Ce lundi, Philippe, un internaute de la région de Nantes, nous a communiqué ce texte, après avoir découvert que l'un des SDF décédés récemment dont parlaient tous les médias n'était autre que son voisin de chambre durant un séjour à l'hôpital, au mois de novembre. Voici son texte, tel qu'il nous l'a envoyé.
J'ai rencontré Gilles tout récemment, à l'hôpital. Le 24 novembre, j'ai été hospitalisé aux urgences du CHU de Nantes. Après mon opération, comme le service qui m'avait pris en charge était complet, j'ai été orienté vers une chambre double. Gilles était dans cette chambre, il m'y a accueilli.
Nous avons eu beaucoup de temps pour parler. Il a évoqué sa vie. Chacun de nous pouvait aussi entendre les conversations de l'autre avec le personnel médical. Elles sont si indiscrètes, les chambres doubles… Même si une assistante sociale a eu l'attention de proposer à Gilles d'aller discuter tranquillement dans une pièce isolée.
42 ans, à peine plus âgé que moi
Gilles avait 42 ans, quelques mois à peine de plus que moi. Il était dans la force de l'âge, mais cabossé par la vie. Il dormait roulé en boule, comme pour se protéger. Il souffrait d'épilepsie. Il avait travaillé pendant quatre ans comme conducteur routier dans une entreprise qui avait périclité après le décès de son patron.
Puis treize ans dans une autre entreprise, fermée elle aussi, brutalement, après son rachat par une multinationale française du médicament. Près de 100 emplois supprimés d'un trait de plume. Fin novembre, Gilles n'avait plus d'emploi. D'ailleurs, il avait perdu ses permis de conduire à cause de ses problèmes de santé. Il avait perdu son logement. Il a dit qu'il vivait dans la rue depuis un mois.
Gilles avait une grande famille : un fils qui travaille dans un pays lointain, ses parents dans les Pyrénées, des frères et sœurs dispersés aux six coins de l'Hexagone. Mais il refusait d'être à leur charge.
Il était fier, Gilles. Et il avait des projets ambitieux. Qu'on en juge. Il rêvait d'un logement : « Un coin à moi, rien qu'une chambre, avec un lit et un petit réchaud pour cuisiner. » Ce à quoi je me sentais obligé d'ajouter : « Oui, et puis un WC et une douche. »
Il disait qu'on trouvait toujours où se laver
Mais il m'expliquait qu'on trouvait toujours moyen de se laver, même dans la rue. Il désirait un emploi : « Je ne peux plus conduire, mais je peux charger et décharger les camions, là il faut du monde. » Des demandes auxquelles personne n'a su répondre.
Le personnel de l'hôpital était aux petits soins pour lui :
« Appelez-nous quand vous avez un problème, Monsieur, nous sommes là pour ça. […] Surtout, quand vous serez sorti, prenez bien vos médicaments… »
Les assistantes sociales, auxquelles il expliquait qu'il dormait dans les toilettes publiques de Rezé, se démenaient pour lui trouver un hébergement ; l'hôpital retardait de jour en jour sa sortie tant qu'il n'y avait pas de solution. Quand le manque de moyens des services sociaux rejaillit sur le déficit de la Sécu…
J'ai quitté l'hôpital le 27 novembre. Je tiens ici à saluer le personnel de l'Hôtel-Dieu pour son accueil chaleureux et son professionnalisme. Le CHU avait assuré de garder Gilles au moins jusqu'au 1er décembre, dans l'espoir qu'une solution d'hébergement serait trouvée d'ici là. Nous nous sommes salués : « Bon courage Gilles, bon rétablissement ». J'étais confiant, je savais qu'il était en de bonnes mains.
Une brève à l'AFP, dure et froide
Et puis jeudi 11, j'ai vu la brève de l'AFP, dure et froide comme une nuit de décembre : « Le corps d'un SDF découvert jeudi matin à Rezé ». Le corps d'un SDF ! Paul Eluard, lui, écrivait : « Un homme est mort, qui n'avait pour défense que ses bras ouverts à la vie. »
La préfecture précise que « des orientations d'hébergement lui avaient été faites, mais il n'y a pas donné suite et ne venait pas aux rendez-vous ». Comme si personne ne savait où Gilles dormait !
Pouvons-nous exiger d'un homme au bout du rouleau qu'il honore ses rendez-vous comme un homme d'affaires ? N'était-il pas envisageable de lui proposer une petite chambre à lui, plutôt qu'un « hébergement d'urgence » saturé ? Dans quelle société vivons-nous, qui ne se donne pas les moyens d'aider ceux qui en ont le plus besoin ?
Mais le vrai scandale n'est pas là. Quand il faut ramasser quelqu'un à la petite cuiller, c'est qu'il est déjà beaucoup trop tard pour lui remettre le pied à l'étrier.
Gilles avait un bel avenir devant lui. Il avait prouvé, s'il était besoin, qu'il savait travailler, qu'il pouvait fonder une famille. Gilles était comme chacun d'entre nous. Il s'est fait dépouiller de son emploi et de son permis, il n'avait plus de logement. Un mois sans toit avant de se retrouver à l'hôpital. Et à sa sortie, 10 jours de rue ont suffi à le tuer.
Alors chaque fois que nous voyons l'annonce d'un nouveau plan de licenciement, une expulsion de logement, rappelons-nous comment jeudi 11 décembre 2008, dans les toilettes publiques, un homme est mort.




















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De yogi 22
retraité | 20H07 | 15/12/2008 |
merci philippe
à yogi 22
De Glasgo
Etudiant | 12H52 | 16/12/2008 |
» Ne pas avoir de logement n'est as un délit , laisser les gens dans la rue est un crime étatique «
Etat criminels qui meurtri et abuse des gens , mais le jour où la masse se reveillera, comme dit si bien Tiken jah Fakoly
“Quand nous serons unis , CA VA FAIRE MAL ! ”
à yogi 22
De zénon denon 84
Bonne | 18H25 | 16/12/2008 |
OUI
JE NE N EXPLIQUE PAS POURQUOI CETTE LETTRE
NE SOIT PAS CLASSEE DANS LA RUBRIQUE
»« CULTURE “” c'est là sa place .S'il vous plait .
ne mélangeons pas tout .Pas ici …
De SiDi
Kitten ! | 20H09 | 15/12/2008 |
Merci pour le témoignage. Trop de gens se disent que ça n'arrive qu'aux autres, mais aujourd'hui chacun peut chuter dans la rue, en quelques jours, sans avoir rien fait pour le mériter… On oublie trop souvent à quel point la solidarité est vitale…
De in girum
20H12 | 15/12/2008 |
merci philippe.
à in girum
De Elice
20H33 | 15/12/2008 |
Un article très touchant.
Certains d'entre vous auront peut-être vu le reportage de l'emission 66 minutes consacré aux SDF. Il présente notamment ce que c'est que de passer une nuit en centre d'hébergement (un calvaire, et l'on comprend pourquoi l'idée d'y revenir est insupportable), ce que c'est que d'errer une journée entière dans les rues, de faire des aller-retours permanents dans le métro jusqu'à sa fermeture. Retarder le moment où, vraiment, il n'y a plus rien d'autre à faire que de se résigner à s'endormir de fatigue dans le froid, en espérant se réveiller. Ou pas.
à Elice
De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 21H10 | 15/12/2008 |
Témoignage utile et bien triste….
J'ai vu ce reportage .. 66 minutes.. reportage qui devrait être passé en boucle.. mais quelle colère , quand j'ai vu ce reportage coupé a un moment crucial par de la pub.. lamentable.. plus aucun respect.. plus aucune considération pour l'Humain..
Nous sommes tous des SDF en sursis et cela devrait nous faire réfléchir et agir … mais comme tous , la peur nous paralyse, la peur de voir la vérité, la peur d'être le prochain.. il faut si peu pour que tout bascule et vos « amis » deviennent de parfaits inconnus..
Les plus courageux, les plus méritants, c'est ces SDF, dans ce reportage, solidaire et bravant nos non-regards…
Des milliards miraculeux, trouvés sans réelles difficultés, ont permis de sauver cette économie qui les tuent froidement.. dans un contexte tel que celui ci, n'aurait t « il pas été moral d'imposer que 20% de ces
montants soient affectés à cette situation INHUMAINE..
Cette crise où des chiffres faramineux volent dans l'actualité , 1000 milliards d'un coté, 50 milliards de l'autres.. le total , probablement plus de 3000 0000 0000 0000 euros envolés en fumée.. devrait interpeller nos élus en charge et à réfléchir à d'autre modes de vie.. de sociétés..
Sarkozy , apparement aurait pris la mesure mais va t'il en écrire les paroles.. j'en suis pas certain.. dommage car peu être aurait t'il là , une chance de faire quelque chose de sa vie bien triste à sauver quelques banquiers et hommes d'affaire.. imaginez ! ! Nicolas .. faire des millions de gens heureux.. imaginez votre nom , honoré et respecté pendant des années et des années.. si vous ne profitez pas de ce que l'Histoire vous offre comme choix de vie, vous finirez comme un Chirac.. à la retraite de l'histoire.. à la traine…
Allez utilisez cette si fameuse énergie à faire quelque chose de fabuleux… étonnez la FRANCE…. et les Francais..
Ps : je pète pas un cable.. mais des fois.. tentez de reveiller l'ange qui sommeille en nous.. peut fonctionner… faut y croire . quoi ! !
à cMoi69
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 09H26 | 16/12/2008 |
« reportage coupé a un moment crucial par de la pub.. lamentable.. plus aucun respect.. plus aucune considération pour l'Humain »
Par-ce-que vous pensez qu'il ont de l'humanité ?
Le fric n'a rien de chez rien d'humain !
Sont accumulation est la priorité. POINT !
Nous ne sommes pas prêt de voir une émission (quelconque) non coupé par la pub au nom de je ne sais quoi.
Les chaines sont tributaires des annonceurs, eux-même le sont de leurs clients, qui le sont de leurs actionnaires qui ne pensent qu'a leurs dividendes.
De Jean-Baptiste
Projets entre marketing, éditorial ... | 20H17 | 15/12/2008 |
Merci de ce témoignage
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 20H24 | 15/12/2008 |
C'est triste ,honteux et scandaleux que des hommes meurent de froid en France en 2008 !
Tout le monde se rejette la pierre.
Qui a amené Gilles et d'autres dans cette situation ?
C'est bien la société actuelle,le chômage,l'état de santé,l'expulsion quand tu peux plus payer ton loyer !
L'état devrait se rendre compte qu'on ne peut pas expulser à tout va des personnes au chômage qui ne peuvent plus payer leur loyer !
C'est l'état le responsable de la mort de Gilles et des autres…
C'est bien beau de vouloir les héberger de force et les mettre à la rue le matin à 8 heure.
Politique de merde !
à Cosette
De Lucien_de_Rubempré
Splendeur et misère des court-disan... | 21H19 | 15/12/2008 |
« C'est l'état le responsable de la mort de Gilles et des autres… »
Oui mais l'état c'est nous.
à Lucien_de_Rubempré
De Cosette
( délinquante amoureuse) | 21H34 | 15/12/2008 |
Ha bon ? l'état c'est nous ?
N'importe quoi ! De toute façon cela ne m'étonne pas de vous !
Alors vous croyez que c'est moi (et d'autres ) qui disons à l'état de mettre les gens au chômage,etc…..
L'état c'est des gens comme vous qui ont votés sarkozy,alors les responsables on les connait…..
à Cosette
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 21H59 | 15/12/2008 |
Je suis aussi peiné que d'autres ici quand une nouvelle aussi triste, mais dont il est vrai nous n'avons pas toujours conscience, me tombe dessus.
Mais Lucien a raison, nous sommes tous responsables. Peut-être que les imbéciles qui ont voté Sarko le sont plus. Mais franchement, regardez les revendications des mouvements de gauche, peu s'intéressent réellement à ces personnes vivants dans l'extrême misère. Les syndicats, par exemple, ne sont-ils pas là pour défendre les TRAVAILLEURS FRANCAIS ?
Même si l'état pourrait et devrait en faire beaucoup plus, combien ici ont hébergé quelqu'un vivant dans la rue ne serait-ce qu'une seule fois dans leur vie ? Combien ont-ils passé quelques heures ne serait-ce qu'à discuter avec des SDFs ?
La gauche serait au pouvoir, ferait-elle vraiment quelque chose pour ces personnes ? J'en doute sincèrement… et c'est bien malheureux, mais la gauche est comme la droite, la misère ne les intéresse pas, ce qui les intéresse, ce sont les travailleurs, les ouvriers !
à Cosette
De gmily
23H06 | 15/12/2008 |
C'est un peu vrai , nous sommes responsables de ces situations de façon ,indirecte ! … Nous sommes la société , nous le peuple , notre grand tord , jusqu'à là , est de laisser les politiques gérer ce problème sans réagir devant leur incompétences, leurs mensonges et leurs promesses non tenues .Ils ne sont que nos représentants , et ne sont pas digne de la confiance du peuple . Je crois dans ce peuple , et j'espère qu'un de ces jours prochain 2 ou 3 millions de citoyens seront dans la rue pour dire stop !
Les minorités ont toujours pesée de tout leur poids sur les pouvoirs en place , et j'ai confiance dans ce peuple et cette minorité de gens responsables qui ont toujours défendu les droits de tous et fait que ce pays était encore il y a peu un exemple pour l'humanité toute entière .
J'ai confiance en nous , en vous !
à Cosette
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 09H37 | 16/12/2008 |
Malheureusement … il a raison !
Dans le système démocratique, l'état c'est les votants.
Ce sont les Français qui ont votés qui sont responsable, même s'ils n'ont pas voté pour celui qui est Président !
« Qui a amené Gilles et d'autres dans cette situation ? » écrit Cosette.
La société qui a acheté celle ou Gilles travaillait et l'a mit à la porte avec 100 autres pour gagner plus ! !
Car même si il y a doublon, et dans le cas d'un rachat il y en a, c'est de fric toujours plus qu'il est question.
Étant à la retraite j'ai encore le soucis des revenus, je l'ai écrit à la rédaction de « rue 89“qui ce renseigne, le prélèvement de la CSG sur les retraites passe de 3.8 à 6.6% ! ! (Courrier m'en informant reçu en début de semaine)
Celles-ci (les retraites) n'augmentes pas d'autant par ans !
Bonjour le pouvoir d'achat.
Que pensez-vous qu'il va ce passer pour certains retraités ?
Cela va être difficile de faire ‘plus’ attention qu'actuellement, nous le faisons déjà.
à Cosette
De Gilles31
Mec | 10H25 | 16/12/2008 |
Et qui aurait accepté de loger Gilles chez lui ?
à Gilles31
De emma_88
metallurgie | 23H05 | 16/12/2008 |
c est la vraie question qui parmi toute les personnes qu il a croisé a l hopital lui a proposé 1 toit le temps qu il se retourne pour a nouveau faire partie de la societé meme sur rue 89 ceux qui ecrive avis donneraient pas petit coin confortable a 1 sdf du blabla encore du blabla les moi je les matu vu et lu pff comment ca commence a prendre la tete presque autant que les politiques mais oublier pas demain peu etre notre tour a etre sdf vu l ampleur de la crise ouah trop grave
à Lucien_de_Rubempré
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
21H49 | 15/12/2008 |
Et » L'Etat Français »,c'est le gouvernement actuel !
Oui,le même qui a été aboli en aout 1944,suite à la LIBERATION !
à Lucien_de_Rubempré
De heleor
artiste | 08H21 | 16/12/2008 |
n'importe quoi !
à Lucien_de_Rubempré
De shillom
08H43 | 16/12/2008 |
Ah tiens, il y a encore des gens pour le croire.
La seule trace de démocratie qui reste à la France, comme à tant d'autres pays, est le droit de vote. Le droit de choisir entre la peste et le choléra, de choisir des politiciens rongés par l'économie, qui n'ont pas d'autres idéaux que celui de faire tenir le budget de l'État un peu en dessous de zéro, histoire de bien continuer à l'endetter et de bien faire prospérer les banques et surtout leurs dirigeants, par les intérêts qu'elles perçoivent.
Service public ? Quel intérêt, une entreprise privée est plus concurrentielle (économiquement encore…) ! Et puis ça coute des sous. Et puis on aurait jamais dû inventer le fonctionnariat, ça coute trop cher, la machine est trop lourde à faire bouger.
Système social ? Tout le monde a une mutuelle de nos jours (enfin ceux qui peuvent encore bosser) !
Logement social ? Plutôt payer des amendes que de laisser des gueux entrer dans Neuilly (ou autre, bien sur…) !
Chômage ? Mais non regardez, la définition qu'on utilisait est mauvaise, comme ça c'est mieux ! Ah mince, on atteint les limites des redéfinitions là, ça va finir par se voir…
Manifestations ? Oh mais les braves gens vont se plaindre d'être gênés, les enfants ne seront pas gardés, les transports mal assurés, la police va tout quadriller, ça va tellement déranger !
Alors oui, en théorie, l'Etat, c'est nous, mais on est pris dans l'engrenage, et pour sauver notre peau, et ne pas finir morts dans des chiottes comme Gilles, on ferme les yeux, ou si on ne les ferme pas, quel choix reste-t'il ? Manifester 365 jours par ans, il y a matière, mais comment on paie le loyer ? Et même si on changeait la France, pourrait-on changer le monde ? La seule chance serait une prise de conscience mondiale, un revirement radical massif qui remettrait en cause le pouvoir de l'argent, mais comment mettre ça en place ? Et derrière, comment s'assurer qu'une personne ne voudra pas faire main basse sur le système, sous prétexte d'« intelligence supérieure » ? Et sinon, comment assurer une continuation d'évolution de l'humanité ? Ce sont les vraies questions, qui restent encore sans réponse.
Le discours des gens me rend malade, tellement se plaignent de tant de choses sans se rendre compte que le système est vérolé, sans voir que ceux qui les dérangent ne sont pas les manifestants mais les dirigeants. Il faut dire que le 20h leur sert bien le discours Étatique, tous les jours. Quelle abération !
Alors non, l'État n'est pas le peuple, le peuple est asservi par son travail, par sa peur de le perdre. Pour paraphraser je ne sais plus qui, aujourd'hui, les gens travaillent pour ne pas perdre leur travail. C'est grave. C'est tout sauf de la démocratie.
à shillom
De Lucien_de_Rubempré
Splendeur et misère des court-disan... | 09H21 | 16/12/2008 |
Et bé, tout ce beau discours pour rien, cela me fait de la peine pour vous, car vous prêchez un convaincu. Vous fantasmez, je n'ai jamais parlé de vote (« élections piège à con » est mon slogan), mais il n'empêche : l'état c'est nous. Tout ce qui arrive est de notre faute à nous, point. On ne peut faire comme les Allemands à la fin de la guerre et dire : « on ne savait pas ».
Si nous faisions pression sur le gouvernement pour qu'il prenne en charge les SDF et pour qu'il n'y en ait plus (pas simple que cela, il faut changer la société de fond en comble pour cela), et bien il n'y n'en aurait plus. Donc, je persiste et signe : l'état c'est nous.
à Lucien_de_Rubempré
De shillom
10H31 | 16/12/2008 |
Je suis bien d'accord avec vous, et il me semble que notre utopisme se ressemble. Je décrivais justement les problématiques empêchant d'aboutir à quelque chose de plus humain. Les si, c'est bien, mais c'est du même ordre de fantasme que mon discours…
D'ailleurs, il existe plusieurs moyens de pression. Par exemple les mouvements associatifs, en y participant ou en finançant, ce qui implicitement induit un financement étatique par le biais de la défiscalisation. C'est aussi une manière d'agir.
à shillom
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 09H40 | 16/12/2008 |
« La seule trace de démocratie qui reste à la France est le droit de vote »
Tout dépend du vote, vous ne devez pas parler du parti socialiste ou là … ce fut d'un comique digne du plus beau scénario.
à Les Grands Champs
De emma_88
metallurgie | 23H09 | 16/12/2008 |
he le vote parlons en truquer a fond que des tarés pour croire au vote
à Cosette
De shillom
08H48 | 16/12/2008 |
Mourir de froid ? Non, mourir de misère. C'est pire, mais le reste du discours tient toujours bien sur : )
De Phil2922
Retraite invalidité | 20H18 | 15/12/2008 |
Merci Philippe pour ce témoignage poignant… ! !
De gmily
20H20 | 15/12/2008 |
Mme Boutin , comme son ami Hortefeux ont du sang sur les mains ! ….. Leur répression pour l'un et fausse promesses pour l'autre viennent indirectement d'interrompre une vie de plus ! J'ai honte pour eux ! …..
La vie d'un être humain représente t'elle , un quelconque intérêt , pour ces personnages ! …..
à gmily
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 11H50 | 16/12/2008 |
Mme Boutin je ne l'aime pas, et c'est un euphémisme.
Mais dire qu'elle a « du sang sur les mains », c'est un peu excessif, non ? .
Disons simplement que les mains, elles croit les avoir toujours bien propres parce qu'elle les lave avec le même savon qui a servi à Ponce-Pilate ( en plus de les tremper dans l'eau bénite chaque dimanche, bien sûr).
De gbert1
(ingénieur) | 20H36 | 15/12/2008 |
Votre conclusion Philippe est très juste. Personne ne devrait en arriver là. Que fait chacun de nous ? Personnellement, je ne fais rien, sinon essayer me prémunir moi-même de cette situation. Le matin en allant au travail je croise un SDF qui s'est installé sur une grille d'aération. Je dois avouer, réfugié derrière l'anonymat de ce pseudo, que parfois je n'ai pas le courage de passer devant lui et que passe sur l'autre trottoir. Même si je donne assez souvent la pièce dans la rue. Même si j'écris ce genre de message.
De aristippe2cyrene
contradicteur | 20H37 | 15/12/2008 |
Rendre son identité à un SDF c'est le replacer en société, le réhumaniser aux tristes yeux du pauvre monde qui s'oublie aux richesses virtuelles.