Enquete 18/12/2008 à 10h41

Théâtres nationaux : l'Etat s'en remet aux entreprises


Pour réduire leurs subventions, l'Etat demande à ses six théâtres nationaux de multiplier les financements privés.


A l'Opéra Comique, le spectacle Zampa a reçu des AGF un don de 150 000 euros. Cet apport, très conséquent pour le milieu du spectacle vivant,...

Pour « réformer » le service public, le gouvernement ne recule devant aucune bizarrerie… Et n'hésite pas à souffler le chaud et le froid. Ainsi, au moment même où il retire à France Télévisions sa publicité pour l'« affranchir de la logique commerciale », voilà qu'il demande à ses six théâtres nationaux d'« augmenter leur taux de ressources propres » -c'est-à-dire de compenser la baisse de ses subventions en augmentant leurs recettes privées (billetterie, mécénat, location d'espaces, etc.).

Officiellement, cette baisse de subventions serait de 1% en 2009. Mais au ministère de la Culture, la direction chargée du spectacle vivant (DMDTS) reconnaît que sur le budget artistique des théâtres nationaux, la perte sera de l'ordre de 5% (1 à 400 000 euros, selon les lieux).

Or pour s'enrichir, aucun directeur ne veut augmenter le prix des places, même si la tutelle donne parfois ce conseil, oubliant que l'accessibilité est une des principales raisons d'être de ces institutions publiques. Il ne reste alors plus qu'une façon de renflouer les caisses : partir en quête d'argent privé.

Facile à dire. Mais si certains musées nationaux ont fait fortune, ces derniers temps, grâce au mécénat (le Louvre a, par exemple, levé 57,7 millions d'euros en 2007), dans le monde de la scène, c'est une autre histoire.

« Seuls deux théâtres sur six ont un vrai service de mécénat »


Au Théâtre national de Chaillot, le foyer se loue 30 000 euros par soirée, mais la vie artistique du lieu n'autorise pas plus d'une vingtaine...

« Qu'a-t-on à vendre aux entreprises ? Une œuvre à venir, qui n'existe même pas encore », lance, pessimiste, André Mondy, administrateur du Théâtre national de Chaillot, où l'opulente recette « privée » de 600 000 euros n'est atteinte que grâce à la location intensive du somptueux foyer avec vue sur la tour Eiffel.

De fait, chez ses confrères de l »Odéon et de la Colline, qui n'ont pas cet atout, l'argent du mécénat ne représente guère plus de 100 à 150 000 euros. Au Théâtre national de Strasbourg, c'est même cinq fois moins. Quelques gouttes d'eau, donc, dans des budgets annuels d'au moins 10 millions d'euros.

Seuls l »Opéra Comique et la Comédie Française attirent des dons de plusieurs centaines de milliers d'euros par an (900 000 euros en tout, pour chacun de ces lieux, si l'on additionne locations d'espace et recettes du mécénat).

Raison de plus pour en faire davantage, suggère le ministère de la Culture. Selon Christopher Miles à la DMDTS :

« Jusqu'ici, seuls deux théâtres nationaux sur six ont un vrai service de mécénat. Il reste donc une grande marge de manœuvre. »

Un calcul qui fait rire jaune Alain Herzog, administrateur de la Colline, qui prévient :

« On aura du mal à en faire “plus” pour la simple raison qu'on fait déjà notre maximum. »

Dans ce lieu en sous-effectif, on s'estime déjà heureux qu'une personne puisse consacrer la moitié de son temps au mécénat, et collecter une centaine de milliers d'euros. Et il rappelle que les mécènes cherchent avant tout des opérations directement valorisantes pour eux, ce qui restreint forcément le champ des possibles. Alain Herzog ajoute :

« Une entreprise de hautes technologies m'a récemment expliqué que pour rassurer ses clients, elle préfère financer de la musique classique plutôt que du théâtre contemporain. »

Les entreprises ne pourront pas pallier les défaillances de l'Etat

Il y a là un autre aspect important : les théâtres sont conscients que démarcher une entreprise revient souvent à conquérir un nouveau public… plus ou moins incongru. Claire Andriès, secrétaire générale de Chaillot, s'enthousiasme :

« Ce qui nous intéresse, dans le mécénat, c'est les passerelles qu'il crée avec des gens qui ne sont pas du milieu. C'est pourquoi nous ne reculons devant aucun rapprochement, même loufoque. »

Ainsi vient-elle d'obtenir le soutien en nature d'une boutique chic et chère du Trocadéro. Ce magasin de literie fournira coussins et doudous pour un spectacle de Marion Lévy sur le sommeil, programmé en janvier 2009. En échange, son personnel recevra des places de théâtre qui permettront d'initier tout ce petit monde à la création contemporaine…

Bien qu'elle sonne comme un joli conte, cette histoire témoigne surtout du caractère marginal des aides que peuvent espérer recevoir les théâtres. Même à l'Opéra Comique et à la Comédie Française, où le mécénat marche au mieux, on n'envisage pas que des entreprises puissent pallier les défaillances de l'Etat.

Albane de Chatellus, secrétaire générale de l'Opéra Comique, insiste :

« On fait appel au mécénat parce qu'il nous manque toujours des moyens pour faire mieux, mais sûrement pas pour assurer notre activité principale. »

De même, quand la Comédie Française reçoit 100 000 euros du cabinet d'audit Grant Thornton pour le spectacle Dom Quichotte, cela couvre uniquement le « coût exceptionnel » lié à la fabrication de trente marionnettes pour la mise en scène d'Emilie Valantin.

En outre, à la Comédie Française, où deux personnes travaillent à plein temps pour développer le mécénat, des contraintes structurelles laissent entrevoir que cette ressource atteindra bientôt ses limites.

Ainsi, un cabinet d'audit vient de renoncer à aider ce théâtre parce qu'un concurrent y est déjà mécène. Mais ce sont surtout les « contreparties », ces privilèges réservés aux mécènes, qui constituent le principal goulet d'étranglement.

En échange de leurs dons, les entreprises reçoivent en effet des places pour les spectacles. Or pas question de pénaliser le grand public en monopolisant trop de billets pour des soirées privées… Autant dire que le nombre de mécènes à gratifier ne saurait être infini.

Rien ne garantit la fidélité d'un « bienfaiteur » privé

D'autres lieux sont confrontés à un problème plus radical. Si tous les théâtres nationaux affichent des taux de fréquentation supérieurs à 80%, certains n'ont pas, pour attirer les entreprises, les appas historiques et esthétiques de la Comédie Française ou de l'Opéra Comique, ni la vue panoramique du palais de Chaillot.

Ainsi, malgré le volontarisme de Stéphane Braunschweig, dès son arrivée en 2000, le Théâtre national de Strasbourg n'a quasiment jamais eu de mécène. Seul le festival « Premières », créé il y a cinq ans pour promouvoir de jeunes metteurs en scène, a suscité l'aide du Crédit coopératif, lequel, avec 30 000 euros, assurait le quart du budget de l'événement.

Un semi-échec, cependant, puisque ce partenaire, qui avait prévu de fédérer d'autres soutiens au fil des ans, n'en a finalement trouvé aucun. « Après trois ans, le Crédit coopératif s'est retiré, et c'est la Région Alsace qui a pris le relais », raconte Patrice Barret, administrateur du TNS, témoignant on ne peut mieux du fait qu'une aide privée, par définition hasardeuse, ne saurait remplacer les soutiens publics, en principe plus stables et pérennes.

Car rien, in fine, ne garantit la fidélité d'un mécène. A la Colline, Alain Herzog rappelle que la naissance de ce théâtre, en 1988, avait attiré plusieurs grands mécènes, réunis dans un club baptisé « Colline Création ». Mais il se souvient surtout qu'une fois passé l'enthousiasme des débuts, ce club s'est vite étiolé :

« Le mécénat repose généralement sur l'événementiel. Or ici, nous travaillons sur le contraire : sur le fond, le sens. »

De fait, plutôt que de chercher à faire briller leurs mécènes sous les feux de la rampe, les théâtres veulent surtout « donner du sens » aux aides qu'ils sollicitent. Ainsi les entreprises sont-elles le plus souvent associées à des projets pédagogiques auprès des jeunes, ou à des actions menées auprès de nouveaux publics souvent défavorisés.

La crise financière a déjà des conséquences à Broadway

Paradoxalement, ce sont donc des instances privées qui permettent aux théâtres nationaux de mener à bien leurs principales initiatives d'intérêt public : la Caisse d'épargne à la Comédie Française, la Fondation Rothschild à l'Odéon, le Crédit mutuel à la Colline…

Qu'adviendra-t-il alors si, tout comme les déficits publics éloignent l'Etat, la crise venait à dissuader les bienfaiteurs privés ? « J'étais sur le point de trouver mon premier grand mécène de création. Mais comme entre temps, il y a eu le krach, cette banque a suspendu son projet », raconte Monia Triki à la Colline.

En guise de comparaison, rappelons qu'à Broadway, où le financement des théâtres est essentiellement privé, la conjoncture est déjà fatale à la création : ces jours-ci, quatre spectacles ont annoncé leur clôture prématurée d'ici début janvier. En ce moment, explique le New York Times :

« Les gens qui mettent leur argent dans le théâtre parce qu'ils en ont beaucoup se retirent. »

Photos : A l'Opéra Comique, le spectacle Zampa (Mahoudeau) et le foyer du Théâtre national de Chaillot (Théâtre national de Chaillot).

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h15 le 18/12/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Le but de l » Entreprise privée ( a l'exception des entreprises culturelles , et encore ) n'est pas de CULTIVER les gens , il est de les ACCULTURER justement .
    Des salariés techniciens dociles et des consommateurs abrutis pret à reagir a leurs plus bas instincs pour acheter sans réflechir des produits de merde chinois toxiques , voila ce que veulent les Entreprises .
    Alors bien sur , il y a l » image de marque style Radio Classique : Grande musique et gros pognon . Il y a les caprices de patrons multimilliardaires mégalos , qui se battent entre eux a coup de musées d » art moderne d'expositions de cadavres polymérisés dans des palais à Venise ,il y a les « Fondations “ financées par des escrocs . Mais qui peut croire que toutes ces crapules peuvent en quoi que ce soit favoriser réellement la culture ?

    • compte supprimé 24
      • Posté à 11h25 le 18/12/2008

      Dis-donc, c'est beau, ça : Skalpa, toi et ma pomme qui disons la même chose en même temps... On est une vraie Cellule Invisible !

      • Numerosix
        Numerosix répond à compte supprimé 24
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 11h35 le 18/12/2008
        • Internaute
          Prisonnier dans le village (...)

        Chacun son style , mon cher Croquignol..

    • pablico
      pablico répond à Numerosix
      Sudoku et Nord de face
      • Posté à 18h33 le 18/12/2008
      • Internaute
        Sudoku et Nord de face

      super, ils vont pouvoir incorporer une pub dans le bourgeois gentilhomme.

      dans tartuffe :
      « Cachez ce sein que je ne saurais voir »
      et pouf on glissera mais ils sont cachés par pletex...allez plutôt chez optic2000 ; -)

      • PB2N
        PB2N répond à pablico
        • Posté à 08h39 le 20/12/2008
        • Internaute

        Je verrais bien une entreprise de travaux public (qui s'y connait en média, bien sûr ! ) s'intégrer là dedans.

        On met des pubs et si ça ne marche pas on ferme le théâtre, on rase et on construit à la place ... ce qu'on veut mais qui rapporte (hum ! pas une banque, c'est plus dans le coup ! )

  • saintgui
    • Posté à 11h16 le 18/12/2008
    • Internaute

    Rarement lu une démonstration aussi brillante, juste et équilibrée de l'intérêt et des limites du mécénat.

  • compte supprimé 24
    • Posté à 11h22 le 18/12/2008

    Le but unique de Sarkolas et de sa clique est d'éradiquer la culture.

    Dirigé par un inculte notoire, élève médiocre et d'une rare vulgarité, violent, dictatorial et acquis à la cause des escrocs financiers de l'industrie, dont l'idéologie se situe quelque part entre la Corée du Nord et Vichy, la culture ne peut être vue que comme son pire ennemi : c'est ainsi qu'il a embauché une troupe de vilains laquais, dont Albanel est une excellente représentante : c'est sous son administration que Versailles est devenue une usine à fric : tout doit être *rentable*, de nos jours : demandez à n'importe quel conservateur amoureux de son métier ce qu'il en pense (j'en connais un qui a bossé avec elle), de ces trésors du patrimoine trimballés d'un bout à l'autre de la planète pour être exhibés dans des trous à ploucs texans ou émiratis, moyennant grosses finances et au détriment de leur intégrité...

    Le souverain de l'Élysée ne trouve pas son équivalent dans notre histoire ; c'est en Inde qu'il nous faut le dénicher, en remontant au règne de l'immonde empereur Aurangzeb¹, qui s'acharna pendant les trop longues années de son règne à démolir ce que ses aïeux avaient mis des siècles à créer, protégeant les artistes comme des joyaux précieux.

    Rendez-nous François Premier !

    Là, c'est le grand théâtre qui passe à la trappe... le Livre ayant déjà été sacrifié sur l'autel de Lagardère et la musique sur celui d'Universal.

    1 : Lien

    • Numerosix
      Numerosix répond à compte supprimé 24
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h27 le 18/12/2008
      • Internaute
        Prisonnier dans le village (...)

      Oui , ils savent bien qu » ils n » auraient jamais été élus dans une démocratie de citoyens cultivés I Ils utilisent les meme methodes pour se vendre que les produits toxiques chinois ..

      • compte supprimé 24
        • Posté à 11h37 le 18/12/2008

        Putain ! Que je les hais !

        Ils représentent ceux qui écrasent leur jeunesse et les artistes... et ce seront par eux qu'ils seront déboulonnés !

    • mick69
      mick69 répond à compte supprimé 24
      punk
      • Posté à 12h49 le 18/12/2008
      • Internaute
        punk

      Albanel à Versailles, que de bons souvenirs ! Entre le marketing Marie-Antoinette et la défiguration 6 mois par an du site classé du Bassin de Neptune, ça méritait bien une récompense bling bling.
      Lien

      • compte supprimé 24
        • Posté à 14h53 le 18/12/2008

        Ah ça ! Mon ami conservateur pourrait t'en conter des vertes et des pas mûres... Après avoir bossé 9 ans à Versailles, l'ambiance était tellement délétère qu'il a demandé sa mutation ailleurs... ce qui est unique, vu que tout le monde se bat comme des chiens pour être nommé à Versailles. Mais c'est un pur...

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 11h42 le 18/12/2008
    • Internaute
      actif et militant ?

    Warhol a bien fait de l'art avec des boites de soupes....
    C'est ce qu'on du se dire les hauts-fonctionnaires à l'origine de tout ça...

    Lien

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 11h41 le 18/12/2008
    • Internaute
      actif et militant ?

    doux blond

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 11h39 le 18/12/2008

    Il y a une dimension authentiquement POPULISTE dans cette démarche.

    En « invitant » les théatres subventionnés à se tourner vers le mécennat d'entreprise, ce gouvernement ami des racailles financières rappellons-le, joue sur deux terrains.

    1- Il dit subliminalement : « Que ces salles soient bonnes et elles n'auront pas de mal à trouver du fric ».
    Toujours cette maladie mentale de la performance dont ils contaminnent tous les secteurs, de la police à l'Education et maintenant la culture.
    Ca plait au manager ça.

    2- Il dit à son électorat bas de plafond spectateur amorphe de Pernaud : « On va pas continuer à filer du pognon à ces intellos élitistes, non mais. Miminne tu remets ma tournée ! »

    Plus ça va plus il apparait clairement que ces gens ne sont pas nos adversaires, mais nos ennemis.

    • miremond
      • Posté à 18h15 le 18/12/2008
      • Internaute

      oui ils sont nos ennemis mais en plus ils nous méprisent en voulant mettre tout le monde au niveau le plus bas c est à dire à leur niveau

  • dalun
    • Posté à 11h39 le 18/12/2008

    à compter du 5 janvier : LA CULTURE , c'est la télé ..que demande le peuple ! .Les gens de cultures , qui entendent encore faire partager leurs arts , en parler , en vivre vont devoir batailler comme beaucoup ,juste pour se préserver face à ce ministère des apparences . ! Ce gouvernement élyséen fabrique des ghettos ..

    • _Jane_
      _Jane_ répond à dalun
      • Posté à 13h10 le 18/12/2008

      Il y a une personne qui disais ceci « Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis. » ...

      • compte supprimé 24
        • Posté à 14h28 le 18/12/2008

        Le premier geste essentiel dans la vie, c'est de jeter sa télévision à la benne. Après, on voit tout d'une manière différente ; elle est l'instrument du décervelage !

        Il est impossible de transiger avec elle : elle capte deux de nos sens majeurs et toute notre attention, nous réduisant au statut d'oie au gavage.

         
        • camarade vitamine
          • Posté à 17h39 le 18/12/2008

          Pas d'accord avec vous. La TV reste un excellent outil pour décrypter l'infamerie débilitante du commerce véhiculé par l'image. Juste faut-il un minimum de recul pour ne pas subir la pulsion décérébrante des soirées « sarko-culturelles » : théma C. Clavier ; sacrée soirée ; Jean Luc Alarue ; soirées miss france et autres abyssales idioties.
          La regression rassure la plèbe.

        • camarade vitamine
          • Posté à 17h41 le 18/12/2008

          Pas d'accord avec vous. La TV reste un excellent outil pour décrypter l'infamie débilitante du commerce véhiculé par l'image. Juste faut-il un minimum de recul pour ne pas subir la pulsion décérébrante des soirées « sarko-culturelles » : théma C. Clavier ; sacrée soirée ; Jean Luc Alarue ; soirées miss france et autres abyssales idioties.
          La regression rassure la plèbe.

        2 autres commentaires
      • Nicrom
        Nicrom répond à _Jane_
        • Posté à 16h09 le 18/12/2008
        • Internaute

        C'est le grand Groucho Marx qui a dit ça. Très sérieusement, il est temps de s'inquiéter collectivement du traitement qui est aujourd'hui réservé à la culture, et plus généralement : à TOUT CE QUI CONCERNE LES RELATIONS ENTRE LES ÊTRES HUMAINS.

        Il faut se regrouper maintenant avant que les choses ne soient irréversibles, pour élaborer une stratégie commune qui mette l'accent sur les valeurs IMMATÉRIELLES, et qui explique clairement ce que deviendrait une civilisation qui ne fonctionne que sur l'argent et sur la marchandise.
        Demain il sera trop tard. À ce propos il est utile de revoir « Farenheit 451 » de François Truffaut, « Brazil » de Terry Gilliam, de relire « Le Meilleur des mondes », d'A. Huxley et aussi de visiter ce site : Lien

         
        • Le-Hurleur
          Le-Hurleur répond à Nicrom
          Manutention-Artiste musicien
          • Posté à 20h57 le 18/12/2008
          • Internaute
            Manutention-Artiste musicien

          Et connaissez vous justement, un cycle de science fiction, qui n'est pas un chef d'oeuvre, mais qui ouvre un peu l'esprit ?

          Il s'agit du cycle de la « Culture » de Ian M. banks.

          La Culture, qui est « une vaste société galactique, pacifique, multiforme,anarchiste, tolérante, éthique et cynique... »
          Une utopie assez alléchante.

          Dites, on se met à la Culture ?

        1 autres commentaires
      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à _Jane_
        journaliste, auteur
        • Posté à 14h56 le 19/12/2008
        • Journaliste
          journaliste, auteur

        C'était l'inimitableMarx (Groucho ! ; -)

  • _Jane_
    • Posté à 11h45 le 18/12/2008

    Je ne répéterai pas ce que chacun a dit plus haut, la culture semble très peu importante aux yeux de notre gouvernement...

    Et sinon c'est une mode de demander aux services publics de trouver des financements privés en plus des financements publics ? On l'a fait pour les universités, maintenant pour les théâtres. Beau désengagement ! C'est encore les collectivités territoriales qui vont devoir essayer de rattraper le coup.

  • k-i
    k-i
    • Posté à 11h45 le 18/12/2008

    A Saint-Nazaire persiste une utopie de 68, le Centre de Culture Populaire, une association dont le but est l'émancipation par la culture. Le principe est assez simple : le financement provient des Comités d'Entreprise des Chantiers de l'Atlantique et de leurs voisins du port et les bénéficiaires en sont directement les salariés. Ils ont par exemple accueilli en résidence les auteurs de l'excellent documentaire « Un Monde Moderne » qui commence par le récit d'une fable qui dit à peu près ceci :

    Un ogre terrorisait un village. Pour se nourrir, il réclamait chaque jour, un enfant. Les villageois obéirent mais bientôt, il n'y eu plus d'enfant dans le village. Alors l'ogre réclama chaque jour un femme pour se nourrir. Et puis toutes les femmes disparurent du village. Puis vint le tour des hommes, qui furent tous mangés. Et quand le village fut vidé de ses habitants, l'ogre mourut enfin.

    Aujourd'hui, les comités d'entreprise du port seraient sans doute plus tentés par des opérations de mécénat qui valoriseraient leur image que par le financement de la critique de leur activité. Et pourtant, la critique du système, comme la tatane dans la gueule du Bush émissaire, est la seule véritable liberté de la démocratie version « cause toujours ».

  • marie 75
    • Posté à 11h48 le 18/12/2008

    L'UMP organise la générale de « ce soir on improvise » !
    SarKO avait promis « ah les beaux jours ! »... mais programme « fin de partie ».

    « World is a stage », répète le Mickey de l'Elysée.

    Le principal ... c'est que son propre budget soit augmenté...
    A l'aise dans son gronavion, avec sa chanteuse.
    Au fait ?
    La crème Mont Blanc subventionnera-t-elle « le voyage de M. Perrichon » ?

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 12h12 le 18/12/2008

    « L'avare » sponsorisé par la Caisse d'Epargne
    « Le malade imaginaire » par Sanofi
    « Les précieuses ridicules » par les pilules Viagra
    « L'école des maris » par une chanteuse aphone Italo-Française
    « Le Cid » par les producteurs de pomme du Calvados

  • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
    • Posté à 12h21 le 18/12/2008

    Il faudrait d'abord que les metteurs en scène soient sérieux et montent de véritables pièces de théâtre, avec de véritables comédiens et pas des bouffonneries insipides où l'esbroufe est là pour masquer l'absence totale de talent ! On comprend qu'ils soient inquiets, car le privé ne se paye pas de mots et de faux-semblants comme l'Etat, qui distribue l'argent à tout-va, même aux chèvres !

    • metallo
      • Posté à 12h27 le 18/12/2008

      « L'Etat, qui distribue l'argent à tout-va, même aux chèvres ! »

      enfin gaetan une vérité qui vous sort de la gueule. C'est bien pour ça que votre ami sarkolas le dictadent(merci cyp) n'arrête plus d'en distribuer : aux banques, aux constructeurs automobile, j'en passe et des pires. Ce genre de chèvres mériteraient des coups de pieds au cul, sans plus !

      • marie 75
        marie 75 répond à metallo
        • Posté à 16h50 le 18/12/2008

        bêêêêêêêê...............................................
        Vous avez donc reçu de l'argent ?
        Je comprends mieux.
        Les chèvres inséminées, de fait, reçoivent de drôles de noms.

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 12h35 le 18/12/2008

      Est-ce que votre Sainteté pourrait nous donner un exemple de « véritable pièce de théâtre », juste pour voir.
      Ainsi que le nom de l'illustre et talentueux metteur en scène qui règlerait la mise en place du chef-d'oeuvre ? ? ? ? ?

      Par pitié, pas « La chêvre » ( mis en scéne par Christian Clavier ), puisque vous ne voulez plus qu'on lui alloue de subvention.

      Pourquoi pas « Le dîner de cons » ? ? ? ? ? ?
      Vous pourriez y tenir un rôle avec le talent qu'on vous connaît.

    • compte supprimé 24
      • Posté à 12h49 le 18/12/2008

      Alors mon gros beauf préféré (c'est toi Gaétan, le *Roger Velu* officiel de rue89) va m'expliquer ce qu'il appelle des « vraies pièces de théâtre », des « véritables comédiens », etc.

      Et il va nous dire s'il fréquente les salles de théâtre.

    • Wallabys
      • Posté à 16h06 le 18/12/2008
      • Internaute
        V

      Et revoilà le bouffon et sa bonne parole... Nicolas on t'a reconnu ! Remarque je te comprend du dois vraiment t'emmerder dans ton grand bureau à regarder la débandade qui se profile à ton horizon... Faut avouer que tu as eu la truffe froide quand tu as choisi la Ministre de la Culture et de la Communication... T'aurais mieux fais de te casser la langue plutôt que de prononcer son nom. À ta décharge, il faut avouer que la Culture et la droite ça fait plutôt deux et que beaucoup de tes militants ne lisent que les trois premières lettre un peu comme le parti en trois lettre dont tu es le plus déplorable des ambassadeurs...
      CTPC !

    • ras-la-patience
      • Posté à 18h20 le 18/12/2008
      • Internaute

      cher tagada, à lire votre hallucinant (halluciné ? ) commentaire, il est évident que vous ne mettez jamais les pieds au théatre, ni privé, ni national ou subventionné, rien ! vous n'avez rien vu ! vous parlez sans savoir, seulement animé par votre haine et votre ignorance crasse, restez donc vautré devant la télé, régalez vous de sa vacuité, mais par pitié ne parlez pas de théatre.

    • léo solo
      • Posté à 19h41 le 18/12/2008

      Là je veux bien faire un copié collé pour rappeler ce qui est si justement écrit écrit juste au dessus

      « L'avare » sponsorisé par la Caisse d'Epargne
      « Le malade imaginaire » par Sanofi
      « Les précieuses ridicules » par les pilules Viagra
      « L'école des maris » par une chanteuse aphone Italo-Française
      « Le Cid » par les producteurs de pomme du Calvados

      le tout avec des interruptions publicitaires,ça va sans dire

  • metallo
    • Posté à 12h23 le 18/12/2008

    Comment ne pas être en phase avec vous tous. Il est si vrai qu'un pouvoir quel qu'il soit ne peux « tolérer » que le « populo » accède à d'autres pensées que les siennes. Je vais pousser le bouchon un peu loin, mais germinal n'est pas si éloigné qu'il n'y paraît. Rendre con, formater, préparer à avaler n'importe quoi pourvu que la soupe soit servie par le pouvoir et les larbins qui la touillent. Je sais combien il est difficile, après sa journée de boulot de se plonger dans la lecture, ou de s'informer ailleurs que sur les chaînes. Mais, mes copains les prolos, je vous en conjure, cet effort faîtes le, votre liberté de pensée doit en passer par là.
    Et vous comprendrez mieux comment » ILS » vous entubent !

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 12h33 le 18/12/2008
    • Journaliste
      journaliste, auteur

    Aucune cohérence, aucune pensée, dans la politique culturelle de ce gouvernement, si ce n'est la volonté de détruire tout ce qui relève précisément du travail de fond de de sens dans la culture. Il serait bon qu'Albanulle ait à s'expliquer sur cette pirouette qui veut faire financer le théâtre par le pricé au moment où on supprime la pub sur les chaînes publiques...
    Sans compter que le mécénat, contrairement aux apparences, n'est pas synonyme de soulagement du contribuable ! Pour 3 euros dépensés, les mécènes en récupèrent 2 fiscalement. Il s'agit donc d'argent public qui au lieu d'être le levier d'une politique publique devient l'outil de com » des grands entreprises.

    On a a vu les effets ridicules lors de l'expo « la peau “ au Palais de Tokyo, sponsorisée par une marque de cosmétiques...
    Quant au conseil d'augmenter le prix des places, pour des théâtres publics.. No comment. Le ministère a complètement oublié sa mission, qui est précisément l'accès de tous à la culture.

  • LibertarianKid
    • Posté à 13h13 le 18/12/2008

    Pourquoi pas ?

    Pendant le Moyen-Age et la Renaissance, la totalité des oeuvres étaient produites grâce au mécénat, ce qui n'a pas franchement empêché les artistes de produire !

    Le moment est certes mal choisi (parler de mécénat alors que la conjoncture est critique, quelle blague...), mais cessez de pousser ces cris d'orfraie dès que quelqu'un ose parler de libéralisation ! Celle-ci s'est déjà montrée capable d'encourager la créativité et les talents mieux que l'Etat !

    • compte supprimé 24
      • Posté à 13h19 le 18/12/2008

      Tu ramènes ta science-pot-de-chambre comme un blanc-bec : on dirait le fils Sarkolas, quand tu causes dans le poste.

      C'est à Sciense-Po que t'as appris l'Histoire de France, freluquet ?

      Quand j'évoquais François Premier, plus haut, c'était l'État au travers de sa personne qui finança les beaux-arts de la Renaissance, pas les banquiers ou les boutiquiers de son temps.

      L'utralibéralisme, c'est la mafia ! C'est le nazisme des temps modernes ; je dis ça depuis des lustres, et la crise actuelle me donne raison sur toute la ligne.

      • LibertarianKid
        • Posté à 13h27 le 18/12/2008

        Tiens ?
        Comment expliquez-vous le cas des artistes italiens dont 95% des commandes provenaient de particuliers ?

         
        • compte supprimé 24
          • Posté à 13h38 le 18/12/2008

          Je te parles de la France et tu m'embarques en Italie : tu es à bonne école : celle des faux-culs qui nous enculent !

          D'abord, je te demande de citer tes sources : je ne marche pas dans ta petite combine.

          Ensuite, c'est faux : ma famille (les Lurago, maestri comacini de renom) a jonché une bonne partie de l'Europe de palais, églises et bâtiments divers, la plupart financés par les princes et les états. Et là, il te suffit d'aller jeter un œil sur le Net pour te rendre à l'évidence : tapes « Carlo Lurago » et tu verras...

          Et, au débotté, sans chercher nulle part ailleurs que dans ma mémoire, Michel Ange a bossé pour Jules II, pape, et commandité maintes fois par les cités-états.

          Si les mécènes privés ont toujours existé, il n'en est pas moins vrai que l'essor des cultures a principalement été le fait des princes éclairés.

          • LibertarianKid
            • Posté à 13h44 le 18/12/2008

            Elle est bien bonne ! Je vous parle du monde, c'est VOUS qui me parlez de la France.
            De plus je ne saisi pas trop la différence entre ces « princes » et papes que vous me citez et la puissance publique d'aujourd'hui. les artistes de l'époque étaient payés au résultat (les commanditaires pouvaient refuser de payer si le résultat les déplaisait) alors que jusqu'à hier l'Etat cherchait justement à libérer les artistes de la contrainte du « bien faire ».

            Il est vrai néanmoins que la situation italienne a été le fait uniquement de l'élite éclairée.
            Mais force est de constater qu'aujourd'hui la culture est un fait partagé et démocratique.
            Le retrait (et un retrait assez relatif tout de même...) de l'Etat peut être une incitation plutôt qu'un frein au talent de nos artistes !
            J'attends de voir.

            • A déménagé le 9-8
              • Posté à 14h02 le 18/12/2008

              Effarant ! ! ! ! ! ! !
              Un festival de confusion .....

              1)Je vous parle du monde, c'est VOUS qui me parlez de la France
              Ben oui....Le sujet de l'article, c'est bien « les théâtres nationaux »
              Français, donc.
              Vous êtes tout simplement hors sujet

              2)je ne saisi pas trop la différence entre ces « princes » et papes que vous me citez et la puissance publique d'aujourd'hui

              Ahhh ? ? ? Alors, celà invalide votre argument premier, qui était de comparer le mécénat de l'époque avec celui d'aujourd'hui.

              3)jusqu'à hier l'Etat cherchait justement à libérer les artistes de la contrainte du « bien faire ».

              OU êtes vous allé chercher ça ? ? ? ? ? ?
              On aimerait savoir.
              Celà ressemble plus à une affirmation marquée par l'idéologie qu » à une réalité objective. Mais en tant que Sciences Poïste émérite, vous allez , nous n'en doutons pas, nous trouver les références indiscutables qui vont étayer votre thèse.

              4)Mais force est de constater qu'aujourd'hui la culture est un fait partagé et démocratique

              Là, ne vous fatiguez pas à chercher une référence.... il suffit de regarder TF1 pour s'en rendre compte.

              • LibertarianKid
                • Posté à 15h26 le 18/12/2008

                1) Le sujet de l'article est la France certes, mais le phénomène artistique est planétaire. Il est donc justifié d'élargir le cadre et de saisir des exemples à l'étranger.

                2) Justement. L'Etat aujourd'hui ne fait pas de mécénat puisqu'il n'est pas un fond privé... C'est donc la comparaison de l'Etat avec les Princes de la Renaissance (qui tiennent plus du particulier que de la puissance publique) qui est irrelevante.

                3) Quel est l'intérêt pour un particulier de louer les services d'un artiste ? Produire une pièce à sa gloire, orner sa maison, bref produire de l'ornement, de l'objectivement beau.
                L'Etat, en intervenant dans le culturel cherche justement à libérer l'artiste de cette contrainte « productiviste » qui instaure une relation clientèliste entre l'artiste et le commanditaire de l'oeuvre.
                Mais l'Etat en garantissant le revenu de l'artiste ne l'encourage plus à produire du « beau », puisqu'il sera de toute façon rémunéré.
                L'intervention dans l'art de l'Etat a détruit le lien de responsabilité entre l'artiste et sa création.

                Une dose de privatisation, récompensant les meilleurs artistes et sanctionnant les autres, n'est injuste que si l'Etat n'est plus là pour assurer la circulation de l'oeuvre, la démocratiser.
                En bref, ce timide désengagement de l'Etat ne peut que profiter à la collectivité en permettant aux bons comédiens de profiter de plus de moyens tout en garantissant un libre accès à la culture pour tous.

                • A déménagé le 9-8
                  • Posté à 16h05 le 18/12/2008

                  A votre place, j'aurais évité de répondre, c'est toujours un peu idiot de remuer dans les sables mouvants.

                  Exemple :

                  2)« je ne saisi pas trop la différence entre ces “ princes ” et papes que vous me citez et la puissance publique d'aujourd'hui »

                  2) « Justement...... la comparaison de l'Etat avec les Princes de la Renaissance (qui tiennent plus du particulier que de la puissance publique) qui est irrelevante.

                  Cherchez l'erreur.... ça vous arrive, de relire votre copie avant de la rendre aux profs ? ? ?

                  A part ça, je remarque que vous êtes maintenant “Anar cap'”.

                  Ainsi, on vous a viré de Sciences-Po ? ? ? ? ?

                  Je ne suis pas tellement étonné, compte tenu de vos prestations.

                  • LibertarianKid
                    • Posté à 16h11 le 18/12/2008

                    Ca faisait longtemps que je caressais l'envie de changer le pseudo. Et au vu de quelques mails que j'ai reçu, le pseudo n'était pas assez clair donc...

                    Reprenons la démonstration puisque manifestement vous avez du mal à suivre.
                    1- Les Princes de la Renaissance proposaient leur fonds aux artistes pour que ceux-ci réalisent des oeuvres.
                    2- Cyp m'objecte que les Princes sont assimilables à l'Etat étant donné qu'ils en sont à la tête (cf. donc, le Pape).
                    3- ... à quoi je rétorque que les oeuvres étant commandées pour des motifs privés, la comparaison entre Prince de la Renaissance et Etat actuel s'écroule.

                    Je ne vois pas vraiment la difficulté. Ou faudrait-il être à SciencesPo pour comprendre ?

                    • A déménagé le 9-8
                      • Posté à 16h48 le 18/12/2008

                      « De plus je ne saisi pas trop la différence entre ces “ princes ” et papes que vous me citez et la puissance publique d'aujourd'hui

                      c'est de qui ? ? ? ? ? ?

                      la comparaison s'écroule et vous ne saisissez pas la différence entre les deux... ? ? ? ? ?

                      Vous vous ridiculisez, mon pauvre.......

                      Ce sera ma dernière réponse, j'ai perdu trop de temps avec vous...

                    • sefero49
                      • Posté à 17h26 le 18/12/2008

                      Je ne pense pas que le « petit » prince qui nous gouverne actuellement fasse beaucoup de différence entre « motifs privés » et « raison d'état » si on se réfère aux interventions diverses au profit de ses amis :
                      Christian Clavier (Corse)
                      Bernard Tapie (Procès)
                      Martin Bouygues ( quasi monopole de la pub TV)
                      Etc...
                      Mais ceci est une autre histoire !

                    • Okotoks
                      Okotoks répond à LibertarianKid
                      Amateur de paléontologie et d' (...)
                      • Posté à 19h57 le 18/12/2008
                      • Internaute
                        Amateur de paléontologie et d' (...)

                      Le mécénat de la fin du moyen-âge et de la renaissance n'était pas uniquement le fait des princes et des papes mais aussi d'évêques, de riches marchands et de monastères. Dans le dernier cas, il s'agissait souvent de célébrer le saint local ou un passage particulier de la bible. Même dans les autres cas, il ne s'agissait pas systématiquement ou uniquement de célébrer le mécène. Il est à noter que la décoration de la Chapelle Sixtine (en la considérant comme emblématique du mécénat de l'époque) fit en partie scandale à cause des nus de Michel-Ange. Dernière remarque, Michel-Ange (et ses paires) n'était pas vraiment considéré comme des artistes (dans son sens moderne) mais plutôt des artisants/bâtisseurs de talent. Bref, des gens possédant un savoir-faire manuel.

                      Fin de la pose histoire.

                      Cela n'enlève rien au raisonnement de LibertarianKid ou de ses détracteurs.

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