Moi, je travaille mieux en musique, et vous ?
Un vaste « open space », clair, chaleureux, convivial... mais bruyant. La configuration des locaux de Rue89 est la même que pour bien des entreprises de l’économie numérique. Ma journée type, à la rédaction : des coups de fil à répétition pour un papier plus ou moins brûlant, la confirmation de l’info qui finit par arriver, et je m’attèle à l’écriture.
Autour de moi, le volume sonore redouble soudain, parce que Julien Martin vient de sortir une de ses blagues vaseuses, que David Servenay cuisine ses sources pour un scoop bouillant, ou que Guillemette Faure réalise qu’une fois de plus, elle a accepté deux déjeuners le même jour... sans compter les débats enflammés entre Chloé Leprince et Yann Guégan.
Grands éclats de rire ou discussions animées, ces moments -fréquents- ont pour caractéristique commune de multiplier très vite les décibels. Curieux phénomène : d’une seconde à l’autre, la rédaction passe d’un silence quasi-monacal au brouhaha d’un hall de gare. Plus moyen de me concentrer. Je me réfugie sous mon casque, direction Deezer ou Fairtilizer.
Dans ma bulle, j’écris plus vite et plus efficacement. Avec mon choix de playlists en fonction de la nature de l’article et de l’urgence des délais de publication :
- En temps normal, une liste électro-funk-hip-hop : Kid Koala, Cymande, Mark Ronson, Danger Mouse...
- Par temps calme ou pour des papiers au long cours, du classique ou du reggae : Bach, The Abyssinians, Toots & The Maytals...
- En cas d’urgence, de la musique très festive et rythmée : la collection Solid Steel du label Ninja Tune est irremplaçable.
Mais rester un moment dans sa bulle a un inconvénient de taille : on rate tout ce qui se passe autour. A Rue89 comme dans toute boîte, beaucoup de données internes circulent à l’air libre, surtout quand la direction partage le même espace que les salariés de base, dont je suis.
La candidature d’un nouveau, la confirmation d’un contrat, une fleur ou une critique lancée par un concurrent. Tout ce qui n’est pas assez important pour être envoyé par e-mail mais qui nourrit notre culture d’entreprise.
De plus, dans notre métier, où l’information est la matière première, on a tendance à s’exclamer lorsqu’on apprend une nouvelle fraîche. Et à ce jeu-là, j’ai souvent un métro de retard... A la rédaction, je suis même le champion du monde. La rançon de l’isolement volontaire.
Et vous, avez-vous la possibilité de travailler en musique ? Quels en sont les inconvénients et les avantages ? Quelle est votre playlist idéale ? Avec vos réponses (merci de nous en donner trois par personne maximum), Eco89 ambitionne de réaliser un « top 10 des musiques les plus écoutées au bureau ». A vos claviers !
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Now future & karpe diem
Now future & karpe diem
Musique au réveil, musique dans le métro, musique au boulot, musique au bistrot, musique le soir, même quand je joue, musique pour m’endormir, le seul moment sans musique c’est quand je regarde un film.
Vivre sans musique est une vraie torture. Non seulement ça permet de s’isoler du tas de gens (surtout dans le métro), mais en plus ça permet de vivre dans son propre univers (donc encore plus isolé de la masse).
Par contre, mon bureau openspacé n’est pas du tout bruyant. C’est même ultra calme, mais peut être parce que (pour une fois) mes collègues sont civilisés.
Ca change de mon ancienne boite où c’était la foire aux cochons tous les jours. J’ai même du supporter pendant six mois un blaireau qui utilisait des haut-parleurs pour écouter sa musique (de merde, bien sûr).
Niveau musical, pour faire simple : rock old school (Led Zep, Beattles, Doors, Velvet, Stooges, etc.), rock 80’s (Sonic Youth, Red Hot, Pixies, Patti Smith), « scène alternative française » (Renaud et Thiéfaine chez les vieux, Têtes Raides, Ogres de Barback, Hurlements d’Léo, etc.) et pas mal de swing manouche quand je bouquine, et puis plein d’autres choses aussi vu que je me trimballe plus de 150 artistes différents.
Ha et aussi petite pub, j’écoute Nova le soir, parce qu’il y a toujours de la bonne musique, souvent des bons morceaux que j’aime et d’autres que je connais pas et que je suis content de découvrir. Et le must, c’est qu’après 21h il y a peu de pub, mais après minuit, il y en a plus du tout !




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