Je participais le 19 décembre au « Téléphone sonne » de France Inter avec Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, qui tentait d'expliquer que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos n'avaient pas « reculé » sur la réforme des lycées, mais simplement décidé d'« avancer plus lentement ». Au-delà de ce beau mariage de la sémantique et de la langue de bois, il y a une véritable interrogation sur la « méthode Sarkozy » à l'issue de cette année douloureuse.
Les derniers jours ont été chauds : la réforme de l'audiovisuel public imposée par la force alors que le débat parlementaire agité ne permettait plus de tenir le calendrier décidé par le président ; la loi sur le travail le dimanche reportée à janvier et vidée de sa substance suite à la fronde de députés UMP ; la réforme des lycées reportée aux calendes (allez, j'ose…) grecques pour cause de risque d'émeutes « à la Grec » justement… Une série désastreuse pour un président qui a fait de la volonté sa marque de fabrique, et qui, c'est peu de le dire, n'aime pas les revers.
Flashback : l'année 2008 commence en fait deux semaines plus tôt, dans les allées du parc Disney près de Paris, quand Nicolas Sarkozy pose pour les photographes avec la future première Dame de France, Carla Bruni.
Deux semaines plus tard, le président de la République, très inspiré, présente ses vœux pour 2008 et annonce une « politique de civilisation », un concept qu'il a piqué à Edgar Morin, et dont on subodore en l'entendant qu'il ne s'agira rien d'autre que d'un gadget de com pour un président un peu déboussolé affectivement. Après quelque semaines, on n'en entendra plus jamais parler…
Huit jours plus tard encore, c'est la grande conférence de presse solennelle du chef de l'Etat, la seule de ce standing depuis son élection. On en retiendra quatre temps forts :
- « Carla et moi, c'est du sérieux » ;
- « Plus de publicité à la télé publique » ;
- « Les caisses sont vides » ;
- L'humiliation publique du patron de Libé, Laurent Joffrin, sous les rires de ses confrères.
On aura l'indulgence de ne pas citer ici toutes les déclarations du gouvernement sur la bonne santé de l'économie française, en particulier celles de la ministre qui en a la charge. Pour arriver, à l'automne, à la tempête financière dans un ciel pourtant pas si bleu, mais qui menace d'emporter avec elle toutes les économies mondiales.
Un surprenant éloge de la lenteur après une année catastrophique
Alors que l'année 2008 s'achève (ouf ! ), et que l'Insee nous promet une année 2009 littéralement catastrophique sur le plan de l'emploi et de la (dé)croissance, il est assez surprenant d'entendre cet éloge de la lenteur dans la bouche du porte-parole préféré de Nicolas Sarkozy !
Il y a, en fait, un véritable contre-sens dans l'action et la communication gouvernementales en ce moment. A entendre Frédéric Lefevre défendre d'arrache-pied la réforme imposée de l'audiovisuel public, celle, édulcorée, du travail du dimanche, ou celle mort-née du lycée, on se demande à quelles priorités correspondent ces choix au moment où le pays entre de plain-pied dans la récession.
Et à entendre vendredi matin Xavier Darcos, pas vraiment inspiré, mettre en cause l'extrême gauche dans l'agitation lycéenne contre son projet de réforme, on est au-delà du contre-sens, on est dans l'absurde.
Les jeunes n'ont pas besoin de l'extrême gauche pour sentir que c'est un avenir plein d'incertitudes qui les attend, et ils sont de moins en moins sûrs, avec leurs parents et leurs enseignants, que l'école de la République les prépare au mieux pour ce monde en pointillés. Le maintien des suppressions de poste dans l'éducation nationale contribue à brouiller les pistes au moment où il faudrait les éclairer.
Donner des signes concrets d'équité au cœur de la crise mondiale
Plutôt que de chercher des boucs-émissaires, Nicolas Sarkozy, ses ministres et ses porte-paroles devraient parler clairement aux Français, aux adultes qui se sentent tous menacés aujourd'hui dans leur statut social, comme aux jeunes qui se demandent à quel monde on les prépare. Et surtout donner des signes concrets d'équité au cœur de la crise mondiale et pas seulement française que nous traversons.
Et l'opposition n'est pas épargnée par le reproche. Ni le gouvernement ni l'opposition n'ont aujourd'hui le discours adapté à l'ampleur de la crise qui s'annonce : quelle France sortira de cette tempête ? Quels sont ses atouts ? Ses faiblesses ? Le modèle social doit-il changer ? Quels sacrifices seront nécessaires et qui les assumera ?
Ces questions se poseront inévitablement aux dirigeants du pays ou à ceux qui aspirent à prendre leur place. On n'entend pas de réponses aujourd'hui, et c'est ce qui génère l'angoisse de la jeunesse et plus généralement des Français. La question n'est pas de savoir si Nicolas Sarkozy « recule » ou va « plus lentement », mais bien de savoir si la France recule ou va simplement moins vite. Ou tout simplement où elle va.
J'attends avec impatience les voeux du Président pour 2009 !
Pierre Haski





















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De pablico
18H04 | 20/12/2008 |
si c'est une vraie crise, et non une crise qui va permettre de casser le social sous couvert de tsunami économique.
des dirigeants responsables ne vont pas s'amuser à faire des lois sur la télé , sur l'école et autres trucs qui sont devenus subalternes par la crise.
Ils seraient au coude à coude, vent debout entrain de s'occuper de la crise.
un marin en pleine tempête, ne va pas s'occuper de balayer le pont, ni la cuisine. Il gère au mieux son bateau pour s'en sortir.
cette crise est encore une bulle…un truc pour faire peur…la preuve ils s'occupent de la télé…comme un truc primordial, pendant que les usines tombent…
si l'on s'était comporté pareillement en temps de guerre..on les aurait toutes perdues..
ceci vaut aussi pour l'opposition…
à pablico
De Monard
18H10 | 20/12/2008 |
Subalterne, vraiment ? Tu penses que la nomination du président de la TV publique, par le chef de l » exécutif , n'a rien à voir avec la crise ? On en reparlera .
Que les problèmes santé, école, justice, prisons, police, information etc sont anodins ? De la séparation des pouvoirs ? On en reparlera, si c'est encore possible.
à Monard
De pablico
18H41 | 20/12/2008 |
c'est ce j'ai voulu dire, …
.si c'était la vraie grosse crise tsunami, ils ne s'occuperaient pas de cela.
à pablico
De Eleonore10
19H07 | 20/12/2008 |
Si justement ! c'est primordial de s'occuper de ça.
Comment éviter que le « bon peuple » sache que ce sont les petits copains (entre autres) qui l'ont mis dans cette panade et qu'ils ne seront jamais inquiétés ?
Il faut donc tenir les manettes…
à Eleonore10
De pablico
19H22 | 20/12/2008 |
je voulais juste démontrer que la crise ressemble à une bulle négative, qu'on gonfle..tout le monde regarde et a peur de la bulle…et pendant ce temps…
à pablico
De meccano44
19H23 | 20/12/2008 |
Depuis deux siècles, l'armée française a perdu toutes les guerres !
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 18H26 | 20/12/2008 |
M. Sarkosy est un contresens à lui tout seul !
De sefero49
Soldat mugissant | 18H38 | 20/12/2008 |
….« J'attends avec impatience les voeux du Président pour 2009 ! »….
Ce n'est pas la peine, je peux déjà prédire les aneries qu'il va nous sortir…il suffit d'écouter le discours qu'il nous répète depuis les présidentielles sur les réformes…etc.
Il y aura toujours des imbéciles pour y croire encore ! ! !
et des Kouchner pour faire semblant d'y croire encore.
à sefero49
De pablico
14H08 | 21/12/2008 |
A tous ceux qui m'ont envoyé leurs meilleurs vœux pour 2008,
je leur signale qu'à ce jour cela n'a absolument servi à rien !
Pour l'année 2009 prière de m'envoyer du gasoil ou des chèques-repas !
Merci d'avance.
De LibertarianKid
Etudiant - Réinformateur | 18H43 | 20/12/2008 |
Forcément qu'il se contredit. Depuis le début il fonde son pouvoir sur le clientèlisme à droite (paquet fiscal, etc.) et plus récemment, au centre-gauche (« socialisme » du plan de relance, mesurettes keynésiennes, etc.).
Et sa démagogie n'est plus à démontrer, lui qui change d'avis aussi vite que d'institut de sondage…
à LibertarianKid
De compte supprimé 24
| 18H54 | 20/12/2008 |
Anarchiste Libertarien, tu es : c'est ainsi que tu te revendiques, Kid.
Tu es donc sur la même longueur d'ondes que Sarkolas-le-Maudit.
Et le message que tu viens de poster rien d'autre qu'un vil camouflage.
Et le mien un camouflet à un mouflet.
Tu défendais sa politique culturelle avant-hier encore sur un autre fil… Je n'ai pas oublié.
à compte supprimé 24
De LibertarianKid
Etudiant - Réinformateur | 19H23 | 20/12/2008 |
Haha ! Je suis démasqué ! En fait je suis payé par le MJ12 pour relayer la désinformation. Rassurez vous, mes maitres sionisto-capitalistes me payent bien.
Plus sérieusement votre prose est véritablement indigeste (ça vous rend plutôt ridicule, style Cyrano perdu au XXIème…).
Enfin, le fait d'être pour la libéralisation (Edit parce que j'ai pas été très clair sur l'autre post : libéralisation partielle) de la culture ne fait immédiatement de moi un Sarkoboy. C'est la tradition d'opposition systématique du PS qui vous a appris à raisonner ainsi ?
à LibertarianKid
De compte supprimé 24
| 19H33 | 20/12/2008 |
Je te ramène simplement à tes écrits récents, Kid, et aux idéaux que tu affiches, et rien d'autre.
Après, tu sais, j'ai vraiment l'habitude de me faire traiter d'écrivain raté et tout ce genre de choses… Je suis hyper-rôdé…
Le libéralisme à tout crin – forme débarrassée de l'acné du libertarianisme anarchiste– , c'est la doctrine de Sarkolas, et la tienne : il n'y a pas le moindre poil de cul de différence entre elles… et puis malgré le fait que tu ais tombé ton petit panonceau : « Étudiant Sciences-Po », je parviens à discerner en toi un des louveteaux que nous aurons à combattre dans un futur proche parce qu'ils finiront comme les Madelin et Hortefeux, passés des groupes de nihilistes d'extrême-droite aux grands salons feutrés républicains, vêtus tout de bleu-horizon.
Tu vomissais sur le théâtre subventionné, c'est bien ça ?
Je n'ai pas rêvé, dis-moi ?
PS : je suis un anarchiste non-violent de la tendance Élisée Reclus. Alors le Ps, tu penses bien que je n'en ai rien à cirer…
à compte supprimé 24
De LibertarianKid
Etudiant - Réinformateur | 19H36 | 20/12/2008 |
C'est stupéfiant ? Vous êtes quoi sur ce site ? un genre de police politique ?
Non je ne « vomis » (évitez les exagérations de la sorte, ça dessert votre argumentation) pas le théâtre subventionné, j'ai dis que la privatisation d'une certaine partie du financement des pièces pourrait être un bon moyen d'encourager et de récompenser l'excellence des artistes tout en conservant au théâtre son côté démocratique. Bref, ma position est qu'il faut garder les avantages du public (relative indépendance, « filet de sécurité ») tout en y ajoutant l'incitation du mécénat.
à LibertarianKid
De compte supprimé 24
| 19H49 | 20/12/2008 |
Je suis un simple blogueur, Kid. Mais je jouis d'une remarquable mémoire de la chose écrite.
Le ton de tes messages sur ce fil était très explicite : tu énonçais des contre-vérités non étayées (95% des artistes de la Renaissance étaient commandités par des mécènes privés…), puis tu as tenté un diversion vers l'Italie (loupée, et en plus nous parlions du théâtre français) et puis à la page suivante tu t'es lâché : ton modèle, c'est les USA. De Reagan à Bush, hein…
Et puis on ne me la fait pas : quand tu dis que tu es un libertarien, faut assumer, mon gars… Faut pas avoir peur de tes opinions : c'est pas les miennes, mais j'apprécie ceux qui ne se défaussent pas lamentablement et qui ont des idées bien forgées, quelles qu'elles soient.
On peut tout lire ici :
http://www.rue89.com/2008/12/18/theatres-nationaux-letat-sen-remet-aux-e…
à compte supprimé 24
De LibertarianKid
Etudiant - Réinformateur | 20H08 | 20/12/2008 |
Bon vous avez lâché le style du poète incompris, c'est un début.
Sur le fond que me reprochez vous exactement ?
De défendre la privatisation partielle de la culture ? Je ne m'en cache pas. J'ai déjà expliqué pourquoi.
De me référer à des faits historiques ? Remarquez donc que tous les artistes de l'époque étaient subventionnés par des particuliers. le XXème, pourtant très étatiste a été lui aussi marqué par quelques mécènes (Rothschild, Guggenheim, etc.). La situation de l'art en France et en Italie n'est pas suffisamment différente pour disqualifier ma comparaison.
De prendre comme modèle les Etats-Unis ? A nouveau je ne m'en cache pas. Pour moi les Etats-Unis sont le pays qui a fait le plus gros du chemin vers le libértarianisme. Et le fait que leur économie ait provoqué une crise mondiale (due à une fin de cycle probablement) ne disqualifie en rien le système. Elle ne démontre que le fait que le chemin est encore long…
Bref, allez-y dénoncez moi comme un troll vendu aux fasciste, un futur nazi ou « remugle de grille d'égout » (voyez, j'ai moi aussi une certaine mémoire de l'écrit), nazez moi, je suis libertarien anar » cap » et je l'assume complètement. Quand me suis-je défaussé ?
à LibertarianKid
De compte supprimé 24
| 20H46 | 20/12/2008 |
Simple : tu peux tartiner tout ce que tu veux, je m'en tiens à un seul fait : ton libertarianisme. Je suis CONTRE.
Totalement, de A à Z, viscéralement archi-contre :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_libertarienne
Je suis aux antipodes de cette pensée funeste et d'un individualisme qui contredit tous mes idéaux. Tout ce que tu écris sue cette idéologie. Inutile de te justifier par quoi que ce soit : tu t'es affiché tel : assume !
à compte supprimé 24
De LibertarianKid
Etudiant - Réinformateur | 20H48 | 20/12/2008 |
Vous êtes contre et c'est tout en votre honneur !
Mais vous, que défendez-vous ?
à LibertarianKid
De compte supprimé 24
| 21H23 | 20/12/2008 |
P'tain, tu remets ça sur le gaz ? Élisée Reclus et tous les Tarnac de l'univers sont mes amis !
Ciao !
à LibertarianKid
De déluge
menuisier | 23H12 | 20/12/2008 |
Les « fins de cycle » sont des inventions lexicales pour justifier des montages qui ne marchent pas.
Il n'y a pas de « respirations » des sociétés, pour la bonne raison qu'il n » y a pas de linéarité dans SES développements.
à LibertarianKid
De airlane
10H40 | 21/12/2008 |
Tiens donc, OSCAR par Tapie (quelle excellence ! ) le soir de Noël alors que la pièce se joue encore en salle. Vous savez combien a payé France 2 pour ça ?
C'est ORTS qui est déjà en place…
De chinchilla1967
plate | 19H00 | 20/12/2008 |
Bravo pour cet article : à moins que Greenspan ne sorte un lapin de son chapeau d'ici fin 2009 (allez savoir) nous sommes selon toute vraisemblance dans une période de transition quasi-civilisationnelle. Les discours de Sarkozy et de ses acolytes manquent singulièrement de hauteur (à moins bien sur qu'ils ne soient dans le secret d'un truc qu'on ne peut même pas imaginer : un méga-subprime de l'espace, un effet de levier chinois miraculeux de shaolin, mais bon, assez de théorie du complot ! ). Je crois que cet article résume bien les interrogations de la jeunesse et pas seulement de la jeunesse, à l'heure actuelle.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 19H06 | 20/12/2008 |
Il faudrait vraiment que je sois très vieux , malade , handicapé et coincé dans la salle télé d » une maison de retraite et avec personne pour me débrancher le sonotone pour regarder et surtout écouter les voeux de Sarkozy ! Ou alors que je sois fou dans un asile de cinglé me prenant pour Napoleon en train de regarder une caricature de Bonaparte grimaçante refaisant et perdant chaque jour la bataille de Waterlo !
Rien de tel que les voeux de Sarko pour gâcher tout un réveillon en commençant par vous couper l » appetit…
Y a des limites aux films d » horreur .Dans tous les cas, éloignez les enfants et les personnes sensibles..
à Numerosix
De ras-la-patience
11H50 | 21/12/2008 |
pour moi il ne s'agit pas d'un film d'horreur, mais d'un chef d'œuvre du comique, c'est au moins aussi drôle que « le père noël est une ordure » franche rigolade assurée ! promesses de guignol et auto-satisfaction garanties, avec peut-être en prime une prestation de la chanteuse aphone ! une soirée qui n'engendre pas la mélancolie, comme disaient les critiques de province.
De caro
délinquante avérée | 19H02 | 20/12/2008 |
Monsieur Haski, je ne crois pas que vous soyez dupe de la méthode de gouvernance sarkozienne, alors quand vous dites Nicolas Sarkozy, ses ministres et ses porte-paroles devraient parler clairement aux Français, … vous savez que c'est tellement à l'opposé de ce qu'ils font qu'il leur est impossible d'effectuer un virage à 180° !
Nous allons donc continuer à vivre avec la méthode Coué « dormez, braves gens, je veille sur vous, tout va bien, la crise ne nous touche pas, grâce à moi, elle s'arrête à nos frontières. »
Ne nous laissons pas endormir
à caro
De Pierre Haski
Rue89 | 21H20 | 20/12/2008 |
Non je ne suis pas dupe, mais laissez moi rêver 5 minutes, c'est l'esprit de Noël : )
De Bebert Cassandre
19H27 | 20/12/2008 |
Il devient urgent de relire les prédictions de Nostradamus. Ce brave Michel de Notre Dame ne peut être passé à côté de ce gadget que 53% des français ont installé dans le Palais de notre bonne vieille république. Normalement il a prévu toutes les catastrophes, il ne pouvait donc passer à côté de celle-ci… Si quelqu'un à des infos….. Merci…
De vol19
awash | 19H34 | 20/12/2008 |
Ai loupé l'émission. Il me semble que ces questions autour du diagnostic partagé et d'autre part de la vision -vers ou aller ? - sont totalement absents du débat politique et ce depuis longtemps de droite comme de gauche. La campagne présidentielle de 2007 a légèrement ouvert le débat, avant celà ne préoccupait personne. Il me semble que la droite avait mené campagne tout de même autour d'une adaptation au modèle néolibéral avec une filet de sécurité pour certains. Fillon se targait d'avoir gagné grâce à une « idéologie »…Personne à ce moment-là ne voulait entendre ceux qui pronostiquaient… ce qui s'est finalement passé. Les dirigeants ne peuvent plus trop se fier aux modèles auxquels ils ont cru…ce qui renforce sans doute cette approche au coup par coups (dit modèle de la poubelle en sociologie) essais/erreurs.
La méthode Sarkozy semble basée sur une logique très pragmatique, en fonction du vent et des forces sociales à un moment donné, essayant de mobiliser par la com, l'affect ou par la peur quand çà peut marcher. Comme tous les leaders narcissiques, il croît ou essaye de faire croire que son discours va, par effet magique changer une réalité sociale, mais il ne part pas du tout, du social de base, de sa réalité, ses peurs, ses inerties… et de la problématique d'équité, de cadrage, ce qui demanderait une grande empathie vis à vis des différents corps social, qu'il n » a peut-être pas ?
Son mode de leadership est dangereux et fait prendre des risques à tous, dans le contexte tel qu'il sera l'an prochain. Il n » a pas de fusibles étant très engagé, et il n'a pas le profil de leader « participatif » type Obama. La com risque de ne pas suffire. La peur de la prison malgré les images infernales non plus. Bref avec une défiance vis à vis du capitaine qui barre dans la tempête…
à vol19
De pene-r
22H56 | 20/12/2008 |
La méthode Sarkozy semble basée sur une logique très pragmatique, en fonction du vent et des forces sociales à un moment donné
Attention à ne pas se laisser endormir par la com » Sarkoziste, ce n'est pas pour moi du pragmatisme (ça leur plaît ce terme) mais de l'opportunisme (sa sonne moins bien évidemment ! ! )
je suis par ailleurs d'accord avec vous ; -)
P.S.
Pragmatique (Larousse) :
Qui est susceptible d'application pratique, qui a une valeur pratique.
Qui est orienté vers l'action pratique
….
La politique de civilisation c'est pas pragmatique par exemple (on a vu aucune application pratique), le pouvoir d'achat n'a débouché sur rien de pragmatique (à part pour les plus aisés), « la France n'a pas vocation a rester en Afghanistan » non plus (c'est même de l'anti-pragmatisme dans ce cas)….. je vous laisse méditer sur la mémoire des enfants juif déportés, la non fermeture de Gandrange, etc…. Bref de l'opportunisme à tout les niveaux : -(
à pene-r
De vol19
awash | 18H29 | 21/12/2008 |
Merci de votre Post pene-r. Bonne question, notre présidence est-elle davantage opportuniste ? pragmatique ? dogmatique ? analytique ? systémique ? hypothéticodéductive ? dans l'effet d'annonce ? et quand ?
Il y aurait un travail journalistique à faire, dommage qu'il n'a jamais été fait.
-> Opportunisme : (opportunus qui conduit au port)
attitude qui consiste à agir selon les circonstances du moment afin de les utiliser au mieux de ses intérêts et d'en tirer le meilleur parti en faisant peu de cas des principes moraux.
En politique : changements fréquents de programmes ou de position afin d'attirer un maximum de votes lors des élections.
-> Pragmatisme : (pragma : action) attitude qui vise au concret, au particulier, à l'action, au pouvoir - relativise la notion de vérité : adaptation à la réalité/préfère la pratique.
En fait, il faudrait passer sur chaque grande décision :
- La « politique de civilisation » m » a semblé un effet d'annonce qui n'avait pas grand chose à voir avec Edgard Morin. C'est ni l'un ni l'autre…
J'avais surtout à l'esprit la décision des 30% de boursiers en Prépa, décision qui ne remet pas en cause le système de formation initiale ou le bachotage aboutit à une selection très tôt par rapport à ce qui se fait ailleurs. C'est une réponse très partielle vis à vis du problème et évite de remettre en cause les corps et réseaux des grandes écoles. C'est pas une approche « analytique », ni « systémique », à débattre… pragmatique (concret et particulier) et aussi opportuniste…par rapport au bouillonnment des banlieues.
Le « paquet fiscal » se voulait pragmatique mais semble plutôt dogmatique… à moins qu'il ne soit un contredon suite à son élection auquel cas il serait plus opportuniste.
La suppression de la pub, l'euromed ?
Suggestion rue89 un tableau ou l'on pourrait débattre de la catégorie analytique des décisions politiques qui sont prises…