Un groupe de défense des sikhs poursuit la France devant le Comité des droits de l'homme et demande un aménagement de la loi.

(De New York) La fronde contre la loi dite « sur la laïcité » s'est exportée aux Etats-Unis. Lundi, United Sikhs, une organisation affiliée à l'ONU, a déposé une plainte contre la France auprès du Comité des droits de l'homme des Nations unies.
Le groupe, qui soutient depuis sa création en 1999 la communauté sikh dans le monde, exige un amendement à la loi sur les signes religlieux dans les écoles publiques de 2004, dans le sens d'une reconnaissance du « droit au turban », qui fait partie intégrante de l'identité sikh.
Mejindarpal Kaur, chargée de la défense internationale des droits civils et humains à United Sikhs, expliquait devant une centaine de sikhs rassemblés au Church Center de l'ONU :
« En vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la France ne peut limiter les droits fondamentaux que si c'est absolument nécessaire. Nous affirmons que la France n'a pas donné de raison valable pour nier aux Sikhs le droit de porter le Turban. »
Le vote de la loi « sur la laïcité » en mars 2004 a été vécu comme un affront par cette communauté religieuse, qui, avec 25 millions d'adeptes essentiellement concentrés dans la province indienne du Penjab (Nord de l'Inde), constitue la cinquième religion mondiale. A New York, ou 25 000 sikhs ont élu domicile, la réaction contre la loi française a été particulièrement forte.
« C'était insultant », se rappelle Mohinder Singh, qui habite ici. « Pour la France, le Turban est une menace à la sécurité. Mais sans lui, je ne peux pas m'épanouir. »
Son incompréhension est d'autant plus forte que, dit-il, pour lui et d'autres, les Sikhs ont contribué la victoire de la France contre l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale, prenant notamment part aux combats dans la Somme :
« Nous avons sacrifié nos vies pour la liberté du peuple français. Ils devraient comprendre notre douleur. »
Au ministère : « Quoi ! Il y a des Sikhs en France ? »
Dans le sikhisme, le turban -ou « dastaar“- sert à couvrir et protéger les cheveux. Ces derniers ne sont jamais coupés, parce qu'ils sont, selon la doctrine, des cadeaux de Dieu. Les sikhs font remarquer que, même s'ils retiraient leur turban, leurs cheveux noués également caractéristiques de leur confession constitueraient tout autant un signe religieux ‘ostensible’ condamné par la loi.
‘Je comprends que les Français recherchent l'égalité et veulent que tout le monde se ressemble’, concède Gurmej Singh, l'un des participants à la réunion du Church Center. ‘Mais si je n'ai pas mon turban, je ne suis plus moi.’
Certains participants affirment que la commission Stasi, qui a produit le rapport à l'origine de la loi controversée, a ignoré le cas des sikhs. La raison ? Le nombre relativement faible de Sikhs en France -7 000 selon The Sikh Coalition, une association basée aux Etats-Unis- et une assimilation, dans l'esprit de beaucoup, à l'islam.
A ce titre, un article du New York Times du 12 janvier 2004 rapportait l'étonnement d'un responsable au ministère de l'Education nationale à l'époque : ‘Quoi ! Il y a des Sikhs en France ? ’, demandait-il à la journaliste du quotidien.
Malgré les promesses du ministre des Affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, lors d'un déplacement en Inde en février 2004, le problème n'a pas été résolu.
Peu après l'entrée application de la loi en septembre 2004, Bikramjit Singh, 18 ans, a été expulsé de son école et obligé à suivre des cours à distance. En 2005, Shingara Mann Singh,52 ans, s'est vu refuser la délivrance de son passeport parce qu'il refusait de poser à tête découverte, et Ranjit Singh le renouvellement de sa carte de séjour pour la même raison. Ces trois cas ont été présentés au Comité des droits de l'Homme dans le cadre de la plainte déposée lundi.

Dans sa plainte, United Sikhs a invoqué les articles 2, 12, 17, 18 et 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, portant sur la liberté d'expression, de culte et de déplacement, en arguant que :
- Les règles de sécurité pour les passeports édictées par l'UE ne font pas mention de photographies d'identité à tête découverte
- La France autorise des ressortissants étrangers à entrer sur son territoire en utilisant des photos à tête couverte
- En refusant de renouveler des documents de séjour et voyage, la France viole le droit de chacun à se déplacer en dehors de son territoire
- En expliquant qu'‘un Sikh ne serait pas Sikh sans son turban’, résume Mejindarpal Kaur, d'United Sikhs.
Si la plainte est reçue, en tant que signataire du Pacte et de ses Protocoles, et reconnaissant la primauté du droit international sur le droit interne, la France devra apporter à la loi les modifications nécessaires pour se conformer au Pacte.
‘L'Etat français n'a jamais été mis à l'épreuve sur ce sujet’, rappelle Clive Baldwin, conseiller légal auprès de Human Rights Watch : ‘L'ONU ne regardera pas le problème à travers les yeux de la tradition européenne.’
Les précédents recours, en France et en Europe, ont échoué
Sans préciser quelles actions seraient entreprises si la plainte était rejetée par le Comité, United Sikhs considère l'ONU comme un dernier recours pour consacrer le ‘droit au turban’, les précédentes plaintes ayant toutes été déboutées par la justice française et européenne.
Dans un arrêt du 15 décembre 2006, le Conseil d'Etat a considéré que l'obligation pour les sikhs de poser tête nue pour la photo du permis de conduire n'était pas contraire aux articles 9 et 14 de la de la Convention européenne des droits de l'homme, relatifs à la liberté de pensée, de conscience et de religion, et à la discrimination.
Le 27 novembre, une autre plainte, autour du non-renouvellement par les autorités françaises d'un permis de conduire en raison du refus de son titulaire -un sikh résidant en banlieue parisienne- de poser tête nue, a été rejetée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), a été jugé non recevable.
Le plaignant ‘en est aujourd'hui à son quatrième renouvellement et n'a aucune intention de changer’, précise son avocat Stephen Grosz par téléphone depuis Londres.
‘Nous ne voulons pas dire que nous sommes persécutés’, souligne pour sa part Mejindarpal Kaur. ‘Toutes les religions sont dans le même bateau.’
Photos : Un sikh manifeste contre la loi sur la laïcité à Paris en janvier 2004 (Charles Platiau/Reuters), réunion de sikhs au Church Center des Nations unies pour protester contre la loi française sur la laïcité, à New York le 15 septembre (Alexis Buisson).




















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à Syht3t
De nessie
14H52 | 17/12/2008 |
Si elle est aussi merdique que ça, notre super Rurope, pourquoi il y a tant de gens qui veulent venir y vivre ?
Je ne suis pas nationaliste, mais alors pas du tout, mais j'en ai marre qu'on crache sur les pays occidentaux, sous prétexte qu'ils ont plein de défauts (ce qui est vrai). Mais les autres ? Si on est aussi heureux en Inde, en Chine ou en Arabie Saoudite, pourquoi donc en partir ?
Par ailleurs, je suis croyante et pratiquante, et heureuse de vivre dans un Etat laïque. Même si la foi est quelque chose de fondamental pour moi, et que j'aimerais que ma fille le pense aussi, je ne lui impose rien. Elle recevra une éducation neutre, elle pourra discuter avec moi, mais à elle de choisir, quitte à ce que ça me fasse mal au coeur.
je ne vois pas ce qu'il y a de problématique à demander à des enfants d'enlever leur turban, voile, kippa ou croix à l'école (6 heures par jour envion). Et dire qu'on ne peut pas enlever son turban 3 mn, le temps de faire une photo d'identité, sous prétexte qu'on n'est plus soi, cela relève de l'obscurantisme.
Je suis pour une laïcité combative, qui laisse les croyants vivre et exprimer leur foi, mais qui s'oppose, au moins dans les lieux publics et s'agissant des enfants, aux pratiques religieuses d'un autre âge. La République ne serait plus la République si elle laissait s'exercer sur son sol de tels comportements dénués de tout sens non seulement rationnel, mais également religieux (la foi n'implique pas de perdre tout sens commun). La IIIème Répubique a obvligé ls catholiques français (au moins certains d'entre eux) à évoluer, et c'est tant mieux. Pourquoi se priverait-on de faire la même chose avec les autres religions ?
Et ceux qui ne sont pas d'accord ne sont pas obligés de venir s'installer en France. Qu'on laisse à ceux qui partagent ces valeurs un pays qui les met en oeuvre. Sinon, les « républicains laïques », croyants ou non, n'auront nulle part où aller pour « être eux ». Ils perdront définitivement une partie de leur identité. La tolérance, c'est dans les deux sens.
à yves C
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur-Libraire | 15H16 | 16/12/2008 |
Dans les années 60 aussi certains tondaient les hippies, ou leur cassaient la gueule, parce qu'ils avaient les cheveux longs. La question n'est pas qu'est-ce que je pourrais dire pour casser du Sikh, en convainquant les Français que j'ai raison. Le problème que posent toutes ces interventions répugnantes consiste précisément dans le fait qu'elles prétendent régenter la vie des autres au nom de la liberté.
L'universalisme n'est pas l'uniformité. Et l'histoire n'est pas finie. L'erreur des Français (ou des occidentaux) est de croire qu'ils représentent le sommet de l'évolution. On a déjà connu ça au XIXe siècle. Ca a donné le racisme, qui avait aussi une parfaite bonne conscience. [Ces points sont un rappel, ils ne sont pas discutables] C'est pour cela que je parle de maurrassisme. Mais c'est pour être poli. Tout le monde sait que la plupart des commentaires sont pétainistes. Le simple fait qu'on les tolère montre précisément que l'histoire n'est pas finie et qu'on n'a pas à donner des leçons aux Sikhs en matière d'arriération.
Le maurrassisme-pétainisme est au moins cohérent en prétendant que nous avons des traditions chrétiennes et que tout le monde doit s'y conformer. Mais ce n'est pas la réalité actuelle. La laïcité et la liberté signifient qu'on ne doit se mêler de régenter les moeurs.
Tant que ce n'était qu'entre français - en clair de gauche et de droite - ça relevait effectivement des mêmes traditions (ce qui n'empêchait pas les guerres - pas plus qu'entre européens, sans parler des juifs), eh bien maintenant, c'est au niveau du monde que ça ce passe. Et si ça vous dérange, tant mieux, ça montre que ce n'est pas facile et qu'il ne suffit pas de reproduire des habitudes et prétendant que tout c'est toujours bien passé entre Français bien de chez nous (ce qui a toujours été faux). Qu'est-ce que vous croyiez ! ! ! !
De Michel THYS
15H02 | 16/12/2008 |
Sous prétexte de « tolérance » (ou par électoralisme), et alors que la religion devrait rester une affaire privée, on concède de plus en plus de droits aux prescrits religieux communautaristes qui prétendent être prioritaires par rapport à nos lois !
Or la liberté individuelle s'arrête là où commence celle des autres : si je visite une mosquée, je me déchausse, et ma femme se couvre ! Ou alors je renonce à visiter les pays islamiques ou à m'y établir …
Revenons au fond du problème : les croyants ont-ils librement choisi de croire, et certains droits de l'Homme ne sont-ils pas prioritaires ?
La Déclaration des Droits de l'Homme de 1948 constitue certes une généreuse déclaration d'intentions humanistes, mais 60 ans plus tard, certains de ses articles restent théoriques, symboliques, inappliqués, voire contradictoires !
Selon l'art.18, « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites ».
Mais avant de prétendre garantir la liberté d'exprimer sa religion, ne faudrait-il pas d'abord garantir la liberté d'en avoir une ou de ne pas en avoir ?
Or c'est loin d'être le cas puisque, comme en témoignent des sociologues, des psychologues et des neurophysiologistes, l'éducation religieuse précoce et unilatérale, à l'origine de la foi, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel et influence, à des degrés divers, le cerveau rationnel et donc l'esprit critique ultérieur, indépendamment de l'intelligence et de l'intellect, du moins dès qu'il est question de religion … Ce qui empêche le plus souvent de remettre ses convictions en question à l'âge adulte, et conduit donc à arborer des signes religieux …
Selon l'art. 7, « L'enfant doit bénéficier d'une éducation qui contribue à sa culture générale et qui lui permette (…) de développer ses facultés, son jugement personnel, son sens des responsabilités morales et sociales (…). Cette responsabilité incombe en priorité aux parents », et, (art,26 /3,) : « Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants ». Mais (art.2), « l'intérêt supérieur de l'enfant doit être la considération déterminante » !
A mes yeux, cela implique d'abord que les parents croyants, quoi qu'ils en pensent, ne sont pas les seuls à pouvoir juger de « l'intérêt supérieur » de leur enfant, en vue de leur adaptation à la modernité, et ensuite qu'ils devraient se demander si, de nos jours, ils ont encore moralement le droit de continuer à donner à leur enfant la même éducation que celle qu'ils ont reçue.
Cela implique enfin que pour « choisir le genre d'éducation à (leur) donner », il faudrait qu'ils aient une connaissance préalable et suffisante des alternatives éducatives en présence, ce qui n'est pas le cas actuellement. Sans doute en raison des traditions religieuses, de l'occultation organisée par les religions, de leur vocation évangélisatrice, mais aussi du fait que la laïcité philosophique répugne à tout prosélytisme …
Les principes, les valeurs, les fondements, les options et les objectifs de l'humanisme laïque restent donc généralement inconnus des croyants …Ils pensent souvent à tort que la laïcité est antireligieuse, alors qu'elle prône au contraire la liberté de croire OU de ne pas croire, par la promotion de l'esprit critique, de la responsabilité individuelle, de l'autonomie morale, de l'ouverture à la différence et de la citoyenneté.
Certes, la laïcisation progresse, du moins sous nos latitudes, mais les religions réagissent par des tentatives de réinvestissement des consciences, de re-confessionnalisation de l'espace public et de néo-cléricalisme politique, surtout depuis Jean-Paul II et Benoît XVI, Sarkozy 1er …
Il serait temps partout d'organiser un véritable débat national et d'oser repenser, dans l'intérêt supérieur de l'enfant, certaines notions fondamentales telles que la neutralité de l'Etat, la liberté constitutionnelle d'enseignement, la transmission des valeurs, les limites de la tolérance vis-à-vis des prétentions des religions à imposer leurs vérités, qu'il s'agisse de celles du catholicisme, du christianisme évangélique, du judaïsme, de l'islamisme et des sectes.
Michel THYS Waterloo.
à Michel THYS
De yves C
informaticien quadra | 17H28 | 16/12/2008 |
D'accord avec vous sauf sur le fait que la laïcité progresse sous nos latitudes :
En fait, je pense qu'elle est attaquée à la fois par les tenants des religions majoritaires et par une certaine frange d'intellectuels qui croient que parce que l'on s'attaque à une religion minoritaire, on est raciste et xénophobe.
Ils désirent remplacer la laïcité (séparation _des églises_ et de l'état) par une égalité des religions. Pour rappel la laïcité défend l'égalité des religions et des philosophies non religieuses (ce qui est mieux)
Pour cela elle se dote d'outils dont l'affichage d'une neutralité qui implique certaines limitation d'une liberté (religieuse) pour mieux assurer cette liberté de manière égale.
Ces assauts sont d'autant plus vigoureux que la France est un des rares pays (avec la Turquie et un autre pays que j'ai oublié) à avoir établit cette liberté.
à Michel THYS
De Sustainable_Gupta
Reparti | 05H48 | 17/12/2008 |
Cher monsieur, votre commentaire me semble être une effrayante mosaïque de contradictions. Je dis effrayante car la volonté de faire le bonheur de l'Homme malgré lui se solde habituellement dans l'Histoire par une expérience sanglante.
Comment pouvez vous sous couvert de libéralisme et en vous référant à la Déclaration Universelle des droits de l'Homme souhaiter une société spartiate ou chinoise version Révolution Culturelle dans laquelle l'Etat s'arroge un droit de regard et de définition de la première éducation des enfants ? En vertu de quoi est il mieux qualifié que les parents pour savoir « ce qui est bon » ?
Si je pense que l'intérêt supérieur de mes enfants est de croire qu'il y a au dessus du monde un Dieu infiniment bon qui s'intéresse à leur destin, les aime et ne se dérobera jamais sous leurs pieds, même dans les situations les plus difficiles de la vie, si je pense que nous sommes « jetés » dans le monde au sens de Heidegger et que la présence de repères métaphysiques et moraux nous rend ce traumatisme plus supportable, quel « débat national » (vous semblez confondre le sens des mots majorité et vérité), quel neuropsychologue, quel sociologue pourra me convaincre du contraire ? Aucun scientifique en tout cas, car tout scientifique sait que les résultats de ses recherches doivent être contestables car documentés et non dogmatiques, et il adoptera donc un profil bas quand il s'agira de dire ce qui est bon pour les enfants des autres. Devant une telle violation des convictions profondes qui structurent mon individu, quelle alternative aurais je à sortir de la communauté nationale, qui se définit par le fait de vouloir vivre ensemble, pour rejoindre une forme de clandestinité ou même de violence que je justifierais comme de la défense légitime ?
Je vis en Chine cher monsieur, un endroit où l'Etat, en imposant l'enfant unique et en provoquant de grands mouvements de population pour assurer sa croissance a détruit le lien des individus avec leurs communautés, leurs croyances, leur identité. Regardez les jeunes de ce pays, leur manque de repères, leur amour exclusif du dernier epod, leur taux de suicide. Mon collègue de bureau, dont la femme est enceinte me disait l'autre jour « A ma génération, nous sommes tous athées, c'est une question d'éducation. Pour moi, il est trop tard pour croire en quoique ce soit, mais je ne veux pas de cela pour mon petit. Il sera bouddhiste »
C'est finalement l'indémodable adage « Science sans Conscience n'est que ruine de l'âme » qui me vient à l'esprit en vous lisant, mais il est vrai que cela nécessite de croire qu'il est une âme.
à Michel THYS
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur-Libraire | 10H57 | 17/12/2008 |
Ce texte montre qu'il n'y a pas que les religieux qui sont des faux culs. Dire que la déclaration des droits de l'homme « constitue certes une généreuse déclaration d'intentions humanistes » (discours faux cul minable) signifie-t-il qu'il faut donc remettre en question l'article 1 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »
Ce n'est pas parce qu'il existe des assassins que les lois qui condamnent le crime sont des « généreuses déclarations d'intentions humanistes ».
La véritable question de l'universalisme, dans le contexte actuel, est la confrontation à la différence réelle qui, en 1948, n'était que théorique. Ce n'est pas parce qu'on est athée (ce qui est mon cas) qu'on doit être ignorant de ces réalités. Et la déclaration de 1948 est précisément un bon compromis. La discussion a déjà eu lieu.
De pierrot le ouf
Gros con supporter de l'OM | 13H45 | 16/12/2008 |
Au risque de passer pour un facho, je dirai : encore la dictature des minoritées !
Alors quoi, si ma religion me dit de me trimbaler à poils, j'aurai le droit de me balader à poil dans les écoles ?
Ils sont 5000 ? Alors il se font une école privée ou ils feront ce qu'ils voudront… De toute façon, le communautarisme, ils connaissent, demander à un Sikhs si sa fille pourrait épouser un français d'origine catholique par exemple…
La liberté des uns s'arréte là ou commence celle des autres.
De Moule
A l'affut | 14H35 | 16/12/2008 |
Il est normal qu'il existe des règles communes à tous, mais ces règles ne doivent pas forcément être stupides. Le fait qu'un adolescent porte un turban dans une école ne me semble pas mettre en danger qui que ce soit. Même chose pour une adolescente voilée. Admettre ces gens là malgré leur différence peut justement permettre d'éviter le communautarisme et d'ouvrir une école par religion (comme cela a été fait à l'époque de la loi sur les signes religieux, pour les musulmans).
De ca_va_changer
Français | 14H09 | 16/12/2008 |
« Pour la France, le Turban est une menace à la sécurité. Mais sans lui, je ne peux pas m'épanouir. » Conclusion : tire toi ; )
à ca_va_changer
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 14H24 | 16/12/2008 |
Tiens, c'est toi qu'est de service aujourd'hui ?
Vive Troll-land !
à ca_va_changer
De anini
enseignante | 14H28 | 16/12/2008 |
ça tourne à des propos FN ,VOTRE TRUC !
à ca_va_changer
De lioe
berlin | 15H12 | 16/12/2008 |
Conclusion : tire toi ; )
Ca mon brave garcon, vous en deciderez lorsque vous ferrez autre chose que de tourner avec votre drapeau et d ecrire des aneries1
C est pas pour demain !
Vous n etes evidemment pas le bienvenue, mais on s accomodera de votre presence et on vous Cottera le Bul comme aux autres ! -)
à ca_va_changer
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 15H29 | 16/12/2008 |
D'accord sur le principe… mais on peut discuter avant d'en arriver à de telles extrémités !
De blablablaetblablabli
patati et patata | 14H10 | 16/12/2008 |
Ha ça c'est nouveau ,ya pire que les muslims ,j'en apprend tous les jours.
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 14H10 | 16/12/2008 |
bonjour,
Ce n'est pas un signe religieux, c'est un mode de vie.
Métropolis marcherons nous main dans la main, comme dans les années 80 ?
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 14H48 | 16/12/2008 |
bonjour,
est ce l'apparence qui nous dérange ?
ou l'importation de l'etat d'esprit des sikhs ?
En inde on est pas obligé de porter le turban, le tika, si on est étranger, ni aucun signe d'appartenance à une religion ou une caste.
De l´axe du bien
14H53 | 16/12/2008 |
les croyants m´emmerdent.
De annaliech
saperlipopette | 14H58 | 16/12/2008 |
Quoi que c'est pas trop les gens qui croient mais bien plutôt les gens qui pratiquent….nuance tout de même !
De annaliech
saperlipopette | 14H55 | 16/12/2008 |
Halte là tout le monde….
Le jour où les gens de n'importe quelle religion, chrétienne, juive, musulmane, sikh et va savoir quoi d'autre garderont leur pu**** de religion chez eux, dans leurs sphère privée, ce jour là on aura vraiment compris ce que c'est un pays laïque…
Toutes les religions nous emmerdent avec leur problème d'appartenance religieuses…y'en a marre
Religion = sphère privée
Elle n'a rien, mais absoluement rien à faire dans les sphères publiques, donc école, administrations etc…ça vaut pour les cathos, les protestants, les juifs, les musulmans et toute autre religion ! et puis c'est tout
ELLE NOUS FONT CHIER LES RELIGIONS ! ! ! !
à annaliech
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 14H58 | 16/12/2008 |
alors, comment ça s'habille un laïc ?
à manu2005
De annaliech
saperlipopette | 15H05 | 16/12/2008 |
Très bonne question ? Je sais pas….ça s'habille pas : )
Peut-être serait-il temps de lancer une nouvelle gamme d'habits pour laïcs…
De Warp
14H57 | 16/12/2008 |
la loi sur la laïcité (qu'on devrait plutôt appeler loi de laïcisation) a fait disparaître les signes religieux qui gênaient des écoles publiques
cette loi a été prise parce que les politiques pensent que l'on incapables de faire abstraction de ces signes religieux pour vivre ensembles
aucun signe religieux ne porte atteinte à qui que ce soit ni aux principes de la république ni à sa sécurité
le voile islamique ou la burka ne sont pas des signes religieux puisque le coran n'y contraint personne, ils sont les signes de l'asservissement de la femme par l'homme et doivent donc être interdits
si la France veut promouvoir la laïcité, elle devrait arrêter de financer les écoles religieuses, ce serait plus honnête et rationnel
à Warp
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 15H02 | 16/12/2008 |
« le voile islamique ou la burka ne sont pas des signes religieux puisque le coran n'y contraint personne, ils sont les signes de l'asservissement de la femme par l'homme et doivent donc être interdits »
Vous voulez dire que pour libérer les femmes, il faut leur INTERDIRE de s'habiller comme elles veulent ?
Ou plutôt interdire de les forcer à s'habiller d'une façon particulière ? Mais alors là, y'a du boulot.
à manu2005
De Warp
16H42 | 16/12/2008 |
on aurait pas ce problème si on avait laissé construire des mosquées en France !
l'absence de mosquées conduit à un islam souterrain cible des intégristes en tout genre
De Ermite
Consultant IT | 14H59 | 16/12/2008 |
Difficile question…
Enlevons l'aspect religieux et résumons.
Dans certaines cultures, il y a port du turban.
Dans d'autres, se découvrir est un signe de respect (et par extension ne pas se découvrir est considéré comme grossier voire insultant).
Alors que faire ? Des concessions ?
Mais qui doit les faire ?
Et, puisque malheureusement il faut bien remettre les choses dans leur vrai contexte, qui est un contexte religieux, pourquoi les religions auraient une espèce d'avantage systématique qui voudrait que « si c'est religieux alors respect obligatoire » ?
Bref, pourquoi donc la laïcité devrait-elle systématiquement reculer devant les demandes de respect des religions ?
La laïcité est donc moins respectable « par essence » ? ? ?
Je peux comprendre qu'un élu (ou n'importe qui d'ailleurs) se déchausse avant d'entrer dans une mosquée, par exemple. Quelque part, on est là sur le terrain même de l'islam, donc, allez, hop, un petit effort pour ne pas froisser les musulmans. Ça c'est déjà vu, et pas qu'une fois. Pas de problème.
Mais si la République dit « pas de signes religieux ostentatoires à l'école publique et laïque » alors POURQUOI cette règle serait plus contestable et inadmissible que la règle qui veut que « pas de chaussures à la mosquée » ou toute autre règle religieuse du même acabit ? ? ?
Étant bien entendu que cette loi républicaine et laïque s'étend à TOUS les signes religieux de TOUTES les religions.
à Ermite
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 15H07 | 16/12/2008 |
C'est peut-être parce que cette loi, votée sous pression populiste, n'est pas du tout adaptée à la réalité.
En quoi ça gène un laïc comment l'autre est habillé ?
Qu'est-ce qu'un signe ostentatoire de religion ?
à manu2005
De annaliech
saperlipopette | 15H15 | 16/12/2008 |
effectivement la définition du « signe ostentatoire » est difficile à donner, puique par essence elle n'est pas objective mais subjective…et laissse donc la place à beaucoup d'arbitraire et de différence d'appréciation…
et je crois ce qui gêne le laic c'est pas tant que l'Autre s'habille pas comme lui mais que souvent l'Autre en question voudrait qu'on lui adapte plein de contraintes que subissent tout le monde, à sa situation car il faut respecter sa religion…Je suis désolée mais, si on gardait nos foutues religions au sein de nos chaumières privées, on s'en porterait tous bien mieux…
à annaliech
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 15H22 | 16/12/2008 |
Mais qui a porté cette affaire au civil ?
Est-ce les religieux qui ont voulu imposer le port de quoique ce soit ?
Ou a-t-on pénétré leur sphère privée pour leur imposer notre façon de voir l'habillement ?
à manu2005
De annaliech
saperlipopette | 15H30 | 16/12/2008 |
Je ne pense pas qu'en France on ait violé la sphère privée de qui que ce soit (en tout cas pas concernant son habillement, pour le reste on a des doutes quand même).
Néanmoins le problème se pose en général toujours dans la sphère publique, les écoles, les photos d'identité pour passeports, les emplois publics, les piscines, les saunas etc…
Et cette affaire est portéa au civil depuis bien longemps, au moins depuis 1905.
Après je suis d'accord avec vous que la loi de 2004 n'est pas LE texte de référence et qu'il s'y loge plus d'une abbération, dont notamment la définition du signe ostentatoire…
à manu2005
De Ermite
Consultant IT | 14H37 | 17/12/2008 |
Soyons honnêtes cinq minutes : TOUTE religion impose des obligations et des interdits… et TOUTE religion tend à étendre son influence à un maximum d'êtres humains (sous le prétexte bien entendu que c'est pour leur bien).
Une religion n'est tolérante que parce qu'on l'oblige à l'être. Elle ne peut pas l'être d'elle-même puisqu'elle prétend détenir seule la Vérité (avec un grand V) et qu'elle a le devoir, au nom de sa ou ses divinités, de convertir (ou de faire périr).
Enfin c'est surtout vrai pour le religion monothéiste dites « du Livre »… les polythéistes sont, peut-être, à peine, moins systématiquement prosélytes. Quoique… c'était surtout vrai des religions « païennes » anciennes.