Temoignage

Mardi, j'ai retrouvé Moussa, mon voisin malien handicapé, mort

Un riverain de Rue89 va porter plainte contre le Samu et l'hôpital pour « non-assistance à personne en danger ». Voici pourquoi.


Au Rex Club, à Paris, en 1999 (Philippe Lopparelli/TF)

Un de nos riverains, un cuisinier qui vit dans le quartier de Belleville, à Paris, nous a fait parvenir ce récit, samedi. Il s'apprête à porter plainte pour « non assistance à personne en danger » contre les services sociaux, le Samu et l'hôpital qui avaient la charge de Moussa, son voisin malien depuis un peu plus d'un an. Il l'a retrouvé mort, seul, dans sa salle de bains, mardi dernier, au retour d'un séjour à l'hôpital « parce que tout le monde a lâché prise, s'est déresponsabilisé ».

Mardi dernier, Moussa est mort de froid. Dans un appartement, à Paris, dans mon immeuble. Moussa est infirme des jambes, il se balade dans un fauteuil. Non : il se baladait dans un fauteuil.

Depuis quelques jours, il tombait de son lit, de son fauteuil, deux à trois fois par jour. Il appelait mon voisin et mon voisin le relevait. Il lui demandait : « Ça va ? » et il lui répondait qu'il allait prendre une douche.

Son handicap était survenu après un accident de travail : il était laveur de vitres et il est tombé d'un échafaudage. Il avait vécu dans un centre et tous (médecins, psy et assistance sociale) avaient convenu que Moussa était assez autonome pour vivre seul.

Un cri primal de survie

Un jour, j'étais chez moi et j'ai entendu vers 22 heures Moussa appeler mon voisin en hurlant. C'était un cri primal de survie, nous y sommes allés et j'ai vu cet homme ramper et hurler, couvert de sang. Je lui ai parlé : « Moussa, nous allons appeler
les pompiers, tu ne peux pas continuer comme cela. » Il m'a dit : « Non, relevez moi, je veux prendre ma douche. »

J'ai répondu que non, qu'il fallait qu'il soit pris en charge par des services spécialisés. J'ai appelé les pompiers et j'ai regardé son appartement : pas de table, il mangeait sur son évier. Le lit, soi disant un lit médical, était bon quand on se casse une jambe mais pas pour son handicap : pas de barrières, trop petit pour sa corpulence. Il y avait un drap déchiré, ni couette ni couverture. Sa chaise était à moitié bloquée, pas de lumières dans la pièce, le chauffage éteint.

Les pompiers arrivent et le remettent sur son fauteuil après les questions d'usage (comme une litanie : « Ça va ? », « oui, je veux prendre une douche »). Ils lui nettoient les pieds et ils repartent. Je commence à parler à Moussa et je lui demande si tout est ok. Là, il me dit : « Enlève-moi les ampoules parce que cela coûte cher l'électricité. » Je lui réponds que non, qu'il lui faut de la lumière.

Il n'ira pas a l'hôpital car il n'est pas blessé

Nous rentrons chez nous et à 2 heures, nous entendons encore ce cri et nous accourrons. Moussa par terre… on recommence. Je rappelle les pompiers et ils reviennent. Je leur demande de l'emmener à l'hôpital mais ils refusent car, me répondent-ils, il n'est pas blessé.

On s'aperçoit que le chauffage est éteint, nous le rallumons et j'engueule Moussa. Nous repartons, intrigués et craignant le pire, mais nous repartons. Vers 10 heures du matin, j'appelle son assistante sociale. Elle n'est pas là, mais j'ai une autre personne qui me demande plus ou moins de quoi je me mêle et m'assure que Moussa va très bien et que je m'inquiète un peu trop.

Vers 11 heures, encore ce cri. J'y vais et je sais à quoi je dois m'attendre. Le sempiternel « Relève moi, je veux prendre une douche. » Le chauffage est éteint, je le
rallume. J'appelle le Samu, j'explique (un peu excédé, c'est vrai) la situation. Cette brave dame me répond qu'il faut que j'appelle les pompiers et que, franchement, elle perd son temps avec moi et que des choses plus graves se passent. Bienvenue dans le monde réel.

Je n'ai qu'à m'en occuper. Ah bon ?

Je rappelle son assistante sociale et rebelote : ils ne peuvent rien faire. Madame
X n'est pas là. Je n'ai qu'à m'en occuper. Ah bon ? Les pompiers reviennent, à peu près les mêmes, et là ils prennent conscience du problème. Ils seront les seuls, d'ailleurs.

Nous en parlons et ils commencent à lui poser des questions : quel jour sommes-nous ? Quel mois ? Quelle année ? Que des réponses fausses : pour lui, nous étions dimanche au mois de mars 2006. Son nom, il le connaissait à peine et encore moins son adresse.

Le Samu arrive et moi j'étais fier de moi : ils allaient voir qu'il n'allait pas bien, il serait pris en charge à l'hôpital. Nous étions jeudi et, chaque jour passant, nous nous disions : « C'est bon, Moussa est pris en charge, soigné et tout va bien. »

Le dimanche matin, je descends et je vois que Moussa est de retour. Je vais voir mon voisin et il me dit qu'il lui a parlé et a mis le chauffage. Lundi passe. Mardi matin, mon voisin est inquiet, le rideau est toujours fermé. Il frappe, rien, le silence. Il appelle les pompiers.

Mort de froid, par terre, dans la salle de bains

Les pompiers arrivent et forcent la porte. Moussa était par terre et mort. Mort de
froid, il avait éteint le chauffage et il était dans la salle de bain.

Moussa va être enterré dans la terre de ses ancêtres, le Mali. Et une enfant de 6 ans va voir son père, qu'elle n'avait jamais vu, arriver dans un cercueil.

Dès que l'enquête sera terminée, j'ai décidé de porter plainte avec l'aide d'une association de Maliens, contre l'hôpital, son assistante sociale, le Samu. Pour non assistance à personne en danger.

163 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de BFA

De BFA

22H51 | 22/12/2008 | Permalien

L'histoire de Moussa est bien triste et je comprends bien la rage de son voisin de s'être démené pour en arriver là.
Dommage que l'article ne permette pas d'aller plus loin que l'indignation.
Contre quoi (erreur médicale ? racisme ? injustice sociale ? tragédie de la maladie mentale ? Orientations politiques actuelles ? incompétence d'une personne ou faillite d'un système ? ) ?
Contre qui (assistante sociale, médecin du SAMU, chef de service, Directeur de l'hôpital, ministre de la santé, députés, citoyens qui les élisent…) ?
En lisant les commentaires, j'ai surtout l'impression que chacun en profite pour se lâcher sur son bouc émissaire favori (Sarko, les psychiatres, les riches, les assistantes sociales…).
C'est dommage de la part de Rue89 de relayer sans enquêter ni analyser un peu plus. Y a quelqu'un à la rédaction ?
Porter plainte serait le seul moyen pour en savoir plus, tenter de rendre justice à Moussa, faire progresser le système ?
C'est triste aussi.

Portrait de Arnaud Aubron

à BFA Portrait de BFA De Arnaud Aubron

Rue89 | 10H27 | 23/12/2008 | Permalien

Nous enquêtons, nous analysons. Je pense que depuis le lancement de ce site, il serait malhonnête de nous reprocher cela.
Mais parfois, nous sommes juste émus par un témoignage, un mail que nous recevons. Et nous décidons de le diffuser tel quel. De laisser parler l'émotion. et de provoquer ainsi le débat. Parce que certaines petites histoires en disent plus que de longues analyses.

Portrait de BFA

à Arnaud Aubron Portrait de Arnaud Aubron De BFA

11H55 | 23/12/2008 | Permalien

Ma remarque concerne ce papier et n'est en aucun cas une généralité sur le contenu du Rue89, que je lis avec intérêt.
Quant aux petites histoires et aux longues analyses, les unes sont évidemment le point de départ et la seule motivation des autres : ce qui ne concerne personne n'a pas besoin d'être analysé, les analyses doivent servir à améliorer la situation des vrais gens qui vivent de vrais histoires (comme celle-ci certainement). La petite histoire seule, même tragique, si elle n'est pas plus documentée, n'est que le prétexte à des indignations sans cible et à des spéculations creuses (ma belle-soeur dit qu'il aurait fallu faire une radio et mon voisin dit que c'est la faute au réchauffement climatique).

Portrait de agnès93

De agnès93

citoyenne | 23H05 | 22/12/2008 | Permalien

Merci Thierry pour votre humanité, votre récit m'a émue.
Courage et Bravo pour votre combat si touchant.

Portrait de MUMMY21

De MUMMY21

consultant | 23H09 | 22/12/2008 | Permalien

Bravo à votre riverain. Mais il y en a combien de cas comme celui-ci ? Je souhaite que, maintenant, avec Internet, les gens prennent peur des conséquences si ils se défilent. Mais, en plus, pour leur défense, leurs moyens sont dérisoires. (manque de place dans les hôpitaux, peu de fric, restriction)

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 23H18 | 22/12/2008 | Permalien

inch alla

Portrait de zoella

De zoella

23H49 | 22/12/2008 | Permalien

bonsoir courageux voisin, bravo d'avoir le courage de porter plainte, mais contre qui ? ? Qui est responsable ? ? C'est une volonté politique de serrer la vis à tous les services sociaux, c'est un chemin de galère que de demander des aides, de fournir les documents demandés… de les adresser aux bons services… et de se bouger les fesses ensuite pour mettre en place les aides à domicile, les aides au logement, et tout le patacaisse… Alors, seul en France sans famille, même avec de supers voisins, quelle autre issue…..Mais vous avez raison de le faire, porter plainte est un acte citoyen, l'indifférence serait criminelle.

Portrait de violeta

De violeta

psy | 23H59 | 22/12/2008 | Permalien

Cette bien triste histoire relève de la situation dramatique dans laquelle on a plongé la France. Les responsables, les vrais, ce ne sont pas toujours ceux qui sont sur le terrain, qui triment avec des dizaines et des dizaines de malheurs au quotidien, sans moyens, sans personnels, sans soutien. Car le malheur est en train de prendre racine et les indifférences se creusent car c'est dur de voir une société privée de tous ses MOYENS DE SOLIDARITE. C'est un vrai désastre. Les choix collectifs sont détruits depuis des décennies avec une pointe ultime « à la Sarkozy », mais ça fait longtemps que l'hôpital se meurt faute de personnels et de moyens. Les pompiers sont les drôles de soldats de première ligne d'un pays qui a détricotté toutes les structures intermédiaires d'aide et de soutien à la personne, même les assistantes sociales sont en crise : elles ne peuvent plus grand chose contre la misère qui s'étend. La situation est difficile dans tout le pays et plus particulièrement dans les grandes villes.

Et le scandale des maisons de retraite ? Je n'ai jamais vécu pareille chose dans ma vie que lorsque j'appris un matin la mort « de froid » susurrait-on -tour à tour- de deux personnes âgées dans leurs chambres glacées, avec deux personnes de veille pour tout l'étage. On a parlé de pneumonie, on meurt si vite d'un rhume à cet âge ! Il n'y eut aucune enquête : peu de temps après la directrice fut limogée.

Nous devons faire des liens de pensée , les urgentistes se battent, les psychiatres aujourd'hui refusent la prochaine loi de l'enfermement et pour cause, ça n'est pas l'intérêt des citoyens, Les infirmières avaient prévenu la population avec leurs COORDINATION de ce que deviendrait l'hôpital….certains centres de SS ferment,les hôpitaux de jour voir leur capacité d'accueil réduite et les personnes en difficulté se retrouvent dans la rue…………. ou dans des chambres froides.

Il faut vraiment prendre la mesure de ce qui se passe. Tout ça n'est pas l'affaire des seuls professionnels, il est temps dans ce pays que les luttes se rejoignent. Le jour où les langues vont vraiment se délier, je crois qu'on risque de tomber de très haut !

Alors pourquoi pas votre démarche ? Elle sera difficile certes, mais il faut bien qu'un jour quelqu'un commence à dire NON ! Ils vont tout faire pour trouver des non lieux, banaliser les drames des plus pauvres, défendre les « réformes »…
Que justice lui soit rendue !
MOUSSA est mort de chagrin et de solitude parce que la société n'était pas à ses côtés…ceci, malgré votre soutien quotidien, parce que vous ne pouviez pas tout et que ces « SOCIETES » qui gouvernent affirment qu'il ne doit plus y avoir D'ARGENT pour les plus modestes et leurs besoins.

Portrait de Blaise Lapoisse

De Blaise Lapoisse

gonz'poilu | 01H04 | 23/12/2008 | Permalien

Pompier, croix rouge, sécurité civile, assitance sociale, SAMU, 115, Centre Communal d'Action Sociale : auxiliaires de police .
Mort aux vaches .

Portrait de seth delab hue

à Blaise Lapoisse Portrait de Blaise Lapoisse De seth delab hue

. | 19H13 | 23/12/2008 | Permalien

qui sont les vaches ? ? je comprend pas.

Portrait de globaland

De globaland

assistante sociale en crise | 01H04 | 23/12/2008 | Permalien

Mr Moussa était-il en situation régulière ? Car à sarkoland les étrangers en situation irrégulière ont vu leur droits sociaux se limiter à l'aide médicale état. Ce dispositif garantit la gratuité des soins, point barre. Pour ce qui est des suites de soins… Mêmes les associations (enfin, celles qui parviennent à survivre) se défaussent de + en + au motif qu'il n'y a pas de perspective d'insertion. C'te blague ! ! Dans le genre sordide j'ai tenté 2 trouver un établissement d'accueil pour 1 sdf de 52 ans, sortant 2 prison (depuis 2 mois), toxicomane, désorienté et dépendant après une attaque cardiaque sévère sur la voie publique. Ca m'a fait penser au jeu de la patate chaude ! Il y a dans notre société un panel d'indésirables que la collectivité ne souhaite plus prendre en charge. Il me semble que cela concorde avec le reste de la politique française menée par Mr Sarkozy confortablement assis ( dans tous les sens du terme) sur son électorat.

Portrait de compte supprimé 24

à globaland Portrait de globaland De compte supprimé 24

| 03H03 | 23/12/2008 | Permalien

Il me semble que tu as raison dans ta conclusion, Globaland.

Hélas.

Mais il me semble aussi que nombreux sont ceux qui, dans son électorat, sont tout autant choqués que nous de sentir un fessier présidentiel si écrasant, malgré sa petitesse…

Il arrive que le vent tourne.

Portrait de Gregthebegue

De Gregthebegue

ploppeur de plop | 01H23 | 23/12/2008 | Permalien

Très bon article démontrant (comme si c'était encore nécéssaire), à grand renfort de sentimentalisme, la vague de bien-pensance qui noie de plus en plus l'occident, qui pousse à l'ingérence en son nom et qui ne peux concevoir un drame que comme résultant d'une faute d'un coupable physique.

Le sentimentalisme est évident tellement il dégouline (le pauvre malien, l'infirme, le cri primal, le petit enfant qui n'avait jamais vu son père, etc). C'est un style d'écriture, souvent repris par ce que certains décrivent comme une « gauche bobo », mais qui je pense est plus répandu et qui est diffusé sans limite ou presque par les média dits d'information, qui ont compris que le sensationnel et l'émotion vendent mieux que l'information brute, sans jugement, sans opinion.

La bien-pensance qui en résulte (tout naturellement car qui oserait critiquer l'émotion ! ), tranforme toute victime en héro et tout coupable en tyran meutrier, comme si l'être humain avait développé non pas un esprit commun mais un corps commun.

Bien sure, l'humanité dans son entier devant se lier, d'un cri (presque révolutionnaire ? ) commun contre ce(s) tyran(s), elle doit alors faire tout son possible pour purger la terre de ce fléau. Sous pression populaire (encore une minorité, très TRES vocale, mais grandissante), la politique se doit de surfer sur tout cela et bien sûre, malgré certaines résistances, l'ingérence est la seule réponse à long terme.
Concretement ? Un homme veux éteindre son chauffage, vivre dans l'obscurité ou prendre une douche, le tout chez lui. La réponse d'un voisin est « non ». Ce « non » signifie tout simplement « ma vision de la réalité est la seule valable, la tienne est fausse, vulgaire ou aggressante pour la mienne, je te retire donc ta réalité et t'impose la mienne, contre ta volonté ». Nous savons tous ou mène ce genre de « non » quand il est porté à grande échelle…

Ensuite bien sûre, viens le moment de régler les comptes, car toutes cette culture de l'émotion ne peux en aucun cas rester sans coupable, une figure de l'état ou du pouvoir si possible. Le Samu, les pompiers, les flics, etc.
En aucun cas Mr. Moussa ne peux être coupable de sa propre mort ? Le Samu, les pompiers, QUELQU'UN aurait du le prendre en charge, même contre son gré ! Mais non, la victime est et doit rester un héro, il faut donc maintenant faire un procès, punir et surtout faire pleurer…

Personellement, même si la mort de cet homme reste dramatique, l'article est le reflet des clichés régurgités chaque jour dans les médias, blogs ou autres et me fait presque vomir.

Elle me fait également peur car elle manipule tellement le lecteur que ne pas être d'accord reviens à être inhumain, raciste, meutrier ou je ne sais quoi. Ce crachat de sentimentalisme sur la place publique, au rythme ou il se développe, musèle encore plus la liberté d'expression que n'importe quel dictateur ou religion n'a jamais pu le faire…

++

Portrait de anaïs.motif

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De anaïs.motif

webdesigner | 09H45 | 23/12/2008 | Permalien

Votre analyse de la tyrannie de l'émotion est intéressante, et j'y verrais un appel à la vigilance - mais pourquoi ai-je l'impression que l'émotion est plus dans votre révolte que dans celle de notre riverain voisin de la misère ? Au de-là de « qui est responsable », notre auteur témoigne d'une souffrance, c'est tout, une souffrance. A chacun de voir si elle est tolérable dans un système social, collectif, avec une organisation et des lois, quoi.

Si vous critiquer l'utilisation de bons sentiments, vous n'analysez pas plus le fond de l'affaire, et j'entends moi quelque qu'un qui a peur de ne pas être entendu : parlez citoyen ! parlez voisin.

Quant aux sentiments de notre voisin, moi j'y vois plutôt une dignité retrouvée. Histoire de fenêtre, sans doute.

Portrait de Gregthebegue

à anaïs.motif Portrait de anaïs.motif De Gregthebegue

ploppeur de plop | 10H16 | 23/12/2008 | Permalien

Je n'ai pas vraiement les informations nécessaires pour analyser le fond de l'affaire en elle-même, tout ce qui est disponible étant l'article d'un voisin sur le sujet. Pour tout dire, il n'y a peut-être même pas de « fond de l'affaire » : un homme est tout simplement mort de froid chez lui, apparement volontairement.

Sinon, je ne comprends pas trop qui aurait peur de ne pas être entendu dans l'affaire ? Le voisin ? Le mort ? Nous avec nos commentaires ?

Enfin, la dignité indique aussi, en général, le respect, ce qui n'est pas vraiement le cas dans l'affaire. Un voisin « digne » aurait demandé à la personne si elle avait besoin d'aide et accépté le réponse, quelle qu'elle soit.

Portrait de anaïs.motif

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De anaïs.motif

webdesigner | 10H56 | 23/12/2008 | Permalien

Qui a peur de ne pas être entendu ? vous.

Ce qui me semble un peu mal placé après ce témoignage.

Portrait de Gregthebegue

à anaïs.motif Portrait de anaïs.motif De Gregthebegue

ploppeur de plop | 13H47 | 23/12/2008 | Permalien

Ah, et bien je suis d'accord et je l'ai indiqué dans mon premier commentaire : cette situation me fait effectivement peur à long terme et si l'exprimer peut donner un peu de recul à certaines personnes, pourquoi pas.

Que vous le trouviez « mal placé », je l'accepte, tant que je concerve le droit de l'exprimer : )

Portrait de jorge_Atlan

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De jorge_Atlan

14H51 | 23/12/2008 | Permalien

Un peu écœuré par ton analyse. Par ailleurs semblant raisonnable.
Tu fais la preuve que la pensée dénuée d'empathie se révèle aussi monstrueuse que les faits dénoncés.
Dans un premier temps je voulais reprendre ton argumentation et la démonter point par point mais une fausse manipulation à réduit à néant mon écrit, et c'est aussi bien.
Faire l'éloge de la dénonciation de la victimisation au travers d'un témoignage direct, personnel avec ce qu'il peut avoir de subjectif et d'émotionnel, voilà qui est courageux et pertinent ; craché sur la bonne volonté, l'implication en ces temps d'individualisme et de repli, quelle belle œuvre.
D'autant que l'auteur, citoyen lambda n'est ni formé à la demande d'aide ni à l'assistance à personne en détresse.
Tu réussis a réunir tous les travers d'une pensée qui se voudrait critique, « conscientisante », moderne et contre la pensée unique et tombe dans le pédantisme et l'inhumanisme.
Je suis certain que tu ne manques pas de sentiments, mais a vouloir jouer les intellectuels et les dénonciateurs tu enfourches une mauvaise monture.
Il n'est pas question ici de héros, ni de quête effrénée de responsable a tout prix, mais bien de constater l'incurie de certains intervenant sociaux et médicaux. Un ensemble de défaillance ont menées a un résultat tragique : la fin de la vie d'un homme.
Est il si monstrueux, si mercantile de pointer un maillage social qui se délite et dont nous pouvons tous être la victime.
C'est ce sentiment à la fois d'impunité, de ne pas être concerné par cette délitation, ce : ça ne m'arrivera pas a moi parce que j'ai les moyens, les connaissances et les relations. L'indifférence qui font que nous en somme là.
Donner a voir, a entendre, a juger un évènement qui a bouleversé l'auteur et nombre de lecteurs ; et pas seulement pour partager son émoi mais pour appeler a la vigilance, a la dénonciation d'un système qui se pérennise n'a rien d'un cliché, ni d'une manipulation qui fasse peur.
Ce qui me fait peur et ce que tu ne dénonces pas c'est la criminilisation de la misère. En quoi un homme désorienté, d'après ce que j'ai pu lire peut il être responsable de sa fin ? L'obsession du chauffage, de la douche, de l'obscurité est elle la vision toute personnelle d'un homme au abois ne pouvant pas payer ces dépenses celle d'un esprit qui tourne en rond. Symptôme de misère ou de perte de réalité et de basculement dans un délire ?
L'auteur n'est pas formé a cette détection de perte de réalité, mais les pompiers et le SAMU si. Alors imposition, monstrueuse, d'une vision de la réalité toute personnel ou inquiétude de voir un homme vivre dans des conditions inadmissibles ?
Ce sont des réactions comme les tiennes qui me font peur, qui en fait m'attriste, parce que tu évacues la dimension humaine d'empathie pour un discours pseudo moraliste.
Je ne sais pourquoi, tes propos m'ont fait penser a ce triste sir Val. A tous ces fantoches de l'humanisme qui dénoncent les guerres ailleurs et ne sont pas foutu de se coltiner la misère et la détresse au coin de leur rue.
En fait ta réponse est l'illustration de ce que tu dénonces..
un cliché de pensée au discours bien raisonnable et pourtant bancale..
Un peu de cœur, associé au raisonnement ne nuirait certainement pas à ta dénonciation d'une lapalissade.

Portrait de Gregthebegue

à jorge_Atlan Portrait de jorge_Atlan De Gregthebegue

ploppeur de plop | 16H07 | 23/12/2008 | Permalien

C'est un choix conscient en fait et je ne critique pas, en soi, les émotions de l'auteur, seulement son résumé, son action, son point de vue et ses conclusions.

Il est évident que personne de raisonnable ne peux être parfaitement neutre et stoique face à un être humain en détresse, physique ou psychologique, mais je me considère comme quelqu'un de réaliste face à l'homme, ses qualités et ses défaults.

La détresse du coin de la rue, comme tu dis, me gène (pour ce qu'elle est et ce qu'elle reflète) mais j'ai assez de recul pour, d'une part, accépter que l'homme ne sera jamais, physiquement et psychologiquement une sorte de « parfait universel » et d'autre part, réaliser que forcer sa vision sur les autres est imposer ma dictature de penser.
Pour résumer je pense que l'on peut offrir son aide mais on ne peux pas imposer son aide, car c'est ça aussi la liberté et je n'ai pas envi qu'elle disparaisse.

Pour ce qui est du SAMU ou des pompiers, à moins de faute manifeste non exprimé clairement (à mon avis) par l'auteur, leur mission est d'apporter de l'aide. Si cette aide est refusée, toute action devient alors motivée par la « conscience » personnelle de la personne en charge à un moment T car aucune loi (sauf cas extrême) ne peux concretement affirmer si une personne « ne tourne pas rond ».

Pour finir, si l'homme en question est « responsable » de sa mort, je ne considère pas cela comme un crime, je ne vois même pas le rapport en fait.

Portrait de jorge_Atlan

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De jorge_Atlan

18H33 | 23/12/2008 | Permalien

N'est ce pas indécent de critiquer le résumé, l'action, le point de vue et les conclusions de l'auteur, alors que celui ci est dans l'action, sans recul et pris dans une situation de détresse manifeste…
Et bien cela prouve au moins que tu as des sentiments….
Il ne s'agit pas là de considérations, ni de point de vue sur l'Homme, mais d'une situations qui demandait a faire. Les réalités sur la nature humaine n'empêche pas a un moment de faire, si ?
Entre les idéaux et la réalité il y a un fossé qui s'appelle détresse et compassion.
Il ne s'agit pas non plus d'imposer sa conception de l'utile a une autre personne, mais a un moment de lui proposer des alternatives a une problématique, et certes il n'est pas question d'imposer cette solution si le choix peut être choisis.
Néanmoins ce que dit l'auteur sur la confusion des réponses de la victime sur les dates, les lieux et son nom, me laisse a penser que cette personne est au mieux désorientée, au pire atteinte de troubles neurologique.. Et j'ai les connaissances qui me permette de faire la différence comme tout intervenants médicales. Il s'agit d'adresser ensuite a un autre professionnel, la responsabilité d'apporter une solution médicale, d'encadrement social pour permettre a cette personne de retrouver un libre arbitre.
Nous sommes dans une situation de non assistance a personne en danger, de sous estimation des symptômes de confusions.
L'urgence c'est de mettre en œuvre les moyens de sauvegarde de la personne. Après il appartient à l'individu de s'inscrire ou pas dans les possibilités d'aide qui lui sont proposés. Le problème c'est que nos structures d'aide tant sociale que médicale sont de plus en plus défaillantes. Il est là le scandale, dans cette situation que personne n'a assumés ses responsabilités jusqu'au bout.
Être responsable de sa mort cela nous appartient a chacun, mettre fin a ces jours alors que nous sommes en pleine possession de notre jugement c'est un choix que je défends, je dénis le droit a un politique et a tout autre de décider a ma place de mon confort de vie et de ma fin de vie.. Mais a une seule condition : celle de lucidité d'esprit. Hors je ne suis pas certain que c'est été le cas. Un homme malade, désorienté, englué dans une situation de souffrance, ne peut avoir cette lucidité d'esprit..
Je prendrais un exemple dans le domaine de la fin de vie, j'ai pu constater qu'a partir du moment ou l'on pouvait permettre à une personne de contrôler sa souffrance, dans le sens de douleur, et que l'on lui apportait une attention respectueuse de personne a part entière, les cas de demande d'assistance à mourir se faisait très rare.. Ceci pour te montrer que le confort de vie peut souvent influer sur notre psychisme et de ce fait nos décisions.
il y a un moment pour réfléchir et un moment pour agir, dénoncer ce qui dysfonctionnement, et attribuer les responsabilisés a ceux qui n'ont pas fait ce qu'ils auraient du.
Tout le reste est littérature.

Portrait de Gregthebegue

à jorge_Atlan Portrait de jorge_Atlan De Gregthebegue

ploppeur de plop | 19H24 | 23/12/2008 | Permalien

Très bonne réponse et tu sembles avoir les compétences médicales qui permettent une approche sur une possible défaillance, que je n'ai pas et qui ne sont pas à la source de mon commentaire.

Mon problème est en parti avec, comme tu l'as dit, un auteur sur un site d'information, dans l'action et sans recul, ce qui malheureusement est de plus en plus courant de nos jours, même dans les milieux professionels, car cela marche, cela vend…

Je ne reviendrais pas sur l'autre parti du problème, je l'ai détaillé dans le premier commentaire.

Sur ce, bonne soirée.

Portrait de ganima

à jorge_Atlan Portrait de jorge_Atlan De ganima

chomeur de longue durée furtur trav... | 20H54 | 23/12/2008 | Permalien

bonsoir,

Moi dans ma région, ils vont les chercher chez eux les pseudo malade mental, comme ça ils sont sur qu'ils ont du fric !

Ceux de la rue ils les laisses sur place !

Portrait de Nurachi

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De Nurachi

Utopiste actif | 16H18 | 23/12/2008 | Permalien

Pardonnez moi mais vos propos me révulsent.

Vous semblez tout ignorer des mots « charité », « compassion », ou des idées antiques et désuètes comme l'« amour de son prochain ».

Là où un auteur exprime sa sincère humanité et sa douleur vous voyez des « crachats de sentimentalisme » et l'attaquez ad-hominem, en soulevant tous les artifices en vogue (« bobo », « bien pensance », etc).

Non personne ne devait le prendre en charge, mais quelqu'un (tous) auraient du lui tendre la main, ne serait-ce que pour lui donner le coup de miséricorde que vous promettez à tous les indigents, les malheureux, les perdus.

Etrange comment vous préférez ignorer la déshérence mentale dans laquelle il était plongé. Car enfin, il semble que ce soit sa lente descente vers la folie qui l'ai poussé à éteindre son chauffage par grand froid, à ne plus prendre soin de lui, à dépérir, abandonné de tous sauf de ses deux voisins que vous fustiger si facilement.

Comment pouvez vous imaginer une seule seconde que les propos hallucinés d'une personne qui déraisonne puissent refléter ses désirs profonds ? Ceux qui sont déterminés à trouver la camarde ne font qu'une seule tentative, les autres sont en perdition et multiplient les appels à l'aide.

Enfin, j'estime que ce sont plus des propos tels que ceux que vous tenez qui pourrissent non pas un quelconque « occident » au noirs relents mais le monde. Oui, nous sommes beaucoup trop nombreux sur cette planète, mais cela ne saurait en aucun cas justifier de tels propos trop faciles que j'oserai qualifier d'eugénistes.

Je vous laisse vos échaffaudages hasardeux sur « la tyrannie » et « la liberté d'expression en danger », qui semble-t il vous n'avez invité ici que pour donner une belle figure à vos paroles, sans aucun lien tangible avec notre affaire.

Je ne vous salue pas.

P.S. : vous ignorez probablement ces lois d'« occident » qui condamnent la non assistance à personne à danger.

Portrait de Gregthebegue

à Nurachi Portrait de Nurachi De Gregthebegue

ploppeur de plop | 17H55 | 23/12/2008 | Permalien

Cela ne m'étonne pas, aucun soucis.

Je ne partage pas aveuglement les idées de compassion, charité ou encore « amour de son prochain » car elles ont étées et sont encore souvent utilisées (principalement par les religions) pour controler des masses qui refusent degérer les réalités humaines (principalement la mort, mais aussi tout ce qui tourne autour comme la douleur, la faim, etc). Cela ne veut pas dire que j'y suis indifférent, simplement réaliste.

D'autre part, je ne connais pas l'affaire donc je ne peux me baser que sur les propos de l'auteur qui sont..et bien..tels qu'ils sont. La présentation des faits n'étant pas de l'information mais un point de vue, je ne peux m'avancer sur rien.

Et pour finir, un voisin entendant un tel « crit de douleur primal » tel que décrit par l'auteur et ne réagissant d'aucune façon est peut-être concerné par cette non assistance à personne en danger, ce qui est normal.
Vérifier que la personne est « ok », offrir son aide ou l'aide de tiers (secours, etc), est un acte assez naturel, que la plupart des gens offrent j'en suis sure, sans cependant partir dans des délirs émotionels, ce qui n'est pas le cas ici…

…pourquoi pendant qu'on y est ne pas aller dans la rue, assommer les SDFs qui nous semblent en danger et les kidnapper pour les mettre chez nous ou les lacher devant un abri x ou y, pour leur bien, évidemment…

Portrait de Nurachi

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De Nurachi

Utopiste actif | 20H03 | 23/12/2008 | Permalien

Ceux qui dénoncent tous les opiums du peuple pratiquent aussi la charité et l'entraide, malgré ce que vous semblez accroire. Il n'y a pas de société humaine sans solidarité.

Vos propos sont beaucoup trop empreint d'individualisme forcené à mon gout. Je vous souhaite de tomber sur quelqu'un comme vous le jour où vous vous ferez renverser par une voiture. Il vous laissera crever la bouche ouverte sur le trottoir en expliquant qu'après tout vous l'avez bien cherché ou que la mort après tout fait partie de la vie.

Au lieu de gloser sur les mots politiques en vogue, je me permet de vous suggérer d'aller parler avec les SDF. Vous constaterez alors que la plupart (80%) souffre de graves problèmes psychologiques, tout comme Moussa. Notre société refuse de prendre en compte cela d'une part car cela remettrait beaucoup trop en cause ses fondements, d'autre part parce qu'elle n'ose pas s'en donner les moyens, vu que ça rapporterait moins qu'une bonne banque bien saine…

Or c'est bien cela le noeud du problème, ici. La personne n'était pas « OK », vu qu'elle ne connaissait plus son propre nom. Pourquoi refuser de voir cela ?

Concernant les SDF (ce qu'il n'était pas), savez vous pourquoi ils ne veulent pas aller dans ces centres d'hébergement ? Juste parce qu'ils s'y sentent en danger ou qu'ils y sont souvent maltraités, parce qu'ils y perdent leurs maigres biens, parce que les animaux ne sont pas acceptés, etc.

Curieux comme vous vous refusez à considérer le psychisme de Moussa comme facteur déterminant de sa mort. Vous considérez sans doute la psychologie comme un truc pour controler les masses ou je ne sais quelle lubie post ou pré-révolutionnaire moisie.

Enfin, contrairement à vous j'estime qu'un papier ne doit pas obligatoirement n'etre que factuel, au contraire. Le travail du journaliste est aussi de replacer les faits dans un contexte, de les lier à d'autres faits dont l'auteur à connaissance, voire d'exprimer son opinion et son jugement par rapport à ces faits.

Il appartient après au citoyen lecteur de discerner le partisan du factuel au sein de l'article, ce que vous ne sembler pas savoir faire. N'exposer que des faits voue les lecteurs à l'ignorance et à la bétise à moins qu'ils ne soient eux memes journalistes ayant tout le loisir de rapprocher ces faits entre eux. C'est pourtant ce que vous pronez sous des atours de justicier.

Qui est assez naif pour trouver un quelconque article purement factuel, dépourvu d'implication personnel. Vous. Alors ne me parlez pas d'opium du peuple, de société judéo-chrétienne, poncifs que vous avez bu sans jamais prendre un quelconque recul, sans jamais voir qu'un nouveau potentat luttait pour abattre son prédecesseur par exemple…

Une à deux personnes qui réagissent sur un immeuble entier, désolé, mais ça ne fait pas beaucoup, pas assez, et vous participez beaucoup trop à mon gout à cet assassinat des solidarités, à cet avènement de la lacheté et de l'indifférence comme lignes politiques.

P.S. : désolé pour les accents circonflexes et les trémas.

Portrait de Gregthebegue

à Nurachi Portrait de Nurachi De Gregthebegue

ploppeur de plop | 21H07 | 23/12/2008 | Permalien

J'aurais du lire votre titre (« Utopiste actif ») avant le reste, cela m'aurait fait gagner du temps.
Mais bon, je l'ai lu en entier et vu qu'il est complètement à coté de la plaque et balance des gros clichés démagogique ici et là (vous avez oublié de me traiter de fasciste en passant, une erreure bientot corrigée j'en suis certain), j'aimerais autant que vous lisiez (et compreniez) les commentaires que vous critiquez…

++

Portrait de Nurachi

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De Nurachi

Utopiste actif | 04H16 | 25/12/2008 | Permalien

Je vous rend grace pour ce dernier crachat. Vous avez marqué le premier point Godwin tout seul, et donc…. perdu.

Je crois avoir réfuté la plupart de vos arguments (comme d'autres l'ont fait), vous concluez par « votre commentaire est à coté de la plaque », « clichés démagogique », « vous ne comprenez pas ». Piteux, du Schopenhauer de bas étage, les fautes d'orthographe en plus.

Vous vous fourvoyez, refusez de reconnaitre votre erreur ou etes délibérément de mauvaise foi, prompt à la provocation en prenant bien soin d'ignorer les nombreux points soulignés par les nombreux commentateurs qui auraient pu éveiller un peu votre esprit obstiné sur les lacunes de votre raisonnement, si vous aviez vraiment voulu comprendre quelque chose à cette histoire.

Non, au contraire, vous prétendez qu'il y a du bon sens dans les paroles d'un « fou », ou en tout cas qu'il faut respecter ses choix hallucinés !

Vous ignorez par ailleurs qu'il existe des lois qui permettent justement l'hospitalisation à la demande d'un tiers d'une personne présentant des troubles neurologiques (article L.3212-1 du code de la santé). Le tiers étant la famille ou le préfet avec l'assentiment des psychiatres.

Ainsi la société de ce pays n'est pas à votre image, elle a choisi de soutenir temporairement ceux qui sont en grande détresse, considérant qu'une fois rétablis, ils pourront apporter leurs richesses à la société, pour le profit de tous.

Depuis quelques années les places en hopitaux psychiatriques ne cessent de diminuer et les soignants n'ont plus les moyens de traiter correctement les patients « imparfaits ». Il en va de meme pour les services sociaux, ou le 115 qui soit ne répond pas, soit met des heures avant que d'intervenir. Là sont les problèmes.

Le reste n'est que littérature…

Pour finir, je crois qu'il est bon que les citoyens mettent en évidence les dysfonctionnement de notre société, dans l'espoir que nos dirigeants prennent les décisions pour y pallier.

Bien sur, je ne suggère pas que Rue89 évoque le moindre chien écrasé (TF1 est là pour cela), mais ici il y a mort d'homme et démission de quasiment tous les acteurs qui « n'avaient pas les moyens ».

Problème, donc.

Je vous souhaite de trouver l'homme qui est en vous et de ne plus vous abriter devant la peur d'etre le « tyran dictateur » d'autrui.

Portrait de bidule

à Gregthebegue Portrait de Gregthebegue De bidule

10H43 | 24/12/2008 | Permalien

commentaires à Gregthegègue
Je suis attéré par votre commentaire et sa terminologie : « sentimentalisme qui dégouline », « crachat sentimentaliste » etc…
Vous pourriez comprendre que ce témoignage de proximité quant à la mort de ce Malien puisse être passionnel et non « dégoulinant “ . En aucun cas il se veut ériger le sentimentalisme en système.
Quelle hargne de votre part et que croyez vous apporter par cette pseudo analyse primaire . Vous tounez en boucle autour du mot ‘sentimentalisme’ . Avez vous récemment découvert ce mot dans dans les annales du Bac première ou terminale ?
Si c'est tout ce que cet article suscite chez vous je vous plains humainement et intellectuellement .
La terminologie employée y est également haineuse et inquiétante : << la vague qui noie l'occident , le sentimentalisme qui dégouline , crachat >>
Votre commentaire dit plus sur ce que vous êtes que ce que vous pensez et c'est pas joli,joli .

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

alpha-béta | 01H49 | 23/12/2008 | Permalien

Dans cette affaire seuls les pompiers ont devinés l'état où se trouvait Moussa en lui posant les bonnes questions. Ont-ils donné ces informations au SAMU ? Certainement pas et les gens du SAMU ou d'un hôpital classique ne sont pas assez sensibilisé à de tels cas. Dans ce domaine les pompiers sont mieux formés car contrairement au SAMU qui ne répond qu'à des cas de médecine classique les pompiers sont formés pour répondre à TOUS les cas qui peuvent se présenter.
Quand on ne sait plus où l'on habite ni dans quel jour ou quelle année on se trouve la seule solution est l'hôpital psychiatrique qui se chargera par la suite de trouver une solution définitive dans une maison médicalisée.
J'ai connu un cas semblable qui grâce aux psychiatres s'est terminé par quelques orteils gelés en moins et un placement en maison de retraite où la victime coule des jours heureux.

Pour ce qui est de porter plainte il est clair que le SAMU et les pompiers ont fait leur travail, les pompiers ayant été relayés par le SAMU. Le seul grief est peut-être à diriger sur l'hôpital qui s'est débarrassé de Moussa sans se poser plus de question sur les conséquences de leur décision en ne prévoyant pas un suivi de trés prés par des intervenants sociaux.
Si la Justice met en valeur cette inconséquence la plainte servira à quelque chose encore faut-il qu'elle ose aller jusque là.

Portrait de Anita1945

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De Anita1945

retraitée | 02H07 | 23/12/2008 | Permalien

……….« Quand on ne sait plus où l'on habite, ni dans quel jour, ou quelle année, on se trouve : la seule solution est l'hôpital psychiatrique qui se chargera par la suite de trouver une solution définitive dans une maison médicalisée »……..

Ce n'est pas parce-que l'on est infirme, en fauteuil, avec mémoire diffuse, que l'on est atteint d'ALZHEIMER.
Cet homme ne se nourrissait sûrement pas comme il aurait fallu ! Qui lui rapportait les courses quotidiennes ? Il n'avait plus d'énergie dans la tête et neurones !
On n'encombre pas les hôpitaux psychiatriques si l'on n'a pas commis de délits ! Il était dans un fauteuil roulant à son domicile ; il n'était pas dangereux pour autrui !
C'est un cas de la misère financière et d'handicap médical et d'entr'aide nécessaire et indispensable.
Il lui fallait un lieu de survie (un Centre de vie quotidienne) ou faire venir sa femme et sa fille du MALI pour l'entraide.
Problème : toutes les femmes n'acceptent pas un handicapé physique…
Abandonné à lui-même ! ! ! ! et MALIEN en plus ! ! ! ! dans un pays étranger pour lui !
Il lui fallait en premier, une Assistante Sociale, pour s'occuper de son cas !

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