Voici les douze vidéos qui, en 2008, ont « buzzé » (note de l'auteur : terme usé à bannir en 2009) sur Internet. Comme la plupart ne volent pas très haut, nous avons décidé de les rehausser par des proverbes et sentences propres à édifier un peu l'âme de nos riverains. Enjoy !
Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy fait rire aux dépens de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération. Les confrères du journaliste ne s'offusquent pas.
(A noter que le Président se trompe : la « monarchie » n'implique aucune transmission héréditaire).
Morale : « Quoi de plus fun que de rire aux dépens d'un ennemi ? » (Sophocle)
Ambiance au Salon de l'agriculture de Paris, samedi. Repoussé par un visiteur auquel il s'apprêtait à serrer la main, Nicolas Sarkozy s'est alors emporté : « Casse-toi, casse-toi, pauvre con ! », a-t-il lancé. Une séquence diffusée par LeParisien.fr.
Morale : « Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse, pauv'con. »
Le site Bakchich diffuse un échange, datant de décembre, entre Rachida Dati et une journaliste qui s'apprête à l'interviewer sur un plateau de France 24. Un micro indiscret a en effet enregistré le papotage entre ces deux amies.
Morale : « Il faut deux ans pour apprendre à parler, toute une vie pour apprendre à se taire. »
Lors de la séance du Conseil régional de Picardie, le 28 avril, le turbulent Maxime Gremetz bouscule son collègue socialiste Gilles Seguin, qui s'effondre par terre.
Morale à méditer : « Ce n'est pas en battant ton âne que tu en feras un cheval. »
Le texte sur les OGM est rejeté après le vote d'une motion , à une voix de majorité : 136 contre 135.
Morale à méditer : « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. » (Lamartine)
Installé dans le studio du 19/20 à quelques minutes du début de son intervention, Nicolas Sarkozy, vient d'être accueilli par des manifestants de France Télévisions en colère. Face à lui, le directeur de l'information de la chaîne, Paul Nahon, et les trois journalistes Audrey Pulvar, Véronique Auger et Gérard Leclerc.
Morale à méditer : « Un moment de patience peut préserver de grands malheurs, un moment d'impatience, détruire toute une vie. »
Le ministre des Affaires étrangères s'emporte après la diffusion d'un reportage sur sa carrière, sur France24, la chaîne que doit bientôt piloter, via la holding France Monde, sa femme Christine Okrent.
Morale à méditer : « Une once de vanité gâte un quintal de mérite ».
Face aux caméras, dans les rayons de fournitures scolaires d'un hypermarché Carrefour à Marseille, Nadine Morano interroge un quidam, père de famille… qui est en réalité un élu UMP.
Morale à méditer : « On n'est jamais mieux servi que par soi même. »
Xavier Darcos, au cours de son audition le 3 juillet 2008 par la commission des Finances du Sénat, considère que la fonction des enseignants de petite section de maternelle est « essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ». Lire l'article sur Rue89.
Morale à méditer : « Comme on fait son lit on se couche, surtout quand on en tient une. »
La police interpelle Abdoulaye Fofana à son domicile à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Images à l'appui, Rue89 révèle les violences policières commises contre lui :
Morale à méditer : « La violence est le dernier refuge de l'incompétence. » (Isaac Asimov)
Le service d'ordre du PS s'emporte contre les journalistes lors du Congrès de Reims. Un des responsables interpelle notre reporter Julien Martin : « Je te fais manger ta caméra ! Je te le dis clairement. »
Morale à méditer : « Il ne faut pas tant regarder ce que l'on mange, qu'avec qui l'on mange. (Surtout s'il s'agit d'une caméra). »
Mountazer al-Zaïdi, correspondant de la télé irakienne Al-Baghdadia, jette ses chaussures sur George W.Bush, lors d'une conférence de presse que le président des Etats-Unis donnait à Badgad, en compagnie du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.
Morale à méditer : « Il ne faut pas avoir les deux pieds dans le même sabot (car ça diminue les munitions de moitié) ».

























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De ronanbzh
breton expatrié | 23H32 | 26/12/2008 |
J'avais pas vu la vidéo sur gremetz. Merci rue !
Impressionnant de voir où filent nos impôts. C'est clair qu'au niveau bousculade il n'y a pas grand chose mais Gremetz me semble avoir besoin d'un éthylotest vite fait.
En plus d'avoir la tête d'un type haineux, il réagit comme un gamin « Je sors pas ! Je sors pas ! » A croire qu'il s'est pris pour mirabeau avec sa phrase « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ». Bon… pardon pour Mirabeau. Lui au moins il est resté dans l'histoire et il risquait sa peau à l'époque.
Les vigiles auraient dû sortir le Gremetz en le portant comme un sac à patates. Moi qui ai toujours imaginé cet illustre camarade communiste comme un pauvre ouvrier… 8000 euros mensuels… la vache ! ! !
Qu'ils soient de droite ou de gauche, à l'assemblée ou au sénat, ça doit bien ricaner sous cape.
à ronanbzh
De la tite louloute
précaire | 00H37 | 27/12/2008 |
Ils étaient tous ridicules, même ceux qui ont voulu le foutre dehors …
De hershellgordon
01H41 | 27/12/2008 |
le bétisier de rue89….encore bravo pour l'originalité…
De Kahuete
02H12 | 27/12/2008 |
« Lors de la séance du Conseil régional de Picardie, le 28 avril, le turbulent Maxime Gremetz agresse son collègue socialiste Gilles Seguin : il le pousse, l'autre s'effondre par terre. “
L'auteur de cet article sait-il ce qu'est une agression ? ? ? ? ?
Apparemment non….
ou alors la mauvaise fois est plus forte que la raison.
De Le Yéti
yetiblog.org | 12H30 | 27/12/2008 |
IL N'Y AVAIT PERSONNE
« Il y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j'ai dit “aidez-moi”. Il y avait des témoins. Ils disaient “appelez les pompiers ! ”. J'ai fait le tour, il y avait pas un seul infirmier. Et, quand les infirmiers sont venus, ils m'ont dit “arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n'a rien. Pourquoi vous nous criez dessus ? ” Je leur ai dit “mon fils est en train de mourir”. »
Ce terrible témoignage du père de ce jeune enfant mort dans un hôpital après une erreur dans l'administration d'un médicament, suffit à illustrer le désastre que fut toute cette année 2008.
Déchéance d'une organisation financière et économique qui, pour reprendre les termes de Bernard Langlois dans Politis, aura enfin révélé au monde entier « son cul hideux de babouin ». Déroute des politiques godassés d'importance, et de tout ce gratin obséquieux qui prétend à l'élite et à la gouvernance morale.
Ainsi de la mésaventure survenue à la fondation Elie Wiesel « pour l'humanité » (sic). Celle-ci ne vient-elle pas d'annoncer (24 décembre 2008) qu'elle avait perdu la totalité de ses avoirs dans l'affaire Madoff ! Voici donc une organisation « bienfaitrice » qui, abritée derrière la vitrine de la célébration mémorielle de l'Holocauste, et derrière le paravent vertueux d'un « prix Nobel de la Paix », n'a eu pour principal souci que de jouer la totalité de ses fonds dans des plans boursiers foireux. Pauvres martyrs juifs, misérable petit « prix Nobel de la paix » ! Regardez les pathétiques tentatives des sinistres « cardinaux en costumes » pour tenter de maquiller l'affaire Madoff en simple fait divers crapuleux, quand il s'agit de l'expression fondamentale de tout leur sale système.Vous espériez une « morale » à l'histoire , vous voilà salement servis !
« Après, quand ils ont vu la gravité de l'affaire, ils sont partis dans tous les sens appeler les médecins ET C'ÉTAIT MOI QUI FAISAIS DES RÉANIMATIONS CARDIAQUES À MON FILS. »
Oui, il n'y avait personne dans cet hôpital 2008 en folie. Où étaient-ils passés ? Dans quelles réunions au sommet dansaient-ils ? Quels « plans de relance » vaseux nous mijotaient-ils ? Quel « paquet énergie-climat européen » étaient-ils en train de signer, pour donner le change, sur des papiers-chiffons vidés de leur sens ?
Ah non, ils n'oubliaient pas tout. Dans cet hôpital où couraient des infirmières débordées par l'insuffisance de personnel et de moyens, dans ce vaisseau déserté par des mandarins arrogants et indifférents aux sorts des pouilleux, que croyez-vous qu'ils firent ? Ils firent porter tout le bonnet à la seule infirmière fautive et la remirent à la justice avec la bénédiction de leur ministre. Ils hurlèrent à la récupération politique, braillèrent comme des oies pour noyer leur impuissance et leur incurie. La peur, l'arbitraire, sont les dernières armes qu'il leur reste. Rappelez-vous, Tarnac…
Nul, sauf les ânes bâtés (mais on me dit qu'ils sont encore une majorité), ne peut plus ignorer « l'immoralité, la saloperie d'une organisation de la planète entièrement vouée à la spéculation et au profit d'une minorité au détriment du bien-être et souvent même de la survie de tous les autres » (Bernard Langlois, Politis). Combien de temps encore les populations sonnées continueront-elles à baisser les yeux, à regarder ailleurs, à fondre sur les boucs émissaires qu'on leur présente, à balbutier leurs pâlichonnes justifications ?
S'il y a une leçon à tirer de cette année 2008, c'est que la crise n'y fut pas que financière, économique ou politique. Elle consacra la faillite de la communauté humaine toute entière à gérer sa destinée. Les petits êtres auto-proclamés supérieurs subissent dans leurs chairs un peu plus fragiles qu'ils le pensaient les ravages des tsunamis qu'ils ont stupidement créés. Ou laisser créer.
Communauté toute entière ? Non, heureusement. La nature, même humaine, finit toujours par revendiquer ses quelques droits. En cette morne fin d'année où plus personne n'a vraiment à cœur de festoyer, quelques fragiles lueurs de vie viennent cependant éclairer en tremblant les parois de la crèche dévastée.
« On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame [l'infirmière]. Je ne veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsable soient punis et je ne pense pas que ce soit la seule responsable dans cette histoire et j'espère que la justice fera son travail. »
Ainsi parle sans haine ni esprit de vengeance Issam, oncle de l'enfant mort. Rappelons-nous aussi la si digne déclaration de ces parents dont le nouveau-né avait été enlevé en pleine maternité, et qui jugeaient malgré tout que les maternités ne devaient pas pour autant devenir des forteresses GPS.
Entendons enfin les clameurs de révolte venues de quelques contrées grecques.
Quelques îlots salvateurs dans un océan 2008 de désolations…
à Le Yéti
De agnès93
citoyenne | 14H24 | 27/12/2008 |
Quel plaisir de vous lire, tout simplement merci.
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 03H34 | 27/12/2008 |
il y aurait egalement de quoi faire un joli betisier de campagne US
(mention speciale a McCain et ses fondamentaux de l'economie), et un DVD entier sur Biden ou Palin
mais la video de l'annee reste evidemment le coup de pompe de W, plus universel que le coup de boule de Z (moralite : quand la retraite approche, eloigne toi des cameras)
De JULIA34
08H06 | 27/12/2008 |
J'aurai bien aimé revoir la tête de David Douillet quand le chinois a éteint la flamme olympique sous son nez.
à JULIA34
De Pascal Riché
(auteur)
Rue89 | 12H23 | 27/12/2008 |
voilà :
De Bon Scott
10H31 | 27/12/2008 |
Pour 2009 ? hélas, Ils remettront une deuxième couches !
12 extraits, 12 mois affligeants, ces acteur(trice)s de la sphère politique, médiatique, journalistique, me donnent des tics !
Pour croire encore à nos semblables, vous auriez pu ajouter le gagnant de l » €uromillions, ce dernier, un Belge a donné la moitié de son pactole, soit plus de 3 millions d » €uros à des oeuvres caritatives de sa ville afin d'aider les plus démunis, bravo, quel panache !
Bonne et heureuse année 2009 à tous !
De kabouss
journaliste | 03H33 | 28/12/2008 |
Très bon travail les gars ! merci.bonnes fêtes.