L'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson a mis les pieds dans le plat lors de la célébration des soixante ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Enfin la bonne nouvelle !
Une nouvelle à redonner espoir de n'être plus isolé, une nouvelle qui donne raison à des principes appris depuis longtemps mais que la schizophrénie collective refoulait au nom d'une grammaire misogyne. Cela fait plus de vingt ans que je m'égosille, que je me bats, que je brave les sourires entendus, que je ravale ma rage devant tant de bêtise et d'injustice.
Sans vouloir donner raison à Bourdieu sur tout, j'avoue avoir expérimenté le fait que les dominées légitiment leur domination en donnant raison aux dominants et souvent ce sont les femmes qui prennent mon combat pour un simple caprice de « soixante huitard attardé ». « C'est un détail », « Tu ne vas pas changer la grammaire »…
Etant enseignant, je transgresse les règles élémentaires pour dire « elles » quand la majorité d'une classe est féminine. Je biffe les phrases où le mot homme exprime l'ensemble de l'humanité. Cela va des droits de l'homme auxquels je réponds par l'affichage systématique de la déclaration des droits de la femme d'Olympe de Gouges, au vocabulaire technique comme « le remplacement des hommes par les machines » que je change en « remplacement des personnes par les machines », etc.
Le pire est proche de l'incroyable : j'enseigne La spécialité Economie en Terminale SES et je rappelle au passage que la section B fut créée en 1967 (il me semble) pour donner une dimension critique à l'étude de la société. Le programme nous impose huit auteurs : Smith, Ricardo, Schumpeter, Durkheim, Weber, Tocqueville, Marx, Keynes. Cherchez l'erreur !
Où sont les femmes ? Mais où sont passées Rosa Luxemburg, Harriet Martineau, Jane Marcet, Mme Taylor, Mary Paley, Hannah Arendt, Joan Robinson, Simone de Beauvoir, Elisabeth Badinter, voire d'ailleurs Madame de Sévigné qui aurait tant à nous apprendre ? Et bien d'autres encore.
Marre d'enseigner un programme machiste avec un langage ségrégationniste
Je n'alourdirai pas mon propos en dénonçant l'expression un tantinet masculine des personnes agissant, réfléchissant, dans le domaine économique, social et politique. Prenons au hasard, le consommateur, le client, l'entrepreneur, le banquier, le financier, le fournisseur, l'employé (au passage, corps constitué majoritairement de femmes ! ), le travailleur, le chômeur, le penseur, l'auteur, le théoricien, le cadre supérieur, le lycéen, l'étudiant, le collégien, l'écolier, le voisin (pour sa fête par exemple alors que je préfère les voisines…), le citoyen (très tendance) et tutti quanti. Cela commence à faire beaucoup, droit de l'homme, règle de grammaire misogyne, programme machiste et langage ségrégationniste ! Ouf !
Oups, j'allais oublier. Cette semaine j'ai lu les papiers reçus pour l'orientation des élèves et je constate que le métier d'infirmière est devenu métier d'infirmier et celui de sage-femme s'est transformé en un nom scientifique ! « Infirmier » pour ne pas blesser l'orgueil masculin bien sûr ! La femme est tellement compréhensive ! Suis-je distrait !
En écoutant la radio au petit-déjeuner, les informations sportives concernent à environ 90% les sports masculins ! Sans compter que beaucoup d'émissions de TV comme C dans l'air, Ripostes, sont envahis d'hommes et d'hommes ! Et la femme pense qu'elle vit tellement le réel qu'elle n'a pas besoin de reconnaissance, elle sait qu'elle vit. Quand elles atteignent l'âge de la retraite, beaucoup ne sont pas déçues car la société reconnaissante leur offre le minimum vieillesse !
Alors, oui, merci Mary Robinson (ancienne présidente irlandaise) pour cette simple affirmation lors de la commémoration de la déclaration universelle des droits de l'Homme :
« Je dois avouer que je préfère l'expression “droits humains” ; c'est plus moderne. »
D'un coup, d'un seul, la moitié de l'humanité sort de l'ombre. Ces paroles sont prononcées un 8 décembre, journée des lumières dans ma bonne ville de Lyon en l'honneur de… Marie ! Ce signe, ce symbole, ne doit pas être du goût des dogmatiques de tout poil.
Ces êtres de tentation dont nous avons besoin pour faire des enfants
J'imagine si bien tous les intégristes, les fondamentalistes, signant la déclaration des droits de l'homme : « Tout à fait d'accord pour ces droits-là » Elémentaire ! Indeed ! Ce vocable est tellement précis ! Les femmes, c'est quoi ? Ah ! vous parlez de ces êtres de tentation dont nous avons besoin pour nous faire des enfants, enfin, des garçons surtout…
Il est normal qu'elles soient lapidées pour donner l'exemple, qu'elles soient cachées à nos frères si fragiles et si sensibles à leurs charmes, qu'elles soient absentes des écoles car voyez le chômage qu'elles provoquent dans vos pays occidentaux, qu'elles soient protégées par leur père, leur frère et leur fils contre elles-mêmes et les autres pères, les autres frères, les autres fils, qu'elles respectent les seigneurs mâles qui disposent de tous les droits sur elles en échange de leurs devoirs naturels de mère, de sœur, de fille ; d'esclave ?
La république française, laïque comme il se doit, a toujours compris que l'homme comprenait l'homme et la femme. La preuve, dans nos chères cités, qui s'ennuie souvent ? Les garçons. Qui est absente des allées, qui doit partir en « tenue correcte » au lycée, au collège, à l'école, au travail et ne s'habiller selon sa volonté qu'en dehors de la cité ? Les filles, ou si vous voulez pour la faire courte, les salopes si joliment chantées dans des chansons jeun's.
Même si ces mecs là ne sont qu'une minorité, comment ont-ils pu avoir un tel pouvoir relayé par les incuries des pouvoirs publics, les provocations policières et enfin un soutien religieux complètement désintéressé (enfin…) ? La gauche caviar ne voulait pas que ces racailles croisent leurs enfants et la droite a au moins la franchise des classes qu'elle représente, bref des deux côtés, aucune intervention pour les droits de la femme.
Quelle visibilité est donnée aux femmes, des banlieues au Sénat ?
Une petite parenthèse d'ailleurs quand on se rappelle les interviews des journalistes lors des fameuses « émeutes » : comptez le nombre de filles interrogées, c'est un peu le miroir de l'assemblée nationale, du sénat et du gouvernement réunis ! Je ne parle pas des sommets internationaux où parmi les costumes de croque-mort masculins se faufilent deux ou trois couleurs féminines !
Oui, les droits de l'Homme sont bien ceux de l'homme. « On ne peut pas changer le terme d'homme car cette déclaration est gravée dans le marbre… » Magnifique cri de désespoir académicien ! Jetez le marbre alors et gravez autre chose ! Moïse a bien fait détruire le Veau d'or et la tribu a repris sa route.
En ce moment, avec la crise, la pauvreté, la précarité, le chômage, le pouvoir d'achat en berne, il y a quand même plus urgent à faire que de changer un terme de cette foutue déclaration universelle et cette règle de grammaire française ! Mais en admettant que tout aille mieux, on dira : Attendez, la météo est mauvaise, les chiens (et les chiennes) sont maltraités (ou maltraitées), les vieux et les vieilles sont malheureuses (et oui, elles sont plus nombreuses et l'on pourrait choisir le terme de mamy boom plutôt que de papy boom mais il est vrai que l'on ne demande pas l'âge des dames, ça tombe bien ! ).
Cela me rappelle curieusement ces années 70 quand, militants communistes, nous avions comme consigne de ne pas critiquer publiquement l'URSS. « Le PCF est fort, il ne faut pas l'affaiblir ! » puis, quand il connut ses premiers revers : « Il ne faut pas prêter le flanc aux adversaires de la classe ouvrière ! » C'est ce genre d'arguties qui l'a décapité !
Je suis fondamentalement croyant de tout ce que le divin peut apporter sur terre quant à l'amour de l'Autre, femme ou homme, que ce divin existe ou non, mais quand en son nom on ne pense qu'au sexe, à ses privilèges et à la haine de l'autre, je suppute qu'il y a erreur quelque part et que beaucoup de ces cucuclanesques pseudo religieux devraient échanger le divin contre un divan et ne pas confondre vie et vis.
Il faut adopter leur propre stratégie : faire sauter les verrous un par un, faire reculer les obstacles en scellant une alliance de front, faire de leur crypto théocratie notre adversaire préféré, faire apparaître peu à peu les actrices et leurs soutiens. Et c'est urgent ! Je reconnais que le problème de la femme dans la société est un faux problème parce que je pars d'un postulat erroné : la femme existe. Juste une illusion !

























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De Camille
Mauvais genre | 16H59 | 21/12/2008 |
Je suis d'accord avec vous sauf pour les noms de métiers : dire infimières, sage-femmes, etc… c'est réservé ces emplois aux femmes et entretenir l'idée qu'il y aurait des métiers pour hommes (médecins, plombiers, chauffeur, …), des métiers pour femmes (assistante maternelle, infirmière, …) et des métiers mixtes (j'ai personnellement une banquière dont le mari est également banquier).
à Camille
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 17H38 | 21/12/2008 |
tout ça a été dit
exemple « la pharmacienne tient elle une officine de pharmacie ou se contente t elle d'etre l'epouse du pharmacien
y aura t il un jour de sages hommes voir des hommes sages ?
je n'ai pas compris pourquoi ça derangeait l'auteur quand on masculiniser un métier alors qu'elle semble etre pour l'inverse
doit on dire “une infirmière de sexe masculin ?
pour les putes c'est pas grave, on peut dire escort (girl ou boy)
pour plantes vertes j'ai pas trouvé
à jyeden
De Dolores Messmaker
Situation à géométrie variable | 21H08 | 21/12/2008 |
L'auteur est un homme. Il est pour qu'on emploie le féminin quand la majorité d'un groupe est constituée de femmes. C'est le cas pour l'instant de la profession des infirmier(e)s.
Mais rassurez-vous si vous n'avez pas tout compris, personne ne vous en fera le reproche : la finesse de vos deux derniers exemples atteste qu'on ne peut pas en attendre autant de votre part. D'ailleurs, ya pas du foot à la télé ?
à Camille
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H40 | 21/12/2008 |
Et Roselyne Bachelot, elle est bien « docteur en pharmacie », donc elle était « pharmacien » ; pourtant, sur son officine, à Angers, il était écrit « parmacienne » dans les années soixante-dix.
Quant aux infirmières, je crois (sans être formel) qu'il existe la dénomination masculine depuis quelques années après la grève dont le porte-parole était « Jésus », le grand barbu mince qui tenait la campement près du ministère quand il ne défilait pas dans les rues.
à FabiendeMénilmontant
De Dolores Messmaker
Situation à géométrie variable | 21H09 | 21/12/2008 |
Madame Bachelot est docteure en pharmacie donc pharmacienne. Question de génération sans doute.
à FabiendeMénilmontant
De G2G
21H13 | 21/12/2008 |
Je garde un immense souvenir de « Grégory, élève sage-femme », qui s'est présenté comme tel un jour d'accouchement.
Un homme sage-femme… et très à l'aise avec ça.
Il m'a dit que certains militaient pour l'emploi du terme « maïeute », afin de désigner neutrement les sages femme, femmes et hommes.
Mais que lui n'aimait pas.
Il était très tranquille, tout aussi viril que bon.
Ce que je me suis dit, c'est qu'il assumait l'histoire de son métier, son évolution aussi, et les traces que tout cela faisait dans la langue.
à Camille
De GastonLagaffe
flâneur | 23H36 | 21/12/2008 |
Je pense qu'en réalité la solution n'est ni dans la masculinisation ni dans la féminisation (tiens c'est marrant mon correcteur orthographique reconnaît le mot féminisation mais considère masculinisation comme une faute d'orthographe ! ) des noms de métiers et des expressions. Je pense qu'il faudrait plutôt réintroduire un neutre dans la langue française (et mieux l'utiliser dans les langues qui possèdent déjà un neutre). Car après tout pourquoi s'acharne-t-on à préciser si nos banquières et banquiers ont un clitoris ou un pénis ?
N'est-ce pas Camille ? ; -)
à Camille
De bernard027
19H14 | 22/12/2008 |
Mauvais genre mais a « personnellement » une banquière moi j'ai collectivement une superbe attachée (c'est vrai ça fait un peu SM) commerciale et j'essaie désespérément de faire bon genre mais les chiffres sont là…
à Camille
De in girum
10H45 | 23/12/2008 |
féminin et féministe ce n'est pas pareil. apposer un e féminin au masculin n'implique pas de féminisme. on peut être un homme et s'appeler Barone.
De personne
17H16 | 21/12/2008 |
Encore un facho qui veut imposer sa nov'langue, tous les mêmes, la poutre, la paille, etc… Le même programme que Sarkozy, réécrire l'histoire.
à personne
De Dolores Messmaker
Situation à géométrie variable | 21H13 | 21/12/2008 |
Lisez donc les ouvrages de MIchèle Causse : elle décrypte parfaitement comment le langage influence la pensée. Le masculin n'est pas neutre… Il ne s'agit pas de réécrire l'histoire mais de prendre en compte sa composante féminine. Rendre les femmes visibles passe aussi par employer un vocabulaire qui les inclue.
à Dolores Messmaker
De personne
23H00 | 21/12/2008 |
Tous les mois quelqu'un débarque sur Rue89 avec le même discours : société machiste blabla, femmes opprimées blabla, vous pensez mal blabla, je vais redéfinir la langue, le sens des mots, changer la grammaire et l'orthographe et hop le monde sera meilleur et vous pourrez tous pensez comme moi.
En dehors de l'aspect totalitaire de la démarche (« un régime totalitaire tente de s'immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l'adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté. »), il y a le ridicule, vous n'êtes pas les premiers, avant vous d'autres on éliminé les sourds, les aveugles, les noirs, les arabes et les clodos (pas forcement les mêmes et dans le même ordre, mais le résultat a été le même). Pourtant il y a toujours autant de « non-entendants », de « non-voyants » à pardon ceux-la aussi ont été aussi éliminés au profit des malvoyants (tant qu'à nier la réalité…), de « personnes de couleurs (mais laquelle foutredieu ! ) », de maghrébins (celle-la doit particulièrement plaire aux turcs), et surtout de SDF (qui meurent comme les clodos d'avant). De même que ethnie à remplacer race dans les discours, les « ethniques » sont toujours victimes de discrimination de la part des « identitaires ». Le « respect » des religions fait qu'aujourd'hui la charria est un code « protégeant » les femmes des pulsions masculines.
Changez le sens des mots ne donnera a aucune femme plus de droits… surtout dans un pays où elle les possède déjà.
Et puis ce que j'en suis là autant reprendre l'argument fallacieux de l'article : les droits de l'homme ne serait pas ceux de la femme. Un nain (politique (dans le sens où ce sont ses idées qui sont courtes, je n'ai pas dit que c'était une personne de petite taille)) a un jour dit que les mots avaient un sens ; ce qui est bien évidement faux. Prenons Ga-bu-zo-meu qui n'en a aucun, alors que homme en a deux : il désigne aussi bien la personne humaine en général qu'un simple individu du genre masculin, ce que n'importe quel enfant de 8 ans serait capable de comprendre.
à personne
De GastonLagaffe
flâneur | 23H33 | 21/12/2008 |
Je crois que personne n'a proposé de sortir une loi obligeant tous les français à parler tel type de français. Donc je ne vois pas en quoi c'est totalitaire. C'est juste ne pas être passif face à la langue que nous utilisons tous les jours et qui influence très fortement nos manières de penser. Et cette attitude nous pouvons l'avoir sans passer par l'Etat.
à personne
De OISANS38
retraitée | 09H55 | 22/12/2008 |
A Personne.
Merci ! j'allais sortir de ma paresse, mais vous l'avez si bien dit.
J'ajouterai, moi qui suis sans doute nettement plus agée que vous, que je me suis cru revenue 30 ans en arrière. Je comprends pourquoi, au lieu de progresser, la condition féminine régresse.
à personne
De Alex Nihilo
21H50 | 21/12/2008 |
Tiens, encore un réactionnaire qui refuse d'évoluer. Tu sais Vladimir (tu permets ? ), à force de résister à l'évolution, les dinosaures y z'ont fini par y passer…
Amitiés gauchistes, progressistes et féministes
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 17H35 | 21/12/2008 |
j'ai pas vraiment compris l'antépénultième phrase du texte
ni vu de fil de directeur
un peu fouchtrouille tout ça
le tout pour en arriver à causer comme les angliches qui employent le « neutre » . Dire « une personne » pour « a person » ?
quand à la règle de grammaire ou le feminin l'emporterait sur le masulin quan l'assemblée est majoritairement féminine faudrait il faire des comptages ou une estimation
c'est encore du bon pret à penser pas cher
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H36 | 21/12/2008 |
A propos de sexisme et d'inégalités, à quand un sujet sur les promesses de notre bon président, qui « veut » que Mayotte soit un département français ? … ce qui (entre autres choses) va devoir passer par une interdiction de la polygamie dans l'île.
Bien sûr, comme tous les Français sont égaux, il est d'ores et déjà prévu que, en 2014, le RSA soit à 75 % du montant français.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H42 | 21/12/2008 |
Le prix 2008 de l » article contenant le plus d » amalgames à la gomme qui collent au dents est attribué à :
Plaidoyer masculin pour une grammaire féministe
Par Jean Barone Enseignant | 21/12/2008 | 16H47
On dit les malheurs « du sophisme » ou « de la Sophie » ?
( un conseil, mesdames , méfiez vous des collabos ! )
à Numerosix
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 18H01 | 21/12/2008 |
a part ces amalgames à la gomme qui collent, tu as compris quelquechose au developpement de l'article toi ?
passque moi pas trop
sauf qu'il fallait de l'egalité jusque dans la grammaire
à jyeden
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H25 | 21/12/2008 |
Et avec une grammaire ou tous les mots sont égaux , je te raconte pas a quel point c'est dur de parler un langage intelligible , Jyeden …
Ha ! ha !
( bien vu)
à Numerosix
De asozial
aus Berlin | 21H55 | 21/12/2008 |
encore ton point faible, #6, ton machisme épidermique…
pourquoi la misogynie est-elle plus facile à faire passer avec un ricanement égrillard que le racisme ? il y a pourtant plus de femmes qui meurent sous les coups de leurs maris que de mosquées ou de synagogues incendiées…
à asozial
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 23H01 | 21/12/2008 |
Tout de suite les grands maux …
Cordialement Asozial .
à asozial
De Lory _
14H41 | 22/12/2008 |
Une femme n'est pas un bâtiment. Par contre il y a plus de femmes qui meurent sous les coups de leur « compagnon » que de morts par taser, mais on en parle beaucoup moins.
à Numerosix
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 19H05 | 21/12/2008 |
chers Numérosix et Jyeden
je crains bien que vous ne soyons passés à côté d'un fait important qui prouve combien ce brillant écrivain prozac plaide en fait pour un immobilisme militant.
Le titre de ce pensum ne précise-t-il pas que ce « plaidoyer » est « masculin » ?
Comme si cela devait lui conférer une importance supérieure à tout autre. Comme s'il devait être pris en plus grande considération, comme si cela manifestait d'une « mâle » autorité.
De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 18H43 | 21/12/2008 |
Dès le départ, nous sommes passionnés par ces propos que l'on sent d'une grande profondeur (d'enseignant bien sûr).
1 - « L'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson a mis les pieds dans le plat […]. Enfin la bonne nouvelle ! “
on voit bien que vous ne connaissez pas sa pointure.
2 - ‘Je n'alourdirai pas mon propos
ouf j'ai eu un instant de doute : savoir si je pourrai en supporter davantage.
3 - Bourdieu !
forcément Bourdieu comment n'y pas penser plus tôt !
Comme dans les cinq dernièes minutes’ :
‘mais Bourdieu ! mais c'est bien sûr ! ’
C'est beau comme une note de service.
De Bobland59
cadre Cial retraité | 18H03 | 21/12/2008 |
Les exemples viennent aussi de certaines comme par exemple notre ministre ( MAM) de la police et avant des armées, elle a toujours refusé de faire nommer madame LA ministre mais bien madame LE .
Un secrétaire est généralement un monsieur haut placé, à la difference d'une secrétaire du patron, c'est elle qui sert le café aux réunions . Et des exemples de la vie courante nous pourrions en citer 10 000 ……
Je suis d'accord, comme la signataire de l'article, pour bousculer les règles du français et dans les autres langues il y a aussi des normes à revoir . Puisque les dames sont 55% de la population mondiale !
à Bobland59
De GT.13.NRV
NEGOCIANT | 21H43 | 21/12/2008 |
LE signataire. C'est fou comme inconsciemment on attribue à forcément à une femme tout propos féministe…
à GT.13.NRV
De juliettelucie
Agitée du bocal | 13H26 | 22/12/2008 |
J'y ai vu de l'ironie, une petite blague, pas une erreur.
à Bobland59
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 12H57 | 22/12/2008 |
Pour votre exemple sur MAM, il me semble que cette femme a parfaitement raison de refuser le « Madame LA ministre » sans quoi, elle serait considérée comme étant la femme d'un ministre et non ministre elle même…
Il s'agit de la même chose à propos d'« ambassadeur ». Lorsqu'il est féminisé, ce mot (ambassadrice) désigne l'épouse de monsieur l'ambassadeur.
Pour s'adresser à une femme qui exerce le métier d'ambassadeur, on dira « madame l'ambassadeur ».
La langue française est pleine de subtilités et c'est vrai que ces dernières échappent à certains mais est-ce une raison suffisante pour abaisser encore le niveau de notre vocabulaire et de connaissance ?
La volonté de vouloir féminiser le langage privera notre belle langue de certaines subtilités.
La langue tend à devenir aussi fade et insipide qu'un hamburger (ère du politiquement correct). Des individus comme le rédacteur de cet article participe grandement à l'oeuvre de nivellement de notre langue par le bas.
à Coragyps Atratus
De juliettelucie
Agitée du bocal | 13H27 | 22/12/2008 |
Et le mari de Madame l'ambassadeur, c'est quoi ? Monsieur l'ambassadrice ?