Pour réduire leurs subventions, l'Etat demande à ses six théâtres nationaux de multiplier les financements privés.

Pour « réformer » le service public, le gouvernement ne recule devant aucune bizarrerie… Et n'hésite pas à souffler le chaud et le froid. Ainsi, au moment même où il retire à France Télévisions sa publicité pour l'« affranchir de la logique commerciale », voilà qu'il demande à ses six théâtres nationaux d'« augmenter leur taux de ressources propres » -c'est-à-dire de compenser la baisse de ses subventions en augmentant leurs recettes privées (billetterie, mécénat, location d'espaces, etc.).
Officiellement, cette baisse de subventions serait de 1% en 2009. Mais au ministère de la Culture, la direction chargée du spectacle vivant (DMDTS) reconnaît que sur le budget artistique des théâtres nationaux, la perte sera de l'ordre de 5% (1 à 400 000 euros, selon les lieux).
Or pour s'enrichir, aucun directeur ne veut augmenter le prix des places, même si la tutelle donne parfois ce conseil, oubliant que l'accessibilité est une des principales raisons d'être de ces institutions publiques. Il ne reste alors plus qu'une façon de renflouer les caisses : partir en quête d'argent privé.
Facile à dire. Mais si certains musées nationaux ont fait fortune, ces derniers temps, grâce au mécénat (le Louvre a, par exemple, levé 57,7 millions d'euros en 2007), dans le monde de la scène, c'est une autre histoire.
« Seuls deux théâtres sur six ont un vrai service de mécénat »
« Qu'a-t-on à vendre aux entreprises ? Une œuvre à venir, qui n'existe même pas encore », lance, pessimiste, André Mondy, administrateur du Théâtre national de Chaillot, où l'opulente recette « privée » de 600 000 euros n'est atteinte que grâce à la location intensive du somptueux foyer avec vue sur la tour Eiffel.
De fait, chez ses confrères de l »Odéon et de la Colline, qui n'ont pas cet atout, l'argent du mécénat ne représente guère plus de 100 à 150 000 euros. Au Théâtre national de Strasbourg, c'est même cinq fois moins. Quelques gouttes d'eau, donc, dans des budgets annuels d'au moins 10 millions d'euros.
Seuls l »Opéra Comique et la Comédie Française attirent des dons de plusieurs centaines de milliers d'euros par an (900 000 euros en tout, pour chacun de ces lieux, si l'on additionne locations d'espace et recettes du mécénat).
Raison de plus pour en faire davantage, suggère le ministère de la Culture. Selon Christopher Miles à la DMDTS :
« Jusqu'ici, seuls deux théâtres nationaux sur six ont un vrai service de mécénat. Il reste donc une grande marge de manœuvre. »
Un calcul qui fait rire jaune Alain Herzog, administrateur de la Colline, qui prévient :
« On aura du mal à en faire “plus” pour la simple raison qu'on fait déjà notre maximum. »
Dans ce lieu en sous-effectif, on s'estime déjà heureux qu'une personne puisse consacrer la moitié de son temps au mécénat, et collecter une centaine de milliers d'euros. Et il rappelle que les mécènes cherchent avant tout des opérations directement valorisantes pour eux, ce qui restreint forcément le champ des possibles. Alain Herzog ajoute :
« Une entreprise de hautes technologies m'a récemment expliqué que pour rassurer ses clients, elle préfère financer de la musique classique plutôt que du théâtre contemporain. »
Les entreprises ne pourront pas pallier les défaillances de l'Etat
Il y a là un autre aspect important : les théâtres sont conscients que démarcher une entreprise revient souvent à conquérir un nouveau public… plus ou moins incongru. Claire Andriès, secrétaire générale de Chaillot, s'enthousiasme :
« Ce qui nous intéresse, dans le mécénat, c'est les passerelles qu'il crée avec des gens qui ne sont pas du milieu. C'est pourquoi nous ne reculons devant aucun rapprochement, même loufoque. »
Ainsi vient-elle d'obtenir le soutien en nature d'une boutique chic et chère du Trocadéro. Ce magasin de literie fournira coussins et doudous pour un spectacle de Marion Lévy sur le sommeil, programmé en janvier 2009. En échange, son personnel recevra des places de théâtre qui permettront d'initier tout ce petit monde à la création contemporaine…
Bien qu'elle sonne comme un joli conte, cette histoire témoigne surtout du caractère marginal des aides que peuvent espérer recevoir les théâtres. Même à l'Opéra Comique et à la Comédie Française, où le mécénat marche au mieux, on n'envisage pas que des entreprises puissent pallier les défaillances de l'Etat.
Albane de Chatellus, secrétaire générale de l'Opéra Comique, insiste :
« On fait appel au mécénat parce qu'il nous manque toujours des moyens pour faire mieux, mais sûrement pas pour assurer notre activité principale. »
De même, quand la Comédie Française reçoit 100 000 euros du cabinet d'audit Grant Thornton pour le spectacle Dom Quichotte, cela couvre uniquement le « coût exceptionnel » lié à la fabrication de trente marionnettes pour la mise en scène d'Emilie Valantin.
En outre, à la Comédie Française, où deux personnes travaillent à plein temps pour développer le mécénat, des contraintes structurelles laissent entrevoir que cette ressource atteindra bientôt ses limites.
Ainsi, un cabinet d'audit vient de renoncer à aider ce théâtre parce qu'un concurrent y est déjà mécène. Mais ce sont surtout les « contreparties », ces privilèges réservés aux mécènes, qui constituent le principal goulet d'étranglement.
En échange de leurs dons, les entreprises reçoivent en effet des places pour les spectacles. Or pas question de pénaliser le grand public en monopolisant trop de billets pour des soirées privées… Autant dire que le nombre de mécènes à gratifier ne saurait être infini.
Rien ne garantit la fidélité d'un « bienfaiteur » privé
D'autres lieux sont confrontés à un problème plus radical. Si tous les théâtres nationaux affichent des taux de fréquentation supérieurs à 80%, certains n'ont pas, pour attirer les entreprises, les appas historiques et esthétiques de la Comédie Française ou de l'Opéra Comique, ni la vue panoramique du palais de Chaillot.
Ainsi, malgré le volontarisme de Stéphane Braunschweig, dès son arrivée en 2000, le Théâtre national de Strasbourg n'a quasiment jamais eu de mécène. Seul le festival « Premières », créé il y a cinq ans pour promouvoir de jeunes metteurs en scène, a suscité l'aide du Crédit coopératif, lequel, avec 30 000 euros, assurait le quart du budget de l'événement.
Un semi-échec, cependant, puisque ce partenaire, qui avait prévu de fédérer d'autres soutiens au fil des ans, n'en a finalement trouvé aucun. « Après trois ans, le Crédit coopératif s'est retiré, et c'est la Région Alsace qui a pris le relais », raconte Patrice Barret, administrateur du TNS, témoignant on ne peut mieux du fait qu'une aide privée, par définition hasardeuse, ne saurait remplacer les soutiens publics, en principe plus stables et pérennes.
Car rien, in fine, ne garantit la fidélité d'un mécène. A la Colline, Alain Herzog rappelle que la naissance de ce théâtre, en 1988, avait attiré plusieurs grands mécènes, réunis dans un club baptisé « Colline Création ». Mais il se souvient surtout qu'une fois passé l'enthousiasme des débuts, ce club s'est vite étiolé :
« Le mécénat repose généralement sur l'événementiel. Or ici, nous travaillons sur le contraire : sur le fond, le sens. »
De fait, plutôt que de chercher à faire briller leurs mécènes sous les feux de la rampe, les théâtres veulent surtout « donner du sens » aux aides qu'ils sollicitent. Ainsi les entreprises sont-elles le plus souvent associées à des projets pédagogiques auprès des jeunes, ou à des actions menées auprès de nouveaux publics souvent défavorisés.
La crise financière a déjà des conséquences à Broadway
Paradoxalement, ce sont donc des instances privées qui permettent aux théâtres nationaux de mener à bien leurs principales initiatives d'intérêt public : la Caisse d'épargne à la Comédie Française, la Fondation Rothschild à l'Odéon, le Crédit mutuel à la Colline…
Qu'adviendra-t-il alors si, tout comme les déficits publics éloignent l'Etat, la crise venait à dissuader les bienfaiteurs privés ? « J'étais sur le point de trouver mon premier grand mécène de création. Mais comme entre temps, il y a eu le krach, cette banque a suspendu son projet », raconte Monia Triki à la Colline.
En guise de comparaison, rappelons qu'à Broadway, où le financement des théâtres est essentiellement privé, la conjoncture est déjà fatale à la création : ces jours-ci, quatre spectacles ont annoncé leur clôture prématurée d'ici début janvier. En ce moment, explique le New York Times :
« Les gens qui mettent leur argent dans le théâtre parce qu'ils en ont beaucoup se retirent. »
Photos : A l'Opéra Comique, le spectacle Zampa (Mahoudeau) et le foyer du Théâtre national de Chaillot (Théâtre national de Chaillot).


























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De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H15 | 18/12/2008 |
Le but de l » Entreprise privée ( a l'exception des entreprises culturelles , et encore ) n'est pas de CULTIVER les gens , il est de les ACCULTURER justement .
Des salariés techniciens dociles et des consommateurs abrutis pret à reagir a leurs plus bas instincs pour acheter sans réflechir des produits de merde chinois toxiques , voila ce que veulent les Entreprises .
Alors bien sur , il y a l » image de marque style Radio Classique : Grande musique et gros pognon . Il y a les caprices de patrons multimilliardaires mégalos , qui se battent entre eux a coup de musées d » art moderne d'expositions de cadavres polymérisés dans des palais à Venise ,il y a les « Fondations “ financées par des escrocs . Mais qui peut croire que toutes ces crapules peuvent en quoi que ce soit favoriser réellement la culture ?
à Numerosix
De compte supprimé 24
| 11H25 | 18/12/2008 |
Dis-donc, c'est beau, ça : Skalpa, toi et ma pomme qui disons la même chose en même temps… On est une vraie Cellule Invisible !
à compte supprimé 24
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H35 | 18/12/2008 |
Chacun son style , mon cher Croquignol..
à Numerosix
De pablico
18H33 | 18/12/2008 |
super, ils vont pouvoir incorporer une pub dans le bourgeois gentilhomme.
dans tartuffe :
« Cachez ce sein que je ne saurais voir »
et pouf on glissera mais ils sont cachés par pletex…allez plutôt chez optic2000 ; -)
à pablico
De PB2N
08H39 | 20/12/2008 |
Je verrais bien une entreprise de travaux public (qui s'y connait en média, bien sûr ! ) s'intégrer là dedans.
On met des pubs et si ça ne marche pas on ferme le théâtre, on rase et on construit à la place … ce qu'on veut mais qui rapporte (hum ! pas une banque, c'est plus dans le coup ! )
De saintgui
11H16 | 18/12/2008 |
Rarement lu une démonstration aussi brillante, juste et équilibrée de l'intérêt et des limites du mécénat.
De compte supprimé 24
| 11H22 | 18/12/2008 |
Le but unique de Sarkolas et de sa clique est d'éradiquer la culture.
Dirigé par un inculte notoire, élève médiocre et d'une rare vulgarité, violent, dictatorial et acquis à la cause des escrocs financiers de l'industrie, dont l'idéologie se situe quelque part entre la Corée du Nord et Vichy, la culture ne peut être vue que comme son pire ennemi : c'est ainsi qu'il a embauché une troupe de vilains laquais, dont Albanel est une excellente représentante : c'est sous son administration que Versailles est devenue une usine à fric : tout doit être *rentable*, de nos jours : demandez à n'importe quel conservateur amoureux de son métier ce qu'il en pense (j'en connais un qui a bossé avec elle), de ces trésors du patrimoine trimballés d'un bout à l'autre de la planète pour être exhibés dans des trous à ploucs texans ou émiratis, moyennant grosses finances et au détriment de leur intégrité…
Le souverain de l'Élysée ne trouve pas son équivalent dans notre histoire ; c'est en Inde qu'il nous faut le dénicher, en remontant au règne de l'immonde empereur Aurangzeb¹, qui s'acharna pendant les trop longues années de son règne à démolir ce que ses aïeux avaient mis des siècles à créer, protégeant les artistes comme des joyaux précieux.
Rendez-nous François Premier !
Là, c'est le grand théâtre qui passe à la trappe… le Livre ayant déjà été sacrifié sur l'autel de Lagardère et la musique sur celui d'Universal.
1 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aurangzeb
à compte supprimé 24
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H27 | 18/12/2008 |
Oui , ils savent bien qu » ils n » auraient jamais été élus dans une démocratie de citoyens cultivés I Ils utilisent les meme methodes pour se vendre que les produits toxiques chinois ..
à Numerosix
De compte supprimé 24
| 11H37 | 18/12/2008 |
Putain ! Que je les hais !
Ils représentent ceux qui écrasent leur jeunesse et les artistes… et ce seront par eux qu'ils seront déboulonnés !
à compte supprimé 24
De mick69
12H49 | 18/12/2008 |
Albanel à Versailles, que de bons souvenirs ! Entre le marketing Marie-Antoinette et la défiguration 6 mois par an du site classé du Bassin de Neptune, ça méritait bien une récompense bling bling.
http://720plan.ovh.net/~jardinsd/Travaux/Pages/Neptune-000.htm
à mick69
De compte supprimé 24
| 14H53 | 18/12/2008 |
Ah ça ! Mon ami conservateur pourrait t'en conter des vertes et des pas mûres… Après avoir bossé 9 ans à Versailles, l'ambiance était tellement délétère qu'il a demandé sa mutation ailleurs… ce qui est unique, vu que tout le monde se bat comme des chiens pour être nommé à Versailles. Mais c'est un pur…
De skalpa
actif et militant ? | 11H42 | 18/12/2008 |
Warhol a bien fait de l'art avec des boites de soupes….
C'est ce qu'on du se dire les hauts-fonctionnaires à l'origine de tout ça…
http://kprodukt.blogspot.com
De skalpa
actif et militant ? | 11H41 | 18/12/2008 |
doux blond
De déluge
menuisier | 11H39 | 18/12/2008 |
Il y a une dimension authentiquement POPULISTE dans cette démarche.
En « invitant » les théatres subventionnés à se tourner vers le mécennat d'entreprise, ce gouvernement ami des racailles financières rappellons-le, joue sur deux terrains.
1- Il dit subliminalement : « Que ces salles soient bonnes et elles n'auront pas de mal à trouver du fric ».
Toujours cette maladie mentale de la performance dont ils contaminnent tous les secteurs, de la police à l'Education et maintenant la culture.
Ca plait au manager ça.
2- Il dit à son électorat bas de plafond spectateur amorphe de Pernaud : « On va pas continuer à filer du pognon à ces intellos élitistes, non mais. Miminne tu remets ma tournée ! »
Plus ça va plus il apparait clairement que ces gens ne sont pas nos adversaires, mais nos ennemis.
à déluge
De miremond
18H15 | 18/12/2008 |
oui ils sont nos ennemis mais en plus ils nous méprisent en voulant mettre tout le monde au niveau le plus bas c est à dire à leur niveau
De dalun
11H39 | 18/12/2008 |
à compter du 5 janvier : LA CULTURE , c'est la télé ..que demande le peuple ! .Les gens de cultures , qui entendent encore faire partager leurs arts , en parler , en vivre vont devoir batailler comme beaucoup ,juste pour se préserver face à ce ministère des apparences . ! Ce gouvernement élyséen fabrique des ghettos ..
à dalun
De _Jane_
Etudiante | 13H10 | 18/12/2008 |
Il y a une personne qui disais ceci « Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis. » …
à _Jane_
De compte supprimé 24
| 14H28 | 18/12/2008 |
Le premier geste essentiel dans la vie, c'est de jeter sa télévision à la benne. Après, on voit tout d'une manière différente ; elle est l'instrument du décervelage !
Il est impossible de transiger avec elle : elle capte deux de nos sens majeurs et toute notre attention, nous réduisant au statut d'oie au gavage.
à compte supprimé 24
De camarade vitamine
17H39 | 18/12/2008 |
Pas d'accord avec vous. La TV reste un excellent outil pour décrypter l'infamerie débilitante du commerce véhiculé par l'image. Juste faut-il un minimum de recul pour ne pas subir la pulsion décérébrante des soirées « sarko-culturelles » : théma C. Clavier ; sacrée soirée ; Jean Luc Alarue ; soirées miss france et autres abyssales idioties.
La regression rassure la plèbe.
à compte supprimé 24
De camarade vitamine
17H41 | 18/12/2008 |
Pas d'accord avec vous. La TV reste un excellent outil pour décrypter l'infamie débilitante du commerce véhiculé par l'image. Juste faut-il un minimum de recul pour ne pas subir la pulsion décérébrante des soirées « sarko-culturelles » : théma C. Clavier ; sacrée soirée ; Jean Luc Alarue ; soirées miss france et autres abyssales idioties.
La regression rassure la plèbe.
à _Jane_
De Nicrom
16H09 | 18/12/2008 |
C'est le grand Groucho Marx qui a dit ça. Très sérieusement, il est temps de s'inquiéter collectivement du traitement qui est aujourd'hui réservé à la culture, et plus généralement : à TOUT CE QUI CONCERNE LES RELATIONS ENTRE LES ÊTRES HUMAINS.
Il faut se regrouper maintenant avant que les choses ne soient irréversibles, pour élaborer une stratégie commune qui mette l'accent sur les valeurs IMMATÉRIELLES, et qui explique clairement ce que deviendrait une civilisation qui ne fonctionne que sur l'argent et sur la marchandise.
Demain il sera trop tard. À ce propos il est utile de revoir « Farenheit 451 » de François Truffaut, « Brazil » de Terry Gilliam, de relire « Le Meilleur des mondes », d'A. Huxley et aussi de visiter ce site : www.horschamp.org
à Nicrom
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 20H57 | 18/12/2008 |
Et connaissez vous justement, un cycle de science fiction, qui n'est pas un chef d'oeuvre, mais qui ouvre un peu l'esprit ?
Il s'agit du cycle de la « Culture » de Ian M. banks.
La Culture, qui est « une vaste société galactique, pacifique, multiforme,anarchiste, tolérante, éthique et cynique… »
Une utopie assez alléchante.
Dites, on se met à la Culture ?
à _Jane_
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 14H56 | 19/12/2008 |
C'était l'inimitableMarx (Groucho ! ; -)
De _Jane_
Etudiante | 11H45 | 18/12/2008 |
Je ne répéterai pas ce que chacun a dit plus haut, la culture semble très peu importante aux yeux de notre gouvernement…
Et sinon c'est une mode de demander aux services publics de trouver des financements privés en plus des financements publics ? On l'a fait pour les universités, maintenant pour les théâtres. Beau désengagement ! C'est encore les collectivités territoriales qui vont devoir essayer de rattraper le coup.
De k-i
30 Rock | 11H45 | 18/12/2008 |
A Saint-Nazaire persiste une utopie de 68, le Centre de Culture Populaire, une association dont le but est l'émancipation par la culture. Le principe est assez simple : le financement provient des Comités d'Entreprise des Chantiers de l'Atlantique et de leurs voisins du port et les bénéficiaires en sont directement les salariés. Ils ont par exemple accueilli en résidence les auteurs de l'excellent documentaire « Un Monde Moderne » qui commence par le récit d'une fable qui dit à peu près ceci :
Un ogre terrorisait un village. Pour se nourrir, il réclamait chaque jour, un enfant. Les villageois obéirent mais bientôt, il n'y eu plus d'enfant dans le village. Alors l'ogre réclama chaque jour un femme pour se nourrir. Et puis toutes les femmes disparurent du village. Puis vint le tour des hommes, qui furent tous mangés. Et quand le village fut vidé de ses habitants, l'ogre mourut enfin.
Aujourd'hui, les comités d'entreprise du port seraient sans doute plus tentés par des opérations de mécénat qui valoriseraient leur image que par le financement de la critique de leur activité. Et pourtant, la critique du système, comme la tatane dans la gueule du Bush émissaire, est la seule véritable liberté de la démocratie version « cause toujours ».
De marie 75 3563
11H48 | 18/12/2008 |
L'UMP organise la générale de « ce soir on improvise » !
SarKO avait promis « ah les beaux jours ! »… mais programme « fin de partie ».
« World is a stage », répète le Mickey de l'Elysée.
Le principal … c'est que son propre budget soit augmenté…
A l'aise dans son gronavion, avec sa chanteuse.
Au fait ?
La crème Mont Blanc subventionnera-t-elle « le voyage de M. Perrichon » ?
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 12H12 | 18/12/2008 |
« L'avare » sponsorisé par la Caisse d'Epargne
« Le malade imaginaire » par Sanofi
« Les précieuses ridicules » par les pilules Viagra
« L'école des maris » par une chanteuse aphone Italo-Française
« Le Cid » par les producteurs de pomme du Calvados
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
12H21 | 18/12/2008 |
Il faudrait d'abord que les metteurs en scène soient sérieux et montent de véritables pièces de théâtre, avec de véritables comédiens et pas des bouffonneries insipides où l'esbroufe est là pour masquer l'absence totale de talent ! On comprend qu'ils soient inquiets, car le privé ne se paye pas de mots et de faux-semblants comme l'Etat, qui distribue l'argent à tout-va, même aux chèvres !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De metallo
amiantable | 12H27 | 18/12/2008 |
« L'Etat, qui distribue l'argent à tout-va, même aux chèvres ! »
enfin gaetan une vérité qui vous sort de la gueule. C'est bien pour ça que votre ami sarkolas le dictadent(merci cyp) n'arrête plus d'en distribuer : aux banques, aux constructeurs automobile, j'en passe et des pires. Ce genre de chèvres mériteraient des coups de pieds au cul, sans plus !
à metallo
De marie 75
3563
16H50 | 18/12/2008 |
bêêêêêêêê………………………………………..
Vous avez donc reçu de l'argent ?
Je comprends mieux.
Les chèvres inséminées, de fait, reçoivent de drôles de noms.