Uranium Song à Arlit, au Niger

  • Publié le :
    27/12/2008 à 16h30

Ces images ont été prises en 1996 au nord d’Arlit, où s’étale le bidonville touareg. Sans autorisation spéciale de l’armée « régulière », il n’était pas possible de trop s’approcher d’Arlit et encore moins de la traverser, et il a fallu faire le grand tour par la piste pour rejoindre le nord.

Arlit, la ville minière construite par le nucléaire français, est située au bout de la « route de l’Uranium », la seule route valable du Nord Niger du moins à l’époque, large et toute droite venant de Niamez, en passant par Agadez.

Les touaregs utilisent ce qu’ils trouvent, soit des déchets espérons-le non radioactifs, pour habiter. On est loin de l’image idyllique.

Le chanteur est en fait un « animateur jeunesse » auprès des populations, selon les sources sur place. Un lieu en dur est à disposition.

On note qu’il y a l’électricité dans ce bidonville au milieu du désert, merci Cogema-Areva pour ce développement durable ! !

(bon c’est vrai c’était en 1996, d’ailleurs, quelqu’un sait-il comment tout cela a évolué ?)

Significative

Corrigé le 27/12/2008 à 20h24 suite à une regrettable erreur dans le titre : Arlit est au Niger, non en Mauritanie. Nos excuses à nos lecteurs.

Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • flou
    • Posté à 13h12 le 28/12/2008
    • Internaute 2979

    Bonjour,

    Le 09/01 sur France 5, il y aura la diffusion d’un docu intitulé « la bataille de l’uranium » et qui traite essentiellement des sites d’Arlit et d’Imouraren il me semble. Vous aurez peut-être ainsi quelques info sur l’évolution du lieu depuis 96.

    Le lien : Lien

    Ps : si vous pouvez corriger l’orthographe de Niamey au passage dans l’article.

    Bonne après-midi.

  • significative
    significative
    journaliste
    • Posté à 21h26 le 29/12/2008
    • Journaliste 64075
      journaliste

    Bonjour, je suis l’auteur de la vidéo. Tout d’abord, je ne vois pas d’inconvénient à ce que mon travail soit diffusé sur Rue 89, bien au contraire, mais quand même j’aurais souhaité en être avertie, j’aurais pu enrichir un peu l’article, préciser les choses.
    Ensuite, sachez que le chanteur c’est Mouma Bob, et la chanson s’intitule Roulez Jeunesse ! Ce qui m’a le plus marquée sur place, c’est cette aptitude des touaregs à accepter leur destin, en tant que volonté divine. Inchallah. Cette humilité, ils la doivent au désert. Cependant cette humilité et cette acceptation vont de pair avec beaucoup de grandeur et de dignité, une solidarité évidente, et surtout une résistance dont on n’a pas fini d’entendre parler. Il serait temps de faire la lumière sur ce qu’il se passe en zone interdite du Nord Niger, et d’envisager la sauvegarde de ce qui peut encore être sauvegardé, à moins, comme on peut le lire sur internet, que les nappes phréatiques de la zone soient effectivement toutes contaminées par l’activité minière. Aman Iman dit-on en Tamacheq, l’eau, c’est la vie, et sans eau, ben c’est la mort d’un peuple du désert. Inchallah.