
Quiconque appartient à un comité local du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ne peut nier l'enthousiasme de ses différents membres, la force des bons sentiments qui dictent leurs actions militantes, la profondeur de leur engagement qui les pousse à donner de leur temps et parfois de leur argent pour soutenir leur cause.
Cette cause, il serait possible de considérer qu'il s'agit tout simplement de l'anticapitalisme. Mais ce serait réducteur, car l'unique critère permettant de valider l'authenticité et la pureté de cette notion fait partie intégrante de la finalité poursuivie par le NPA : celui-ci est essentiellement révolutionnaire et compte ainsi refonder un mouvement ouvrier digne de ce nom qui permettrait la victoire finale des prolétaires opprimés sur leur éternel ennemi de classe, à savoir la bourgeoisie.
Les termes sont choisis mais ne sont pas de moi : ils proviennent de comptes-rendus du Comité d'Animation Nationale et des textes fondateurs dont une unique version, éventuellement amendée, sera soumise au vote des délégués présents lors du prochain congrès national du NPA qui doit officialiser son existence, suite à la dissolution « politique » de la LCR.
Une simple opération de marketing ?
Curieusement, ces mots sont représentatifs d'une logique qui n'apparaît pas aussi explicitement dans la présentation médiatique du NPA réalisée en grande partie -si ce n'est exclusivement- par le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot. De quoi s'interroger, et se demander par exemple si le NPA ne représenterait pas une banale opération marketing, une entreprise de relooking visant à gonfler les effectifs d'une nouvelle LCR ambitionnant de dépasser les 5% aux prochaines échéances électorales.
Divers éléments plaident malheureusement en faveur de ce scénario catastrophe. Outre le fait que le processus de construction du NPA s'est déroulé selon une méthode bien rodée au sein des groupuscules trotskistes (imposition d'un cadre de réflexion pré-établi et non débattu, communication à sens unique en dépit de l'affichage démocratique, prise de décision arbitraire des instances dirigeantes sur tous les sujets cruciaux, militantisme de base réduit au travail de fourmi ouvrière disciplinée, etc.), les textes fondateurs de ce futur parti devraient en effet confirmer le caractère définitivement trotskiste de cette « nouvelle » formation.
C'est là que le bât blesse. Car l'opération marketing « NPA » consistait justement à faire croire aux électeurs déçus par la gauche gouvernementale que ce parti serait tout sauf une NLCR. L'ouverture était complaisamment affichée pour rassurer ceux qui n'ignoraient pas ce qu'était la LCR et n'avaient par conséquent jamais envisagé de rejoindre ses rangs.
Le principe anticapitaliste, non défini, a ainsi été retenu pour rassembler et que s'impose implicitement, comme s'il s'agissait d'un synonyme, l'orientation révolutionnaire. Celle-ci a par ailleurs été préservée parce qu'elle représente un mythe porteur sur le plan médiatique. Quant au communisme, il est sagement tu en public mais n'en demeure pas moins l'horizon indépassable posé dans les futurs principes fondateurs du NPA. A moins que ceux-ci ne se contentent finalement pas de proposer comme seule solution « alternative » à l'actuel fléau capitaliste la collectivisation de l'ensemble des moyens de production, de communication et d'échange…
Collectivisme économique et social, comme unique projet de société ?
Si j'ai pu constater un décalage entre discours et faits, j'ai également eu la sensation que cela n'était en rien innocent et que le tout était de préserver les apparences, ne serait-ce que pour engranger le maximum de cotisations avant que certains masques ne soient amenés à tomber suite à la publication des textes fondateurs.
Car malgré leur aveuglement dogmatique, les dirigeants de la LCR n'ont jamais perdu de vue la réalité de certains faits, à commencer la probable désaffection des électeurs à l'égard d'une formation politique qui s'afficherait comme clairement communiste. D'où un louvoiement et une temporisation perpétuels qui leur ont permis d'imposer leur ligne au sein d'un NPA voué dès le début à n'être qu'une NLCR sans le paraître.
En d'autres termes, c'est notamment parce que l'affiche médiatique du NPA ne fait pas état de cet unique projet de société qu'est le collectivisme économique et social, que je me permets, en tant qu'adhérent, de douter de l'honnêteté de la démarche des caciques de la LCR et autres affidés trotskistes dans son processus de construction qui ressemble définitivement, du moins vu de l'intérieur, à une opération visant à rénover superficiellement la façade du magasin pour attirer de nouveaux clients ; LE produit reste quant à lui le même et dégage comme un parfum d'usurpation.
► Lire aussi : Dans les coulisses du NPA d'Olivier Besancenot
Photo : Olivier Besancenot le 13 mai à Montreuil (Charles Platiau/Reuters)






















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De stangrof
13H35 | 24/12/2008 |
le npa tendance tf1/Drucker ? : -)))))

De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H16 | 24/12/2008 |
Je suis d'accord avec l'auteur, ce qui me dérange dans ce truc, c'est l'arrière goût poussiéreux de la vieille garde trotskiste. Pour un « nouveau » parti, je crains qu'au final il ne décolle pas trop des idéaux de 1930.
On verra ce que ça donnera lorsque la flamme et le shrapnel (électoral, of course) auront terni le verni et écaillé la peinture afin de voir ce qu'il y a dessous.
Parce que même si le facteur est médiatiquement efficace, il est un peu tout seul… et il n'y a que Rambo qui gagne la guerre tout seul.
De Beirgla
Chômeur | 14H25 | 24/12/2008 |
A vous lire on a peine à croire que vous êtes adhérent du NPA…
Vous utilisez, à la manière d'un article du Figaro, les termes de « communistes », « collectivisme », « troskisme » et « prolétaires » comme des gros mots, qu'un parti, même de gauche, devrait selon vous se garder non seulement d'utiliser mais aussi de théoriser.
Si ces mots sont indiscutablement peu valorisés dans l'espace médiatique aujourd'hui, ils ne sont pas pour autant à jeter. Pourtant toutes les interventions de Besancenot, mêmes si elles n'emploient pas explicitement ces termes, sont bel et bien celles d'un vrai communiste.
Puis vous qualifier une opération visant à « dépasser les 5% aux élections » comme un « scénario catastrophe » ! Ce faisant, vous reprocher, selon une rhétorique droitière bien connue, a un parti de jouer le jeu politique contemporain, donc de faire le nécessaire pour exister. C'est un peu comme dire que depuis que le monde diplo est financé par la publicité, tous ses articles sont entièrement décrédibilisés…
En résumé je crois que le NPA n'est effectivement pas pour vous.
De arnaud.champagne
directeur commercial | 14H31 | 24/12/2008 |
C'est une vision un peu pessimiste du NPA mais non dénuée de réalité… A noter tout de même, qu'un courant existe dans la LCR et dans le NPA pour que celui ci ne soit pas une simple LCR agrandie.
C'est le courant UNIR animé, entre autres, par Christian Piquet et qui milite pour que la gauche à la gauche du PS puisse enfin s'unir pour proposer une véritable alternative au social libéralisme.
De Romain Jammes
14H44 | 24/12/2008 |
J'ai suivit quelques réunions locales du NPA. J'ai put remarquer par exemple qu'une bonne partit des militants étaient issus de la LCR, ce qui est compréhensible car c'est bien une initiative de ce partit. Cependant, à l'échelon local, j'ai put remarquer une réelle envie de s'ouvrir et d'écouter, d'expliquer et de trouver des accords avec un nouveau publique qui ne se retrouvait pas dans la LCR.
Le partit qui va résulter de cette constitution ne sera pas très différent de la LCR mais il aura le mérite d'être un peu plus ouvert a des problématiques libertaires ou d'autres problématiques d'extrême gauche qu'on a put voir dans le collectif du 29 mai.
Je ne suis pas encore sur de ce que ça donnera mais je penses que si les différentes tendances affirment bien leur conviction on peut aboutir a quelque chose de bien, sans que ce soit parfait.
J'espère que l'objectif de réunir toutes ces idées contre un système qui dérive de plus en plus restera prioritaire et on en aura besoin face à cette fascisation galopante à venir…
De tipoux
écocitoyen | 15H21 | 24/12/2008 |
on parle du NPA comme un nouveau parti pour défendre les ouvriers,c'est réducteur je dirais plutôt pour défendre Des ouvriers plutôt communistes révolutionnaires.Car on oublie qu'en première ligne se sont les syndicats qui défendent les ouvriers et tous les salariés,et sans être réducteur le monde des salariés est plus complexe que cela , on ne doit pas le réduire pour sa défense à un seul parti.
l'article met en lumière la difficulté de construire un parti sur les bases d'un ancien parti avec les mêmes statuts ou presque.
de toute façon à quoi sert un parti qui ne souhaite prendre le pouvoir que par la mobilisation révolutionnaire des masses laborieuses.
toute la limite est là pour pouvoir faire grossir les rangs d » d'adhérents/ militants ,la sauce ne prendra pas.
le NPA fera de jolie score électorale ,remplira ces caisses et puis ? ?
que fera t-il si il a des élus, pas de soutien des candidats qui ne sont pas dans la ligne anticapitaliste et révolutionnaire ?
Il y a le vote utile qui est le ressort du PS (une bêtise)
et il y a le vote inutile qui n » amène aucun changement Le NPA ou EX LCR.
Un Ecocitoyen Ouvrier et engagé au quotidien.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 15H34 | 24/12/2008 |
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil ! Depuis la mort de Trotsky, les divers courants du mouvement s'écharpent à qui mieux mieux. Le plus ancien de ces courants -- hélas incarné par l'UCI-PCI, ultra-sectaire, en France -- préconise ce qu'on a appelé le « front unique » basé sur des convergences programmatiques avec des forces extérieures au mouvement trotskyste proprement dit. Cette approche, aujourd'hui pratiquement exclue du paysage politique français, avait le mérite de la clarté.
La LCR, dans la lignée de feu son « théoricien » Ernest Mandel, mentor d'Alain Krivine --, s'est toujours caractérisée par une approche opportuniste consistant à renforcer le parti révolutionnaire par la technique du « surf » systématique sur les luttes sociales (ou autres : la LCR ne fait pas dans le détail) : on attire à soi les plus radicaux, on s'en sert volontiers comme chair à canon, mais on ne les laisse surtout pas influer sur le contenu de la ligne officielle pré-existante. D'où le déficit démocratique constaté par l'auteur de la tribune au sein du NPA. Ce déficit n'a rien pour surprendre. Comme chez les bolcheviques, le leadership réel appartient à une élite idéologique issue de milieux essentiellement « intellectuels ». En ce sens, on aurait bien tort de croire que Besancenot appartient au clan resserré des chefs véritables. Ce n'est qu'un porte-voix médiatique.
Chez Lutte Ouvrière, c'est l'inverse : on a là une organisation « ouvriériste » qui se méfie comme de la peste de leaders provenant de l'université. Mais LO n'a pas peur de s'appeler communiste, c'est déjà ça. Elle n'ambitionne pas de faire la révolution dans l'immédiat car elle estime que les conditions ne sont pas réunies. Au vu des changements qui se sont produits dans la classe de « travailleurs, travailleuses », il est permis de se demander si LO ne se caractérise pas essentiellement par une approche millénariste -- elle est prête à attendre indéfiniment l'avènement du monde nouveau, sans trop savoir quoi faire dans l'immédiat, sinon s'arcbouter sur quelques maigres positions gagnées à l'occasion de luttes ponctuelles dans les usines, l'espoir diffus étant que celles-ci prennent une autre ampleur.
Au total, le NPA n'est/ne sera qu'un parti d'agitateurs se positionnant toujours à la tête du mouvement revendicatif. Ses dirigeants espèrent qu'un jour tout éclatera, et que la vérité que son corpus idéologique recèle pourra enfin être dévoilé au grand jour. D'ici là, autant dissimuler son jeu…
Autrement dit, on est dans une vraie partie de poker menteur. Aucun leadership sérieux ne me semble pouvoir émerger suite à un tel mensonge.
De mass0
athée et citoyen du monde | 15H46 | 24/12/2008 |
Vos conclusions ne m'étonnent pas , j'ai fait un bout de chemin dans la LCR de 2002 à 2006 et j'ai pu voir comment cela fonctionnait dans ce parti. J'ai rencontré vraiment des personnes extraordinaires, des militants qui avaient la foi en l'homme. Mais j'ai aussi croisé pas mal de personne tombé dans le dogme et qui était de ce point de vue devenu les « religieux » de l'anti-capitalisme avec les même travers que ce qui croit dans n'importe quel Dieu.
Je suis parti en 2006 après les élections législatives, parce que la direction de la LCR préférait le sectarisme plutôt que l'ouverture. La direction de la LCR est persuadé que la sympathie de Besancenot et le justesse de ces analyses, fait de lui le fer de lance de prochaine révolution. Elle pense qu'il deviendra l'icône , de le lutte contre la bourgeoisie. A mon avis elle fait une erreur historique et grossière de jugement, en « peoplisant » Olivier, le LCr rentre dans le jeu des puissants.
Comme j'ai vu qu'il était impossible de faire changer d'avis les camarades, j'ai préféré prendre un autre chemin, même si je pense que le NPA avec d'autres personnes (moins sectaire) à sa tête pourrait être une bonne idée.
Vous avez l'air surpris par le changement de vocabulaire, moi je trouve cela normal, je pense que le communisme et la révolution serait une bonne chose pour nos société, mais il est évident que les termes ont été galvaudé par les élites.
Maintenant pour les gens, communisme est égale au stalinisme ou au maoisme. ( ce qui, à mon avis, n'est pas le cas) donc il est normal de proposer un autre vocabulaire.
De VERGNES
Formateur | 15H58 | 24/12/2008 |
Cet article affirme mais ne démontre rien.
Le NPA n'est nullement une LCR bis.
Il suffit de participer à un comité NPA pour s'en rendre compte.
D'aller sur le site NPA2009.org et de voir la liberté de ton des forumers.
Je ne connais aucune organisation politique qui jusqu'à maintenenant ait ouvert un site accessible à tous et dans lequel ils puissent s'exprimer aussi librement.
Par ailleurs la LCR aurait pu continuer d'élargir son audience sans proposer la création par la base d'un Nouveau Parti Anticapitaliste (nom provisoire. Le nom définitif sera décidé par les militants au Congrés et non imposé par le haut comme le PG).
La démarche inhabituelle d'un parti qui se dissoud pour créer une structure plus large peut désorienter certains dans leur vision figée et manipulatrice de la politique et ne peuvent qu'imaginer un complot « trotskyste » théme récurent de tous ceux qui pour qui la révolution se limiteraient à une suite de réformes plus au moins radicales. L'Anticapitalisme (et non l'antilibéralisme) n'est pas un terme flou, il désigne clairement l'adversaire. Renverser le capitalisme c'est l'étape indispensable…Et même si l'on peut déjà envisager les contours d'une autre société, nul ne peut prédire précisemment ce qu'elle sera. On ne peut à la fois vouloir faire bouger les choses et rester figer dans sa vision d'une société alternative. Savoir ce que l'on ne veut pas est la premiére étape qui permet d'envisager ce qui nous semblerait plus profitable pour le plus grand nombre…Et c'est le premier pas qui compte., il y aura surement des embuches, des faux pas, rien n'est sûr…Et si le NPA ne convient pas à certains, ce n'est pas grave, ils peuvent investir leur énergie critique dans d'autres mouvements…et nous nous retrouverons de toutes les façons sur le terrain des luttes.
De nnscrrtl
wx | 16H32 | 24/12/2008 |
Le problème est posé à l'envers : croyait-on sérieusement que les militants de la LCR se départiraient de leur culture trotskiste pour faire plaisir aux attentes des nouveaux arrivants ? C'aurait été un peu cocasse non ? Qu'ils acceptent de discuter d'égal à égal pour former un nouveau parti, c'est normal (du fait même qu'ils décident de discuter), mais admettons au moins que l'effort qui permet cette discussion (qui n'avait rien d'évidente) n'est pas anodin, c'est aussi se mettre en danger, c'est aussi risquer de se noyer soit même.
Dans l'ensemble finalement, j'ai pas l'impression que personne ait été floué. Chacun sa culture politique, le tout est de savoir si elle est compatible et si certains courants peuvent participer à une sorte d'aggiornamento de la théorie et de la pratique révolutionnaire dans le cadre d'un nouveau parti d'« extrême gauche ». Car il ne s'agit pas de grand chose de plus, il s'agit de se mettre d'accord pour pratiquer une activité politique, pourquoi devrait-il s'agir de plus ? Il ne s'agit pas de mettre d'accord l'ensemble de l'extrême gauche (ou qui se défini comme tel) « alter- » et les déçus du PS/PC/Verts avec une partie de l'extrême gauche plus classique (la LCR et la IVe Internationale), ce serait une sacrée drôle d'idée, il s'agit de s'élargir, mais pas n'importe comment.
Et puis le NPA n'est pas le messie, ni le seul parti, ni le seul « produit » comme le dit joliment l'auteur de l'article. Allez voir au NPA, d'accord, mais allez aussi voir à AL, à la FA, à LO, à l'OCL ou même si vous en avez le coeur (bien du courage à vous) au PS, chez les Verts ou chez Mélenchon, Autain ou Hue, et dans biens d'autres endroits encore, il n'y a pas que les partis.
Alors le but est de fonder un nouveau parti, certes, qui soit capable d'une plus grande présence militante regroupant des traditions plus larges, certes, mais pourquoi devrait-il sacrifier ce qui est son essence même (la révolution communiste, entendue -je simplifie- comme la maîtrise commune de la production dans le fait productif comme dans sa décision et la lutte continuelle contre toute forme d'oppression) ? Que feraient les militants de la LCR avec une bande de doux réformistes qui n'ont comme horizon indépassable que de s'attaquer aux symptômes (ce qui peut-être nécessaire à court terme) sans jamais chercher à en détruire les causes ? Et, d'ailleurs, que feraient ces derniers avec des révolutionnaires ?
Je me réjouis finalement que les trotskistes (et je ne suis pas trotskiste pour autant) assument leur position communiste et révolutionnaire (et à mon sens, oui, l'« anticapitalisme » est nécessairement révolutionnaire), points qui me semblent fondamentaux. Après qu'il faille discuter du contenu et de la pratique (du rôle du parti, de la période de transition, de la lutte armée, etc), c'est un fait … et on en a déjà beaucoup discuté, on a déjà beaucoup écrit. Relisons Weil ou Castoriadis par exemple. Allons des marxistes les plus orthodoxes aux héritiers des situationnistes les plus hallucinés, mais restons révolutionnaires. Stirner disait à peu près que ce n'est pas en la reformant que d'une absurdité on fera jamais une chose sensée.
(NB : quand je parle de communisme, il est évident que je ne veux pas parler du capitalisme d'Etat et de l'impérialisme de l'URSS, analysé dès la fin des années 40, pas plus que de la révolution d'avantgardistes bourgeois de Cuba ou de la luttarmée improductive version guerre froide.)
De Teberli
Enseignant | 16H43 | 24/12/2008 |
Ernst qui se la joue infiltre-taupe-au-top de l'analyse mais sans donner d'exemples, il se la pete mais c'est une nazalyse. Son p'tit job de Xmas, mal paye sans doute par des boss libéraux, c'est de casser du NPA avant les teufs de Noël
Ce qu'ils redoutent, lui et les maîtres du fiasco libéral-capitaliste, c'est la capacité du NPA de rassembler ceux qui n'ont aucun intérêt commun avec les puissants aux coffres débordants du fric vole aux travailleurs, ceux qui ont compris l'alliance solide entre le centre,la gauchededroite et la droitedechezdroite, ceux qui ne croient plus les média aux ordres, ceux qui luttent pour garder les services publics de qualité et de proximité
Avec le NPA,dans les luttes, dans la rue (29/01/2009 c'est bientôt) et dans les urnes, la politique va changer et l'avenir enfin s'éclaircir, n'en déplaise a tous les conservateurs, libéraux,politiciens de fausse gauche et autres capitalistes en faillite financière et morale
Joyeuses Fetes a ceux qui veulent sortir de l » Age de Guerre en mettant les classes exploiteuses en difficulté dans les jours et semaines qui viennent
De Charp
Employé | 17H55 | 24/12/2008 |
Sans le vocabulaire révolutionnaire, le NPA ne se distingue plus en rien des autres partis réformistes, PDG, PC ou Verts.
Mais au-delà, la direction de la LCR a abandonné tout positionnement révolutionnaire pour s'orienter vers un réformisme radical totalement utopiste, même si bon nombre de militants de la LCR comme du NPA, restent eux à la recherche d'une voie révolutionnaire.
Mais la LCR n'a donc pas assez abandonné le combat contre le capitalisme à votre goût, vous qui voudriez que le NPA lime ses dernières apparences révolutionnaires pour devenir définitivement impuissante, et que le NPA devienne un fourre-tout réformiste sans alternative sérieuse et construite au capitalisme, juste une machine à faire des voix, et à ne pas trop déranger les directions syndicales quand elles s'arrangent avec le patronat.
Curieusement, votre critique de la LCR est quasiment la copie de la critique faire par la LCR contre des positions révolutionnaires, comme celle que j'ai faite sur son forum avant d'en être exclu. Le « dogmatique » est toujours celui qui est à gauche, comme aux yeux de l'UMP, le PS est dogmatique, comme aux yeux du PS les anticapitaliste sont dogmatiques.
Le tout pour masquer, comme dans votre article, l'absence totale de proposition politique.
http://charpent.canalblog.com/archives/reformisme_et_revolution/index.ht…
De Salaves
Métallo | 19H25 | 24/12/2008 |
Il y a peu de temps j'ai assisté à un meeting du NPA avec Besancenot, je m'attendais à un show du leader avec une armée de groupies survoltées, jetant leurs petites culottes sur la scène. Il y avait d'autres orateurs de prévus, non LCR, mais la publicité du meeting avait été faite autour de la présence du porte parole de la LCR.
La salle était effectivement pleine, et en fait toutes les tranches d'âge étaient bien représentées. Besancenot est un bon orateur et il sait y faire pour chauffer une assistance, qui de toute façon était quand même plus ou moins convaincue, car c'est plutôt rare qu'on aille dans un meeting du camp adverse. Quand au contenu du discours dans une telle réunion, si on est de gauche autre que le PS, on ne peut qu'adhérer, surtout qu'avec la crise en cours, les arguments ne manquent pas.
Quand au NPA lui-même, je suis d'accord pour dire qu'il a été formé sur mesure pour Besancenot. Les militants du courant unir, le savaient bien et se sont vigoureusement opposés, à son lancement, alors qu'eux-mêmes entrevoyaient la création d'une union beaucoup plus large avec d'autres composantes du mouvement anti-capitaliste, issus des divers comités et collectifs. Cette volonté d'avoir voulu anticipé la création d'un nouveau parti de gauche, pour en garder plus facilement le contrôle, de peur de se voir dissoudre dans une structure où les trotskistes garderait le leadership, démontre au contraire une volonté d'hégémonie dans le camp de ceux qui s'opposent au système économique en vigueur, obligeant ainsi d'autres, comme ceux du PRS, à faire eux aussi un autre Parti de Gauche, que je lui préfère.
De mars7
observateur actif | 17H59 | 25/12/2008 |
Cette contribution est trop à charge pour etre honnête. Il est normal que l'initiative des militants de la ligue donne des boutons. En particuliers a tous les petits marquis de l'altermondialisme sigantaires perpétuels de pétition-passerelles, sergents rabatteurs de la gauche de compromis…
Je conseil a ce pretendu adherant NPA d'aller voir les video de reunion lacales du NPA. Ecouter ce jeune animateur de banlieu dans un reunion a Narbonne s'interroger sur la pratique religieuse et la compatibilité avec le NPA « Ma mere, qui est voilée, va - elle pouvoir venir aux meeting du NPA sans qu'on la rejette ? » On est loin d'une LCR élargie ! ! ! On est vraiment dans dans une experience inédite de regroupement des secteurs en lutte qui n'attendaient que cette initiative rendue credible par la percée médiatique et la justesse de ton de Besancenot.
C'est tout simple. Peut etre cela se degoufflera -t-il, peut etre cela permettra d'embtayer sur des regroupements cette fois plus conséquents… On sera vite fixés en 2009