En Europe, on voit généralement l'Afrique comme un continent aux sept plaies, où la corruption, les guerres et les maladies sont omniprésentes. A cette vision afro-pessimiste s'ajoute parfois l'idée du continent archaïque refusant la modernité, comme elle a été exprimée, dans un silence relatif en France, lors du discours de Dakar.
Il n'est certes pas question de nier qu'il existe des problèmes en Afrique mais il semble absurde de résumer ce continent à ses problèmes. Cette vision, qui part parfois d'intentions louables pour justifier une aide au développement, a pourtant tendance à masquer les potentialités et les initiatives africaines.
La force d'un pays africain se ressent aussi par sa culture
Ainsi, comme le résume Fouss N'gony, musicien traditionnel burkinabè du groupe Afromandinguo Band, ce sentiment négatif fait mal. Pour lui, beaucoup de ces personnes ne sont jamais venues sur le sol africain et ne peuvent pas comprendre la réalité d'un tel continent. Certes il y a la pauvreté, le chômage et les problèmes sanitaires, mais la force propre d'un pays africain se ressent aussi par sa culture. Il ne faut pas oublier ses traditions, répète-t-il. Au contraire, les partager davantage avec le monde occidental amènerait sûrement une image positive pouvant contribuer à contrebalancer le poids des clichés pessimistes.
Son ami, Baba Commandant, lui aussi musicien, se montre beaucoup plus lassé par rapport à cet afro-pessimisme. « Ça ne me regarde pas », dit-il. Cette forme de désespoir traduit un profond sentiment de révolte. Pour lui, les éternels problèmes de ce continent proviennent d'abord des gouvernements. Des gouvernements africains mais également occidentaux qui, ensemble, bafouent continuellement le peuple et sa culture en privilégiant un développement économique souvent mal adapté à la situation. Ces deux artistes dénoncent cela par leur musique et avec beaucoup d'espoir.
Une initiative louable et courageuse qui permet d'interpeller les populations et qui semble connaître un nouvel écho. Il se déroule en effet depuis quelques temps une explosion culturelle au Nigeria, avec notamment la sortie en 2007 d'au moins 1200 films réalisés par et avec des acteurs nigérians. Ces œuvres rencontrent un franc succès en Afrique et forment un réel vecteur culturel (The East African, 2008).
De la responsabilité des pays industrialisés
Les partisans de l'afro-pessimisme pourront rétorquer ici que l'Afrique a certes une certaine tradition culturelle mais que le retard de modernisme et son manque d'initiative sont des problèmes majeurs, sinon insolubles. On en veut souvent pour exemple l'agriculture africaine qui connaît les rendements les plus faibles du monde alors que de nombreux pays asiatiques ont connu une « révolution verte ».
Cependant, on oublie souvent sur ce thème les études anthropologiques qui concluent sur la capacité d'adaptation des paysans africains aux divers aléas auxquels ils font face depuis des siècles (Society & Natural Resources vol.15, 2002). Sous des contraintes formidables et avec peu de moyens, les agriculteurs arrivent à gérer de façon optimale leur exploitation, en sélectionnant des stratégies d'adaptation possibles pour éviter les risques. Le problème majeur est l'inefficacité des méthodes ancestrales de prévision et d'adaptation face à un climat changeant. Mais peut-on imputer ce dernier à l'Afrique ? Il semblerait plutôt que les responsables soient les pays industrialisés (IPCC, 2007).
De plus, on ne peut nier le rôle négatif qu'a eu l'action des instances internationales (conjuguée avec les prix du marché) durant les deux dernières décennies : en incitant les pays à investir massivement dans les cultures rentières au détriment des cultures vivrières, la Banque Mondiale, par exemple, a en partie préparé la crise de 2005. Des études de terrain (Agricultural Systems vol.74(3), 2002) ont d'ailleurs montré que les agriculteurs étaient ouverts à tous types de suggestions pour améliorer la situation, ce que montre bien leur intérêt dans les programmes pilotes (Mali, Malawi).
S'ils ne peuvent mettre en place de nouvelles stratégies, qui emploieraient notamment des engrais et des machines agricoles, c'est parce qu'il n'y a aucun accès à celles-ci et non par refus de modernité. Ce sont ici les politiques globales qui sont en cause et non les agriculteurs africains. Cela implique finalement autant les gouvernements locaux que l'action internationale ou que les multinationales : on retrouve finalement le sentiment évoqué par Baba Commandant.
La grande muraille verte : défi technique et collaboration
Cette volonté d'innovation se rencontre dans d'autres domaines. Par exemple, les états sahélo-sahariens sont en train de mettre en place un projet débuté en 2005 à l'initiative du président Wade et qui prévoit la création d'une Grande muraille verte (Gmv) ayant pour but de protéger les populations de l'avancée du désert tout en favorisant l'activité économique (Sud Quotidien, 25/07/08).
Cette muraille sera longue de 7000 kilomètres et large de 15 kilomètres, et développera au maximum les espèces végétales locales. Au delà du défi technique, c'est également un bel exemple de collaboration entre états qu'illustre ce projet, tout comme le plan de gestion des ressources hydriques souterraines partagées entre l'Algérie, la Tunisie et la Lybie et mis en place par l'Observatoire du Sahara et du Sahel.
Nous avons ainsi essayé de nous placer à l'opposé de l'afro-pessimisme ambiant en recensant quelques initiatives africaines. Si on ne peut nier les problèmes actuels, ils ne sont pas imputables aux populations mais plus à des mauvaises politiques, que ce soit de la part des gouvernements locaux, des institutions internationales ou encore des pays du Nord.
Le destin de l'Afrique n'est nullement scellé et son avenir peut être très prometteur à condition que les autres puissances du monde ne prennent pas ce continent comme un terrain de jeu ou un espace de profit. Comme le souligne Kofi Annan (Paris, 17/11/08), les pays du Nord ne doivent pas utiliser la crise pour ne pas respecter leurs engagements en termes d'aide au développement. Il est également fondamental de croire en l'Afrique pour mener à bien cette aide. Est-il possible de réussir ce en quoi on ne croit pas ? Non, assurément.





















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De Bardamu
difficile | 12H14 | 20/12/2008 |
Le problème de l'Afrique, c'est surtout d'être passé en moins d'un siècle de 60 millions d'habitants à un milliard d'habitants.
à Bardamu
De penabranca
12H18 | 20/12/2008 |
Le problème de l'Afrique, c'est surtout d'être passée quelques siècles sous des régimes coloniaux dévastateurs.
à Bardamu
De Un compte supprime
nc | 13H50 | 20/12/2008 |
Sources ?
De compte supprimé 24
| 14H36 | 20/12/2008 |
Tu as bien raison d'exiger ça de cette fripouille, Homere… mais même si c'était vrai (l'explosion démographique africaine est une réalité, tout comme l'asiatique et la sud-américaine), c'est trop facile de tout ramener à ça : il suffit de voir la carte de l'Afrique pour comprendre immédiatement que ce continent a été littérallement découpé à la tronçonneuse par les puissances coloniales des siècles passés : des pays comme le Tchad sont de pures abstrations, etc.
C'est avec ces aberrations et après que nos ancêtres (les miens, Italiens, n'ont pas été reluisants non plus à cet égard), que l'Afrique doit se démerder seule, sous les crachats, le mépris et en essuyant la morgue immonde de « discours de Dakar'…
Nonobstant, l'Afrique est présentement en pleine phase de développement, contrairement aux clichés pesants qui plombent son image : des signes ne trompent guère ; ainsi ces Chinois qui ont pris pied sur le continent noir tout récemment, pour y investir dans l'industrie et les projets de développement… et je m'imagine bien que c'est par pragmatisme, non pour des raisons politiques ou humanitaires : c'est pas leur genre… d'autant que les Hans et les Noirs, on peut pas dire que ça fasse la bonne paire (vaut mieux pas être Africain et faire ses études à Pékin, c'est bien connu)…
Tu veux mon avis ?
Le 21ème siècle est d'ores et déjà celui de l'Asie… et c'es d'elle qu'il faut attendre les plus grandes suprises, dans les toutes prochaines décennies : son rôle dans le futur africain sera primordial. Et je ne suis pas devin.
à compte supprimé 24
De penabranca
14H58 | 20/12/2008 |
salut,
Je ne vois pas en quoi le pillage des ressources de l'afrique par les chinois est un signe de « pleine phase de développement » ?
à penabranca
De compte supprimé 24
| 15H26 | 20/12/2008 |
C'est partiellement vrai, Penabranca : c'est ce que je sous-entend en parlant de leur pragmatisme… mais il n'y a pas que ça : il existe bel et bien des projets de développement menés par des Chinois (il y a eu un billet ici-même il y a quelques mois sur le sujet, dont je n'ai pas le lien sous la main).
Comme partout ailleurs, embaucher du monde massivement à vil prix implique aussi, à court et moyen terme, un boom économique… comme en ont connu et connaissent encore maints pays d'Asie : ainsi le Japon a passé le relais à la Corée, puis à la Chine, à l'Asie du Sud-Est, et l'Inde elle-même commence à investir massivement dans l'indistrie informatique et électronique au Népal (dans la région de Pokhara et les plaines du Téraï)… parce que la main-d'œuvre y est moins chère que chez eux…
Quand tout ce gros business (souvent dégueu, j'en conviens), aura fini par boucler la boucle planétaire… il faudra bien passer au stade suivant, sur lequel je ne peux m'empêcher d'afficher un optimisme radieux, parce que j'ai toujours su qu'au dessus des nuages les plus gris, le soleil brille…
à compte supprimé 24
De penabranca
16H22 | 20/12/2008 |
Je ne partage pas ton optimisme, le syndrôme ITT (international thief thief) ne contient pas en germe un quelquonque espoir, si ce n'est celui de s'auto-détruire (comme toute forme de cancer qui se développe en détruisant sa propre source de nourriture ! ). Tous en choeur : international thief tief ..aïe ti ti
…soit dit en passant, l'afrique serait pêtée de thunes si le reste du monde lui avait payé un dixième des « droits intellectuels » pour le jazz, le blues, le rock, le cubisme, et j'en passe et des meilleurs. Je crois au panafricanisme. A condition qu'il ne soit pas un mauvais remake du model en faillite que l'on connait…et les chinois ne me semblent pas être des poêtes en la matière…
à penabranca
De compte supprimé 24
| 16H49 | 20/12/2008 |
La musique (géniale) de Fela Anilulapo Kuti est l'exact reflet de ce fond du trou qu'est le Nigéria : livré aux puissances mafieuses de la politique locale acoquinée avec les pires trusts planétaires qui soient : ITT en son temps et les compagnies pétrolières actuellement.
C'est de ce syndrôme nigérien que l'Afrique sortira, tôt ou tard : parce qu'elle est riche en ressources, du Congo au Niger en passant par l'Afrique du Sud, hormis dans sa frange sub-sahélienne : son sol et son sous-sol ont largement de quoi faire vivre décemment ce bientôt milliard d'âmes.
Ce pillage qui dure depuis des siècles aura une fin. Prochaine. Parce qu'il est impossible de ne pas tenir compte du niveau brillant des élites intellectuelles et techniciennes de l'Afrique d'aujourd'hui, aussi. Ce serait faire peu de cas de leur dévotion à l'établissement de régimes réellement démocratiques et axés sur le bien-être général.
Ça viendra. Plus vite qu'on ne le pense, parce que tout va très vite de nos jours.
De déluge
menuisier | 16H58 | 20/12/2008 |
Je signale ce post pour l'usurpation « de pseudo ».
Suivi d'un mail à la rédaction.
à déluge
De brogilo
in angulo | 17H13 | 20/12/2008 |
Noooooon, Dédé ! ! ! c'est bien moi : -). C'est Charles qui m'avait conseillé, fut un temps, de prévoir un deuxième pseudo avec des « 0 » à la place des « o », ocazou, vu qu'un gars s'était glissé dans son sien, de pseudo, en profitant pour s'exprimer à sa place pendant quelques heures…
Mais visiblement, les « 0 » ne font plus des « o »… : -))…
Le procédé aura fait long feu.
Mille excuses…
Edit : Tu connaissais pas ma passion pour Fela ? ..
à brogilo
De déluge
menuisier | 17H41 | 20/12/2008 |
Nan je connaissais pas.. : -)
Déjà qu'il ne m'a pas semblé être en odeur de sainteté vers l'Olympe de la Rue..
Enfin bon…
Je compte sur « l'esprit de n0ël » !
à compte supprimé 24
De Un compte supprime
nc | 03H45 | 21/12/2008 |
Année 1900 1950 1975 1995 2000 2015 * 2025 *
Habitants 138 224 414 728 832 1204 1495
à Un compte supprime
De Un compte supprime
nc | 05H31 | 21/12/2008 |
et voila, je cherche, je trouve les chiffres de la demographie africaine, je post… passe un troll velu et aigri et il me colle encore une pastille naze. Merci cher troll velu, je vois que des qu'il s'agit de parler honnetement de l'Afrique, les trolls du Klukluxklan on des acces de demageaison dans les parties basses de leur anatonomie.
à Un compte supprime
De Un compte supprime
nc | 10H04 | 21/12/2008 |
troll velu et anonyme…
à Un compte supprime
De Bardamu
difficile | 11H19 | 21/12/2008 |
Le chiffre de 138 pour 1900 est surévalué.
La fourchette basse, c'est, comme je l'ai écrit, 60 millions.
La fourchette haute, c'est plutôt 117 millions.
à Un compte supprime
De déluge
menuisier | 14H51 | 20/12/2008 |
Je pense que la source de barda est Pascal Sevran : Vous savez, la misère des africains c'est à cause de leur bi.e .
à déluge
De tricasse
salarié | 11H48 | 21/12/2008 |
je me demande pourquoi barda ne dit pas la même chose sur les chinois ou les indiens.
le Nigéria fait environ 200 millions d'habitants alors que pour l'Inde et la chine qui sont un pays sont à plus de 1 milliard.
et oui l'afrique n'est pas un pays mais un continent.
à Un compte supprime
De Marie-Sophie Keller
Rue89 Eco89 | 18H31 | 20/12/2008 |
Bonsoir Homère,
j'ai dû supprimer votre message qui contrevenait à la charte des commentaires, en étant trop grossier. Dura lex sed lex.
à Marie-Sophie Keller
De hershellgordon
01H53 | 21/12/2008 |
pleutre pirouette…cacahuète…
à Marie-Sophie Keller
De Un compte supprime
nc | 03H30 | 21/12/2008 |
je comprends, sans rancune. J'etais un peu venere…J'use de la grossierete sporadiquement, mais avec un certain talent et un plaisir certain : j'ai eu affaire dans ma vie professionnelle a des gens tres bien, sous tous rapports, propres sur eux - je pense par exemple a un banquier suisse de mes ex amis, mais aussi a beaucoup d'autres - et j'ai contaste que passe une certaine limite dans l'hypocrisie et la bonne conscience fortunee, l'insulte de bas etage, la colere de rocker, le coup de gueule bien assorti de grossieretes savemment elaborees et de feintes menaces physiques, avaient le merite de clarifier les situations trop lechees de bonne intentions frauduleuses et de desarconner des gens qui autrement se sentent eternellement a l'aise dans leurs peaux de bourgeois vertueux proteges par la morale et la police.
PS, c'est vous sur la photo ?
à Un compte supprime
De Marie-Sophie Keller
Rue89 Eco89 | 16H35 | 21/12/2008 |
Pour les coups de gueule qui soulagent, je vous comprends. Mais soyez gentil, hurlez dans votre polochon : -). C'est la méthode que j'applique moi-même depuis mon canapé, quand je me fais allumer pour avoir supprimé des commentaires pas très… élégants.
Nous sommes peu nombreux, on est censés nettoyer tous les commentaires de ce qui est hors-sujet ou insultant, il y en a plus de mille chaque jour. Le week-end, seuls trois rédacteurs et un webmaster sont de permanence, qui préfèreraient écrire plus ou éditer mieux, tout en laissant les internautes débattre courtoisement.
Et pour répondre à votre question, oui, c'est moi sur la photo. Ce qui me fait penser qu'il est très facile d'être extrêmement virulent dans les commentaires quand on utilise un pseudo et une image d'emprunt : -)
Amicalement, et bonne fin de dimanche
à Marie-Sophie Keller
De Un compte supprime
nc | 03H37 | 22/12/2008 |
faudrait commencer par virer les trolls velus de rue 89, qui est un site alternatife, et gauchiste au noble sens du terme, n'en deplaise aux reacs cathos racistes qui s'evertuent a contredire les debats de facon perverse et teleguidee. Leurs opinions racistes et conservatrices sont bien connues : nous avons sacrifie le petit ballon de rouge du matin au cafe du comerce pour ne pas avoir a supporter leurs inptes plaidoiries.
Ca vous laisserait du temps pour rediger, informer, nourrir les debats. J'ai rien contre, au contraire.
Ceci dit, mon pseudo ne me sert pas de gilet pare-balle, et j'ai fait mes preuves sur les champs de bataille, au temps de ma jeunesse autonome. Et je reste encore aujourd'hui connu et redoute pour mes coups de gueule et de sang. Au fait, l'image n'est pas d'emprunt, c'est moi sur le bateau de Maletese.
à Bardamu
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 01H54 | 21/12/2008 |
Avant de parler de chiffres, il faudrait surtout parler de densite de population : l'Afrique est loin d'etre surpeuplee.
En 2007, la répartition de la population mondiale par continent est la suivante [3] :
* Asie : 4,03 milliards (60,5 %)
* Afrique : 965 millions (14,0 %)
* Europe : 731 millions (11,3 %)
* Amérique latine et Caraïbes : 572 millions (8,6 %)
* Amérique du Nord : 339 millions (5,1 %)
* Océanie : 34 millions (0,5 %)
La répartition de la population selon les régions développées et moins développées est très inégale. Ainsi les régions les plus développées représentent 18,3 % de la population en 2007 contre 81,7 % pour les régions les moins développées.
à Venezuela
De Bardamu
difficile | 11H15 | 21/12/2008 |
Vous avez raison, l'Afrique n'est pas surpeuplée, techniquement, ses richesses naturelles lui permettent de nourir largement sa population, en théorie.
Factuellement, cette croissance démographique a été désastreuse.
De fâché.com
perdu | 13H06 | 20/12/2008 |
L'Afrique a certainement baucoup plus à nous apprendre qu'à apprendre de nous (les Européens). Sans faire d'auto dénigrement, le sens de la communauté, le respect des ancêtres, l'éducation, la musique, le sens de la débrouille et bien d'autres choses encore me semblent plus développés et plus authentiques en Afrique.
La seule nuance à apporter est que les guerres de la faim et les guerres provoquées par la cupidité des tyrans locaux et des multinationales ont entamé dangereusement ces cultures. Hélas…Maintenant le modèle occidental est en train de ronger le trésor Africain.
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H18 | 20/12/2008 |
J'ai en tête un documentaire que j'ai vu récemment, où le Mali grâce à une « démocratie participative » a réussi à retenir au loin la culture du coton ogm pour favoriser le coton bio et fait reculer à ce sujet son gouvernement….
http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php ? idNouvelle=19417
De fâché.com
perdu | 16H59 | 20/12/2008 |
J'oubliais une qualité éminente des Africains (je m'en veux de ne pas y avoir pensé), c'est leur sens de l'humour bien développé et très particulier, ha ha, ils peuvent rire même de leur misère, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
à fâché.com
De compte supprimé 24
| 17H30 | 20/12/2008 |
En ça je suis totalement africain : -)
J'avais remplacé au pied levé un collègue accompagnateur de voyages pris d'une grave crise de palu, en 1984 : du coup j'ai guidé deux groupes en pays Dogon à l'arrache, sans avoir jamais mis les pieds sur le continent noir… Le PIED total ! Débarquant d'Asie, où les gens sont nettement plus coincés, je me suis ÉCLATÉ comme jamais, à bosser avec les Maliens.
C'est les meilleurs du monde pour ça !
Trois mois de rigolade continue…
Ils pigeaient pas pourquoi j'était tout blanc du dehors, les gars…
J'aurais pu passer ma vie au Mali, sans problème… mais le boulot en a décidé autrement…
De maltesedemars
responsable associative | 19H52 | 20/12/2008 |
un point de vue interessant qui rejoint celui des associations africaines et des europeens qui prennent le temps d'aller decouvrir un pays africain avec ses paysages, ses villes, ses cultures, son art de vivre, ses musiques, ses habitants et ses associations ses artistes, cad ses forces vives mais aussi les agriculteurs et les salaries de la fonction publique - si mal payes et malmenes - qui bossent meme sans etre payes dans certains cas ; mettre en place des echanges, des sejours dans le cadre du equitable, des sejours solidaires où on se decouvre et s'apprecie autrement qu'a travers le discours miserabiliste des tv en europe ou des grandes ong qui relaient souvent le meme discours a sens unique me semble essentiel de part et d'autre ; amicalement
De Alex Engwete
Consultant | 20H20 | 20/12/2008 |
Trois observations :
1) Contrairement à ce que pense le musicien Fouss N'gony, « culture » et « traditions » ne sont pas des catégories figées. Comme l'a noté Franz Fanon, la culture est en vibration permanente, se crée et se recrée au quotidien.
2) L'« afro-pessimisme » est lui aussi une fausse catégorie qui suppose qu'une fois que les choses auront changé il y aura émergence d'une nouvelle attitude qui s'appellerait « afro-optimisme ». Cela suppose aussi qu'il y a une norme universelle à laquelle on pourrait comparer l'Afrique. Or, il se fait que ce qu'on considère comme une déviation africaine est en fait la norme permanente de l'état des lieux de l'Afrique.
3) L'agriculture africaine est la plus figée et la plus inadaptée du monde. Un exemple : devant l'embargo américain étouffant auquel il fait face, Cuba a réinventé son agriculture au point que celle-ci sert aujourd'hui de modèle de l'agriculture durable.