Israël, que vous avez attisés avec tant de soins, s'y déchaînent désormais sans la moindre retenue. Vous pouvez être fier de votre réalisation !
J'imagine qu'en termes comptables, vous envisagez cette crise qui éclate en pleine période de trève des confiseurs comme une aubaine inespérée pour faire redémarrer vos compteurs. N'hésitez surtout pas à nous en remettre plusieurs couches comme vous l'avez déjà fait à quatre reprises en moins de douze heures !
Pour conclure, Pierre Haski, vous qui n'avez pas hésité à enfourcher un tigre, que dis-je, une hyène, pour promouvoir vos intérêts, j'espère pour vous que vous êtes bon cavalier.
De Voyageur
11H00 | 28/12/2008 |
Mr Haski
Votre analyse est bien belle mais elle peche par ommission vous savez très bien qu'on assiste là bas a une lutte d'influence entre d'un coté les Etats Unis et ses allies autant arabes qu'Isrealiens, et de l'autre les Perses et ses affidés Syriens Hezbollah et Hamas pour ne citer que ceux la.
Les victimes autant Palestiniennes qu'Israeliennes de cette Politique ne servent que les interets de ces Gens là.
Comment expliquer autrement la relative stabilité qui règne en Cisjordanie et le chaos entretenu De Gaza autrement.
Comme vous dites en titre de votre article il doit certainement exister d'autres voix que la violence, mais encore faut il qu'une ou les deux parties en ait la volonté mais si c'est pour citer la visite « touristique » de Carter en Syrie comme alternative ou comme solution vous me faites tout d'un coup doucement sourire.
La plus part des commentaires que je peux lire sur ce site concernant la situation au Proche Orient sont véritablement affligeants et ne servent pour la plus part du temps que l'Ego ou révèlent les frustrations profondes de leurs auteurs
Et votre site avec toutes ses bonnes intentions de départ est malheureusement devenus un dépotoir ou s'expriment sans retenus et sans modérations des racistes de tous bords qui en profitent pour faire leur publicités.
La seule chose que vous risquiez Mr Haski c'est de perdre votre audience en lassant votre lectorat le plus modéré alors qu'effectivement l'explication et le dialogue sont on ne peut plus indispensable vue l'état du monde dans lequel nous vivons
Jean Michel
De Pierre Haski (auteur)
Rue89 | 11H05 | 28/12/2008 |
C'est donc moi qui suis responsable de l'antisémitisme ! Et moi qui pensais naïvement que les images des victimes de Gaza n'allaient pas faire de bien à l'image d'Israël, voilà que j'apprends que c'est mon commentaire appelant à trouver une autre voie que la violence qui est la cause de l'antisémitisme. Vous croyez pas que vous poussez le bouchon un peu loin ?
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 11H25 | 28/12/2008 |
Ah Pierre, quel sujet, et qu'allez vous créer là comme déferlement de passions, mis à part l'assurance du succès !
« C'est la trêve des confiseurs » !
Nous ne pouvons éluder le fait que la fameuse trêve des confiseurs elle, vient encore de se faire bafouer, et quelle ne porte pas le même visage selon que nous croyons au ciel, ou que nous n'y croyons pas.
Au nom de leur Dieux qu'ils chérissent tous, qui les bénit pensent ils dans leurs oeuvres sacrificielles, qu'ils utilisent démagogiquement pour leurs actions de destructions, ils se déchirent et se mutilent vaillamment.
Les horreurs affichées complaisement sur les écrans blancs de nos nuits noires dès l'heure du laitier, les « bombes glacées » jusqu'à la nuit tombée, le sang impur selon les uns, abreuvant les sillons à peine labourés, et revendiqués des autres.
A lire ici même sur la Rue, ou d'autres sites d'information, le sujet libère bien des relents de racisme et de haine enfuies en nous toutes et tous, certains de la validité de nos combats, de nos certitudes étayées ou pas, de nos fantasmes les plus pervers.
Quoique le risque est bien léger, à l'abri de la tiédeur de nos foyers surchauffés, sous l'anonymat pour la plupart, et les risques de « convulsionnite aiguë compulsive des doigts » sur le clavier, celle pathologie ne connaissant pas d'une manière générale, de thérapie.
La rubrique des faits divers, des faits de guerre, des « invasions barbares », les images d'horreur induites par ces événements qui vont garnir le « panier » de l'humanité ces jours ci, vont pouvoir nous donner de la matière pour donner libre cour à nos digressions sur tous ces sujets !
Rendons grâce à Dieu si vous en connaissez un, ou bien à celle ou celui que vous considérez être la « lumière céleste », mais la dernière question que j'aimerai vous poser avant de continuer votre marathon épidermique et manuel, est celle ci :
Comment était le foie gras, concocté par l'oncle Henry, et les chocolats glacés offert par tante Berthe ?
De Suzanne Citron
Historienne et auteure | 11H56 | 28/12/2008 |
Pour moi, juste analyse de Pierre Haski sur cet invraisemblable (et criminel) attelage de va-t-en-guerre. Mais le temps presse, on ne peut attendre le 20 janvier. On est au bord du gouffre. Qui pourrait, face à l'inaction dérisoire de nos dirigeants en « vacances » susciter sans délai une chaîne de protestations qui englobe les pacifistes israéliens,(dont les réalistes comme Abraham Burg), des personnalités palestiniennes, des journalistes engagés sur le web, des organisations juives comme l'UJFP, celles de défense des droits de l'Homme ? …
Oui QUI ?
De Israelien
Chercheur | 12H03 | 28/12/2008 |
Des voies non violentes ont déjà été essayées…
Je vous signale qu'il y a eu de longs pourparlers indirects entre Israël et l'Egypte. Ce dialogue s'est soldé par le refus du Hamas de prolonger la trêve, malgré l'annonce faite par les Israéliens qu'ils étaient disposés à la reconduire.
Le Hamas a ensuite tiré des dizaines de roquettes sur le sud d'Israel, d'ou la reaction de ce dernier.
Je vous rappelle par ailleurs que le gouvernement israeliens, avant de declencher l'operation , a manifesté de la retenue pendant plusieurs jours prevenant le Hamas que si les tirs continuaient une operation de grande envergure allait être lancee. Le Hamas a persisté et donc consciemment choisi la confrontation.
Suggérer que la méthode pacifique n'a pas été envisagée est donc scandaleusement inexacte :
Mahmoud Abbas a déclaré pas plus tard qu'aujourd'hui que le Hamas aurait pu éviter cette opération s'il avait choisi de prolonger la trêve.
On peut donc se poser des questions quant à l'efficacité de l'opération militaire, son ampleur, ses objectifs exacts. Mais la situation n'est pas aussi simple qu'on la présente souvent en France.
C'est bien beau de prôner le dialogue, je suis pour.
Mais que feriez vous à la place d'un gouvernement qui a essayé le dialogue sans succés pour arrêter le bombardement quotidien de sa population par des dizaines missiles, de mortiers et de roquettes ?
Personnellement je ne sais pas, je crois que cette situation est presque insoluble : Mais il faut arrêter de faire du wishful thinking et de présenter les choses trop simplement. Comme si la disposition au dialogue suffirait à tout résoudre.
De piecam
trav_ind | 13H08 | 28/12/2008 |
Cette confrontation était inévitable.
Comme à chaque fois lorsque des élections israéliennes approchent, le Hamas joue la provocation.
De même, devant la montée en puissance du Likoud et son intransigeance, le gouvernement actuel ne pouvait faire autrement que de lancer une opération militaire, faute d'être taxé de mou, voire traître et la coalition au pouvoir aurait sûrement perdu les prochaines législatives.
De plus elle arrive au moment où la diplomatie américaine est en sommeil : elle mettra Obama devant le fait accompli au cas où il aurait eu l'intention de prendre contact avec les Palestiniens.
Maintenant, cette action militaire va se terminer comme d'habitude par un fiasco politique : elle va victimiser le Hamas et le légitimiser encore un peu plus et les faucons des deux camps auront gagné. Ce qui est curieux, c'est que se sont les chefs de Tsahal qui le disent ; comme si la classe politique dans son ensemble était totalement irrationnelle et va-t-en guerre et les généraux des personnes sensées soucieuses des conséquences diplomatiques.
Bien sûr que des voies non-violentes ont été explorées.
J'en veux pour preuve « l'intiative de Genève » où deux concessions essentielles à la paix ont été faites : abandon du droit au retour des réfugiés palestiniens et Jérusalem capitale des deux états.
Personne n'en a voulu.
De minguinhirigue
Architecte | 23H24 | 28/12/2008 |
Nos médias nous parlent : paix impossible avec le hamas, répète-t-on la trêve n'est pas respectée ! Ils font des attentats terroristes !
Mais cette trêve n'impliquait-elle pas la levée du blocus ? Quand on voit ces enfants manquer de soins, manquer de nourriture, juste au bon vouloir de dirigeant ayant prétendument signé une trêve, doit-on encore appeler ces actions « terrorisme » ? Ou plutôt « résistance » ? Les habitants de Gaza devraient peut-être se laisser mourir sans mots dire ?
L'ONU appelle les palestiniens et les israéliens à la retenue dites-vous ? Les médias nous le disent tous, il ne faut pas condamner plus directement l'un ou l'autre des partis, pourtant, le président de l'ONU n'a pas hésité à le faire : http://www.un.org/ga/president/63/statements/ongaza271208.shtml
Il a de suite reçu des menaces de mort et a subi l'incroyable battage médiatique antisémite de « l'industrie de l'Holocauste » (dénoncé par N.G. Finkelstein). J'ai du mal à croire qu'elle n'est pas en marche aujourd'hui lorsque j'écoute les infos…
Quand est-ce que nos médias recommenceront à donner des informations critiques et complètes (en provenance des deux camps) et arrêterons de faire la pub pour le dernier téléphone portable ou le foie gras « top class » à acheter à Noël ? Il y a une inversion flagrante et effrayante des priorités d'information. Nous sommes obligés d'aller chercher nous même des infos auprès de sites étrangers pour avoir un aperçu cohérent de certains évènements… Obligés de décrypter les propos et de surveiller les biais oratoires : « force de maintien de la paix » ou « armée d'occupation », « terrorisme » ou « résistance », « rébellion » ou « désobéissance civile » ?
De noordshane
(employe) | 14H36 | 28/12/2008 |
Bonjour,
Nous sommes le deuxieme jour de l'offensive. Je suis passe ce matin pres (enfin dasn la mesure du possible) de la frontiere avec Gaza (un peu au nord de RafiaH), cote « Israelien ». Histoire de voir deux choses.
La premiere, c'est d'evaluer la situation point de vue securite, pour un retour eventuel de mes enfants dans notre maison et a l'ecole. Effectivement, il n'y a plus d'enfants, ou presque (depuis hier matin) ici dans la region.
Car cette fois, c'est different et le risque est trop grand. Quand je dis risque, je ne parle pas des roquettes, ca, ils sont « habitues », apres tant d'annees. Ils en rigolent meme parfois. Ca me rappelle les histoires de mon Pere qui me racontait qu'enfant, pendant la deuxieme, lors des alertes, lui et ses copains (ils avaient 7-8 ans) sortaient en cachette des abris pour aller « admirer » les combats aerien ou le « feu d'artifices » pendant que les parents mourraient d'angoisses.
Le risque aujourd'hui, c'est les tunnels (infiltrations) et les sniper.
La deuxieme raison de ma visite frontaliere, c'est d'essayer d'imaginer ce que les enfants palestiniens vivent en ce moment : ces explosions, ce sang, ce fracas, bref, l'indescriptible. Et sans nulle part ou aller ! Toutes mes pensee vont vers eux, egoistemnet peut etre car ce n'est qu'apres que les miens soient en securite. Mais bon, reflexe naturel non ? On protege d'abord les siens…
Pourquoi est-ce que j'ecris cela ?
D'abord, la p'tite histoire ici en haut, c'est juste poour vous mettre dans le bain, juste pour justifier mon intervention, je me sens concerne, bref ca legitime en quelle que sorte mon intervention…
En lisant certains (bcp) des commentaires ici pro-palestiniens et pro-israliens, je me pose encore plus cette question : Comment, dans le monde d'aujourd'hui, des gens peuvent encore etre pro-ceci ou pro-cela et penser que tout est blanc ou tout est noir.
Ben merde, reveillez-vous ! Y'a pas de verite absolue, et rien n'est simple ou plutot, tout est complique.
Quand je lis qu'Israel est un modele de courage et de libertes et que le hamas veut le bien des Palestinniens, c'est a pleurer.
A tous les « arguments » postes ici, il y a une verite et une contre verite. Tout comme la situation Israelo-Palestinienne
- Oui, le Hamas est un groupement fanatique, terroriste et qui reve de rayer Israel de la carte et de faire regner la loi Islamique sur Gaza. (savez-vous par exemple que leur parlement a vote recemment une loi ramenant la justice palestinienne au moyen-age, avec coupage des mains et tous le bazard)
- Non, Israel n'est pas un exemple de democratie parfaite, loin de la. Oui, Israel se trouve en periode electorale et cela influencera tres certainement ce conflit. Oui, Israel continue de coloniser la Cis-Jordanie.
Mais La Palestinne ce n'est pas que Hamas, et Israel ce ne sont pas que les colons ! ! ! ! !
Moi, personellement, je ne suis ni pour les palestinniens ni pour les Israeliens, je suis pour la paix. Maintenant comment on y arrive ? Certainement pas avec un mouvement Islamique d'un cote et une classe politique nulle, parfois corrompue de l'autre, ca j'en conviens.
Mais j'en ai marre de me faire traiter de « sale colon » sur internet, de voir rabattre mes idees dans un grand melting pot de tout et n'importe quoi…et je sais qu'il ya ici a quelques kms de moi des palestinniens qui doivent aussi en avoir marre de se faire traiter de terroriste….
Bon, j'espere que j'ai reussi a ne pas prendre parti (seulement pour la paix).
Bonne journee a tous
De Mohamed_NY
Senior Vice President | 21H45 | 28/12/2008 |
Monsieur Haski,
Votre analyse quoique modérée est d'un courage certain alors que comme vous le dites « le monde est absent'. Qui oserait s'en prendre à Israel ? Elle rejoint celle commise il y a 1 semaine par l'un des éditorialistes du New York Times M Cohen. Je souhaite ajouter 3 éléments à votre analyse :
1/. Je pense que l'attelage constitué de Olmert, Lipvni, et Barak tout antinomique qu'il soit possède un dénominateur commun : tous les 3 ont à coeur de faire “oublier” la défaite que leur a fait subir le Hezbollah en se vengeant sur … Hamas, espérant ainsi se refaire une “virilité” à la veille des élections ou de procès pour corruption.
2/. Joe Biden avait prévu qu'un pays étranger “allait tester” le leadership de Obama. Il sous-entendait que cela serait le fait de la Russie voire de l'Iran. En fait ce “test” vient de l'allié israélien qui veut tout de suite “obliger” Obama à prendre dès à présent une position radicale en faveur d'Israel - c'est bien dans ces moments “chauds” que l'on teste ses amis et ses alliés n'est ce pas ? - et biaiser ainsi toute vélléité future pour un “plan paix” tout en annihilant les tentatives réclamées par certains démocrates et républicains d'un rééquilibrage de la politique américaine dans la région.
3/. En montrant au monde entier que quelques roquettes tirées au hasard déclenchent une totale démesure dans la réaction israélienne, par l'utilisation de F16, des avions de guerre,Hamas, comme vous le dites si bien réalise là - au prix du sacrifice délibéré de plusieurs centaines de victimes palestiniennes - la meilleure et la plus efficace campagne de propagande anti-israélienne jamais réalisée à l'échelle de la planète. De New York à Lima en passant par Tokyo, tout le monde a vu ces images de jeunes palestniens défiant les F16 avec des …pierres ! Des collègues pro-israéliens ne se sont pas empêchés devant les images de CNN de soupirer : “ ces c.. de dirigeants israéliens, ils sont tellement tétanisés par leur défaite devant le Hezbollah qu'ils se sont faits piéger par Hamas ; ils en viennent eux-mêmes à être barbares et criminels, à la face du monde en entier'.
De amedawar
(géographe au Liban) | 23H03 | 28/12/2008 |
Habitant le Liban (je n'irai pas jusqu'à me déclarer Libanais, même si c'est le cas) et ayant vu de très près les dégâts provoqués par les uns et les autres, je serai prêt à souscrire au point de vue de Noordshane. Sauf que je ne pense pas que la paix soit le désir de qui que ce soit dans la région, sauf les couillons comme moi et un certain nombre d'idiots (à qui on essaye vaguement de faire croire qu'ils sont citoyens en période éléctorale) qui ne peuvent décement pas prétendre être représenté par une quelconque instance politique, ceux-là même qui décident de la guerre et des trêves, quand ça les arrange. Ici, au Proche-Orient, on aime les armes (que les Français - entre autres - nous livrent assez volontier), on aime la guerre, on aime le sang, et on se fout sur la gueule avec une belle régularité. On aime aussi bien vivre (et mourir) en communauté. Et quand je dis communauté, je fais référence à ces petits regroupement tribo-ethno-religieux dans lesquels nous sommes enfermés dès la naissance.
Je ne comprend pas pourquoi ça vous scandalise ? Les guerres ont toujours accompagné l'histoire de l'homme. Et des morts, il y en a tous les jours, partout sur terre, pour des raisons diverses, souvent de par la faute de l'homme. Qu'est-ce que ça peut vous foutre au fond ? Vous préférez mettre au chômage tous ces braves gens qui de près ou de loin gagnent leur pain quotidien dans l'industrie de l'armement ? Et ceux qui s'occupent des finances (je glisse au passage une petite larme pour les victimes du méchant Madoff) et de la logistiques nécessaires à cette industrie ? Ou encore les pauvres types qui descendent à la mine pour extraire les matières premières nécessaires à cette débauche d'acier et de feu ?
C'est pas sérieux ! C'est pas comme ça qu'on va pouvoir vendre en 2009 des iPhones 3G fabriqué en Chine ou manger du bœuf brésilien nourri au soja transgénique argentin ! Vous cherchez la merde ou quoi ?
Si c'est le cas, on a une bonne adresse. Avec joli coucher de soleil sur la Méditerranée par beau temps. Pensez quand même à prendre une laine, il fait frais en fin de journée, même sur les plages de Gaza.