Volonté de casser le mouvement lycéen ? Les royalistes ? Ou de l'écarter de la vie politique ? Les scénarios avancés par son entourage.

« On m'a sali. » Voici la conclusion à laquelle arrive pour l'heure Julien Dray concernant l'enquête préliminaire pour abus de confiance ouverte à son encontre. A tort ou à raison, il a en effet été sali. Difficile toutefois d'en savoir plus auprès de la justice, les socialistes ou ses proches.
L'affaire a été révélée vendredi par Le Monde. Selon le quotidien, les policiers de la Brigade financière ont perquisitionné son domicile, son bureau de l'Assemblée nationale, les domiciles de deux de ses proches (Nathalie Fortis, chargée de ses relations presse et de celles de SOS-Racisme, et Thomas Persuy, directeur administratif et financier de la même association) et les sièges de deux associations (Les parrains de SOS Racisme et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne).
Tracfin, la cellule antiblanchiment d'argent du ministère des Finances, aurait observé des mouvements de fonds suspects sur les comptes des deux associations depuis janvier 2006. Au total, 351 027 euros auraient été évacués de ces comptes, dont 127 377 euros par chèque au bénéfice des deux proches du député de l'Essonne. Lesquels auraient ensuite reversé 102 985 euros à Julien Dray. 94 350 euros de retraits en liquide et 113 890 euros provenant de « particuliers membres de la sphère économique » auraient aussi profité au responsable socialiste, militant depuis ses quatorze ans, co-fondateur de la FIDL et de SOS Racisme.
D'abord reclus dans le silence, Julien Dray a laissé son avocat, Me Forster, s'exprimer à sa place : « Mon client n'a rien à se reprocher. Il a répondu à toutes les questions qui lui avaient été posées. » Avant de parler dimanche dans Le Parisien, pour dénoncer « l'instruction médiatique » que constitue à ses yeux cette affaire.
Mais difficile pour lui de s'étendre davantage : « Je ne peux rien dire. Je ne sais pas avec précision ce que l'on me reproche… » Reste que, sans se prononcer sur le fond du dossier, trois pistes sont évoquées par son entourage pour en expliquer l'origine.
Un entourage qui semble se refuser à croire aux coïncidences. A l'image de Pierre Moscovoci, qui a indiqué ce lundi sur LCI qu'il avait envoyé un texto de soutien à Julien Dray et qu'il ne croyait « pas au hasard dans ce genre de circonstances ».
Casser le mouvement lycéen
En plein mouvement de contestation dans les lycées, les parallèles avec les ennuis judiciaires de Julien Dray n'ont évidemment pas tardé. Cofondateur du syndicat lycéen la FIDL, il est soupçonné d'en tirer encore les ficelles. « C'est Julien Dray qui, tous les deux ans, nomme les permanents de l'organisation », déclarait en 2005 à L'Express, Léa Filoche, ex-présidente de la FIDL.
Membre du secrétariat national du Parti socialiste, Bruno Julliard s'est dit sur LCI « surpris » que ces révélations apparaissent « en plein mouvement lycéen, ce qui tombe à pic pour le gouvernement ».
Autre secrétaire national socialiste, même analyse. Au micro de BFM, Razzy Hammadi s'est déclaré vendredi tout aussi « surpris » :
« Je suis assez surpris que cela intervienne maintenant, avec un niveau de précision assez élevé et des annonces faites aux journalistes (…) au moment où il y a une mobilisation lycéenne. Je ne pense pas que le timing, en tout cas, intervienne indépendamment de ce qui se passe dans la jeunesse lycéenne dans le pays.
On parle ici de la Fidl qui est la deuxième organisation syndicale lycéenne, cela n'est pas étranger dans la manière dont ça se fait, dont cela semble préparé, avec les mobilisations lycéennes qui sont un incendie que le gouvernement a bien du mal à éteindre. »
Eliminer les royalistes
Ancien porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray a de nouveau basculé dans la minorité en se rangeant derrière Ségolène Royal. Revoilà « Juju » (son surnom depuis longtemps chez les socialistes) à la tribune à haranguer ses camarades de l'autre camp, souvent de manière aussi directe que peu élogieuse.
Alors, les soupçons de règlement de comptes entre amis socialistes se sont aussi faits jour. C'est par son avocat qu'il sont arrivés : « Je ne suis pas certain que M. Dray soit dans les petits papiers de Mme Aubry. »
Des propos qui ont fait bondir le conseiller politique de la nouvelle première secrétaire. François Lamy a même expliqué au Monde qu'il en était « effaré » :
« Il faut qu'on sorte de l'idée que l'on puisse se faire ce genre de coups entre socialistes. En tout cas, ce n'est pas du tout le genre de la maison Aubry. Ce serait en plus absurde car c'est l'image de tous les socialistes qui est ternie par des affaires de cette nature. »
Julien Dray lui-même n'entendait pas dimanche accréditer cette thèse : « Mis à part quelques personnes, le PS a été exemplaire, tous courants confondus. » Bien que lundi, toujours dans Le Parisien, il ait reproché son silence à Martine Aubry : « Le devoir d'un premier secrétaire, dans ces moments-là, c'est au moins d'essayer de prendre contact. »
Pas de quoi cependant « démissionner de (ses) responsabilités » au Parti socialiste ou à l'Assemblée nationale. Malgré sa volonté affichée de prendre du recul : « Je vais me mettre un peu en retrait et ne plus siéger pendant un certain temps au bureau national. »
L'écarter de la vie politique
Comme souvent dans les affaires judiciaires, la vie personnelle du principal intéressé n'est pas épargnée. Histoire d'éliminer celui qui a fait de sa vie une vie de combat, lui qui a commencé à militer à la LCR en 1969 ?
Publiquement, l'UMP s'en défend en tout cas par la voix de son porte-parole Frédéric Lefebvre, qui a déploré ce lundi le « déchaînement médiatique » à l'encontre de l'élu socialiste.
Un élu d'autant plus stigmatisé qu'il avait déjà été visé par une enquête préliminaire en 1999 pour l'achat d'une montre d'environ 38 000 euros, réglée en partie en liquide. Même si l'affaire avait ensuite été classée.
Pour couper court à toute révélation fantasmagorique qu'il faudrait ensuite démentir, Julien Dray a toutefois pris soin de mettre les choses au clair dans Le Journal du dimanche, seul autre média à avoir recueilli ses confidences depuis l'éclatement de l'affaire :
« Non, je n'ai pas fait de voyages. Non, je ne suis pas un collectionneur de montres : je suis un acheteur compulsif, ça veut dire que j'achète et que je revends pour acheter. Je ne joue pas des sommes folles au poker. Je joue avec des copains, la cave est à un euro, les gains vont au pot commun et on fait la fête avec. C'est comme ça depuis des années. »
Puis de promettre de donner dans les jours qui viennent plus de détails concernant l'évolution de l'enquête. Sur le fond, cette fois :
« Je vais m'exprimer, mais pas précipitamment. On m'a sali, et ce n'est pas en cinq minutes que je vais répondre à tout ça. Je n'ai pas accès au dossier et je n'ai pas encore toutes les réponses. »
► Mis à jour le 22/12/2008 à 08h55 et à 13h05 avec les déclarations de Julien Dray, ainsi que Pierre Moscovici et Frédéric Lefebvre.





















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De bernard027
21H36 | 21/12/2008 |
C'est un article ou une revue de presse ?
à bernard027
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 21H45 | 21/12/2008 |
C'est un décryptage comme l'indique le surtitre, un point sur l'affaire qui résume et met en perspective les différents développements de l'affaire.
à Julien Martin
De AC-89
09H11 | 22/12/2008 |
Payez-vous un dico : il n'y a rien à « décrypter »
à Julien Martin
De bernard027
10H56 | 22/12/2008 |
Un décryptage c'est donc destiné aux « non comprenants » « Pierre Desproges) qui avaient pu lire tout çà quasi texto sur la concurence depuis au moins le le matin. La rue est de plus en plus large et pleine ce serait une erreur de penser que les lecteurs ne lisent pas autre chose. Maintenant, à décharge je comprends fort bien qu'on puisse avoir la rame un dimanche après-midi, mais c'est un autre article…
à Julien Martin
De Unstern
14H00 | 22/12/2008 |
Décryptage : ce terme assez pompeux prolifère désormais dans les médias (Le Monde, Libération, Rue89…). On peut tout de même s'interroger sur sa signification précise.
Pour les journalistes d'aujourd'hui, les mots analyse ou enquête seraient donc complètement ringards ?
En y repensant, ils ont sans doute l'inconvénient (rédhibitoire) d'impliquer l'obligation d'un minimum de résultats : ils promettent au lecteur au moins quelques arguments rationnels, sinon une hypothèse cohérente.
Décryptage — comme on peut voir par l'exemple du présent « article » — offre l'immense avantage de délier le journaliste de ces mesquines obligations envers la rigueur méthodologique, la déontologie de sa profession et ses lecteurs. Au profit d'une merveilleuse (et peu fatigante) collection de petites phrases et de tuyaux crevés. L'interprétation de X, l'hypothèse de Y, la confidence de Z… Etc.
Aucune « mise en perspective » bien frappante dans tout ce texte, sinon un alignement par le bas (paresse ou désinvolture ? ) sur les critères exigeants et la rigueur bien connues de publications unanimement respectées et jalousées sur la place de Paris : Voici, Closer, Gala…
Saluons donc cet effort signalé de l'aile marchante du journalisme français pour se rapprocher encore un peu plus de la posture du chien crevé dérivant au fil de l'eau.
Après le journalisme light, prochaine étape pour Rue89 : gonzo-journalisme à tous les étages ?
à Julien Martin
De jexiste
si, si | 14H12 | 22/12/2008 |
Voilà le dernier décryptage de L'Express :
http://www.lexpress.fr/actualites/2/soutien-mesure-de-responsables-socia…
Sale temps pour les Julien : Julien Coupat, Julien Dray…
Qui sera le troisième ?
à jexiste
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 14H33 | 22/12/2008 |
- Julien Sorel !
à bernard027
De le tadorne
23H16 | 21/12/2008 |
C'est une revue de presse à l'image de ce que font pas mal de journalistes en ce moment, notamment sur France Inter où Domerand est le spécialiste du recyclage.
à le tadorne
De bernard027
11H05 | 22/12/2008 |
Normal on vire les journalistes et on embauche des lecteurs qui s'ils sont publiés sont fidélisés. Cercle vertueux. Au risque de paraître « vieux jeu » pour moi journaliste, ça s'apprend, c'est un métier.
à bernard027
De DBL8
Retraité | 11H53 | 22/12/2008 |
« ça s'apprend, c'est un métier. »
Mouai … Mais tout dépend du prof !
Certains ne le sont que de nom à voir & lire les journalistes actuelles.
à DBL8
De bernard027
12H20 | 22/12/2008 |
Pas toujours besoin de prof pour apprendre, le terrain peut suffire et est toujours nécessaire.
à bernard027
De jexiste
si, si | 17H47 | 22/12/2008 |
Alors que tous les journaux continuent à décrypter en boucle et commencent à relever l'identité des réactions de Martine Aubry et du Brestois Benoît Hamon :
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20081222.FAP4986/laffa…
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-ps-mal-a-l-aise-face-a-l-a…
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/22/soutien-prudent-a-jul…
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j61V3VacSp5DOrRqmhugn…
Julien Dray annonce qu'il porte plainte pour violation du secret professionnel :
http://www.leparisien.fr/politique/exclusif-julien-dray-contre-attaque-e…
à bernard027
De jexiste
si, si | 19H37 | 22/12/2008 |
Affaire Julien Dray, à 19 heures passées, c'est toujours la risée :
http://www.lepoint.fr/actualites-politique/dray-soutenu-par-l-ump-toujou…
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20081222.OBS6788/ben…
Alors, ki c ka tout kc à Brest ?
Trouvé sur ce blog :
http://pasidupes.blogspot.com/2008/12/les-lycens-de-la-fidl-fers-de-lanc…
Ce témoignage intéressant :
Bob said…
J'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais il est important de le rappeler.
Deux questions extrêmement importantes, auxquelles les media complices n'apporteront évidemment jamais de réponse :
- qui sont ces « lycéens » et « étudiants » qui défilent ?
- si ce que font les Gouvernements de Droite successif est si abominable, pourquoi n'y-a-t-il pas de véritables grands mouvements ? En effet, contrairement à ce que prétendent les journalistes lorsqu'ils annoncent que toutes les universités sont en grève ou que telle université est bloqué, les faits sont très différents : en réalité, les universités ont leurs cours répartis sur plusieurs sites, et ils ne sont jamais tous occupés, bien au contraire.
La réponse à cette question est liée à celle de la précédente.
Les manifestations et les groupes organisant le blocage des écoles et des universités sont en fait composés :
- de quelques élèves et étudiants plus que nuls, qui ne font rien en classe lorsqu'ils s'y rendent, ne suivent plus les cours à l'université depuis les toutes premières semaines, sont prêts à tout pour faire n'importe quoi et semer le trouble, et sont donc ravis que les syndicats leur donnent ce qu'ils croient être une autorisation officielle de semer le trouble dans les établissements et dans les rues
- des « manifestants professionnels », envoyés par les « Syndicats Pères », qui font le tour des manifestaitons et blocages dans tous les secteurs de la société : il y a d'une part les endoctrinateurs-organisateurs et d'autre part les « gros bras » qui interdisent l'accès au soit-disant assemblées générales durant lesquelles sont organisés des votes « bidon » pour faire croire au public à une décision unanime ; ainsi, 100-200 personnes barricadées dans un amphithéâtre dont l'accès est gardé par des videurs violents « votent » le blocage d'universités comptant 2000-3000 étudiants, tous contre ce blocage ; pour expliquer comment il se fait que personne sur place ne les connaisse, ces manifestants professionnels sont présentés comme des Camarades venant d'autres établissements et universités (pourquoi dans ce cas ne restent-ils pas dans leurs universités organiser leurs propres blocages ? une question élémentaire que personne ne pose)
- de figurants, recrutés parmi les éternels intermittents du spectacle (c'est tout à fait dans leurs cordes : des rôles à interpréter, une mascarade de vote démocratique dans de prétendues assemblées, une récitation de slogans tout faits dans les manifestations) et les « sans-papiers » (qu'au pire, en cas de gros doute des spectateurs, l'on présente aux informations comme des grands-frères, des parents inquiets)
Les collégiens, lycéens et étudiants, des établissements et des syndicats, sont d'autant plus manipulables qu'ils sont justement totalement nuls.
C'est une tactique de base des despotes : supprimer la culture, imposer des slogans, interdire la réflexion propre, en abaissant au maximum l'éducation.
Un exemple authentique, non mentionné par les media, que je tiens de collègues enseignant en banlieues : dans plusieurs établissements d'enseignement « technologique » (ce qui est appelé ainsi egroupe en fait des classes de gestion et de sciences médico-sociales), de nombreux élèves, qui ne suivent jamais aucun cours (trop occupés à bavarder et envoyer des messages sur leurs téléphones portables), très heureux d'être invités à passer leur temps dans la rue ou simplement devant leur établissement, se sont mis à agresser des personnels de leurs établissements-- jets d'oeufs, de pierres, …
La police dut intervenir.
Pourquoi ?
Les Partis de Gauche et leurs Syndicats usent sans cesse d'un vocabulaire de gangster, de terroriste, pour terroriser la population : il n'est jamais question de « projet inadapté », de « propositions à discuter ou à soumettre », mais toujours « de guerre », « de résistance » contre un gouvernement soit-disant « dictateur » qui veut « détruire », « tuer », « assassiner », …
Durant la campagne anti-CPE, les media ont répété jour et nuit (à leur habitude) les slogans haineux de ces syndicats, qui appelaient constamment à « faire la peau au CPE ! »
C'est exactement, littéralement ce que tenter de faire ces élèves.
En parfaits illettrés, incapables de lire et écrire et encore moins de réfléchir par eux-mêmes, gavés de modèles de violence par les media (qui érigent en héros les batteurs de femme tels Bertrand Cantat et Samy Naceri), désirant eux aussi s'adonner à la violence de leurs Camarades des gangs de banlieue, ces élèves, déjà encouragés par les Syndicats, non seulement à ne pas aller en cours, mais en plus à empêcher les « sales intellos » d'aller en cours, ont cru que les Camarades des Syndicats les enjoignaient à « faire la peau aux CPE »… c'est-à-dire, aux Conseilleurs Principaux d'Education.
Sans notion élémentaire d'orthographe (différence entre « au » et « aux »), sans intérêt pour l'actualité, sans capacité à réfléchir d'eux-mêmes et à se poser des questions (pourquoi leur « faire la peau » ? ), ces élèves croyaient réellement ques les Syndicats les appelaient à lapider leurs CPE, qui voulaient soit-disant aider le méchant gouvernement à les « tuer », les « assassiner ».
Oui, c'est aberrant.
C'est pourtant entièrement vrai.
C'est terriblement inéquiétant.
C'est justement ainsi que les groupes terroristes recrutent aussi facilement tellement d'assassins : ils recrutent certes parmi les « élites » éduquées, que l'on imaginerait à l'abri de leurs mensonges, mais aussi énormément parmi les incultes, totalement incapables de se renseigner et de réfléchir.
Les Syndicats français procèdent de la même manière, et il faillit bien y avoir des morts.
Lorsque la police intervient, ce n'est pas parce que c'est la méchante force SS du « nazi » Sarkozy comme le prétendent Syndicats et media, mais pour maintenir l'ordre, et pour empêcher des hordes abruties de slogans haineux de tout détruire, et dans certains cas, de tuer.
Tout le monde a très bien connu dans son enfant ces « copains » insupportables, véritables crétins qui ne faisaient que mettre la pagaille en cours et brutaliser les autres dans la cour de récréation, et que le sproblèmes venaient de ces élèves.
Ce type d'élèves existe toujours.
Ce sont eux que les Syndicats manipulent :
- ils sont telement imbécile qu'ils croient n'importe quoi,
- surtout s'il s'agit de les « autoriser » à tout casser et à taper sur les autres ;
- étant nuls, ils n'ont de toute manière rien à perdre, et sont bien contents de ruiner les cours et l'année scolaire ou universitaire des « sales intellos », dont ils envient et détestent la supériorité intellectuelle (aussi petite soit-elle parfois).
En tant que professeur, ayant enseigné tant en Lycée qu'à l'Université, connaissant des collègues dans les deux niveaux, je témoigne sur l'honneur que :
- les Syndicats mentent
- les media propagent ces mensonges
- les manifestations, grèves et blocages sont le fait d'une extrême minorité
- l'immense majorité des écoliers et des étudiants sont totalement opposés à ces mouvements ; s'ils ne manifestent pas, ce n'est pas par « fainéantise » ou « lâcheté » (laisser agir les autres à leur place dans les deux cas), mais uniquement parce qu'ils ne sont pas d'accord, et ne soutiennent nullement ces mouvement-- parce qu'ils désapprouvent leurs mensonges et leurs méthodes, et parce qu'ils leur nuisent.
11/12/08 16 : 32
à jexiste
De Unstern
21H53 | 22/12/2008 |
« En tant que professeur, ayant enseigné tant en Lycée qu'à l'Université, connaissant des collègues dans les deux niveaux, je témoigne sur l'honneur que… »
Méfiez-vous, cher ami.
L'honneur, c'est comme les allumettes : ça ne sert qu'une fois.
: -))
à Unstern
De jexiste
si, si | 22H29 | 22/12/2008 |
Vous préférez peut-être ce témoignage que j'ai trouvé sur le site du Nouvel Obs, à la suite d'une dépêche concernant la mise en cause de l'extrême-gauche dans les violenves « lycéennes » de ces derniers jours :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20081219.OBS6265/lyceen…
anulus
B
Bien sûr que l'extrême gauche est là pour récupérer le mouvement.Mais le mouvement émane des milieux « bobos » qui voient leurs placements(immobilier,actions,….)perdre de la valeur et dont les enfants se rendent compte avec effroi qu'ils vont devoir travailler pour vivre aussi bien que leurs parents.Triste déconvenue pour des enfants qui pensaient qu'il suffisait de naître avec une cuillère en argent dans la bouche pour être tiré d'affaire.D'ailleurs dans quels lycées ont lieu les « mouvements » ? Dans ceux des centres-villes que fréquentent les enfants privilégiés,et pas dans les banlieues à problèmes.Et dans quelles régions ? Dans l'ouest surtout,zone assez riche et à la mode,et qui avait profité plus que d'autres des nouvelles technologies,les mêmes qui affrontent aujourd'hui la concurrence asiatique.Les lycéens ne veulent pas voir la réalité,mais le réveil sera d'autant plus rude.La meilleure chose qu'ils puissent faire est de travailler pour réussir dans un monde compétitif.
19.12 à 12h35 - Alerter
Ou bien encore, ces témoignages sur les violences « lycéennes » de 2005 :
http://blog.kilobug.org/blog/index.php/2005/03/10/12-la-police-regarde-d…
à jexiste
De supprimé àlademandeduriverain
00H55 | 23/12/2008 |
Juste une question : ceux que vous appelez « les medias complices » (des horribles Gauchistes, bien évidemment) qui « propagent ces mensonges » et non les sempiternels poncifs éculés sur les mouvements lycéens et/ou étudiants, appartiennent-ils aux groupes de presse dont il est question ci-dessous ?
http://www.lesmotsontunsens.com/opa-sur-la-presse-francaise-lagardere-et…
Salut & Fraternité.
http://www.lepartidegauche.fr/
à supprimé àlademandeduriverain
De jexiste
si, si | 10H10 | 23/12/2008 |
Je ne peux pas répondre à votre question, ce témoignage n'est pas le mien.
Pour Julien Dray, ça se complique, après qu'il ait déposé plainte pour violation du secret professionnel et diffamation, de nouvelles fuites portent aujourd'hui sur sa carte American Express, la Centurion :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dray-ca-se-complique_727881.h…
à jexiste
De supprimé àlademandeduriverain
12H54 | 23/12/2008 |
N'ayant qu'une piètre opinion de Dray, qui doit néanmoins bénéficier présentement de la présomption d'innocence comme tout accusé, le devenir politico-médiatique de ce « moraliste » auto-proclamé ne me concerne en rien.
http://www.europe-solidaire.org/spip.php ? page=article_impr&id_article=23…
Salut & Fraternité.
De Irfan
21H37 | 21/12/2008 |
Tiens, « Thomas Persuy » m'avait gentiment aidé, quand j'étais en seconde, à faire mon exposé sur une association, SOS Racisme pour le coup. Il avait été très aimable et dispos, ce serait triste qu'il fasse partie de ces magouilles de détournement de fond usuelles dans nos deux grands partis (et un peu moins dans les autres).
Pour avoir été pendant 2 ans de lycée à la FIDL, c'est sûr que leurs permanents n'ont rien à voir avec les lycéens, et ne sont là que pour faire leurs armes avant de rentrer dans le bureau d'SOS, puis du PS, tout en recevant un salaire. Enfin, si ça permet de faire rentrer des jeunes, aux parcours divers, dans les bureaux politiques, c'est déjà ça… Tant qu'ils y viennent apporter des bonnes choses, et non continuer des pratiques de financement douteuses (NPNS, SOS Racisme, etc. ; mais aussi toutes les opérations de propagande des partis qui passent sur des comptes de mairie, au titre de « formation des élus », cf. le dernier Canard).
En attendant que la justice fasse la lumière sur cette affaire, ce serait bien de ne pas trop en parler : des rumeurs sur le PS et ses dissensions internes, il y en a suffisamment, et ce n'est pas super utile ni intéressant. Des faits, avérés, de magouilles politicardes, c'est mieux. Surtout quand ça se compte en millions, ou dizaines de millions, renifler vers le 92 et les « écuries d'Augias »…
Combien parie-t-on que Devedjian et consorts vont se ruer sur l'affaire si elle est confirmée en justice, alors qu'eux-mêmes ont fait largement pire ?
à Irfan
De DBL8
Retraité | 11H59 | 22/12/2008 |
« ce serait bien de ne pas trop en parler “
Et pourquoi tolérer d'eux ce que l'on ne fait pas pour d'autres ? !
Pas de discriminations pour ses personnes, même traitement pour les mêmes faits ! !
Vous êtes … ‘surprenante’ d'écrire ça !
Il n'y a pas ceux qui n'ont pas le droit de …
Et ceux à qui l'on passe les petites (pas si petites de par les sommes énoncées) vilénies ! !
Comme Dumas qui ce promène avec des SMIC aux pieds & donne des leçons de savoir penser aux nécessiteux.
à DBL8
De Irfan
12H15 | 22/12/2008 |
Euh, non, vous vous méprenez : de ne pas trop en parler tant que la justice n'a pas fini son travail. Parce que les rumeurs, on en a entendu suffisamment, alors que les cas avérés de fraudes, de détournements de fonds, de menaces, et autres petits arrangements entre amis, c'est mieux de les rappeler jusqu'à ce que les concernés dégagent de la vie politique. (au hasard, Balkany)
Ce n'était pas tant une question de camp que de mesure : si cette « affaire » est avérée, c'est très mal, tant mieux si l'on en parle ; mais des affaires bien pires sont avérés et laissées dans l'obscurité, ou bien tombent peu à peu dans l'oubli.
Sinon, mes baskets coûtent 15€, je peux donner des leçons de savoir-penser alors ?
à Irfan
De DBL8
Retraité | 12H59 | 22/12/2008 |
Le prix de vos « baskets » n'a rien à voir, de ce que je connais vous ne l'êtes pas (connue) !
C'est là la grosse différence.
Quant à attendre la fin des affaires, il n'est pas bien de parler des enquêtes, il faudrait que lorsqu'elles sont encours RIEN ne paraissent à leurs sujet.
Mais les journalistes ne seraient pas content.
à Irfan
De jexiste
si, si | 15H17 | 22/12/2008 |
Voilà d'autres témoignages intéressants :
http://www.agoravox.fr/article.php3 ? id_article=49051
à jexiste
De Unstern
21H51 | 22/12/2008 |
AgoraVox rime avec intox.
Beaucoup trop bien, même…
Méfiance !
à Unstern
De jexiste
si, si | 23H07 | 22/12/2008 |
Décidément, aucun des témoignages que je rapporte ne trouve grâce à vos yeux.
Pourriez-vous nous donner le vôtre au lieu de décrédibiliser tous les autres ?
à Irfan
De ninaneux
retraité | 13H28 | 23/12/2008 |
l'honnêteté est un pilier de la droiture humaine, alors comment lorsque n'est un politicien, d'opposition de surcroît, critique et acharné. Sachant comme tout bon Français sous quel régime dictatorial nous vivons actuellement, M Julien DRAY ne se voyait pas sous l'épée de damoclés ! , mais aussi, en fonction de toute l'honnêteté que l'on demande à tout citoyen dans son travail je ne vois pas de qui peut il avoir peur ! .ou alors …je ne couvre pas se genre de situation, ou alors nous n'avons plus de valeur à défendre, j'attends es explications.
De Passant
22H14 | 21/12/2008 |
« Eliminer les royalistes »
C'est quoi ce délire ?
1. Julien Dray représente maintenant les « royalistes » ?
Je crois percevoir qu'il est assez marginal (ou s'est marginalisé lui même par ses va-et-viens entre Hollande et Royal depuis l'après présientielle) dans l'équipe des « Royalistes ».
Vous avez suivi la campagne du congrès au moins, cher Julien Martin ?
Autant si c'était Vincent Peillon (ou même Bianco, Rebsamen, Filippetti, Belkacem) j'étais prêt à prêter une oreille à cette suputation (ridicule) mais pas concernant Julien Dray ou son compère Malek Bouthi. Bof ! ! !
2. Les « royalistes » ce n'est certainement pas Julien Dray (l'autre girouette du PS, avec Montebourg).
Les « royalistes » ce sont au moins le 1/3 de premiers secrétaires fédéraux du PS, des parlementaires, etc. et… 50 % des militants du PS (même un peu plus, comme dirait l'autre) qui ont voté pour Royal.
Si Julien Dray se retrouve contraint à assumer ses « turpitudes », c'est seul qu'il le fera. Et sa carrière politique avec.
Mais quel intérêt pour une Martine Aubry (et sa nouvelle direction des carpes et des lapins) de vouloir la tête de Julien Dray si elle entend atteindre…les « royalistes » ?
Elle est à ce point « médiocre » cette Martine Aubry en stratégie des « coups tordus » politique ?
à Passant
De Gabatche
Vigneron en Corbières | 09H46 | 24/12/2008 |
Tout doux l'ami,
La Tourte des Charentes est servie avec son panier de crabes, c'est dans le menu… et si l'un des crustacés est daubé, faut pas en accuser la chef du resto voisin.
Libre à vous d'apprécier la soupe royaliste, mais assumez-en l'indigestion !
De piflechien
animal domestique | 21H43 | 21/12/2008 |
Je veux bien admettre que la justice française n'est pas complètement indépendante, mais de là à observer un timing parfait pour casser le mouvement lycéen, c'est quand même un peu gros. Si tout cela n'est qu'une machination, pourquoi n'entend-t-on pas Ségolène Royal ?
Plutôt ma grille de lecture reste celle fournie par Félix-René de Sessandre ; petit extrait de son texte :
« Désigner ainsi le mal (le racisme), le débusquer partout, revient à apparaître comme un chevalier blanc. Qu'est-ce qu'après tout qu'un banal conflit d'intérêt, un trafic d'influence, voire un petit pot-de-vin, comparé au nazisme et à l'esclavage ?
Ne peut-on pas se poser des questions quand on voit le fondateur de SOS Racisme, Harlem Desir, condamné pour abus de biens sociaux ? Ne peut-on pas s'interroger sur la grande figure de l'anti-racisme en France, Axel Kahn, qui a arbitré pour les OGM en France, juste avant d'être embauché pour 2 ans par Rhône-Poulenc, qui les fabriquait ? Axel Kahn, l'homme de tous les comités d'éthiques ? Quoi, il y aurait d'un côté la morale, et de l'autre l'éthique ? Non, il ne s'agit pas de hasard : définir une nouvelle morale, faite d'antiracisme excessif et de bons sentiments proclamés, c'est éviter de se poser des questions sur l'intégrité et la corruption, cette corruption qui fait les réseaux, réseaux dont on dit avec raison qu'ils constituent le Mal français.
L'antiracisme excessif, ce n'est ni une manifestation anodine du “ politiquement correct ”, ni le nouvel aspect du totalitarisme, c'est simplement le révélateur d'une faillite morale. »
Un texte écrit AVANT l'affaire Dray.
à piflechien
De SiDi
Kitten ! | 23H35 | 21/12/2008 |
Le ministère des finances, pas la justice : )
L'« affaire » Clearstream était tombée à pic, elle aussi. Sans même parler de celle des caisses noires du Medef.