
Depuis l'incendie qui s'est déclenché, samedi matin, peu avant la prière de cinq heures, dans une mosquée près de Lyon, le climat a beaucoup fluctué. Dans un premier temps, la communauté musulmane s'est plutôt rassérénée de voir que Nicolas Sarkozy haussait le ton pour dénoncer cet acte d'originelle criminelle (selon la police), « un acte honteux à caractère raciste ».
Puis l'amertume a regagné du champ, sur le terrain comme sur le Net. Les reproches s'adressent en premier lieu à la classe politique, en dépit des condamnations fermes entendues durant le week-end. Ainsi, on a commencé, lundi, à entendre dire que, pour d'autres cultes, le gouvernement n'aurait pas manqué de faire le déplacement.
En ligne de mire : la communauté juive, mais surtout l'important relais médiatico-politique dont font l'objet les incidents qui touchent les synagogues. On se rappelle au passage la déclaration très forte de Jacques Chirac, en 2002 :
« Lorsqu'une synagogue est brûlée, c'est la France qui est humiliée, lorsqu'un juif est agressé, c'est la France qui est agressée. »
Des actes islamophobes en hausse
Aucune parole de ce calibre n'a été servie aux musulmans de France. Pourtant, les actes islamophobes sont en hausse, affirme Mohammed Moussaoui, nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), élu il y a six mois :
« Derrière le réconfort des premières condamnations, il manque les mesures que la France doit prendre, compte-tenu de la recrudescence des actes islamophobes. Par exemple, le cimetière de Notre-Dame-de-Lorette, à Arras, a été profané par trois fois en dix-huit mois : d'abord 50 tombes, puis 148, puis 500. Personne, ni Michèle Alliot-Marie, ni Nicolas Sarkozy, ni le Premier ministre n'a fait le déplacement alors que c'était l'Aïd, LE grand jour pour les musulmans de France. »
D'autres reprochent également aux médias de rebondir avec une tout autre ardeur sur des actes antisémites. Lorsque le fameux Phinéas avait décidé de profaner les tombes d'un carré juif dans le Rhône, en 2004, les JT relevaient qu'il avait d'abord cherché à agressé un Maghrébin… avant de se « rabattre » sur un acte antisémite pour doper son écho médiatique. (Voir la vidéo)
Si certains déplorent le « deux poids deux mesures », on notera malgré tout que les reproches ne sont pas adressés à la communauté juive elle-même. Sociologue et ancienne de la Protection judiciaire de la jeunesse, élue au CFCM, Dounia Bouzar relève ainsi « une position extrêmement forte, émouvante même » des instances juives.
Et Mohammed Moussaoui, du CFCM, souligne qu'il a, avec les Juifs, des discussions constructives qu'il n'a « pas avec tous les cultes, catholiques et protestants notamment » en matière de défense réciproque lorsqu'une des deux communautés est agressée.
Suivre l'exemple du Crif
D'ailleurs, depuis ce week-end, les responsables musulmans ne cachent pas qu'ils comptent mettre leurs pas dans ceux du Crif, quitte à prendre conseil de ce côté pour adopter une position plus revendicatrice.
Pour notre blogueuse Esther Benbassa, c'est le passage d'une représentation religieuse (avec le consistoire) à une représentation politique, avec le Crif, qui a permis à la communauté juive d'aller au bout de son affirmation identitaire et mémorielle « alors que les arabo-musulmans vont avoir besoin de quitter le terrain religieux pour un terrain politique ».
Universitaire, elle rappelle que c'est dans les années 70, après la victoire d'Israël durant la Guerre des six jours, que les Juifs de France ont commencé à « parler plus haut ». A quoi s'ajoute l'arrivée des Juifs d'Afrique du Nord, « qui n'étaient pas dans ce clivage entre “être juif à la maison” et “être Français à l'extérieur”. »
En s'inspirant du Crif, les représentants de l'islam de France affichent notamment comme priorités de :
- Porter plainte systématiquement
- Ne plus hésiter à médiatiser les agressions
- Faire du lobbying pour que la qualification « acte islamophobe » apparaisse dans la loi, là où il n'y a aujourd'hui que des « actes antisémites » et des « actes racistes et xénophobes »
En fait, c'est surtout l'indigence de la réponse judiciaire qui reste la clé du malaise, quatre jours après l'incendie de la banlieue de Lyon. Mohammed Moussaoui, du CFCM, tient ainsi à rappeler que l'auteur de la deuxième profanation du cimetière d'Arras n'a écopé « que de deux ans dont un avec sursis et qu'il a obtenu un remise de peine ».
Il déplore aussi que les enquêtes policières et judiciaires biaisent les statistiques de l'islamophobie, dans la mesure où beaucoup d'affaires sont enregistrées au titre de faits divers.
Sur le terrain, chez les musulmans, les moeurs ont pourtant évolué. Pour Dounia Bouzar, la nouvelle génération n'a plus les réflexes de ses aînés :
« Leurs parents les ont élevés dans le respect de leurs hôtes, en leur disant de ne pas se faire remarquer. Mais les jeunes n'hésiteront plus à porter plainte : ils ont fait tout un travail sur l'islam et la laïcité, pour réussir à être à la fois Français et musulmans. Même si certains peuvent douter parfois de l'objectivité des juges, ils feront valoir leurs droits et ont à coeur qu'on réprime les actes islamophobes. Parce qu'ils sont ici chez eux. »





















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De alabase
enseignant retraité | 22H11 | 23/12/2008 |
je fais appel aux linguistes : « phobie= peur de.. » oui ou non ?
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 23H34 | 23/12/2008 |
Oui, phobie, c'est peur de. Donc islamophobe est un néologisme qui signifie la peur de l'islam.
Ces néologismes m'ennuie. islamophobie, homophobie, etc.
je pense qu'il serait plus juste de parler de xenophobie, le rejet de l'etranger.
Pourquoi inventer des mots alors qu'il existe une myriade d'adjectif pour qualifié tout cela ?
Mais que l'on soit bien d'accord, je ne parle que des mots et pas des faits. Comme le mot racisme est un non sens puisqu'il n'existe pas de race humaine. Mais la xénophobie, la haine de l'autre parce qu'il est différent existe bien.
à Gallifrey
De Jean_Chonot
plébéien | 00H20 | 24/12/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous : xénophobie me paraît être le terme le plus approprié.
D'ailleurs cette tendance à instaurer des classements, que ce soit sur l'inqualifiable nature des actes xénophobes perpétrés ou l'ethnie visée par ces derniers, me paraît non seulement propre à exacerber les communautarismes de tous bords mais va clairement à l'encontre du postulat que la Nation est une et indivisible.
Enfin, c'est ce qu'elle devrait être dans la condamnation sans appel à apporter en réponse face à l'étalage de la haine ordinaire. C'est ce qu'elle devrait affirmer en rejetant inconditionnellement toute tentative de graduation de dérives inexcusables.
à Jean_Chonot
De compte supprimé 25
femme anti voile | 01H46 | 24/12/2008 |
Sauf que l'islam n'est pas un pays, et xénophobe concerne les « étrangers », sauf que l'islam n'est pas une race, donc racisme ne va pas non plus, sauf qu'islamophobe est un mot inventé pa Khomeyni et utiliser par les islamistes.
Il vous reste plus qu'anti-cléricanisme, qui est juste l'opposition à une religion, ce qui est le cas.
Et s'opposer à une religion ne peut pas être un délit.
à compte supprimé 25
De Jean_Chonot
plébéien | 08H58 | 24/12/2008 |
L'« étranger » c'est le voisin d'en face, celui qui roule à côté de nous dans les bouchons. Il n'est d'ailleurs point question de race (d'ailleurs… bref ne relançons pas de débat zemmourien aussi stupide que contre productif) pas plus que de pays (qui est une notion tellement relative).
Je pense que le terme étranger doit donc être pris au sens large du terme : étranger à notre façon de penser, de nous habiller, de voter, de manger. L'étranger c'est celui qui habite le village d'à côté, c'est la femme ou l'homme qui entre dans votre famille. C'est celui ou celle qui a l'insolente attitude de nous pomper notre air, c'est le coupable tout trouvé pour expliquer nos propres fautes, appliquer une solution placebo à nos angoisses.
Voilà pourquoi je préfère le terme universel du mot xénophobe même si je suis aussi d'accord avec votre raisonnement.
à Jean_Chonot
De compte supprimé 25
femme anti voile | 10H10 | 24/12/2008 |
La langue Française est suffisament « riche » pour désigner chaque chose, Si je dis « xénophobe » je parle bien d'un « étranger » et si je parle de mon « voisin », je dis bien « voisin ». Je suis désolée de vous savoir avec un vocabulaire réduit.
Pensez ce que vous voulez, mais le terme « étranger » désigne jusqu'à preuve du contraire un « étranger ».
Rien ne vous interdit de nommer une vache, un avion si ça vous amuse.
Merci d'être d'accord avec ce que j'exprime, mais vous seriez sympa, puisque la langue Française le permet, d'utiliser les bons mots.
Et donc être anti-islam n'est pas être « xénophobe », mais tout simplement anti-clérical, ou plus simple encore : « intelligent »…
à compte supprimé 25
De Jean_Chonot
plébéien | 12H32 | 24/12/2008 |
« Rien ne vous interdit de nommer une vache, un avion si ça vous amuse. »
Content de constater que malgré mon vocabulaire réduit, vous rejoignez ma vision des choses tandis qu'en ce qui me concerne, si je reconnais la justesse de votre précédent raisonnement cela ne signifie en rien que j'en approuve sa finalité.
Petite précision : il n'y a pas de curé chez les musulmans, donc le terme anticlérical est … hum.. comment dire… Inapproprié.
Quant à sous-entendre qu'être anti-islam c'est être intelligent, je vous laisse l'entière responsabilité de ce genre de propos : les musulmans modérés apprécieront.
Encore une fois, le terme approprié aurait été anti-islamiste.
Je vous souhaite un joyeux noël.
à Jean_Chonot
De compte supprimé 25
femme anti voile | 12H43 | 24/12/2008 |
Pas de clergé chez les musulmans ? Qu'est-ce donc un mollah, un imam, un ayatollah, un mufthi ?
Vous confondez une nouvelle fois un mot « clergé » ne s'applique pas uniquement aux chrétiens mais à tout ce qui concerne « la religion » quelque soit cette religion.
L'anticléricalisme est un positionnement idéologique qui refuse ou est très critique envers une forme d'autorité religieuse, le clergé, à son ingérence ou son influence sur la vie publique pour y imposer ses dogmes. L'anticléricalisme s'oppose au cléricalisme, idéologie qui prône la participation des clercs à la vie publique.
L'anticléricalisme est souvent confondu avec les sentiments antireligieux, qui expriment un refus des religions. Les anticléricaux ne refusent pas la religion, ils sont simplement hostiles à son influence dans la vie publique. Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche parle des « prêcheurs d'arrière-monde ».
Les anarchistes, les communistes et les francs-maçons sont anticléricaux pour différentes raisons : les uns détestent l'État, les autres ont tendance à s'en servir et dans le dernier cas ont des référentiels religieux différents et prônent une société laïque..
Par extension, le cléricalisme désigne la domination ou oppression sur les consciences par des personnes ayant un savoir et occupant une fonction dont ils abusent par emprise : cléricalisme médical, pédagogique, juridique, etc. Il existe des cléricalismes dans tous les domaines de la vie sociale et auxquelles s'oppose l'anticléricalisme basé sur la liberté absolue de conscience.
à compte supprimé 25
De Ce que Jacques a oublié de dire
| 13H48 | 24/12/2008 |
Entièrement faux. Il n'y a pas de clergé chez la majorité des musulmans. Les exemples que vous donnez viennent des chiites. Bien qu'il y ait des leaders religieux qui ont un peu un rôle de clercs ce n'est pas officiel chez les sunnites.
De plus le cléricalisme (ingérence de la religion dans la politique) est quelque chose que Jésus n'a pas voulu lui qui a demandé de séparer ce qui appartenait à César et ce qui était à Dieu.
à Ce que Jacques a oublié de dire
De compte supprimé 25
femme anti voile | 18H15 | 24/12/2008 |
Ah bon, mais alors pouvez nous expliquer ce qu'est un mollah, un imam, un ayatollah, un mufthi ? …
Si ce ne sont pas les membres d'un « clergé » musulman, c'est donc quoi ?
à compte supprimé 25
De penabranca
09H49 | 24/12/2008 |
et si on restait simple ? parlons de « connerie »..ou de « conneriephobie » au pire.
à compte supprimé 25
De Le Zébu
Jusqu'à + soif | 12H21 | 24/12/2008 |
Ces propos sont scandaleux. On justifie ici des actes abjectes, sanctionnés par loi et passibles de 10 ans de prison. Et on nous parle de « non délit » par un raisonnement absurde, un sophisme abjecte.
Anti cléricalisme ne signifie pas s'opposer à une Religion, c'est une absurdité. Si déterrer des morts, incendier un lieu de culte, tager des pierres tombales, c'est de l'anti-cléricalisme, alors demandez à tous les anti cléricaux parmi les intellectuels dont vous n'êtes pas s'ils se reconnaissent dans cette définition.
J'éspère que RUE89 ne laissera pas passer des propos aussi abjectes.
Je suppose que bruler un Synaguoge ou briser des tombes juives, c'est aussi de l'anti-cléricalisme.
à Le Zébu
De compte supprimé 25
femme anti voile | 12H49 | 24/12/2008 |
Je confirme que s'opposer à une religion, n'est pas et n'a jamais été un delit dans les Lois de la République Française.
Deterrer un défunt c'est un délit.
Incendier volontairement un lieu de culte (Eglise, synagogue, mosquée) est un crime, comme incendier une forêt.
« Tager » des tombes (chrétiennes, israélites, musulmanes), ce sont des dégradations volontaires, soit un délit.
Mais critiquer l'islam, c'est être lucide, et ce n'est pas un crime ni un délit.
Et être anti-clérical c'est refuser que les gens de la religion dirige socialement et politiquement un pays.
à Gallifrey
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 01H13 | 24/12/2008 |
Le préfixe correct me semble être « miso », la haine, comme dans misogyne ou misanthrope.
à Servais-Jean
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 01H17 | 24/12/2008 |
J'aurais voulu connaitre le terme grec pour « autre » il aurais alors suffit a creer un mot qui signifie peur de l'autre, et non pas peur de l'étranger comme dans xenophobe.
Mais je crois qu'il faudrais clarifier les termes utilisé pour qualifié la haine de l'autre, quelque soit le motif.
à Servais-Jean
De penabranca
09H53 | 24/12/2008 |
voilà, celui la est pas mal : misocon…la haine de la connerie..mouai, je garde.
à Servais-Jean
De compte supprimé 25
femme anti voile | 10H59 | 24/12/2008 |
et si on utilisait tout simplement le terme : « anti-….. » ? !
Parce que c'est n'est pas une histoire de peur, ni de haine, mais tout simplement de ne pas accepter ce qui est contraire à notre civilisation, à notre culture, à nos valeurs.
Je n'aime pas les communistes, je ne suis pas misocomuniste, ni xénocommuniste, ni communistophobe…
Je suis tout simplement anti-communiste, c'est à dire « contre, en opposition »…
à Gallifrey
De Anastaze
53186
☺ | 14H21 | 24/12/2008 |
D'après le ►CNTRL, une phobie est :
A. −PSYCHOPATHOL. Symptôme prévalent des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d'angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée.
B. −P. ext. Aversion très vive, irraisonnée ou peur instinctive. Phobie de l'automobile, du mariage, des moustiques, de la poussière, du tabac ; être sujet à d'étranges phobies.
C'est une pathologie., mais par extension ça peut-être une aversion ou une peur.
à alabase
De penabranca
09H55 | 24/12/2008 |
en phonétique, et sans langue de bois, phobie = vrai hétéro…à voir
De sarkophage_xyz
22H13 | 23/12/2008 |
Alors que de nombreux médias titraient sur cet acte islamophobe, le figaro du 22 décembre affichait sur sa première page :
« Enquête sur le financement des nouvelles mosquées »
Alors que je tiend le monothéisme comme source principale de l'intolérance, je trouve innaceptable un tel mépris pour les musulmans.
à sarkophage_xyz
De Compte bloqué 15
schwarzesonne | 23H03 | 23/12/2008 |
tu oublies le resulats de ce sondage et le nombre de votants 20 000 et NON au financement pour 86% de francais !
à Compte bloqué 15
De sarkophage_xyz
00H49 | 24/12/2008 |
Je ne l'ai pas oublié, je ne l'ai pas lu, juste vu le titre et comparé à d'autre titre, ça m'a paru suffisant pour me faire une opinion de l'intention des maitres du figaro.
à Compte bloqué 15
De feedalafrancaoui
Curieux | 12H20 | 24/12/2008 |
En terme de statistique et de sondage, il y a un biais total dans ces résultats… Le journal en question a un lectorat qui ne peut pas être neutre (celui-là comme les autres…). Posez la même question sur certains autres sites, vous aurez une réponse totalement inverse…
Par ailleurs, la question du financement public pose un vrai problème. Certes, l'Etat est laïc. Mais l'Etat doit aussi s'assurer de l'ordre public. Or, laisser financer les constructions de mosquées par des fonds saoudiens, c'est aussi laisser des imams prêcher des thèses wahabbites (pas particulièrement ouverte comme conception de l'islam). Intervenir sur la nomination des imams serait tout aussi délicat à justifier au regard du fameux principe de laïcité…
De Ce que Jacques a oublié de dire
| 00H53 | 24/12/2008 |
Nul besoin du monotheisme pour qu'il y ait de la haine, les exemples ne manquent pas non plus.
Une autre vérité c'est que les médias servent des intérêts tiers.
Pour illustrer ce que j'avance, je ferais remarquer qu'ils publient à un moment donné des dizaines d'infos allant dans le même sens comme ça ils servent le gouvernement qui va lancer des lois. Souvenez-vous des chiens qui mordaient, alors qu'il y a des attaques (malheureusement) tout les mois, durant un temps on a entendu parler de chaque attaque, résultat une loi contre les chiens dangereux.
Le suicide en prison c'est idem c'est malheureusement trop courant mais les médias n'en parlent qu'à un moment donné, et là intervient le gouvernement qui veut prendre des mesures.
L'islamophobie risque être instrumentalisée par le politique.
Pourquoi ne pas en parler très brièvement le plus souvent possible afin d'être réellement informé ?
Je ferais noter que nos amis journalistes des médias (pas tous) ne font qu'aller dans le courant de pensée majoritaire. Il y a des profanations de cimetières chrétiens tout les mois, pourquoi ne parle-t-on pas de christianophobie ? Peut-être parce qu'on nous dit que ça n'existe pas. Pourquoi parle-t-on d'antisémitisme pour une bagarre entre jeunes ? Peut-être parce qu'on nous dit que c'est partout. Pourquoi l'un est du racisme, l'autre est un fait divers ?
L'islamophobie est quelque chose qui existe (cependant ce n'est pas comparable avec ce que vivent des chrétiens d'orient) et ça se doit d'être combattu, comme toutes les autres haines communautaires.
Pourquoi monter les communautés les unes contre les autres ? Je suis chrétien orthodoxe et j'ai des amis musulmans chiites et sunnites et pas de problèmes.
Vous parlez tout le temps des attaques envers les juifs ou musulmans quand (quand un juif est attaqué c'est la france qui l'est, n'est-ce pas une phrase dite par des politiciens ? ) mais très rarement des cimetières chrétiens pillés ou détruits.
Je soutiens mes frères musulmans qui se sont sentis touchés par ces actes, ça se doit d'être condamné et je suis content que des chrétiens aient répondu présent à la manif dimanche.
Les représentants religieux devraient faire des déclarations communes ayant plus d'impact et qui dénonceront les attaques envers TOUTES les communautés. Et non pas créer des lobbys religieux.
à Ce que Jacques a oublié de dire
De sarkophage_xyz
01H00 | 24/12/2008 |
Non pas haine mais intolérance. Les textes bibliques des 7-6eme siecles avant Jules Cesar ne nient pas l'existence d'autres dieux, ils ne tolèrent pas qu'on leur consacre un culte.
Fort heureusement de nombreux croyants monothéistes ne sont pas intolérants et encore moins haineux des différences.
à sarkophage_xyz
De Ce que Jacques a oublié de dire
| 01H11 | 24/12/2008 |
Les autres dieux ont toujours existé et je pense que la croyance en un être supérieur fait partie de l'humanité, seulement le monotheisme dit que Dieu est le Dieu des autres dieux, c'est à dire que les autres dieux ne sont que des idoles et ne sont pas vraiment divin. Il me semble qu'un certain nombre de païens étaient aussi hostiles au christianisme des premiers temps ainsi qu'au judaïsme qu'ils jugeaient comme de vulgaires superstitions ? On ne va pas pour autant dire que le polythéisme est source d'intolérance. Ainsi réduire le monotheisme à cela ne me parait pas adapté. Puis qu'est-ce que l'intolérance ? Est-ce que la l'hostilité que se vouent les gauchistes et les « droitistes » (je ne sais pas si ça se dit) est lié aux partis politiques et donc doit-on conclure que la politique est mauvaise et est source d'intolérance car elle crée elle aussi des conflits et des divisions ?
à Ce que Jacques a oublié de dire
De sarkophage_xyz
01H21 | 24/12/2008 |
Oui, la persécution des chrétiens par le pouvoir romain était certainement plus politique qu'idéologique, leur refus d'accorder le statut divin à l'empereur était certainement idéologique, mais je doute que les empereurs romains (à quelques exception prés genre Neron ou Caligula peut être) aient été convaincus de leur nature divine.
à Ce que Jacques a oublié de dire
De louarn
chomage | 03H27 | 24/12/2008 |
La croyance en un ètre supérieur ne fait partie que de la préhistoire , d'où sont issus ces livres « religieux ».
Nous autres pauvres humains nous nous sommes « différenciés » de nos « cousins “ dits ‘primates . Ceci s'est fait par des mutations génétiques dont nous comprenons petit a petit les processus . Vous étes blond , votre femme aussi , et vous avez un enfant qui a les cheveux bruns . INTOLERABLE , il y a des millénaires ( comme il est intolérable dans certains pays d'affrique que des enfants naissent ALBINOS . J'en ai vu ,il y a longtemps . J'ai fait des études de Génétique . Et j'ai compris le sens de’ l'éjection” des humains du “paradis terrestre ‘ par dieu .
Car , de ce que disent les religions , c'est ce dieu des religions , qui a’ éjecté ‘ les humains du paradis terrestre .
De la faute d'une FEMME en plus , c'est vrai , ce sont elles qui transmettent la vie , donc ( pour les IGNARES et ils semblent nombreux) , les défauts , les MECS ( PARDON LES HOMMES) ne transmettant que leurs qualités ( et j'usqu'a il y a peu ) la FORTUNE DE LEUR FAMILLE .
à sarkophage_xyz
De louarn
chomage | 00H56 | 24/12/2008 |
Je suis d'accord avec vous quand vous dites que le monothéisme est la principale source d'intolérance . Je suis incroyant et considère mème que les religions sont sources d'intolérance depuis des Millénaires .
J'ai mème lu quelque part que la terre tourne autour du soleil et que la terre n'est pas plate .
Mais il m'a été dit aussi que les musulmans étaient « monothéistes “ .
J'en conclu, bètement sans doute, que comme les musulmans sont ‘ monothéistes’ , ils sont une des grandes sources de l'intolérance .
Si je vous ai bien compris toutes les religions ‘monothéistes sont source d'intolérance . Si vous confirmez cela , vous devez avoir comme moi une grande distance avec les religions .
A moins que vous soyez polythéiste . …… Vous avez dans ce cas le choix entre plusieurs paradis .
à louarn
De sarkophage_xyz
01H12 | 24/12/2008 |
Non pas polythéiste, incroyant tout simplement aussi, voir ma réponse à Ce que Jacques…
Les polythéistes, et les différents cultes romains, gaulois, grecs anciens semble s'être bien accomodés les uns des autres, quand un polythéiste rencontre le dieu de quelqu'un d'autre, soit il trouve une coincidence avec l'un des sien soit il l'adopte à son tour ou l'ignore. Le monothéiste le rejette.