Médias et politiques parlent d'une radicalisation récente. Un discours constant depuis, au moins, 1968. La preuve par l'image.
Du contre-sommet de Vichy aux occupations de lycées contre la réforme Darcos en passant par le soutien aux jeunes Grecs insurgés, les médias ont largement relaté, ces dernières semaines, la mobilisation des jeunes en France.
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La jeunesse serait ainsi « de plus en plus violente » ou « en pleine radicalisation ». La preuve : les arrestations de jeunes qualifiés d'« autonomes » par le ministère de l'Intérieur n'ont jamais été aussi nombreuses, comme les interpellations de très jeunes militants pour les sans-papiers ou pour le droit au logement (certains cumulant les deux casquettes).
Autre illustration de cette radicalisation supposée : certaines villes où l'extrême-gauche est réputée avoir prise, comme par exemple dans l'Ouest, sont parties au quart de tour, ces dernières semaines, pour faire front contre Xavier Darcos.
Certes, le recul du ministre sur sa réforme du lycée, lundi, n'a pas calmé les ardeurs contestataires : si l'on en croit mots d'ordre et préavis de grève, la mobilisation du jeudi 18 décembre reste maintenue. Pour autant, si l'on fouille dans les soutes de l'INA, on constate que le discours n'a pas vraiment changé : depuis au moins quarante ans, médias et classe politique n'ont eu de cesse de relayer cette fameuse « nouvelle radicalité » de la jeunesse.
Dès mai 1968, les dégâts causés par les manifestations font la Une
Plus radicaux, donc, les lycéens ? Pas si sûr. Ainsi, de 1968, on peut retenir ce passage, vu par Marguerite Duras. (Voir la vidéo)
Ou bien celui-là, qui n'a pas grand chose à envier à la présentation actuelle des manifestations. (Voir la vidéo)
Bien avant le CPE… Malek Oussékine
Alors pourquoi police et médias continuent-ils de dire que la contestation se radicalise chez les jeunes ? Côté RG, on affirme que c'est à compter de 2006 et de la bataille contre le CPE (Contrat première embauche) que le mouvement se radicalise. A leurs yeux, deux critères principaux :
- Voir débouler dans Paris des jeunes des cités réputés avoir inspiré, du haut des émeutes de l'autonome précédent, pas mal de jeunes autonomes
- Constater que les organisations qui appellent à défiler se font déborder
En images, voilà ce que ça donne, par exemple, au journal télévisé du 23 mars 2006, date à laquelle on a répertorié plus de 450 interpellations en marge des manifs. (Voir la vidéo mais attention, c'est l'intégralité du JT, il faut aller directement à la fin du premier tiers.)
Mais ces heurts, bien réels, au moment du CPE ne sont, loin s'en faut, pas sans précédents, contrairement à ce que l'on a pu en dire. Vingt ans plus tôt, la fronde contre la loi Devaquet avait déjà produit violences et débordements. Déjà aux abords des Invalides. Cette année-là, la chasse aux « casseurs » s'était soldée par la mort d'un étudiant : Malek Oussékine. (Voir la vidéo)
On entend aujourd'hui dire que les manifestations de Brest et d'ailleurs contre la réforme Darcos dégénèrent comme jamais du fait de l'infiltration de la « mouvance anarcho-autonome ».
Chez les RG, on estime ainsi que ces militants non affiliés tentés par une violence extrême sont de plus en plus jeunes et en voie de régénération. Pourtant, en 1976 déjà, un certain Julien Dray, chevelu, était déjà outré d'avoir été débordé par ce que l'on appelait alors les « éléments incontrôlés ». (Voir la vidéo)






















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à blabla
De mass0
athée et citoyen du monde | 20H58 | 16/12/2008 |
Et comment on combat la violence de la société envers une majorité des gens qui la composent ?
De pegaze
ingé | 20H51 | 16/12/2008 |
pour ma part j'ai surtout l'impression que la jeunesse en mouvement surprend invariablement les médias et la classe politique par son énergie débordante et sa combativité, avant d'être absorbée et linéarisée par la société…
De Kereven
21H02 | 16/12/2008 |
En 1993, contre les réformes du CIP sous Balladur (le smic à 50% pour les jeunes de moins de 25 ans), il y avait eu 5 manifs avec à chaque fois des bandes de casseurs qui s'en étaient pris au C&A de Montparnasse. Les invalides avaient été touchés, ainsi que Nation où des flics coincés dans les vestiges d'un magasin d'optique s'étaient fait caillaissés.
A l'époque déjà on parlait d'une radicalisation. Pourtant c'était plutôt marrant.
De éternellerebelle
enragée ! | 21H06 | 16/12/2008 |
Bravo les lycéens ,je viens de parcourir votre site de résistance citoyenne,et coordination
http://lecrc.forumactif.fr/organisation-de-la-mobilisation-f35/calendrie…
je suis bluffée par votre énergie et votre organisation ,en dehors des
syndicats lycéens réformateurs,vous avez vraiment l'air d'avoir compris que les décisions d'action à la base sont la force de vos luttes,
quand je vous vois en masse dans la rue ,joyeux et déterminés ,
cela change des défilés traine-savate des adultes bardés d'auto collants réclames pour des syndicats vendus !
J'espére que votre mouvement va encore s'amplifier ,car vous le savez si ce pouvoir a reculé,c'est par peur d'une contagion comme en Gréce ,mais rien n'est gagné……
et moi je réve que les adultes à votre image ,cessent de se laisser manipuler par des maffias syndicales ,
à votre image s'organisent à la base pour dire Stop ! à ce pouvoir
et licencier l'honni président et sa clique
le 29 janvier ,enfin ! ! appel de tous les syndicats à mobilisation générale avec gréves et manifs ,profitons de cet appel pour entamer une gréve générale (terme non prononcé dans l'appel,et qui semble étre un gros mot pour les syndicats ! )
il y a urgence à agir vraiment tous ensemble,à l'exemple de nos enfants !
courage ,ne lâchez rien !
De penabranca
survivor | 21H07 | 16/12/2008 |
En valeur absolue, certainement, mais en valeur relative, c'est à dire par rapport au monde qui les entoure, je ne trouve pas.
De meli
rêveuse | 21H12 | 16/12/2008 |
Nos flics sont-ils plus violents qu'avant ?
Oh oui, pardonnez-moi, la question ne se pose même pas.
à meli
De meli
rêveuse | 21H18 | 16/12/2008 |
Mince on l'a déja dit !
Bein, comme quoi, c'est une question qu'on se pose aussi !
De m a i a
aquoiboniste | 21H14 | 16/12/2008 |
J'aurais aimé faire de bons mots mais je n'ai pas l'énergie ni l'envie.
Les lycéens (ou collégiens) plus violents qu'avant ? Je ne crois pas, j'en acquiers même la certitude au fur et à mesure que je les côtoie et participe à leur éducation.
Je me surprends même à penser que globalement, nos élèves sont gentils, sympas, et ça me surprend encore. Vous le savez déja tous (ou presque), je bosse dans un lycée énorme, ZEP, dans une cité très connue de banlieue parisienne, et j'ai peut-être tendance à porter cela en étendard (on place sa fierté où l'on peut).
Pour moi c'était un défi d'aller côtoyer de près des élèves de lycée pro dans une banlieue chaude ; j'avais la trouille mais ça m'attirait, un peu comme le grand huit.
Au final, je suis revenue de mes a-priori, sortant déjà d'un collège pas simple : nos élèves sont gentils.
Sauf quand on ne les considère pas. Sauf quand on les amalgame sous le vocable général et dénué de sens « les jeunes de banlieue » ou « les jeunes de cité » voire « les jeunes », dés qu'un incident est relaté. Aussi scandaleux à mon sens que de préciser l'origine ethnique d'un délinquant présumé.
Jeune n'est pas une catégorie, c'est un passage, il vaut pour tous. Lycéen ou collégien est une sous-catégorie par laquelle une grande majorité passe aussi.
Des jeunes sont violents, oui, c'est vrai, ça arrive régulièrement. Mais je veux croire que rien n'est irréversible et que l'éducation, la prévention peuvent beaucoup. Le dialogue également, même s'il faut respirer un grand coup avant d'aller au devant d'une « bande » aux regards un peu noirs, défiants, des attitudes un peu provoc , des visages volontairement durcis et fermés.
On respire, on y va, on discute, et pas à pas on fait passer des idées qui vont à l'encontre de leur imaginaire ou leur réalité collectives, et on les considère ; on parle de leurs propos, de leur attitude, de leur image, de leurs actes parfois délictueux aussi. Et pourtant, ils savent que nous représentons l'autorité et même que nous n'avons jamais vécu leur quotidien ou la « vie de cité ».
Les jeunes, lycéens, collégiens et autres sont accessibles mais réagissent violemment à des agressions verbales, physiques et idéologiques, mais ils ne sont pas violents par nature ou par plaisir.
Tant que nous ne serons pas convaincus de cela et qu'on n'ira pas plus souvent au devant d'eux, en surmontant nos craintes et nos préjugés, nous leur ferons violence.
Pardonnez mon pavé…
maia
à m a i a
De kk
star malgré elle | 21H30 | 16/12/2008 |
Top maïa
ça vaut aussi pour les petits mômes et leurs parents.
à m a i a
De ni soumise ni rebelle
sans profession | 22H08 | 16/12/2008 |
merci m a i a,
en fait tu n'es pas du tout aquoiboniste !
des gens comme toi,devraient faire la une ! !
comme tu le dis toi-meme,de reussir a depasser ses peurs,il n'y a rien de plus enrichissant ! ! Merci,tu aides tes eleves mais nous tous aussi.
à m a i a
De Le Yéti
yetiblog.org | 22H28 | 16/12/2008 |
Superbe texte, m a i a.
(Je serais Rue, je le re-publierais en tribune dare-dare.)
à m a i a
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 22H34 | 16/12/2008 |
Merci Maia. C'est superbe ce que tu as écrit et tellement vrai !
à m a i a
De compte supprimé 24
| 23H37 | 16/12/2008 |
Alors là : comme les autres, Maia : c'est un pavé… dans la mare aux nanars de la pensée bornée.
Merci !
à m a i a
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 23H56 | 16/12/2008 |
Bises M A I A
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 21H25 | 16/12/2008 |
« les lycéens plus violents qu'avant. La preuve par l'image ». Le problème de fond que soulève un tel titre, un te article, est celui du choix de la forme plutot que du fond. Le choix de la facilité, de la médiocrité, plutot que le choix de la longue analyse rigoureuse. Ca me rappelle quelques pages de Balzac, dans illusions perdues sur le métier de journaliste qui, si l'on n'y prend garde (Aron, qui fut lui meme journaliste, évoqua ce probleme), vous pousse a aller avec le vent.
Bah voyons ! ! ! ! Mais sur quels arguments solides rue 89 et libération peuvent ils admettrent si tranquilement qu'on peut comparer la Grece a la France ? ? ? ? ? Et que dire de cette affirmation selon laquelle les lycéens sont des rebelles éternels. Allez y maintenant, sortez les chiffres qui vous arrangent pour « prouver » vos allégations ! ! ! ! Mais la réalité, dans les manifes, cest que la majorité qui défile le fait pour le prestige, pour le symbole, bcp ignore les réformes dont il est question. D'autres en profitent pour sécher. Mais ca, cest pas croustillant hein, alors on le tait ! ! ! ! Et puis bon, comme on est un journal d'opinion (et non un journal sérieux au sens aronien du terme), il faut bien distiller notre petite idéologie. Plutot que de parler de recrudescence de la violence, on en vient a dire habilement qu'en fait les lycéens ont toujours manifesté. C'est du Balzac : on flatte nos auditeurs qui nous le rendent bien. Et puis comme ca les pubs prennent de la valeur…Mais combien de jours de manif en 40 ans ? ? ? ? ? Que deviennent les mouvements comme le CPE ? ? ? ? ? Pourquoi tout es volatile ? ? ? ? ? Ces questions sont inintéressantes, et puis, elles ne flatterait pas forcément nos internautes. Flattons les, nous verrons apres. Le fond importe peu. Du Tocqueville a présent : nous sommes gouvernés, les journalistes sont gouvernés par l'opinion publique, par l'ère du politiquement correct. Ici, le politiquement correct, c'est de plaire a des riverains majoritairement bien a gauche, hostile a l'économie de marché et qui pense le politique non pas dans tte sa complexité (l'éthique de responsabilité weberienne) mais avec conviction, avec le sentiment. Prenons en acte, flattons les ! ! ! ! ! Il ne nous arrivera que du bonhneur, nous distillerons nos idées, nous consoliderons notre posture d'expert aux yeux des foules, qui seules compte (au détriment d'analyses scientifiques des intellectuels, relégués sur les plateaux a l'avantage des journalistes et autres coachs ou experts).
Beurk !
à Jess Feuillie
De Arnaud Aubron
Rue89 | 21H58 | 16/12/2008 |
Cela vient probablement de nous et d'un manque d'explication, mais à lire votre commentaire il semble que vous nous ayez mal compris.
Il s'agit ici d'un decryptage d'un discours majoritaire dans les médias et les cercles du pouvoir : « Les jeunes sont plus violents qu'avant ».
Comme il est dit dans le sous-titre (je dis ça parce que j'en suis l'auteur) : ce discours est constant depuis 1968. Et comme le souligne Skalpa, il est même constant depuis 3000 ans…
Comment voulez-vous que la jeunesse soit pire qu'avant depuis 3000 ans. Il y a contradiction dans les termes, non ?
Quant à dire que les lycéens ont toujours manifesté, c'est exact. J'ai manifesté pour le contrôle continu au bac. Et des jeunes ont manifesté avec la même ferveur contre ce même contrôle continu il y a quelques années. C'est ainsi. Une sorte de rite de passage.
En ce qui concerne la violence, regardez vous-même ces images prises au cours de quarante de manifs de lycéens : n'y voyez-vous pas de similitude ? Contrairement à 1986, il n'y a pas eu de morts en 2006.
Quant, enfin, au fait que nous ne soyons pas un « journal aronien » : c'est très exact. D'abord parce que nous ne sommes pas un journal. Deuxièmement parce qu'être aronien en 2008 ce serait ridicule, non ? Pourquoi pas platonicien ?
Ceci dit nous pouvons être en désaccord, l'important c'est que vous puissiez vous exprimer et que vous obteniez une réponse, non ?
Je ne suis pas sûr que j'en obtiendrais dans un journal aronien. Le Figaro par exemple ; -)
à Arnaud Aubron
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 22H44 | 16/12/2008 |
votre réponse sur aron vous déshonnorre. Il est un des plus grands intellctuels mondial du 20 eme siecle, et seuls les esprits médiocres tentaient de le placer a droite ou a gauche. IL fut l'un des premiers a défendre l'algéire libre, a critiquer l'université (des 1955) et le systeme des concours. sa révolution introuvale pointe le romantisme des étudiants et 50 ans le moins quon puisse dire cest quil avaitr aison vu l'état de l'université. Il aformé ou influencé bien des maitres. L'avez vous lu avant de le réduire au Figaro ? ? ? ? Je pense que non. Une oeuvre sociologique, politique, historique, philosphique de premier plan. Une invitation a la modération tant tout est compliqué. Mainifestement, par cette formule lapidaire, vous choisissez la facilité de l'applaudimètre…..
d'autre part je disais que vous instrumentalisez les discours des médias sur la violence (qui est faux mais fait chou gras) pour le remplacer par la belle idée, qui plait comme par hasard aux riverains, de la jeunesse éternelle, en mouvement. du romantisme, de la forme, mais point de fond. je vous le demande : pensez vous quil est honnete intellectuellement de comparer sur un meme plan la france et la grece ? ? ? ? De laisser sous entendre (et cet article en est un moyen) que les lycéens, que le peuple francais pourrait s'embraser dans une lutte magnifique ? ? ? ? que les politiques sont des cons ? ? ? ? ? Paradoxalement, vous nourrissez les extremes, dont Le Pen et autres fachos. Vous partcipez au mouvement dé décitoyennisation. Il nest pas sur qua ce niveau, sur ces questions de la fond, je n'obtienne des réponses ici…
à Jess Feuillie
De Arnaud Aubron
Rue89 | 02H50 | 17/12/2008 |
« pensez vous quil est honnete intellectuellement de comparer sur un meme plan la france et la grece ? ? ? ? De laisser sous entendre (et cet article en est un moyen) que les lycéens, que le peuple francais pourrait s'embraser dans une lutte magnifique ? ? ? ? que les politiques sont des cons ? ? ? ? ? »
Si vous avez lu tout ça dans cet article de notre non-journal non-aronien je ne sais que vous dire. Moi je ne vois ça nulle part. Mais je sens que ça vous fait du bien de le croire et de le dire. Ai-je tort ?
Un peu de rigueur aronienne que diantre. Montrez-vous à la hauteur de vos idoles. Ce que vous nous reprochez ne figure nulle part dans l'article de Chloé. Relisez-le, je vous asssure.
à Arnaud Aubron
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H24 | 17/12/2008 |
Je constate que vous instrumentalisez les évènements grecs afin de légitimer vos positions politiques ou celles de vos internautes, peu importe. Dans la foulée, il est donc de bon ton de sortir un article sur la jeunesse rebelle, celle de par qui tout part ! ! ! ! ! Vous lisez l'actualité sous le prisme de vos propres intérets idéologiques. Les articles de Martin pro Aubry (évidemment il s'en défend), et qui adhèrent secrètement au tout sauf ségolène (qui moi ? ? ? voyons…), les comparaisons scandaleuses entre la grece et la france. C'est pas très honnête. Mais qu'esst ce que l'honneteté en 2008 ? ? ? ?
Ou alors, puisque vous etes un média d'opinion, ayez le courage de déterminer clairement vos positions avant les articles. C'est plus honnete. Je ne vous reproche pas d'etre un média d'opinion, mais précisément de ne pas l'affirmer. La posture d'expert peut alors servir a légitimer certaines positions, puis la nécessité commerciale oblige à l'audimat, et comme il est tres a gauche sur la Rue, il est risqué de lui déplaire, le prix de la pub pourrait baisser…. Martin, par exemple, refuse de dire qu'il n'aime pas Royal alors meme que ses articles prennent des partis pris, ignorent certaions faits dérangeants, optent pour une certaine lecture de l'Histoire….Certains articles, vraiment, prennent le parti pris de l'idéologie au détriment de la longue et ennuyeuse étude des faits. C'est dommage. Une fois de plus, comparer la France et la grece sur un meme plan est malhonnete. Libération surtout, et la rue, devrait avoir tt de meme un peu honte d'une telle aaffirmation sans preuves (et je parle pas de chiffres qui jouient en sa faveur a court terme, du style la droite est au pouvboir dans les deux pays ou je ne saias quoi). De meme, pour les lycéens, cet article me dérange car il flatte les éternels rebelles en disant en substance : non ils ne sont pas violents, ils ont toujours eu le feu de la rebellion en eux. Rien de plus faux. La jeunesse est un age transitoire et une majorité des manifestants n'attendent des manifestations que bénéfices symboliques. Je le dis sans les juger, naturellement.
à Arnaud Aubron
De Hugues Serraf
Chroniqueur | 23H48 | 16/12/2008 |
Mais si, je t'assure, on peut tout à fait être aronien en 2008… Et l'on peut même s'exprimer dans un journal qui n'en est pas un. Le hic, c'est que lorsqu'on obtient des réponses, on a parfois l'impression que l'histoire des idées est tombée dans un cul de sac.
à Hugues Serraf
De guerzit
Incomprenant majeur | 10H31 | 17/12/2008 |
? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
Faut arreter le bourrage de mou…
à Hugues Serraf
De Tyb
(par ici, par là) | 10H29 | 17/12/2008 |
il serait surtout peut-être temps de remarquer que l'histoire des idées ne tombent pas dans un cul de sac, c'est juste une fausse perception du au fait que vous n'avez toujours pas remarqué que vous avez la tête dans le cul.
à Hugues Serraf
De sansnom
retraité | 10H34 | 17/12/2008 |
on le sait que pour toi on est tous des cons, t'as pas besoin de le répéter à satiété.
à Hugues Serraf
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 14H28 | 17/12/2008 |
oui j'ai vu que le journaliste soutenait que c'était pas possible. Les maitres font école de tt temps pourtant. C'est tt meme problématique qu'un jjournaliste réduise un si rgand penseur, dans la lignée des montesquieu, tocqueville, marx, weber, au figaro. Autrement dit : encore un exemple de ce que l'homme, au nom de l'idéologie, est meme pret a donner son libre arbitre….
De meli
rêveuse | 21H34 | 16/12/2008 |
c'est bizarre mais je remarque que en même temps sur la même page vous avez l'article « les étudiants sont-ils plus violents qu'avant » et juste à côté le « enimages » qui s'intitule « le flic newyorkais brutaliseur de cycliste inculpé »….
vous le faites exprès,dites ?
les cyclistes sont-ils plus violents qu'avant ?
De Ph.Madelin
écrivain | 21H36 | 16/12/2008 |
Ma chère Chloé. Brovo pour ta mise en perspective. Je ne cesse de raconter à mon petit fils, qui se marre (il a 17 ans) les horrifiques histoires de ma jeunesse. Quand j'étais à Reims, « membre » de la bande du Crystal (il y a eu un roman sur la question),quand avec ces copains nous « terrorisions » la ville, nous étions même armés, rien que ça, lors des monômes et d'expéditions punitives dans les « suprise-parties » ? On oublie que les monômes ont été interdits tant à Paris qu'en province en raison de débordements violents dans les années 1955/1960, à la fin de la « guerre d'Indochine », au début de la « guerre d'Algérie » : des bagarres homériques sur les Champs Elysées, l'intervention de bandes de casseurs qu'on appelait parfois les « blousons dorés » (par référence aux blousons noirs). Bon, c'est prescrit depuis longtemps, mis ça doit être consigné quelque part dans de vieux dossiers des RG. J'ai évoqué la question à plusieurs reprises avec Lucienne Bui-Trong, commissaire de police et spécialiste des violences urbaines, elle tombait des nues tant mes récits recoupaient les affaires d'aujourd'hui. A toutes les générations, on découvre que les jeuens sont violents, et c'est vrai. Le seul moment où les problèmes n'ont pas été trop aigus, c'était pendant la « guerre d'Algérie ». 30.000 jeunes du contingent sont quand même morts là-bas. Sans compter les jeunes Algériens, beaucoup plus nombreux. Les grands parents de ceux qui s'agitent un peu dans les banlieues.
à Ph.Madelin
De Eglantine87
20H34 | 17/12/2008 |
« blousons noirs, chaines de vélo en sautoir » ! j'ai connu ! ! !
à Ph.Madelin
De Béatrice1
| 14H17 | 18/12/2008 |
Ouaaahhhh ! ! ! La « bande du Crystal » de Reims, j'en ai fait partie, mais apparemment plus tard que vous.
De caro
délinquante avérée | 21H45 | 16/12/2008 |
Il y a une différence énorme (pour l'instant) avec 68, c'est qu'en 68 ce sont les étudiants qui manifestaient, en 2008 ce sont les lycéens.
A Grenoble, les lycéens ont manifesté tout le printemps, la répression a été très dure. Sous prétexte que les manifs n'étaient pas déposées, elles étaient considérées comme « rassemblement armé » (caillassage)
le 4e volet d'une série de reportage
Darcos Vador IV (manifs le 15 mai 2008 à Grenoble)
envoyé par patricejamet
Ca fait donc des mois que les jeunes manifestent contre la réforme DARCOS, les lycées généraux et les lycées professionnels. Pour quels résultats ? Comment se fait-il que le gouv ait si peur maintenant ? L'exemple de la Grèce ? La peur que, partie des jeunes, la contestation se fasse enfin générale ? La situation s'est beaucoup dégradée depuis le printemps, les adultes vont-ils enfin se bouger aussi ? On ne peut laisser les jeunes seuls face à la répression. Cet automne, ça n'a pas beaucoup bougé ici, à part un peu dans les IUT, mais parait-il à la rentrée de janvier … à suivre
à caro
De N.MARECHAL
22H43 | 16/12/2008 |
Bonjour Caro,
Si le gouvernement recule sur ce « dossier », c'est surtout parce que toute la France commence a bouger.
il y a tous les ingrédients pour alimenter la colère. Des étudiants politiquement brimés et des travailleurs économiquement insécurisés.
Un melange d'énergie douteux et instable de 2 genres qui en principe s'ignorent. La méche se forme lentement sous l'effet de la colère conjointe.
Autant éviter une étincelle, mais est ce seulement possible ?
Pour ça il faudrait des politiques responsables et crédibles !