Plusieurs centaines de directeurs d'école sont entrés en résistance, ce mercredi 17 décembre, pour protester contre les nouvelles directives Darcos. Au niveau des académies, les sanctions sont encore rares quand il s'agit de refuser les deux heures de soutien scolaire ou les nouveaux programmes.
Mais un de nos riverains, réfractaire à la Base élèves, a décidé de ne pas appliquer ce fichier quitte à être sanctionné financièrement. Il revient sur ses motivations, alors que le mouvement s'organise au niveau national.
Directeur d'une école, j'ai signé comme cent-cinquante de mes collègues à ce jour un appel national de résistance contre la mise en place de Base élèves, application informatique nationale transitant par internet et recensant des données sur les élèves des écoles françaises. Nous sommes ensemble sortis de l'anonymat pour réveiller les consciences et appeler les parents d'élèves, enseignants et citoyens à se saisir d'urgence de ce dossier sensible remettant en cause les fondements de notre profession.
Ces derniers mois, le ministre de l'Education nationale face aux protestations a supprimé les champs à renseigner les plus polémiques (absentéisme, nationalité, besoins éducatifs particuliers…) de ce fichier vidant pour un temps de leur substance les argumentaires anti-Base élèves. Les débats ont en effet longtemps porté sur la teneur des champs à renseigner, les dernières annonces du ministre sonnaient donc sa reddition devant la mobilisation citoyenne.
Une « victoire » au goût amer
Mais un goût amer accompagnait cette « victoire » presque trop facile de ces parents dont les enfants étaient toujours répertoriés sur la base, et de ces directeurs toujours sommés de se soumettre à cette obligation de service. Nous avions juste oublié que l'objet même d'une immatriculation des élèves devait suffire à justifier ce combat.
Les champs obligatoires à renseigner ont certes été restreints et aujourd'hui Base élèves peut paraître anodin. Cependant, il faut garder en mémoire que ce fichier est évolutif et les champs évacués pourraient réapparaitre librement en fonction de besoins futurs comme la prévention précoce de la délinquance actuellement toujours au goût du jour.
L'administration a su donner des gages aux directeurs d'école leur permettant de remplir la base a minima, elle a su faire également les concessions nécessaires pour essouffler le débat et tenter de préserver l'essentiel : la pérennité de cet outil.
Une base de données parallèle existe
La dissimulation de l'existence d'une base de données parallèle (BNIE) permettant la conservation d'à peu près les mêmes données que base élèves mais nullement soumise aux maigres cautions accordées sur celle-ci, ne me rend guère optimiste sur l'évolution de ce fichier.
Il faut ici se rappeler que ce qui sous-tend l'engagement d'un enseignant et d'un directeur est d'agir dans l'intérêt premier des élèves. Cet objectif entre ici en contradiction violente avec la rhétorique bureaucratique et la terminologie entourant la mise en place de cet outil, qui oublie l'humain pour parler ingénierie éducative. Le paroxysme étant la décision de sanctionner des directeurs ayant l'outrecuidance de s'inquiéter du secret professionnel, de la préservation de la vie privée des familles et de l'évolution future de ce fichier.
Punition infantilisante
J'ai dans ce sens comme d'autres subi le retrait d'une journée de salaire et m'apprête à subir une seconde fois cette punition infantilisante, symbole d'une communication rompue entre une base manutentionnaire et les hauteurs administratives.
En tant que directeurs d'école, il ne nous appartient pas de participer à cette entreprise de renseignement. Je considère pour ma part mes missions de directeur comme plus nobles. J'ai choisi comme les autres signataires de cet appel de passer outre cette injonction et d'y privilégier un lien de confiance avec les parents d'élèves de mon école. C'est celui-ci qui motive ma décision de rester directeur, et me rend légitime dans cette fonction et serein dans ce combat. Je ne peux ainsi accepter qu'on évacue d'un revers de main et sans aucune justification un droit d'opposition légitime aux parents d'élèves.
Ainsi, on peut nous traiter de passéistes refusant la modernité ou d'adeptes de la théorie du complot, nous avons choisi d'appliquer un principe de précaution essentiel à nos yeux à la préservation des fondements de l'école. Les enfants ne sont pas la propriété de l'état, il ne peut donc en ce sens dénier le droit à des parents de vouloir se préserver en refusant la saisie de données sur leurs familles.
► Lire aussi : Diane Combes, institutrice, désobéissante et sanctionnée




















34
(Pour réagir, connectez-vous)
De Le Yéti
yetiblog.org | 15H07 | 17/12/2008 |
SOLIDARITÉ
Les représailles se multiplient contre les enseignants frondeurs.
Mais les enseignants tiennent bon. Qu'ils sachent que nous sommes nombreux à les soutenir, y compris financièrement pour leur payer leurs jours de salaires perdus.
Pour ma part, je propose à tous les lecteurs de passage ici de verser mensuellement la somme de CINQ EUROS pour les soutenir.
Le site de référence des enseignants-résistants : RÉSISTANCE PÉDAGOGIQUE.
à Le Yéti
De Karsowsky
Anticonformiste | 17H35 | 17/12/2008 |
Ben voyons… quand un joue les martyrs on assume. Et qu'est ce que c'est cette désobeissance civique ? sinon de l'égocentrisme primaire dont l'alibi serait une pensée universelle éducative.
L'éducation nationale est un état dans l'état qui fonctionne depuis des décénnies avec des concepts soit disant de gauche….et on en en voit les résultats. De gauche ils en ont que le nom
à vomir !
à Karsowsky
De Le Yéti
yetiblog.org | 20H52 | 17/12/2008 |
Mais « on assume », Monsieur le vomisseur. Et on soutient. Vous nous envoyez cinq euros ? Ça serait sympa ; -)
Ah j'oubliais, une petite dernière pour vous aider à mieux vider vos entrailles : 132 instits du Havre (76) viennent d'envoyer une lettre de désobéissance civique à leurs inspecteurs. Vous entendez ? Cent trente-deux professeurs des écoles dans une ville, qui « assument ». Il y a des minorités qui touchent parfois à la majorité, n'est-ce pas ?
à Le Yéti
De syga
19H48 | 17/12/2008 |
Je suis enseignante en maternelle, je fais du soutien pendant 1 heure le midi de 12h50 à 13h50 le mardi et le vendredi à des enfants de trois -quatre ans ( des moyens). résultats : certains s'endorment pendant le soutien, d'autres restent prostrés car ils regardent leurs camarades qui jlouent dans la cour. Nous sommes deux enseignantes pour 1 ou 2 ENFANTS ; Je suis écoeurée car j'ai l'impression de servir à rien.
TOUT A ETE DECIDE SANS NOUS ;
à syga
De hershellgordon
21H37 | 17/12/2008 |
et moi mon fiston a du soutien entre 11h30 et 12h00 chaque mardi…il aime bien…puisqu'il m'en parle…les enfants sont au nombre de 5 pour deux instits…qui m'ont dit avant les vacances qu'elles servaient à quelque chose…
à syga
De MATIPASADA
retraitée de l'éducation nationale | 10H51 | 18/12/2008 |
Que peut-on soutenir en maternelle ? Il me semble qu'il faut peut-être éveiller un petit enfant ? Non ?
Mon petit fils a appris en maternelle, toutes les lettres de l'alphabet.J'étais contente : hélas en primaire son institutrice a pratiqué la méthode globale de lecture….
Un éveil au monde qui les entoure me semble plus profitable ,car il ne faut pas oublier que les petits ont un rythme ,celui qui n'est pas prêt à lire à 5 ans le sera à 6 et réciproquement.Accompagnons les enfants vers ce qu'ils découvrent ,à cet âge,ils ont le temps ,comme autrefois ,ils peuvent très bien attendre le cp pour être soutenus.
De caro
délinquante avérée | 15H26 | 17/12/2008 |
Le fichier « base élèves » est une véritable honte ! Le gouv pouvait faire semblant de reculer, il a obtenu ce qu'il voulait : un n° identifiant pour chaque enfant valable … 35 ans ! ! ! ! !
Merci, Mesdames et Messieurs les directrices et directeurs, d'oser ainsi vous lever contre le fichage généralisé de la population, car tous les enfants passent par l'école et auront leur n°. Merci de montrer que vous ne vous battez pas pour des raisons catégorielles mais pour le bien public.
Pour suivre la lutte
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
et pour signer la pétition.
http://petition.bigbrotherawards.eu.org/Base-eleves-petition-de-soutien-…
De ramassis
(ch'tite racaille) | 15H33 | 17/12/2008 |
L'insoumission de tous les directeurs d'écoles pourrait sembler être une solution au problème « Base Elèves ».
Mais ils sont sanctionnés… et ne sont qu'une infime minorité.
Il en existe une autre :
Que les parents d'élèves REFUSENT de remplir les fiches de renseignements distribuées en début d'année.
Et ne fournissent, sur papier libre, à l'instit. de leur enfant que les numéros de portables à prévenir en cas d'urgence, ainsi que les précautions médicales éventuelles ou autres allergies.
Que ces parents demandent fermement aux instits de ne pas communiquer ces infos au directeur d'école et l'inscrivent noir sur blanc sur ce papier libre.
Ainsi, l'administration ne pourra plus sanctionner instituteurs et directeurs d'écoles.
Ils auront transmis, comme on le leur demandait, des fiches de renseignements.
Sauf que celles-ci seront vierges (avec simplement une signature des parents en dessous de la mention « certifions avoir bien reçu ce document »).
Je pense que les associations de parents d'élèves devraient inciter à ce genre d'actions de prévention (et de préservation).
Non ?
Pensez-y avant la prochaine rentrée des classes ! ! !
à ramassis
De Le Yéti
yetiblog.org | 15H46 | 17/12/2008 |
Pas si « peu nombreux », cher Ramassis ; cf cette lettre signée par 130 directeurs d'écoles.
Voir aussi ce site.
à Le Yéti
De kk
star malgré elle | 16H02 | 17/12/2008 |
Dans mon département, aux dires de l'Inspecteur d'académie, seuls 15% de la base sont remplis.
Beaucoup jouent l'inertie, et c'est également efficace. Pour l'instant.
http://www.darcos-demission.org
à kk
De caro
délinquante avérée | 16H28 | 17/12/2008 |
le lien ne marche pas, kk
à caro
De kk
star malgré elle | 23H52 | 17/12/2008 |
Je crois que le lien est victime de son succès, il remarche régulièrement
De marc87
retraité | 18H16 | 17/12/2008 |
La résistance a permis le retrait de base élèves et comme ancien directeur je soutiens toutes les initiatives qui tendent à s'opposer à toutes les mauvaises actions de Darcos et de Sarkozy pour casser notre service éducatif.
à marc87
De punky
ni jah ni maitre | 18H35 | 17/12/2008 |
A marc87 ; il n'y a pas de retrait base élèves juste des champs ont été supprimés mais rien ne garantie qu'ils ne seront pas remis.
De punky
ni jah ni maitre | 18H31 | 17/12/2008 |
« Nos enfants sont fichés ne nous en fichons pas »….effectivement nous nous sommes concentrés sur les champs qui rappelons le étaient « langue parlé à la maison »..etc .Comme toujours on nous présente le pire pour pouvoir délester et nous faire gober le grave.
Même si les parents ne remplissent pas les fiches de renseignements nos enfants se sont vu attribués un numéro de matricule (qui les suivra pendant 35 ans…sic).
A ma connaissance à Marseille ,une seule directrice c'est ouvertement opposée à renseigner « base élèves » et nous lui apportons tout notre soutien.
Une autre saloperie à vu le jour,c'est la prime aux évaluations :
-les enseignants de ce1 et de cm2 se sont vu attribuer une prime de 400 euros (diviser pour mieux reigner).
Certain on decidés de reverser cette prime à une caisse de soutien.
De barbouille
surfeuse | 20H03 | 17/12/2008 |
issu du site de la CNIL
La collecte de données personnelles auprès de mineurs est-elle possible ?
Oui, mais en respectant une double condition :
1.
recueillir le consentement préalable des parents, à qui l'on doit donner les moyens de s'opposer à la collecte,
2.
fournir une information claire aux mineurs.
Le formulaire de collecte des données doit indiquer le caractère obligatoire ou facultatif des réponses. En cas de cession des données à des tiers, les personnes concernées doivent en être informées et elles doivent pouvoir s'y opposer facilement par le biais d'une case à cocher présente sur le formulaire. Enfin, une mention doit préciser l'existence du droit d'accès et de rectification. Le recueil auprès de mineurs de données sensibles (origines raciales, opinions politiques, religieuses, philosophiques, syndicales, mœurs) est interdit.
MAIS
Puis-je refuser d'être fiché ?
1/- Vous pouvez toujours refuser, sans avoir à fournir de raisons, que vos données soient utilisées pour qu'on vous envoie des courriers publicitaires : c'est une règle absolue.
2/- Vous pouvez également refuser que soient enregistrées des données sensibles qui vous concernent, par exemple vos opinions politiques, votre religion, des éléments relatifs à votre santé, etc.
3/- Sachez aussi que même si vous étiez d'accord au départ pour fournir des informations vous concernant, vous pouvez changer d'avis et demander à ne plus être fiché.
4/- Retenez enfin que le refus d'être fiché, qui s'appelle le droit d'opposition dans la loi informatique et libertés, ne doit pas vous occasionner de frais.
En revanche, vous ne pouvez pas refuser d'être dans de nombreux fichiers, en particulier ceux du secteur public (Fisc, police, justice, sécurité sociale … ), mais aussi dans d'autres fichiers gérés par des organismes avec qui vous êtes en relation, par exemple les fichiers tenus par votre banque. Pour autant tous ces fichiers « obligés » ne peuvent pas contenir n'importe quoi.
la question reste entiere : Si en tant qu'adulte je ne peux effectivement pas eviter d'etre fiché par des organismes publics puis je refuser que mes enfants mineurs le soient ?
De Danielle29
20H44 | 17/12/2008 |
« Nous avions juste oublié que l'objet même d'une immatriculation des élèves devait suffire à justifier ce combat. »
Merci pour votre lucidité et votre courage.
De kawouede
21H55 | 17/12/2008 |
Les Verts ont sorti un communiqué appelant parents et enseignants à élaborer démocratiquement l'école de demain, pour contrer les projets répressifs et ultralibéraux du gouvernement actuel
http://lesverts.fr/article.php3 ? id_article=4318
De marie 75 3563
09H10 | 18/12/2008 |
au cas où … les lycéens ne le sauraient pas :
Education : les réformes se poursuivront, réaffirme Sarkozy
(le » soir belge)
« Le travail de réforme “ se poursuivra ” dans l'Education nationale malgré le report de la réforme des lycées, a réaffirmé Nicolas Sarkozy, en réitérant son soutien à Xavier Darcos. (…)
“ Xavier a souhaité, vous le savez, se donner du temps pour mieux expliquer pourquoi il faut réformer le lycée et comment le faire. J'ai approuvé cette proposition car je tiens vraiment à ce que cette réforme essentielle pour nos jeunes aboutisse (…)
‘ Xavier Darcos sait qu'il peut compter sur mon soutien et sur celui du Premier ministre, comme sur celui de chacun de ses collègues du gouvernement ’, a ajouté M. Sarkozy.
Assurant que ‘ le travail de réforme se poursuivra ’, le chef de l'Etat a évoqué l'amélioration de la formation des professeurs, qui seront recrutés au niveau du master à partir de 2010.
‘ Le lycée sera également réformé, pour que les jeunes de France soient mieux préparés aux études supérieures et à leur vie d'adulte ’, a assuré M. Sarkozy. Selon lui, ‘ ce n'est pas parce que le consensus est difficile qu'il faut baisser les bras, bien au contraire ’.
Il a remercié Xavier Darcos pour les ‘ propositions très utiles qu'il a déjà faites pour qu'à l'avenir les besoins de chaque lycéen soient mieux pris en compte et que le système des filières, qui met la section S au centre de tout, soit corrigé et rééquilibré ’.
(..).
(ap)
De Wladimir
09H27 | 18/12/2008 |
Bonjour Monsieur Brunault
C'est avec respect que je vous assure de mon plus entier soutien ; votre prise de position est, à mon sens, plus qu'honorable et votre analyse pertinente.
Les « aménagements » de Monsieur DARCOS ne sont en effet qu'un faux-semblant et une pirouette pour pietiner un droit fondamental : le respect de la vie privé et le droit au secret ne se marchande pas ! Un peu comme-ci on justifiait le droit d'
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
11H29 | 18/12/2008 |
Le titre « désobéir à…. » est symptômatique de l'infantilisme compassionnel qui règne à gauche… On a honte de lire toutes ces bouffonneries !
De groche
chef de produit | 10H23 | 18/12/2008 |
quand dans le privé , vous n'étes pas d'accord avec la statégie et les décicions de l'entreprise , en général , on vous dit que la porte est grande ouverte ….
pourquoi ne pas appliquer la méme méthode à l'éducation nationale ?
tout ces directeurs et ces professeurs qui passent leur temps à se plaindre du ministre feraient mieux de se poser la question de savoir pourquoi nous avons un des enseignements les plus inefficaces , les plus chers et les plus inégalitaires du monde …
si il y a réellemnt besoin d'effectifs supplémentaires , comment trouve-t-on le temps de faire de la contestation et des gréves ?
les gens du privé ne comprennent absolument pas cette attitude de la part de fonctionnaires qui sont plutot des nantis dans la crise que nous traversons
De marie 75 3563
11H11 | 18/12/2008 |
Lorient : Plus de 1 500 lycéens dans la rue
Malgré le report du projet, les lycéens ont l'intention de « remettre ça » toute la semaine. La police s'inquiète.
(…)
Du coup, vers 9 h 30, ils étaient près de 1 500 à prendre le chemin de l'Université. (…)
Les manifestants sont repartis vers Dupuy. Ils ont traversé le lycée avant de rejoindre le centre-ville, puis la Gare d'échanges. Manifestation bruyante, mais gentille.
Aucun incident, aucune dégradation le long du parcours. Mais pas non plus de vrai slogan ni d'encadrement. Où sont les leaders ? Il n'y en a pas. Où sont les tracts ? Pas imprimés. Y aura-t-il une assemblée générale ? Personne ne sait. « De toute façon, ça ne sert à rien, dit un lycéen. Pour nous, c'est clair : la réforme Darcos, on n'en veut pas. Demain, après-demain, on redescendra dans la rue. Sa réforme, il peut la retirer tout de suite, le ministre. Sinon, ça va se durcir. »
C'est aussi la crainte de la police nationale. « Globalement, ça se passe très bien, estime un officier de police. On peut dialoguer avec eux, on prend les précautions indispensables, mais ils sont réglo. Ce qu'on craint, c'est que le mouvement se poursuive et qu'il attire des casseurs. Il suffit de quinze ou vingt gars décidés dans une manif où ils sont mille, pour que tout bascule. On n'est jamais à l'abri. Si ça dure, ça peut aussi donner des idées aux gars de la SBFM ou de la sous-traitance. Et s'il y a la jonction entre les ouvriers et les lycéens… »
Entre midi et deux heures, le cortège a grossi. D'abord avec l'apport des Lanestériens de Jean-Macé, que les Lorientais sont allés chercher à leur lycée, faute de pouvoir occuper la voie ferrée. Puis avec les élèves de Saint-Jo, sortis à midi, et avec près de 400 Hennebontais, arrivés à pied… D'où le slogan, repris en début d'après-midi : « On n'est pas fatigués ! » Les lycéens sont restés un quart d'heure devant la sous-préfecture, avant de reprendre leur déambulation un peu au hasard.
(…)
Ouest-France, 17 décembre 2008
De Wladimir
11H12 | 18/12/2008 |
Bonjour Monsieur Brunault,
Permettez-moi de vous vous féliciter pour votre prise de position et de vous assurer de mon entier soutien dans cette lutte. Je trouve, en effet, votre analyse pertinente et je suis d'accord avec ce que vous expliquez : le droit au respect de la vie privée ne se marchande pas et une base de donnée du type imposée ne se justifie nullement par le fait qu'elle a été réduite dans ses questions ; elle constitue, qu'elle qu'en soit la €€
à Wladimir
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
11H33 | 18/12/2008 |
Pauvre mec, il a rendu l'âme avant de finir son post… Prions pour le repos de son âme !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Wladimir
14H31 | 18/12/2008 |
Merci à toi, Juan Pablo, de ta commisération
mais plutôt que de prier pour mon ame (Ni dieu ni maitre) j'aimerais autant que vous reprenassiez le drapeau que je, modestement, brandis
ce qui, ,j'en suis con vaincu, est à votre portée
Ceci étant dit je voulais préciser, avant d'être trahi par la technologie du XXI ème siècle, qu'à mon sentimentcette base de donnée doit purement être refusé, qu'il n'y a pas lieu d'accepter le marchandage quand il s'agit de préserver les libertés et que la suppression de certains renseignements ne justifie pas la mise en place d'un fichage (flicage ? ) via les personnels de l'éducation nationale ; ce serait comme de justifier les chaines au pied des prisonniers en « négociant » la longueur de la chaîne
Salutaions à tous
et courage à ceux qui résistent
De marie 75 3563
11H35 | 18/12/2008 |
18 décembre, étudiants et personnels, invitons-nous à la conférence des présidents d'université !
Jeudi 18 décembre, aura lieu le matin une réunion plénière de la Conférence des Présidents d'Université visant à en renouveler le bureau. C'est une occasion unique de les interpeller collectivement sur les réformes en cours : statut des enseignants-chercheurs, mastérisation des concours d'enseignement, et plus largement l'ensemble des mesures contenues dans la loi LRU, sans oublier le démantèlement des organismes de recherche. La LRU a donné aux présidents d'université des pouvoirs importants, y compris celui d'empêcher de fait la mise en place de nombre de ces mesures. A cet effet, une lettre ouverte leur sera remise.
SLR SLU et le SNESUP appellent donc l'ensemble des personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur et les étudiants à se rassembler
JEUDI 18 DECEMBRE, 9H du matin,
au siège de la CPU, Maison des universités, 101-103 Bd St-Michel, Paris Ve (à la sortie du RER Luxembourg coté rue de l'Abbé de l'épée (=côté Ulm))
Voir :
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php ? rubrique4
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php ? article2301
à marie 75
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
12H10 | 18/12/2008 |
Quelle désinformation ! Pendant des années, c'est la FSU qui a fait la loi au CNRS ! C'est une honte !
De marie 75 3563
11H37 | 18/12/2008 |
Lycée Jean Macé Lanester (Morbihan) : la grève et le blocage continuent
mercredi 17 décembre 2008
La grève des lycéens a commencé lundi 15. Le lycée a été quasiment totalement bloqué hier. Face à une tentative d'occupation annoncée pour la nuit de mardi à mercredi, le proviseur a :
* menacé de faire appel à la police,
* annoncé la fermeture du lycée jusqu à jeudi soir
* commencé à renvoyer les internes chez eux (inernat fermé ce soir et demain soir).
L'occupation n'a pu se faire hier soir, et les élèves et quelques professeurs solidaires ont quitté les lieux peu après 19 heures.
Ce jeudi matin, le lycée, finalement ouvert, a été très rapidement à nouveau bloqué.
Demain, ça continue !
à marie 75
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
11H50 | 18/12/2008 |
Allez Kamarad ! C'est la lutte finale ! ou la Bouffonnerie finale !