
Ces trois piliers de Charlie Hebdo attaquent en référé les producteurs du film « Choron Dernière », qui sort le 7 janvier, au motif que leurs noms se trouvent sur l'affiche sans leur accord.
Les sociétés de production 3B et Tadrart Films sont assignées à comparaître vendredi à 14h30 au palais de justice de Paris à cause du dernier film de Pierre Carles (coréalisé avec Martin). Philippe Val, directeur de la rédaction et de la publication de Charlie Hebdo, et les dessinateurs Cabu et Wolinski les poursuivent pour « atteinte au droit au nom (…) à raison de l'utilisation illicite de leur nom dans le cadre de l'affiche du film “Choron Dernière'”.
“Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo”
Ce film, sous-titré “Vie et mort du Professeur Choron et de Charlie Hebdo”, mentionne leurs trois noms sur l'affiche, et sur différents sites Internet, aux côtés de ceux de Georges Bernier (le professeur Choron), Cavanna, Marc-Edouard Nabe, Siné et Vuillemin. (Voir la vidéo)
Si le juge des référés suit les demandes des plaignants, les producteurs seront condamnés à payer 4 000 euros à chacun d'eux, ainsi que, solidairement, 1 500 euros, en plus des frais de justice et d'une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée.
L'assignation de leur avocat, Me Richard Malka, indique :
“L'affiche du film, réalisée par le dessinateur Vuillemin, induit une confusion majeure quant à la participation spontanée de Messieurs Cabut, Val et Wolinski au film en question (…) [Leurs noms] ne sauraient donc faire l'objet d'une utilisation à des fins lucratives et ce afin de susciter l'intérêt du public.”
Le film, qu'“aucun d'eux n'a visionné”, “semble en réalité être un véritable réquisitoire contre les demandeurs”, qui y seraient “violemment” dénigrés. Quant à son coréalisateur Pierre Carles, il se serait “déjà illustré par l'utilisation de procédés très contestés”.
Cavanna : “Tignous, Charb, Riss, Luz (…), ils rentrent leurs griffes”
Rue89 a visionné ce film, qui comprend quelques extraits propres à gêner l'équipe actuellement dirigée par Philippe Val. En particulier quand l'un des deux principaux fondateurs de Charlie (avec Choron), Cavanna, déclare ceci à propos de ce qu'est devenu l'hebdo (où il travaille toujours) :
“[Les dessinateurs] Tignous, Charb, Riss, Luz, c'est des jeunes pleins de talent, pleins d'audace, audace qu'on sent rentrée. Ils rentrent leurs griffes. Tu enregistres, là ? Tant pis pour ma gueule.”
Me Malka explique qu'en assignant les producteurs du film, ses clients “cherchent à éviter la confusion. On a considéré qu'on ne pouvait pas laisser faire n'importe quoi, pour le principe. La prochaine étape, ça peut être un film porno avec les noms de Val, Cabu et Wolinski.”
Du côté des boîtes de production, on s'étonne :
“Attaquer sur le mercantilisme de nos sociétés en demandant des dommages et intérêts et astreintes financières permet non seulement de ne pas attaquer les réalisateurs sur le fond du film, mais aussi d'asphyxier financièrement nos sociétés.”
Pierre Carles, lui, trouve que les trois journalistes de Charlie se trouvent en situation d'“arroseurs arrosés” :
“Ce qui est drôle dans cette affaire, c'est qu'il y a dix ans, j'ai pu sortir mon film ‘Pas vu, pas pris’, grâce à une souscription lancée par Charlie Hebdo, que dirigeait déjà Philippe Val. Sur l'affiche, se trouvaient une quinzaine de noms de personnes sans leur autorisation, dont PPDA, Etienne Mougeotte, Patrick de Carolis, ce que cautionnait Charlie Hebdo.”




















8
De soixantehuit
16H37 | 18/12/2008 |
Au grand temps d'Hara-Kiri avec Choron on aurait eu droit à un « Qu'ils crèvent ! » définitif…
De asozial
aus Berlin | 16H42 | 18/12/2008 |
ça a commencé avant Siné, il y a eu la montée de l'islamophobie hystérique, le soutien à Ségolène Royal et ce qui m'a définitivement dégouté de Charlie, l'attaque méphitique contre Chomsky (j'avais lâchement toléré celle contre Tod)…
et finalement la convergence avec le catéchisme de BHL et consorts qui fait que anticapitaliste = antiaméricain = antisémite = nazi - bref la fin de la pensée et la soumission au pouvoir de l'argent.
et comme cabu, oncle bernard et wolinsky sont de grands garçons, ils pourraient de désolidariser de val quand il devient trop con, et ils ne le font jamais, ils le cautionnent donc et n'ont pas d'excuses.
De Le Yéti
yetiblog.org | 18H50 | 18/12/2008 |
KOUCHNERITE AIGÜE
Val, Cabu, Wolinski avaient raison, autrefois : la vieillesse est un naufrage ! Aujourd'hui, les voilà, pauvres barbons cacochymes installés, frappés de « kouchnerite » aggravée, crachotant leurs misérables plaintes devant ces tribunaux qu'eux-mêmes brocardaient avec tant de férocité. Jadis !
De newf
essaye de s'en sortir | 18H47 | 18/12/2008 |
Tiens çà faisait longtemps que rue89 n'avait pas tendu la perche aux anti-val pour leur permettre de se défouler dans leurs commentaires. Allez faut pas mollir les gars et les filles, encore 2 ou 3 articles bien orientés avant la fin de l'année, çà fait oublier la crise. Et puis c'est pas trop compliqué, il suffit de mettre Val en mot clé et c'est parti. Est-ce que vous avez des parts dans Siné Hebdo ? Si oui je n'ai plus qu'à vous souhaiter une rentabilité à 2 chiffres pour 2009.
De palmer
passant | 19H16 | 18/12/2008 |
Ah comme il est difficile de résister au charme procédurier de l'époque sarkozienne ! Charlie Hebdo remue encore … d'une dernière convulsion.
De rabouille66
musicien | 19H34 | 18/12/2008 |
pfffff , cabu et wolinski sont vraiment devenus des grands bourgeois qui ne pensent qu'à leurs petites affaires, et ça ne fait qu'empirer. C'est vraiment dommage, ça me fait de la peine, ce sont des gens qui ont tant fait pour la presse, qui nous on tant fait marrer, et là, ils se vautrent corps et âmes, une fois après l'autre, dans la bouillie crypto-intello-protectionniste de cet affreux phillipe VAL, qui transpire de + en + la haine et l'autosuffisance (dernièrement vu sur arte dans un débat sur le christianisme, bouffonesque).
Non vraiment c'est affligeant,
surtout quand on en déduit le risque financier de faire un film sur choron, bon c'était pas un saint, mais bon quand même ces types leur doivent tant de choses, sans Bernier, ils n'auraient jamais atteint la liberté et le génie de leurs dessins et de leur sujets (bon je parle de quand même quelques années en arrière, hein…) e t même peut être quoi que ce soit,
Et puis merde moi je suis pour le sanctifié le père Choron, il mérite au moins ça !
Celui pour qui j'ai encore plus de peine c'est pour Cavanna, l'illustre a maintenant 85 balais, et se retrouve coincé à bosser dans ce torchon qu'est devenu charlie hebdo, L'homme n'a jamais monnayer quoi que ce soit, la preuve il n'est même pas actionnaire de Charlie, je suis qu'il n'a même pas de retraite. 50 ans dans la presse, à faire avancer la liberté de ton, et le voilà coincé dans la porcherie socio-democrate charlie hebdo 2000.
J'ai à peine la trentaine, et je peux vous dire, sans être nostalgique du temps ou ils oeuvraient à plein tube, je les regrettent ces types, je regrette que des gens de ma génération ne sentent pas aussi libre qu'ils aient pu être, avec tout le travail que ça leur a couté biensur.
Moi, j'irai voir choron dernière, juste parce que ça va me faire du bien de voir sa tronche fallus sur grand écran, et Cabu et Wolinski vous irez peut être pas au cimetière à pied ou fauchés, mais à mon avis vous irez pas fier !
De TitiM
19H43 | 18/12/2008 |
Honte a eux !
Non seulement ils ont trahis l'esprit de Charlie mais ils utilisent les même moyens que ceux qu'ils disent combattre.
Quelle déchéance.
Bien sur, l'affiche n'est qu'un pretexte. Peut-etre n'assument-ils tout simplement pas ce qu'ils y disent, notemment sur le role de Choron dans Hara Kiri ou Charlie.
Charlie n'est maintenant que l'ombre que ce qu'il fut. Politiquement correct, auto censure, ni bête ni méchant. Ceux qui osent aller contre, Renaud, Siné, ont été virés.
Vive Choron !
De oLaye
21H53 | 18/12/2008 |
Aujourd'hui, il reste en France 2 journaux sérieux. Charlie et le Canard. C'est ce qui nous distingue de pays comme l'Italie ou l'Algérie (au hasard). Ce qui en fait des cibles de premier choix pour le gouvernement que nous avons, et que, paraît-il, nous méritons.
Alors quoi ? Il faut tomber dans le panneau et les descendre dès que le premier gogo se fâche avec eux ?
Ce n'est pas pour Val que je reste, mais ce n'est pas avec Siné que je partirai.